jeudi 16 avril 2026

Les sept piliers de travail, attendus de Romuald Wadagni

Dans le cadre de la tribune publiée par Roland Riboux, président du Cipb


Romuald Wadagni a été élu président de la République du Bénin. Il a réalisé un score de 94,27% des voix. Il exercera son mandat pour le septennat, 2026-2033. Ces informations relèvent des résultats provisoires de l'élection présidentielle au Bénin. Ils ont été proclamés par la Cour constitutionnelle, le jeudi 16 avril 2026. Bien avant cet événement, le lundi 13 avril, la Commission électorale nationale autonome (Céna) avait rendu publiques les grandes tendances du scrutin présidentiel. Au lendemain de cette publication, Roland Riboux, président du Conseil des Investisseurs privés au Bénin (Cipb), a fait paraître une tribune. Elle est intitulée « Le Bénin en route vers ''Alafia'' 2060 ». Explications à l'appui, elle présente les sept piliers de leviers. S'ils suscitaient l'intérêt du chef de l'Etat élu, ces défis, relevés, devraient présenter un Bénin davantage proche du développement.

Ci-dessous, l'intégralité de la tribune de Roland Riboux ...



« Le Bénin en route vers ''Alafia'' 2060 »


Roland Riboux, président du Cipb


Introduction

Le peuple béninois vient de voter. Nous allons avoir un nouveau Président pour les sept prochaines années, avec toutes les chances d’une prolongation pour sept années supplémentaires.

Quatorze ans pour mettre le Bénin sur la rampe de lancement du Bénin 2060 promis pour être « un monde de splendeur », un pays de paix, de bonne gouvernance, de prospérité, de rayonnement et de bien-être commun.

Nous venons de passer dix années intenses au cours desquelles le pays s’est couvert d’infrastructures, de sites inspirants, cependant qu’il adoptait les standards internationaux les plus exigeants.

Malgré cela, le Bénin reste un marché modeste aux yeux des investisseurs internationaux, avec quinze millions d’habitants dotés d’un pouvoir d’achat limité. L’économie est largement dépendante de la commande publique et une partie du PIB est générée grâce à l’endettement international.

Les investisseurs étrangers envisageant d’investir en Afrique de l’Ouest peuvent lui préférer la Côte d’Ivoire et le Nigéria.

Au sein même du phare de notre économie, la zone industrielle de Glo Djigbé, l’usine textile et les usines de décorticage de noix de cajou doivent faire face à la rude concurrence des usines, depuis longtemps amorties, respectivement du Bangladesh et du Vietnam.

Enfin, comment ne pas noter le gouffre qui existe entre les populations des villes, branchées sur internet et celle des villages où beaucoup ne maitrisent pas le français et n’arrivent pas à lire, même dans leur langue maternelle.

Pourtant la taille réduite de la population ne devrait pas être un obstacle : que l’on pense à la Suisse avec ses neuf millions d’habitants, grande puissance industrielle européenne !

Comment peut-on lancer le Bénin sur la voie de la prospérité et atteindre les objectifs qualitatifs énumérés par Alafia 2060 ?

Nous avons besoin pour cela d’une croissance à deux chiffres qui ne soit pas provoquée par la continuation d’un endettement de l’Etat qui, à terme, plomberait la croissance.

L’idée de cette tribune est de proposer que le relais soit pris par les opérateurs économiques, par une multitude d’initiatives de petits opérateurs économiques suscitant des progrès minuscules qui feront boule de neige.

Examinons une par une les différentes actions nous permettant d’atteindre ce résultat.



La malnutrition infantile


Aujourd’hui, un tiers des nourrissons ne reçoivent pas, dans les mille premiers jours suivant la conception, les nutriments dont ils ont besoin pour une croissance normale. Ce manque les suivra toute leur vie avec un handicap en matière de développement cognitif et de résistance aux maladies. Ce sujet a déjà été évoqué lors de la Conférence Internationale sur la Nutrition, organisée sous le parrainage du chef de l’Etat, les 27 et 28 septembre 2025, dont le suivi a été confié à l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN).

Nous préconisons la création de jardins communaux dans les villages, gérés par les femmes, pour l’élevage de poules pondeuses et de poissons, ainsi que la culture de différentes plantes et autres légumes riches en nutriments.



L’analphabétisme


Celui-ci frappe encore 50 % de la population. L’analphabétisme doit être éradiqué comme cela a été réalisé à Cuba ou en Iran.

Cuba dispose d’une méthode "Yo si puedo" déjà transposée en français et qui pourrait être appliquée dans notre pays, y compris avec une transposition dans les différentes langues régionales.

Cette mesure, comme celle concernant la malnutrition infantile, devrait être mise en œuvre dès le premier septennat et parachevée lors du second.

Ces deux mesures devraient permettre de faire rentrer dans la vie économique des pans de la population qui en sont exclus de fait ou y participent peu.



Le paiement à bonne date des créances de l’Etat


Les dettes de l’Etat à l’égard de ses fournisseurs constituent une sorte de « shadow banking » : il arrive que l’Etat et ses démembrements mettent un an, voire deux, à régler leurs fournisseurs, lesquels doivent se retourner vers le système bancaire pour survivre à ces situations. En clair, ils accordent à l’Etat un crédit fournisseur à 0 %, cependant qu’eux-mêmes s’endettent à 8 ou 9 %, parfois plus, auprès des banques. Bien évidemment, ces fournisseurs, pour assurer leur survie, ont gonflé leurs offres de 20 ou 30 % ; ceux qui ne l’ont pas fait tombent en faillite.

Ce système est fondamentalement malsain et il doit être arrêté dans l’intérêt de tous.

La méthode ? Créer une base de données centralisée permettant de tracer chaque marché de l’Etat en précisant la date d’émission de la facture définitive ou du relevé ; classer en anomalie toute délivrance d’attestation de service fait ou de produit livré supérieur à 30 jours ; puis classer en anomalie tout règlement qui n’aurait pas été effectué dans les 30 jours qui suivent la délivrance de l’attestation.

Il sera certainement nécessaire de créer un mécanisme pour s’assurer que les fonds sont disponibles pour financer chaque activité prévue au budget de l’Etat et de ses démembrements. Un effet vertueux de cette réforme serait que des appels d’offre se feraient à des prix moins élevés dès l’instant où les entreprises privées sauraient qu’elles vont être réglées rapidement.

Sans cette réforme, il n’y aura guère de possibilités de croissance saine des opérateurs économiques tournés vers l’Etat.



L’énergie


Les opérateurs économiques paient leur électricité très cher par rapport à la concurrence internationale, de la Côte d’Ivoire à la Chine.

Développer l’énergie hydroélectrique est une très bonne idée : il faut espérer que le projet Dogo bis sur l’Ouémé soit bientôt lancé.

Bien plus prometteuse est l’option de l’énergie nucléaire, en particulier les mini-centrales nucléaires. Déjà l’Afrique du Sud, le Ruanda et le Cap-Vert se sont lancés dans l’aventure. Il est probable que, dans quatorze ans, l’Afrique de l’Ouest sera parsemée de telles centrales. Nous devons nous y préparer et dès maintenant prévoir une chaire du nucléaire à l’Université Technologique de Ouidah et nous mettre en chasse d’un bon programme PPP avec un grand opérateur fiable.

Une énergie bon marché, stable et sous notre contrôle est indispensable pour l’épanouissement d’un secteur privé industriel béninois solide.



Education civique et morale + éducation à la vie économique


La population adulte béninoise souffre d’un déficit de civisme et d’une méconnaissance des mécanismes économiques.

On reprendrait les choses à la base en intégrant une demi-heure par jour d’éducation civique et morale à partir de l’école primaire. Le CIPB travaille actuellement avec un consultant sur un programme adapté de livres anciens datant d’au moins cent ans, donc de l’époque où c’était une matière fondamentale.

Par ailleurs on s’inspirera de l’ouvrage de l’Américain Thomas Sowell, ’’Basic economics’’, pour donner des éléments de base d’économie pendant tout le secondaire, voire le supérieur.

A l’endroit des populations adultes, le Bénin pourrait développer des séries télévisées imprimant dans l’esprit de nos compatriotes des réflexes civiques.



Le levier fiscal


Depuis dix ans, la Dgi (Direction générale des Impôts, Ndlr) a accompli un travail remarquable de chasse à la fuite devant l’impôt et à la fraude fiscale.

La Direction des impôts doit maintenant se réinventer, sans quoi la pression fiscale sur les entreprises évoluant dans le formel deviendra un frein à la croissance.

Un domaine non exploré est celui du cinéma, secteur qui n’existe pas réellement au Bénin. Pour attirer les grandes productions, l’Afrique du Sud ou le Maroc ont, à l’image de la Belgique avec son "tax shelter", largement défiscalisé ce secteur, créant ainsi de nombreux emplois et du chiffre d’affaires pour les fournisseurs de services chaque fois qu’une production est lancée. Nous avons tout intérêt à adopter ces pratiques fiscales.

L’impôt sur les sociétés est un autre domaine dans lequel certains états se font remarquer, tels que Hong-Kong, Singapour, l’Estonie où le taux est à 15 %. On observe généralement que, lors du passage à ce taux moins élevé, il n’y a pas de perte de recette totale, car des opérateurs économiques vivant dans l’informel préfèrent alors se formaliser à un faible coût plutôt que de vivre dans l’insécurité. Par ailleurs, ce serait un produit d’appel vis-à-vis des investisseurs internationaux qui y verraient un important élément de différenciation avec les autres options de la sous-région.

Bien entendu, l’informel et la fraude n’ont pas disparu. Il serait intéressant d’avoir des relations de travail et d’échanges avec des responsables de la fiscalité dans des pays tels que le Ghana ou l’Inde.



L’enseignement professionnel


Depuis dix ans, la promotion de l’enseignement professionnel a fait partie des préoccupations du Gouvernement en particulier l’enseignement agricole.

Il conviendrait de continuer dans cette lancée et de promouvoir l’éducation duale comme en Suisse où 80 % des élèves du secondaire n’iront pas vers le baccalauréat classique mais vers une formation professionnelle couplée à l’apprentissage.



Conclusion


Le nouveau Président a déclaré que son septennat serait social.

En paraphrasant le proverbe chinois, nous espérons que, plutôt que de nous donner des poissons, il nous apprendra à en pêcher.

Sous le Président Patrice Talon, l’Etat a eu la prééminence par rapport aux opérateurs économiques, grâce à quoi nous avons désormais un socle d’infrastructures matérielles et immatérielles sur lequel nous pouvons nous appuyer.

Nous souhaitons que, sous la nouvelle Présidence, les opérateurs économiques, créateurs de richesses, aient la prééminence, bien entendu sous la gouvernance de l’Etat.

Si cette stratégie réussit, nous ne serons rien de moins qu’un modèle de développement pour toute l’Afrique subsaharienne.


Roland Riboux

Président du Conseil des Investisseurs privés au Bénin (Cipb) 

vendredi 10 avril 2026

Viviane Savi mobilise large pour Wadagni et Talata à Cococodji

Dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026


Le marché de Cococodji, à Abomey-Calavi, a accueilli le duo candidat, Wadagni-Talata. L’événement s’est produit le jeudi 9 avril 2026. Viviane Savi en a été pour beaucoup dans la mobilisation des femmes de la localité.


Viviane Savi, avec ses paires, en pleine célébration du duo candidat de la mouvance présidentielle, par de grands slogans bien appuyés ...

Femmes massivement mobilisées. La partition qu’a jouée Viviane Savi, le jeudi 9 avril 2026, au marché de Cococodji, dans la commune d’Abomey-Calavi, lors du passage dans cette zone du département de l’Atlantique du duo candidat de la mouvance au pouvoir, Wadagni-Talata, pour le compte de l’élection présidentielle du dimanche 12 avril 2026. Il s’agissait pour lui de présenter à ses hôtes son projet de société.


... et profondément mobilisateurs des femmes, reines des lieux ...

Les visiteurs de marque ont eu droit à un grand bain de foule. Il a été enrichi par de vives salutations de la part des habitants de Cococodji. Une véritable ambiance de liesse populaire a prévalu. Un slogan revenait par intermittence : « Wadagni-Talata, Ko ! ».


... laissant partir, pour une autre étape de campagne, le duo candidat édifié, aguerri et confiant en la victoire.


La forte mobilisation des femmes par Viviane Savi prouve son ancrage dans sa localité d’exercice politique. Elle est membre du Bloc républicain (Br) et de la Coordination nationale de campagne de la mouvance présidentielle. Son champ d’action est la sixième circonscription électorale.

Au soir du 12 avril 2026, le verdict des urnes dira si les fruits ont porté la promesse des fleurs.

Méchac Ahodi / Marcel Kpogodo

lundi 6 avril 2026

Sybille au vent du wadagnisme

Dans le cadre de l'élection présidentielle du 12 avril au Bénin


Ainsi qu’il est connu de l’opinion nationale et internationale depuis le 31 août 2025, Romuald Wadagni est aux couleurs de la mouvance à la présidentielle béninoise du 12 avril 2026.


Telle Sybille, je le vois dans son étole à soutenir pour un Bénin de palombes, cette cité d’où fuseront davantage le miel et le lait à force de labeur, d’intégrité et d’utile vision. Et j’associe ce statut du personnage au wadagnisme, dont les tenants, je m’en doute, s’attèlent à la tâche par vive conviction et intime inféodation, pour une victoire glorieuse à célébrer au nom du droit à l’élucubration collective aux résultats du scrutin.



Selon Nicéphore Dieudonné Soglo, Romuald Wadagni est « une chance pour le Bénin » 



Car le wadagnisme s’avère par essence victorieux, triomphe par orthodoxie énergisante, labeur à la force silencieuse pure, vaillante vision pour un Bénin radieux. Et ce sera beau d’entendre ses timbales tinter et ses voix festoyer aux liesses populaires au lendemain des urnes.



En phase avec l’air du temps


Concevant le wadagnisme comme un talonisme aux poils populistes velus, je ne pourrais qu’être de ses tenants thuriféraires, attendu son profil de vaillant cheval gagnant, cet éperon au parcours sain et saint, ce cursus pur et juste, ce mage de l’immaculé manoir dont cille d’ores et déjà la béate étoile. Je ne pourrais qu’y figurer, m’apprêtant pour l’ovation de la victoire qu’on dira légitime, parce que méritée.


Un pays n’est pas un village dont le délégué pourrait surgir d’une soue, mais une cité dont le palais, par nécessité, devrait saillir du sérieux sérail, préfiguré, figuré, ritualisé et solennisé. Justement, n’est pas vizir qui veut mais qui peut. Je veux deviser que le choix de Wadagni tient à de nobles considérations que pourraient cerner seules les âmes averties.


         En vérité, de tous les potentiels candidats à la présidentielle de 2026 au Bénin, aussi bien à la mouvance qu’ailleurs, Wadagni est du gabarit managérial le plus en phase avec l’air du temps. Non pas que les autres prétendants ne sont pas de cet étalon, mais que l’argentier national en est plus coté, plus corsé, aurifié au feu de son parcours et de son action ! D’État, le portefeuille de l’Économie, des Finances et de la Coopération est plus lourd que les rênes d’un parti politique ou d’un consortium, quels qu’ils soient.

Oh ! Bien lourdissime que le Bénin, « petit pays lourd à porter ».



Apte à colimaçonner jusqu’au faîtage de l’État


Le fondateur d’ ’’Alternative citoyenne’’ aurait eu le vent en poupe, si l’impétrant de la Harvard business school n’avait pas existé et qu’il n’aurait pas fallu l’inventer pour une élection aux enjeux majeurs. Signe de révérence royale, les mots de Romuald Wadagni à son endroit fument la vertu au sens noble du terme. Et rendre justice au maître des ’’mercredis rouges’’ est de droit à mon sens : « Vous avez toujours su faire preuve d’un sens inégalé de l’intérêt général. Esprit lumineux, intellectuel généreux, vous incarnez pour nous le sens du dévouement au service de la nation et de la justice, le sens du sacrifice et du renoncement personnel au profit de l’intérêt général. Votre contribution restera gravée dans l’histoire de notre pays ». 


À Joseph Fifamin Djogbénou, les rhapsodes de la liberté sauront gré de ses vagues rouges desquelles fluait la contestation contre le yayisme, au temps où Talon honorait son exil hexagonal sans que le pouvoir d’alors ne sût qu’il lui succèderait d’un gracieux sceptre. C’est qu’on ne devient pas roi, on l’est depuis le ventre de sa mère. Toute chose insinuant que le trône procède de la destinée, couvant un jour aux yeux du monde borgne-abasourdi. Cette céleste vérité, la victoire de Talon à la présidentielle de 2016 me l’aura enseignée, offrant du ferment à mon entendement d’analyste désormais imbu de ce que rien ne survient au hasard, tout est d’avance annoncé, les morts comme les naissances, les drames comme les merveilles, les défaites comme les victoires, les nuits comme les soleils, le reste n’étant que cécité chez ceux s’abstenant à cerner les lignes du vent.


Aux ailes de la destinée, devrais-je le deviser, Wadagni s’est machinisé sans tambour ni trompette au gouvernement talonien qu’il a servi avec dévouement et dévotion depuis 2016. On l’y a vu s’atteler à la tâche, apte à colimaçonner jusqu’au faîtage de l’État. Non sans son mentor et sa motrice dont les suites pour le pays enchantent plus d’un. Non sans son étalon, vu que le gabarit vaut son pesant d’or aux urnes. Même Hercule qualifia son choix de judicieux, estimant qu’il est « une chance pour le Bénin ».


L’histoire retient que Nicéphore Dieudonné Soglo doit son élection au poste de Premier ministre de la transition à sa qualité psychotonique d’ancien administrateur de la Banque mondiale, comme Boni Yayi dont les titres euphorisants de président de la Boad et de Docteur en Economie lui ont valu le sommet de l’État en 2006. On n’oublierait d’ailleurs pas que le docteur-président eut missionné l’ancien patron du Pai partners pour lui succéder en 2016, la quête du meilleur punch l’y obligeant pour les besoins de la cause, quand bien même sa manœuvre n’aurait pas prospéré.



Wadagni, le dindon olympien


L’opposition n’étant pas idéologiquement aux antipodes de la mouvance chez nous, et la mouvance ne s’opposant pas idéellement à l’opposition, je nous vois aller raisonnablement au wadagnisme. Pourquoi pas ? À l’évidence, l’intérêt général gagnerait à son triomphe.


Ma foi, qu’aurait à revendre un candidat à une présidentielle s’il est un moucheron rampant plutôt qu’un dindon olympien ? Qu’aurait-il à y vendre ? Qu’aurait-il à y vanter ? Ah ! qu’il ne serait qu’une percutante vacuité, faute de gabarit royalisant ! Oui, tel le peuple, l’électeur ne succombe qu’au bel étalon valant à ses cils lucides. Il en est ainsi et en sera de même à travers l’histoire. Oui ! L’étalon catalyse la victoire ! « Alea jacta est » !

Innocent Sossavi

mercredi 1 avril 2026

Viviane Savi appelle les femmes à un vote massif

Dans le cadre de l’élection présidentielle d'avril 2026


Le Collège d'Enseignement général (Ceg) de Zoca, à Abomey-Calavi, au Bénin, a abrité une cérémonie importante le lundi 30 mars 2026. Il s’agit du lancement de la campagne pour l’élection présidentielle du 12 avril. L’événement a été organisé par trois partis politiques. Viviane Savi est une membre de l'un d'eux, le Bloc républicain (Br). Elle appartient aussi à la Coordination de Campagne de la mouvance présidentielle pour la sixième circonscription électorale. Au cours du meeting, elle a appelé les femmes à sortir massivement pour voter. Ce sera pour donner une victoire écrasante au duo, Wadagni-Talata.


Viviane Savi, au cours du meeting indiqué ...

« La femme est le sel : au Bénin, nous sommes plus nombreuses que les hommes et les jeunes, alors, faisons de cette suprématie une force ». La déclaration de Viviane Savi, le lundi 30 mars 2026, au terrain de sport du collège d’enseignement général (Ceg) de Zoca, de la commune d’Abomey-Calavi, dans le cadre de l’événement qu’a animé la Coordination de Campagne de la mouvance présidentielle, pour la sixième circonscription électorale, et qu'ont organisé le Bloc républicain (Br), l’Union progressiste le renouveau (Upr) et le Mouvement des Elites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), dans le contexte du scrutin présidentiel du dimanche 12 avril 2026.


A en croire l’oratrice, un fait s’impose. La commune la plus peuplée du Bénin a sa mission. Elle doit offrir le taux de participation le plus élevé à l’élection présidentielle. Selon elle, cela ne serait que bienséant. Elle a, par conséquent, formulé, à son auditoire, une demande. Elle a voulu que les femmes portent son message à deux endroits forts. Il s’agit de leur domicile et du lieu de leurs activités professionnelles. En effet, le duo Wadagni-Talata promeut un projet de société remarquable. Il fait de son cheval de bataille la lutte contre l'extrême pauvreté. Ce fléau frappe bon nombre de femmes à Abomey-Calavi.


Viviane Savi vient de sortir le grand jeu. L’événement s’est déroulé quinze jours après la réalisation d’un autre, stratégique. L’est l’installation officielle du démembrement de la Direction nationale de Campagne de la mouvance dans la sixième circonscription électorale. Membre de cette instance, cette coordonnatrice locale du Br a donné de la voix. Viviane Savi vient de donner du poids, du relief et du prolongement à ses actions discrètes sur le terrain.

Méchac Ahodi / Marcel Kpogodo