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jeudi 1 février 2024

''Divine mercy'', au service des âmes fragiles

Dans le cadre de sa vision de bienfaisance


''Divine mercy'' est une Organisation non gouvernementale (Ong) de droit béninois. Elle a débuté ses activités en 2022. Elle a implanté un orphelinat à Porto-Novo, dans la capitale politique du Bénin. Il se situe au quartier de Tokpota Zèbè, dans le cinquième arrondissement. Six enfants y sont déjà suivis et pris en charge. La concrétisation d'une vision humanitaire est ainsi lancée.




Quatre fillettes et deux garçonnets recueillis, hébergés et, désormais, pris en charge. La réalité du fonctionnement de ’’Divine mercy’’, l’Organisation non gouvernementale (Ong) dont les activités ont démarré en octobre 2022, à travers la création d’une structure fondant toute sa vision de bienfaisance : un orphelinat. Le bâtiment qui l’abrite est celui du siège de l’Ong indiquée. Il est sis quartier de Tokpota Zèbè, au Carré n° 195, dans le 5ème arrondissement de la ville, capitale politique du Bénin, Porto-Novo, au niveau du département de l’Ouémé.


Depuis le 29 juillet 2023, ’’Divine mercy’’ a officiellement été immatriculée au Ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique (Misp), sous le numéro, 2023/0177/MISP/DC/SGM/DAIC/SACC/SA, Sa fondatrice, Adinangbon Euphrasie Rosine Claire Capo-Chichi, a acquis les coudées franches pour mettre en œuvre la vision ayant fondé la création de l’ONG, plus précisément, d'une part, la récupération progressive des orphelins de père ou de mère ou des deux à la fois, se trouvant dans des situations difficiles, puis, d'autre part, la prise en charge des personnes des couches vulnérables, telles que les jeunes démunis et les veuves délaissées. Elle s’engage à leur procurer l’amélioration liée à leurs conditions de vie, de l’épanouissement et un mieux-être. 

Particulièrement, les orphelins concernés sont de deux catégories, les uns, en milieu interne, et, les autres, en externe.



Les missions de ''Divine mercy''


Par conséquent, six engagements forts devront permettre d’identifier l’efficacité de l’Ong, ’’Divine mercy’’, par rapport à la vision évoquée, sur le fondement du fait d'offrir aux enfants les moins favorisés les moyens de construire et d'assurer, eux-mêmes, leur avenir, et leur donner l'espoir de vivre puis le goût de la vie en groupe.

Premièrement, il s’agit de la prise en charge complète des orphelins, de leur scolarisation jusqu’à leur réinsertion dans leur famille d’origine. 

Deuxièmement, elle entend octroyer aux enfants démunis et aux moins favorisés, d’une part, des moyens de construire et d’assurer, par eux-mêmes, leur avenir, et, d’autre part, l’espoir de vivre et un meilleur goût de la vie en groupe. 

Troisièmement, ’’Divine mercy’’ se donne comme mission de trouver aux orphelins des familles d’accueil. 

En quatrième position, elle entend organiser et assurer le suivi de ces enfants dans leur famille d’accueil. 

Cinquièmement, elle projette de donner aux orphelins l’opportunité de connaître l’amour, dans un monde présenté comme dénué d’espoir. 

Enfin, sixièmement, ’’Divine mercy’’ voudrait initier des projets de formation professionnelle à l’attention des jeunes en situations difficiles. 

Les orphelins, les veuves et les jeunes, confrontés à la pauvreté, à la misère et à l’insécurité, sont la cible de ’’Divine mercy’’, d’où l’objectif principal de l’Ong, qui se convertit en six, autres, spécifiques, évoquées ci-dessus.



Les franges sociales d'intérêt


En réalité, chacune des trois catégories sélectionnées, de ses actions, est clairement identifiée.

D’abord, conformément aux considérations sus-abordées, ces orphelins doivent l’être, de père ou de mère, ou des deux à la fois, ayant entre 2 et 17 ans, tous critères de distinction confondus ; ’’Divine mercy’’ leur permet de vivre, de croître, de se construire et de se donner un avenir intéressant, en toute autonomie. A cet effet, elle les prend complètement en charge, les hébergeant à l’orphelinat mis en place, d’où la situation actuelle des quatre fillettes et des deux garçonnets évoqués précédemment. 

Ensuite, les veuves, qualifiées pour être récupérées et accompagnées, ont au moins 25 ans, sont actives et se caractérisent par deux facteurs : leur dénuement et l’abandon de la part de leurs proches. 

Enfin, les jeunes, aussi pris en charge, sont des filles et des garçons défavorisés et abandonnés.

Au-delà de ces différentes catégories, Adinangbon Euphrasie Rosine Claire Capo-Chichi, Présidente du Conseil d’Administration de ’’Divine mercy’’, appuyée par les membres de son Bureau, met le développement des enfants au centre des préoccupations et des actions de l’Ong, dans le but de réduire les risques de vulnérabilité de ceux-ci qui sont confrontés aux abus et à l’abandon.

Avec le démarrage des activités de l’institution de bienfaisance qu’elle dirige, six orphelins ont été identifiés et récupérés. Ils bénéficient de l’hébergement et d’un entretien total à l’orphelinat, l'infrastructure disposant d'une capacité d'accueil de vingt pensionnaires mais disposant, pour l'instant, de six lits et de six matelas.



La prise en charge des orphelins


Généralement, il est possible d’avoir accès à ces âmes vulnérables par trois procédés différents : le recours au Chef du Centre de Promotion Sociale de la ville ou à son répondant dans l’orphelinat, les sensibilisations et le bouche-à-oreille. 

En dehors de leur hébergement durant toute l’année, ces pensionnaires bénéficient de trois repas par jour et d’un goûter, d’une éducation, de la scolarisation, de loisirs et de soins de santé. La formation professionnelle et l’intégration sociale leur sont garanties, en cas de besoin.

Pour arriver à relever un tel défi, ’’Divine mercy’’ s’est dotée d’un ensemble de moyens. 

D’abord, l’Ong a apprêté son orphelinat situé au quartier de Tokpota Zèbè, à Porto-Novo, qui équivaut à un bâtiment d’une superficie de 80 mètres carrés, pouvant héberger, rappelons-le, 20 enfants et prenant en compte plusieurs compartiments ainsi répartis : 1 secrétariat, 1 espace d’attente, 3 dortoirs dont 1 pour les filles, 1 hall, 4 salles d’eau, 1 cuisine, 1 salle d’activités ludiques, 1 couloir de jeux libres et 2 bureaux, respectivement, pour la directrice de l’orphelinat et pour l’assistante sociale.

L’orphelinat rend aussi, actuellement exploitables, 1 casier, par enfant, pour le rangement de ses habits et de son matériel de toilette, 6 lits, 6 matelas, 6 moustiquaires puis des outils d’école et de décoration. Il dispose également d’un personnel chargé de l’administration, de la gestion et de l’entretien de l’orphelinat. 


Aperçu du personnel d'encadrement de l'orphelinat, ...

Il est constitué par une directrice exécutive, une assistante en ressources humaines et matérielles, une assistante sociale, une auxiliaire de la petite enfance, un pédiatre, un agent d’entretien et de service, un gardien et un chauffeur. Deux commissaires aux comptes, indépendants sont périodiquement envoyés, de façon inopinée, pour contrôler la gestion financière de l’orphelinat.


... puis d'une ambiance spontanée de vie à ''Divine mercy''


Des moyens d'action


Pour faire face aux nombreux et importants frais des activités de son orphelinat, ’’Divine mercy’’ recueille les droits d’adhésion, les cotisations annuelles et les souscriptions spéciales de ses membres qui sont de plusieurs ordres : les fondateurs, les membres d’honneur, ceux adhérents, les actifs et les sympathisants. Elle reçoit aussi des dons et des legs volontaires, de même que des aides de toutes les natures. 



Les avancées de ''Divine mercy''


Comme « tant qu’il y a à faire, rien n’est encore fait », l’Ong, ’’Divine mercy’’, doit honorer un cahier très vaste de charges, après avoir créé son orphelinat par l’établissement de ses locaux de fonctionnement, constitué son personnel, suite à l’identification des profils, à la description des postes de travail et à l’organisation du recrutement proprement dit, après avoir élaboré les documents fondamentaux et les outils de gestion de l’institution caritative, que sont le protocole d’accueil de l’enfant, sa fiche de suivi dans l’orphelinat, son code de bonne conduite, ainsi que celui du personnel, après avoir documenté ses cibles à travers le recensement de femmes veuves de 25 à 50 ans, en situation difficile, en vue de leur appui dans leurs activités, le recensement de jeunes filles et de jeunes garçons démunis, en vue du financement de leurs études scolaires ou de leur formation professionnelle, en se fondant sur les indices de pauvreté en présence, et la définition d’un catalogue de métiers d’avenir pour les jeunes, après avoir formé l’équipe dirigeante de l’Ong et le personnel d’encadrement des enfants sur la politique de protection et sur les sujets liés à la protection de l’enfant, puis après avoir tenu des rencontres avec les différentes cibles afin d’élaborer des projets d’activités. 



Des défis plus grands


L’autre chantier de ’’Divine mercy’’ consiste en la construction d’un bâtiment d’une plus grande capacité d’hébergement de pensionnaires, la création d’une structure pour la formation des jeunes filles et des jeunes garçons en couture et en coiffure, le suivi du personnel et des activités de l’orphelinat, et, entre autres, en la conversion des veuves recueillies en des personnes ressources pour l’Ong. 

Ces nouveaux défis seront plus faciles à porter pour ’’Divine Mercy’’ s’ils sont partagés avec toutes les bonnes bonnes volontés développant le même élan d’œuvres de bienfaisance que l'Ong.


Marcel Kpogodo

vendredi 23 mars 2018

Mina Agossi, l’investissement dans la prise en charge des filles-mères


Dans le cadre des démonstrations à sa dernière conférence de presse

L’Espace ’’Tchif’’ de Cotonou a abrité une conférence de presse animée par Mina Agossi, la chanteuse franco-béninoise de jazz. La manifestation se déroulait le mardi 20 mars 2018. En dehors de l’évocation des deux concerts de la vedette pour ce weekend, il a été question de son parrainage de projets sociaux, notamment, celui de la construction prochaine d’un immeuble destiné à prendre en charge les filles-mères.

De gauche à droite, Mina Agossi et Tchif, au cours de la conférence de presse
5600 logements bientôt disponibles, sur 8400 km², pour le Centre polytechnique pour jeunes filles-mères de Porto-Novo. Le contenu du projet social que parraine la chanteuse franco-béninoise de jazz, Mina Gossi, et qui a été révélé, en marge de la conférence de presse qu’a tenue l’artiste, le mardi 20 mars 2018, à l’Espace ’’Tchif’’, sis quartier Guinkomey, à Cotonou, pour informer les professionnels des médias de la production sur scène de la vedette, respectivement, le vendredi 23 mars, dans un premier concert, Vip, destiné aux différents partenaires engagés dans la manifestation artistique, le deuxième étant ouvert au grand public et prévu pour avoir lieu dans la soirée du samedi 24 mars. Francis Nicaise Tchiakpè, alias Tchif, Fondateur de l’Espace ’’Tchif’’, a participé aux échanges.

Mina Agossi, entourée de Nichet Valéry Sopi (à gauche) et de Chimène Sossah (à droite)
Selon Nichet Valéry Sopi, architecte, paysagiste, urbaniste et Directeur général de la Société Ibc, le Centre polytechnique pour jeunes filles-mères de Porto-Novo sera érigé sur cinq étages comportant des logements pour héberger les femmes-mères âgées d’au moins 15 ans, déscolarisées ou mises à la rue par leurs parents, ce qui leur permettra d’être récupérées et de pouvoir apprendre un métier, surtout, manuel, pour une durée allant de six à douze mois, au maximum. A cet effet, l’immeuble comportera aussi des salons respectifs d’esthétique et de coiffure, de même qu’une salle polyvalente. En outre, il y est prévu la formation de filles ménagères encore appelées ’’Vidomègon’’, de puéricultrices et d’auxiliaires de vie, celles-ci devant ainsi être édifiées sur la manière de prendre soin de l’enfant dont elles ont la charge. Et, des aménagements techniques modernes y sont prévus pour le recyclage des eaux usées et pour l’exploitation de l’énergie solaire.

Aperçu du plan du Centre polytechnique
Si un sixième étage est annoncé au niveau du Centre polytechnique, c’est pour abriter ce que Nichet Valéry Sopi a appelé un loft, pour l’hébergement de la Directrice des lieux, Chimène Sossah, Présidente de l’Ong ’’Ekin’’ dont Mina Agossi a été nommée Porte-parole, afin d’user de sa popularité et de ses réseaux pour faire prospérer la vision de la structure associative. « Tomber enceinte est une fatalité qui existe », a déploré cette dirigeante, appelant à former les pensionnaires du Centre aux méthodes contraceptives. Elle s’est, par ailleurs, réjouie du début de concrétisation de son idée de construction d’un foyer pour les jeunes filles-mères vouées au rejet et à la misère : « J’ai rêvé et Dieu a exaucé mes prières ! », s’est-elle exclamée. Au-delà de ce rêve en réalisation, il est important que les objectifs nobles qui lui sont attachés trouvent aussi leur pleine concrétisation, aux fins de l’éradication d’un phénomène en développement exponentiel.

Marcel Kpogodo

mardi 3 mai 2016

Lionel Zinsou fuit-il ses responsabilités ?

Face à l'animation de l’opposition
(Elle ne se fait pas sur facebook)


Depuis la fin de l’élection présidentielle de mars 2016, la confirmation de l’élection de Patrice Talon comme Président de la République, sa réception des charges des mains de son prédécesseur, sa prestation de serment à Porto-Novo, la formation du premier gouvernement du nouveau Chef de l’Etat, l’Exécutif n’a pas tardé à se mettre à la tâche, prenant déjà position sur les dossiers sensibles de la nation. Mais, depuis, un vide se fait sentir : une opposition qui puisse s’exprimer sur les choix effectués par le Gouvernement, ce qui semble montrer une certaine défection de Lionel Zinsou, candidat malheureux à cette présidentielle.
Lionel Zinsou
Lionel Zinsou, ancien Premier ministre et bon perdant de l’élection présidentielle de mars 2016, n’a pas encore pris la mesure du rôle politique qui lui incombe en tant que candidat ayant vaillamment affronté Patrice Talon au second tour de ce scrutin. Un rôle stratégique du chef de l’opposition. Dans tout pays démocratique qui se respecte, cela va de soi que le candidat malheureux porte la voix de la frange de la population qui n’a pas voté pour le président élu. Comme il s’agit du Bénin, cette frange est naturellement complétée par les mécontents des premières décisions prises et par le lot des déçus qui n’auraient pas trouvé leur compte dans le partage des postes politiques à tous les niveaux.
De cette manière, il s’impose pour Lionel Zinsou d’emboucher la trompette du chef de l’opposition afin de commencer à prendre position sur les choix du Gouvernement de la Rupture et du Nouveau départ. En effet, il y a un bon nombre de ces décisions qui sont considérées comme salutaires par certains et suicidaires par d’autres. Ainsi, elles font l’objet de grandes acclamations ou de vives contestations, selon les camps. Il est question, notamment, de la formation de la 1ère équipe de travail du Chef de l’Etat, de la suspension des concours frauduleux, de l’abrogation des 18 décrets d’application de la Loi n° 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publiques et assimilées, de la position du Président de la République à l’Elysée concernant les cadres béninois et, dernièrement, de la suppression d’institutions étatiques créées sous le régime défunt et considérées comme budgétivores. Ce sont autant de thèmes sur lesquels un camp adverse, une voix politique d’en face doit bâtir une argumentation solide pour donner raison ou tort au Gouvernement et, dans le cas où des choix ne seront pas appréciés, faire des propositions alternatives.
Par ailleurs, un autre facteur qui appelle la constitution d’une opposition réelle au régime du Nouveau départ reste le positionnement politique à l’Assemblée nationale. Dans ce haut lieu de la politique, les forces de l’ancienne mouvance présidentielle ont besoin d’être canalisées pour éviter, d’une part, la disparition d’une tête de pont que sont les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et, d’autre part, la débandade délétère des députés de cette tendance politique et assimilés pour une destination clairement définie comme étant celle de la mouvance du Nouveau départ. Cette situation ne contribuera qu’à enfoncer la classe politique et à développer la méfiance du peuple envers elle, sans oublier qu’elle va approfondir la fragilité du système politique béninois qui aura montré une difficulté de reconfiguration, de restructuration.
Particulièrement, si Lionel Zinsou émet des réflexions sur le fonctionnement gouvernemental actuel, celles-ci sont lisibles, notamment, sur sa page Facebook. En effet, la dernière déclaration du Président Patrice Talon à Paris voyant le Bénin « comme un désert de compétences » a suscité une réaction de la part de l’ancien Premier ministre sur ce réseau social, ce qui reste largement insuffisant, vu que celle-ci n’a en rien fait l’objet d’une visibilité médiatique. Ainsi, les détracteurs des réseaux sociaux et les nombreux analphabètes qui n’ont pas le réflexe de s’y abreuver quotidiennement auront raté la quintessence ironique des propos de Lionel Zinsou sur la boutade de Patrice Talon.
L’opposition étant difficile, elle n’en demeure pas moins un tremplin incontournable pour le bon fonctionnement démocratique de notre pays et pour une candidature de qualité à la présidentielle de 2021 pour la personnalité politique qui aura le courage de l’animer. En cas de défaillance de Lionel Zinsou, pourquoi un Komi Koutché n’assumerait-il pas ce rôle si stratégique ?


Ramane Aïsso

vendredi 15 avril 2016

Mahougnon Kakpo, Nouveau Directeur intérimaire des examens et concours, installé

Par une cérémonie fort simple


Une cérémonie d’installation a eu lieu dans les locaux de la Direction des Examens et concours (Dec) du Ministère des Enseignements secondaire et technique, de la formation professionnelle, à Porto-Novo. Elle a permis de consacrer Directeur intérimaire des examens et concours, Mahougnon Kakpo, Professeur titulaire de Littérature africaine au Département des Lettres modernes de la Faculté des Lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac).  
Mahougnon Kakpo, Dec intérimaire
Mahougnon Kakpo tient désormais les commandes de la Direction des Examens et concours (Dec) du Ministère des Enseignements secondaire et technique, de la formation professionnelle (Mestfp). L’information relevant de la cérémonie de l’installation de cette personnalité, qui s’est déroulée au Secrétariat administratif de la Dec, dans la capitale politique du Bénin, Porto-Novo. Elle s’est effectuée dans la journée de ce vendredi 15 avril 2016, et a été ouverte et close par Soulé Allagbé, Directeur de cabinet de ce Département ministériel. Ce représentant du Ministre, pour la circonstance, était entouré du Directeur départemental du Ministère pour l’Ouémé et le Plateau, du Secrétaire général du Ministère et, naturellement, du nouveau nommé. Quant à elle, l’assistance était essentiellement constituée des chefs de services de la Dec.

De gauche à droite, le Directeur départemental du Mestfp, Mahougnon Kakpo, Soulé Allagbé et Sanni Sourakatou, Secrétaaire général du Mestfp
A en croire Soulé Allagbé ayant pris la parole pour présenter Mahougnon Kakpo aux cadres présents, c’est l’Arrêté n°175/MESTFP/CAB/SGM/DRH du 13 avril 2016, signé par le Ministre Lucien Kokou, qui consacre celui-ci dans ses nouvelles fonctions, en attendant sa nomination par décret en Conseil des Ministres, une circonstance devant donner lieu à une passation de services en bonne et due forme, a conclu le Directeur de Cabinet.
« C’est ensemble avec les chefs de services de la Direction des examens et concours, ici présents, que nous allons relever le défi des examens », a déclaré substantiellement le Dec intérimaire, Mahougnon Kakpo, ayant pris la parole pour prononcer un mot. « Je suis sûr qu’aucun d’entre eux ne me refusera cette collaboration franche, sincère et honnête ; je voudrais compter avec eux et sur eux pour la réussite de cette mission », a-t-il continué, avant de remercier le Ministre de tutelle, en particulier, et, par extension, le Gouvernement, tout en rassurant toutes ces instances de sa capacité à réussir la mission à lui confiée.

Un aperçu des chefs de services présents
En réalité, Mahougnon Kakpo connaît parfaitement la maison Dec pour y avoir exercé de 2006 à 2012, avant d’être remplacé par la sortante, Catherine Sarè Bio Mègninou. A la faveur du départ à la retraite de celle-ci, le voilà rappelé aux affaires pour faire bénéficier cette direction de son expérience avérée, surtout que, dès le lundi 18 avril, le Certificat de qualification de métier (Cqm) devrait être organisé sur toute l’étendue du territoire national, sans oublier, dans quelques semaines, le Brevet d’études du premier cycle (Bepc).



Marcel Kpogodo 

mardi 22 mars 2016

Pollution électorale, le cri d’alarme de l’Acp

Pour le respect des monuments publics


L’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin a donné lieu à une effervescence politique marquée par une très intense campagne électorale. La marque de la force de celle-ci : entre autres, des affiches collées pêle-mêle à toutes sortes de murs et, surtout, sur des monuments publics. Ce dernier aspect a révolté l’Ong, ’’Actions culturelles & paysagères’’ (Acp). Elle a, durant le déroulement de la publicité politique, mené une campagne de sensibilisation qui, dès à présent, se poursuit par des actions de restauration de la propreté des monuments publics.

Une photo significative de la campagne de conscientisation, sur les places publiques de Cotonou ...
« Quelle politique d’entretien et de sauvegarde de nos sites et monuments publics ? ». Le titre d’une vidéo d’un peu moins de 2 minutes, qui a servi à la sensibilisation et à la conscientisation du peuple béninois, diffusée, notamment, sur les réseaux sociaux, pendant la campagne électorale des 2 tours de l’élection présidentielle des 6 et 20 mars 2016. Cet élément audiovisuel relève de l’initiative de l’Ong, ’’Actions culturelles & paysagères’’ (Acp), dirigée par Achille Gbègnidaho Zohoun.
Cette personnalité, dans un ton très amer, justifie le déroulement de ce projet par une habitude déplorable que sa structure a constatée, dans son pays : « Les citoyens béninois ont un comportement très peu recommandable en période électorale vis-à-vis de ces symboles forts que sont les monuments publics ; ils y montent, ils y mettent des affiches, portant même celles-ci au visage des statues qui représentent des personnages illustres auxquels nous devons du respect». 

... et concernant la Place Toffa, à Porto-Novo, ...
Cette attitude de profanation des monuments historiques, dénoncée par Achille G. Zohoun, concerne, selon lui, plusieurs places publiques à travers le pays, notamment, celle de l’Etoile rouge, du Souvenir et ’’Bulgarie’’, du côté de Cotonou, celles ’’Toffa’’, à Porto-Novo, et ’’Goho’’, à Abomey. « Ce comportement touche à l’intégrité de ces monuments représentant des hommes honorables respectés par l’histoire », continue-t-il, montrant une portée plus délétère de ce qu’il a appelé « l’agression des monuments historiques par les affiches » : « Un pays est aussi vu à travers ses monuments, ce qui fait que lorsqu’ils sont ainsi désacralisés, cela donne l’image d’un peuple qui n’est pas éduqué ».

... puis ''Goho'', à Abomey

Se livrant, en outre, à une analyse comparative, cette jeune personnalité, qui se reconnaît, entre autres, comme le 1er spécialiste des questions de paysages culturels, comme gestionnaire de ceux-ci, et ancien étudiant du Programme ’’Erasmus mondus’’, a précisé qu’au Ghana, des dispositions, réellement, sont prises, pour protéger les espaces publics, ceux-ci allant même jusqu’à être gardés par des hommes en armes.

Un exemple de monument public, bien entretenu, au Ghana
Renforçant son constat dans le contexte béninois, dans un autre de ses aspects, Achille G. Zohoun explique que la situation de campagne électorale n’est pas la seule pendant laquelle les monuments sont ainsi mal traités. Alors, il évoque la période de la fête de la Tabaski où, par exemple, on transforme la Place Bulgarie en un lieu de garde des moutons. Et, ordinairement, à en croire ses propos, l’Etoile rouge est métamorphosée par la population en un urinoir ou en une toilette avec, comme conséquence, une puanteur indescriptible des lieux. Pour lui, d’autres espaces qui sont « la vitrine du pays » se constituent en garde-vélos, à des événements donnés.
En dehors de toutes ces mauvaises conditions, d’autres places se trouvent mal entretenues, après avoir été mal construites.



Mesures correctives

L’Ong Acp n’entend pas rester les bras croisés, après avoir attiré l’attention des populations, pendant la période des campagnes électorales, sur la nécessité de ne plus bafouer le caractère de vitrine, le prestige et la respectabilité des monuments publics. 

Achille Ggègnidaho Zohoun
C’est ainsi qu’Achille G. Zohoun annonce les dispositions post-électorales prises par sa structure pour la réparation des dommages causés à ces espaces : « l’intervention directe sur les monuments », par la « restauration des lieux, en collaboration avec les autorités en charge de leur gestion », notamment, la mairie des villes concernées et la Direction du patrimoine culturel (Dpc), cette dernière institution étant sous la tutelle du Ministère de la Culture. Par ailleurs, il a appelé à la mise en place d’une « vraie politique de gestion des monuments publics », dans le respect de leur fondement historique.


Marcel Kpogodo

mercredi 17 décembre 2014

Les Députés béninois votent le Budget général de l’Etat, sous réserve de 15 recommandations express au Gouvernement

C'était hier à l'Assemblée nationale
(Une première à l'actif de Komi Koutché!)


Les députés de la 5ème législature ont procédé, hier, au vote du Budget général de l’Etat, à un score écrasant de députés favorables, ce qui constitue une prime à Komi Koutché qui signe ainsi un honorable fait d’armes de plus. Remarquons que les parlementaires ont assorti leur quitus d’une batterie de 15 recommandations essentielles.

Komi Koutché
Le Budget général de l’Etat béninois a été voté hier, mardi 16 décembre 2014, à l’Assemblée nationale, par les Députés, selon une répartition des voix de 75 pour, 0 contre et 1 abstention. Cette situation, du pain doré pour le Gouvernement, contraste avec celle de l’année 2014 où le Chef de l’Etat avait dû faire exécuter la Loi de finances par ordonnance.
Pour l’année 2015, le budget voté a connu une augmentation de 33,63%, ce qui équivaut à un montant de 379 milliards 181 millions de Francs Cfa. Globalement, le document examiné et adopté en plénière par les parlementaires s’équilibre en ressources et en charges à 1.506 milliards 638 millions de Francs Cfa. Néanmoins, comme si elle n’était pas rassurée, la Représentation nationale a épinglé au budget voté un ensemble de 15 recommandations au Gouvernement (Lire ci-contre).



Les recommandations des Députés à l’Exécutif
1- Veiller à une meilleure consommation des crédits inscrits au budget en éliminant les goulots d’étranglement dans le circuit des dépenses notamment la fermeture précoce du SIGFiP ;
2- Tenir compte de l’évolution des recettes pour engager les dépenses afin de réduire substantiellement l’écart remarquable constaté entre la réalisation des recettes et l’exécution des dépenses ;
3- Poursuivre la formation des acteurs de la chaîne des dépenses publiques ;
4- Mettre en place des structures efficaces de contrôle de l'exécution des projets;
5- Apporter des solutions efficaces aux problèmes de délestage;
6- Mettre en œuvre des projets et programmes plus cohérents qui impactent le développement du pays en fonction de la disponibilité des crédits;
7- Mettre en œuvre le programme de diversification agricole en organisant d'autres filières porteuses;
8- Prendre toutes les dispositions nécessaires pour doter le Bénin d’une véritable politique de développement du secteur agricole ;
9- Poursuivre et accélérer le transfert de compétences et de ressources aux administrations publiques bénéficiaires et aux communes;
10- Mettre en place des mesures permettant aux producteurs béninois et à l'économie nationale de tirer profit de la mise en vigueur du TEC;
11- Revoir à la hausse les crédits des ministères de la Justice, de la sécurité publique, de la cour Constitutionnelle, de la Cour Suprême, de la HAAC dans le budget 2015 afin que ces ministères et institutions remplissent convenablement leur mission ;
12- Respecter les principes budgétaires en se conformant aux autorisations du parlement ou, en cas de nécessité, de modifications de ces autorisations, recourir de nouveau à l’autorisation parlementaire par le biais d'une loi de finances rectificatives;
13- Prévoir au niveau de chaque ministère, un crédit substantiel permettant de mettre en œuvre le système d’archivage électronique des documents ;
14- Prendre toutes les dispositions pour centraliser la gestion de l'épineuse question de l'emploi au sein d'un seul ministère;
15- Prévoir un crédit conséquent pour l'organisation des élections prochaines et le financement des organes qui interviennent dans le 
cadre de l'organisation desdites élections.


Marcel Kpogodo

mercredi 10 décembre 2014

Les marches des forces colalisées des 10 et 11 décembre confirmées

Vu la sortie médiatique de la Plateforme démocratique et du Prd


La Plateforme démocratique et le Parti du renouveau démocratique (Prd) ont tenu une conférence de presse conjointe, en cet après-midi du mardi 9 décembre 2014. Devant les journalistes, les deux parties ont annoncé qu’elles conjuguaient désormais leurs efforts, et cette alliance concrétise cette communion avec les marches de Porto-Novo et de Cotonou, respectivement, les 10 et 11 décembre prochains.  

Joseph Djogbénou
Les marches sont désormais communes à la Plateforme démocratique et au Prd, pour réclamer la tenue des élections municipales, communales et locales, à partir d’une liste électorale fiable, et l’organisation à bonne date des consultations législatives et présidentielles. Elles auront bel et bien lieu, le 10 décembre, à Porto-Novo et, le 11, à Cotonou.
Dans le premier cas, les manifestants prendront le départ de la Place Catchi pour s’arrêter à la Préfecture de la ville-capitale. Concernant le second mouvement, il commencera devant le siège du Madep, à Akpakpa, pour se terminer à la place de l’Etoile rouge. Voilà la substance de l’annonce faite par les représentants de la Plateforme démocratique et du Parti du renouveau démocratique (Prd), au cours d’une conférence de presse que les deux nouveaux alliés ont donné, dans l’après-midi d’hier, mardi 9 décembre 2014.
Démontrant l’effectivité d’une telle alliance, le Professeur Joseph Djogbénou a lu, au nom des deux institutions, une déclaration qui n’a pas manqué, entre autres, de mettre au jour quatre exigences clés : « l’ouverture, sans délai, d’un dialogue responsable en vue d’un vote d’une loi dérogatoire de facilitation des élections », « l’organisation, sans délai, des élections locales, municipales et communales, avec une liste fiable à tester avant les élections législatives », « la mise à la disposition des partis politiques du fichier électoral national, assorti de sa publication sur Internet », « l’arrêt des bradages du patrimoine économique national ».
Au présidium de cette conférence de presse, on trouvait, outre Amissétou Affo Djobo, présidente de la séance, et Joseph Djogbénou, Guy Mitokpè, du Parti ’’Restaurer l’espoir’’, Charlemagne Honfo et Augustin Ahouanvoébla, de même que Raphaël Akotègnon, du Prd, Lazare Sèhouéto, de l’Union fait la nation (Un) et Léopold Ahouandjinou, homme des médias. Respectivement, dans leur prise de parole, ils n’ont pas manqué, chacun à sa manière, de justifier la nécessité des marches, vu, surtout, l’instauration par le Gouvernement d’un dialogue politique dont ces intervenants n’ont pas reconnu la validité. 


Marcel Kpogodo

lundi 20 octobre 2014

Ifè dévoile les morceaux ’’Ayanfè’’ et ’’Biotou’’, de son album ’’Témi’’

Dans le cadre du Prix "Découvertes Rfi"

L’artiste béninoise de la musique, Ifè, finaliste du Prix ’’Découvertes Rfi’’, à deux doigts de détenir la consécration, nous dévoile profondément ses deux morceaux ’’Ayanfè’’ et ’’Biotou’’, grâce auxquels elle est devenue finaliste. De même, elle nous présente tous les dignes ’’faiseurs’’ de l’album, Témi, hébergeant ces deux titres et, ainsi de suite … 

Ifè, très déterminée à remporter le Prix "Découvertes Rfi" (Photo de Sophie Négrier)

Le Mutateur: Bonjour Ifè. Etant donné que tu es finaliste du Prix "Découvertes Rfi", peux-tu nous parler de chacun des titres, "Ayanfè" et "Biotou", qui t'ont permis d'accéder à cette situation? Que signifie "Ayanfè". Que signifie "Biotou"? Dans quelle langue du Bénin ces titres sont-ils?

Ifè : Tout d’abord, je souhaiterais dire que je suis très honorée de faire partie des dix artistes finalistes du Prix Découvertes RFI. C’est un concours qui est très attendu par les musiciens du continent. Il apporte de la visibilité médiatique et donne la possibilité au lauréat de faire une tournée africaine.

J’ai donc concouru pour ce prix avec Témi, mon premier album. Il comporte douze titres et les membres du Jury du Prix ’’Découvertes’’, présidé par Fally Ipupa, ont choisi de mettre en compétition les deux titres Ayanfé et Biotou. Je suis heureuse qu’il s’agisse de ces titres là car ils ’’groovent’’ bien et donnent envie de danser (Rires).

Témi est un album que j’ai écrit en yorouba, ma langue maternelle. ’’Biotou’’ veut dire, en quelque sorte, « Passe à droite » et, Ayanfé, qui signifie « La destinée ».


Quel est le message qu'ils portent ? Quelle leçon tu voudrais en faire tirer par le public ?

Je ne sais pas si je peux donner des leçons à qui que ce soit (Rires).
Mais, dans ces deux morceaux, comme dans les autres titres de l’album Témi, je m’inspire de ce que j’ai vécu ou de ce que je vois autour de moi. J’évoque des situations de mon propre parcours ou celles dont je suis le témoin.

Dans le titre Biotou, je parle des doutes que l’on peut avoir quand on est amené à faire des choix. Dans notre vie personnelle ou professionnelle, on s’est tous demandé, à un moment donné, le meilleur chemin à emprunter. Le meilleur moyen de le savoir est de suivre son intuition, d’écouter son cœur, en quelque sorte.

Pour Ayanfé, j’évoque l’histoire d’une femme qui a été «détournée» de son amour et qui, pour finir, lui reviendra. Tout est écrit et, quoique la main de l’Homme puisse faire, ce qui est pour toi t’appartient et te revient.


Quels rythmes tu joues dans chacun de ces deux morceaux ? De quelle région du Bénin sont-ils?


Le rythme emprunté pour Ayanfé est le Juju et, pour Biotou, un mélange de Juju et d’Akpala. Deux rythmes de la région de Porto-Novo. En même temps, au cours de l’histoire, les hommes se sont déplacés en emportant avec eux leur culture et, notamment, leur musique. Ayanfé est proche de ce que l’on entend au Brésil, par exemple. C’est sans doute pour cette raison qu’au-delà des mots prononcés en yoruba, ma musique parle au delà des frontières.


Toi-même, Ifè, de quelle région du Bénin es-tu originaire ?

Mon nom de naissance est Awoulath Alougbin. Je suis de Porto-Novo, 100 % béninoise !



Selon toi, quels ont été les atouts artistiques qui t'ont permis d'être ainsi distinguée ?

C’est un peu difficile de répondre à cette question. Il y a de très bons musiciens et chanteurs sur le continent aux qualités artistiques incroyables. Ce que je sais, c’est que, dans ma démarche artistique, qu’il s’agisse de la danse ou de la musique, je ne cherche pas à ressembler à quelqu’un. Je suis moi ! J’ai d’ailleurs intitulé ce premier album Témi, qui signifie, en yoruba, « De moi », parce que je le ressens comme une partie de moi-même. C’est un album très personnel, qui me ressemble.

Un morceau ou un album, c’est, surtout un travail d’équipe. L’arrangeur, les musiciens, les chœurs, les ingénieurs du son, le manager, l’attaché de presse, les photographes, … Bref, il y a une multitude de personnes et de métiers qui travaillent à la réalisation d’un album.
Ma maison de production É&A Music, dirigée par Elise Daubelcour, a tout orchestré. J’ai eu la chance  exceptionnelle d’être accompagnée, pour ce premier album, par Lionel Louèkè, qui a réalisé les arrangements. Des musiciens béninois incroyables ont joué sur cet album  : Lionel Louèkè, à la guitare, Magloire O. Ahouandjinou, à la trompette, Manu Falla, à la basse, Josaphat Christian, aux percussions et, à la batterie, et Didier S. Ahouandjinou, au clavier. Les très belles voix d’Adunni Néfertiti, du Nigéria, et, Raphaël Houédécoutin, m’ont également accompagnée. Gérard Fanouvi, le magicien des sons, a réalisé les enregistrements à Cotonou. Je pense que c’est un peu de chacune de ces personnes qui m’ont permis, aujourd’hui, d’être parmi les dix finalistes du Prix ’’Découvertes Rfi’’.


Quel message as-tu pour tous afin de les amener à voter massivement pour toi ?

C’est un honneur pour moi de représenter, cette année, le Bénin, comme d’autres l’ont fait, avant moi, notamment, le Trio Tériba ou Sessimè. Si vous aimez ma musique et si vous souhaitez voir le Bénin à la première place, votez Ifé sur le site www.prixdecouvertes.com !


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

mercredi 3 septembre 2014

Les "Business promotion center" à la loupe

Pour la promotion de l’auto-emploi au Bénin


Depuis plusieurs années, l’Etat béninois, à travers plusieurs de ses structures spécialisées, en la matière, s’est assigné l’objectif de trouver des solutions durables au problème de l’emploi et à celui de l’entrepreneuriat. La mise en place du Business promotion center (Bpc), est l’un des chevaux utilisés pour y remédier.
C’est au cœur de la commune d’Abomey-Calavi, que se dresse le Business promotion center (Bpc) de cette localité dont le boom démographique est manifeste, depuis des années. Des centres comme celui-ci, il en existe déjà dans d’autres villes comme Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Vue sur la réalité des Bpc …




Une mission pratique

Le Business promotion center (Bpc) propose plusieurs services destinés à répondre spécifiquement aux besoins d’une cible, allant des jeunes, aux femmes, aux porteurs de projets et aux entrepreneurs. En choisissant de les disséminer dans les principales villes du Bénin, le Gouvernement, qui est, à cet effet, fortement appuyé par le Programme des nations-unies pour le développement (Pnud), entend promouvoir l’économie locale. Ainsi, chaque Bpc, est fortement en lien avec sa cible, tout en restant focalisé, précisément, sur les réalités socio-économiques de la localité où il est implanté.



Originalité et responsabilité

Chaque Centre dispose d’un business-plan, une sorte de feuille de route pouvant lui permettre de voler de ses propres ailes, dans un délai maximum de 5 ans. Une option originale afin de rompre avec cette posture qui serait de considérer a priori, ces structures comme de nouvelles entités étatiques budgétivores, comme d’habitude, et incapables de fonctionner, comme cela se doit. Aussi, les entreprises ou les autres bénéficiaires qui solliciteront les services d’un Centre, devront payer au préalable. Un apport financier qui impliquera davantage ces derniers, tout en donnant au Bpc les coudées franches pour son autonomisation financière à moyen terme. 


Des services

Complémentarité et mutualisation des différents moyens, sont les deux principaux points d’ancrage des services de chaque Bpc. L’idée est de rompre avec les va-et-vient d’une structure à l’autre, que les jeunes ou les porteurs de projets sont contraints habituellement de faire. Les services mis en avant répondent donc aux besoins spécifiques de chaque composante de la cible du centre. Il s’agit d’inciter à la création d’entreprise, d’aiguillonner les porteurs de projet, d’offrir une large palette d’information pour la conception et le montage des entreprises et des projets. La formation occupe également une place importante. C’est pourquoi, il en découle l’idée de “donner aux créateurs les moyens de se former au niveau local“ mais, également, celle de promouvoir l’économie locale, avec la volonté “d’accompagner les meilleurs initiatives locales“.


L’aspect financier
La mobilisation des ressources financières, constituent la montagne russe de toute nouvelle entreprise et, ce, principalement, dans un environnement aussi complexe que celui du Bénin. Une donnée que le manque d’information ne facilite pas. C’est pourquoi, le Bpc entend “rendre disponible les informations sur l’accès au financement“, créer des liens concrets entre les bailleurs tels que les banques et les Institutions de microfinance (Imf) et les entreprises. Au finish, il s’agit pour le Bpc d’ “accompagner, dans la mobilisation du financement d’entreprise“. Cette démarche s’étend au “suivi“ des toutes petites entreprises à qui le Bpc s’adresse principalement, afin de “faciliter la certification des business-plan“. 

Sortir du classique

Au-delà de ses services, le Bpc concocte un appui pour le développement personnel de l’entrepreneur, tout en ne livrant pas celui-ci à lui-même, dès que son projet est fin prêt. Il bénéficie ainsi d’un “suivi personnalisé“ à travers un “coaching et le renforcement de ses capacités managériales“. En plus, ceux qui le souhaitent peuvent bénéficier, sur “demande“, d’un “renforcement“ de leurs “capacités entrepreneuriales et sont, avant tout, outillées et “formées au leadership, à la créativité, à l’innovation et à l’éthique“. Pour les projets, il facilite “la réalisation des études de faisabilité“, appuie “les études diagnostiques des entreprises“ qui en font la “demande“, de même que “l’élaboration et l’analyse du business plan“.

Un appui institutionnel

La visite du Bpc de Porto-Novo faisait partie, en novembre dernier, du programme du séjour de Macky Sall, le Président sénégalais au Bénin. Une découverte aux côtés de son homologue béninois, qui était venu l’inaugurer, en août 2013. L’intérêt manifesté par les plus hautes autorités béninoises au projet, mais celui d’autres pays africains où il pourrait faire tâche d’huile, sous la même forme ou une autre, lui assure, a priori une pérennisation, même si d’autres contours sont tout aussi importants, pour un l’atteinte d’un tel objectif.


Bernado Houenoussi

vendredi 8 avril 2011

Actualité post-électorale au Bénin

Prestation de serment de Boni Yayi à Porto-Novo



Une cérémonie truffée de couacs



Le mercredi 06 avril dernier, le Président de la République béninois, élu au 1er tour, le Docteur Boni Yayi, a prêté serment pour un nouveau mandat de cinq années. Etaient présents les membres de la Cour constitutionnelle, de toutes les institutions de la République, les ministres, le corps diplomatique, les représentants des autres corps constitués de la nation et, entre autres, toutes les franges de partisans de l'élu du jour. Cependant, la cérémonie s'est vue ternie à plusieurs endroits, par de nombreux ratés.


Pour une investiture du Président de la République, élu pour un second mandat, Boni Yayi, qui s'est déroulée le 06 avril dernier, au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, on devait s'attendre à tout sauf à des couacs mais, il y en a eu un bon nombre, de quoi faire croire que la cérémonie, d'un si grand niveau, n'a pas été préparée avec les soins et le doigté dus à son prestige.
D'abord, pour le commun des Béninois, il y a eu du mal à savoir si la journée de ce mercredi d'investiture était fériée ou pas, puisqu'aucune annonce n'en est venue les situer ; le Ministère de la Fonction publique semble avoir banalisé la chose, comptant peut-être sur le fait que cela allait de soi que cette journée importante soit chômée et payée pour les travailleurs béninois.
En outre, sur les lieux de la manifestation, des colombes étaient censées être lancées pour symboliser la paix à pérenniser, qui a fondé les différentes étapes du déroulement du processus de l'élection présidentielle. Ainsi, les filles choisies à cet effet donnaient l'impression de ne pas s'être vues prévoir une place fixe d'où ordonner leur acte d'apaisement, ce qui fait que les membres du Protocole leur ont changé de place plus d'une fois.
Ensuite, lorsqu'elles se sont emparées des oiseaux pour les préparer à ce qu'ils volent dès que le top en serait donné, aux filles, c'était pour leur serrer les ailes et, dès le signal donné, les colombes n'ont pas eu d'autre choix que de se retrouver au sol, plombant ainsi l'espoir de tout un peuple de voir le symbole agissant de la paix intrinsèque tant vantée se manifester de manière divinement organisée.
Au cœur de l'investiture proprement dite, c'est Robert Dossou, Président de la Cour constitutionnelle, qui se prononce de manière impromptue et inutilement, et, communiquant, après, au Chef del'Etat, dans les micros non fermés, donc qui révélaient le message intime à tout le vaste public, de ne pas oublier de rendre un hommage à Feue Conceptia Ouinsou, ancienne Présidente de la Haute juridiction. Et, lorsque Boni Yayi prend la parole, c'est pour dire ''Ouinsavi'', au lieu de ''Ouinsou'', se faisant rappeler courtoisement à l'ordre par Mathurin Nago, toujours les micros ouverts pour tout le monde, pour tout le public de haut niveau comme de la masse.
Plus tard, c'est le Directeur du Protocole d'Etat qui donne le titre de Représentant de la République fédérale d'Allemagne à Olusegun Obasanjo, Général et ancien Président du Nigeria, venu en lieu et place de Goodluck Jonathan, la personnalité à qui il a transmis le pouvoir, à la fin de son dernier mandat.
Puis, le même Directeur du Protocole commence à donner la liste des personnalités qui doivent se succéder pour saluer le Chef de l'Etat nouvellement investi, quand il lance le titre du Président du Conseil économique et social et, brusquement, quelqu'un, discrètement, le réoriente. Et, il s'interrompt et commence à appeler les Présidents de la République présents qui se succèdent l'un après l'autre. Mais, bizarrement, Mathieu Kérékou, jusqu'à ce que la phase des salutations se termine, n'a pas été invité à venir saluer Boni Yayi.
Du côté du Président lui-même, ayant déjà prêté serment, avant de commettre la gaffe de dire ''Ouinsavi'' au lieu de ''Ouinsou'', il s'était précipité pour délivrer son discours d'investiture, au lieu de se voir remis les attributs de son titre par la Grande Chancelière, Osséni Koubourath : la chaîne et la Grande croix. Et, de temps en temps, celle-ci venait réajuster la Chaîne au cou du Président. Par rapport aux salutations, elles ont été interrompues précipitamment.
Voilà un ensemble de dysfonctionnements qui, aux yeux, entre autres, des téléspectateurs restés à la maison et ayant les yeux fixés sur leur écran de poste-téléviseur pour ne pas se faire conter l'événement, c'est une grande déception, quant au système étatique chargé d'organiser une manifestation d'une si grande envergure. Boni Yayi lui-même ne devrait pas être fier de ces ratés orchestrés par ses services. La question reste de savoir s'ils ont été perpétrés pour le discréditer auprès de ses pairs Chefs d'Etat et du corps diplomatique accrédité, ou si ces ratés se sont fait une place dans l'investiture, juste pour témoigner de la profonde incompétence de ce système. Il faudrait que le Changement tant prôné depuis avril 2006 et qui se poursuit depuis le mercredi 06 avril dernier puisse atteindre ce domaine d'organisation, extrêmement sensible, parce que relatif à l'image de marque que l'Etat projette de lui à l'Extérieur, aux plans national et international.


Marcel Kpogodo