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lundi 6 avril 2026

Sybille au vent du wadagnisme

Dans le cadre de l'élection présidentielle du 12 avril au Bénin


Ainsi qu’il est connu de l’opinion nationale et internationale depuis le 31 août 2025, Romuald Wadagni est aux couleurs de la mouvance à la présidentielle béninoise du 12 avril 2026.


Telle Sybille, je le vois dans son étole à soutenir pour un Bénin de palombes, cette cité d’où fuseront davantage le miel et le lait à force de labeur, d’intégrité et d’utile vision. Et j’associe ce statut du personnage au wadagnisme, dont les tenants, je m’en doute, s’attèlent à la tâche par vive conviction et intime inféodation, pour une victoire glorieuse à célébrer au nom du droit à l’élucubration collective aux résultats du scrutin.



Selon Nicéphore Dieudonné Soglo, Romuald Wadagni est « une chance pour le Bénin » 



Car le wadagnisme s’avère par essence victorieux, triomphe par orthodoxie énergisante, labeur à la force silencieuse pure, vaillante vision pour un Bénin radieux. Et ce sera beau d’entendre ses timbales tinter et ses voix festoyer aux liesses populaires au lendemain des urnes.



En phase avec l’air du temps


Concevant le wadagnisme comme un talonisme aux poils populistes velus, je ne pourrais qu’être de ses tenants thuriféraires, attendu son profil de vaillant cheval gagnant, cet éperon au parcours sain et saint, ce cursus pur et juste, ce mage de l’immaculé manoir dont cille d’ores et déjà la béate étoile. Je ne pourrais qu’y figurer, m’apprêtant pour l’ovation de la victoire qu’on dira légitime, parce que méritée.


Un pays n’est pas un village dont le délégué pourrait surgir d’une soue, mais une cité dont le palais, par nécessité, devrait saillir du sérieux sérail, préfiguré, figuré, ritualisé et solennisé. Justement, n’est pas vizir qui veut mais qui peut. Je veux deviser que le choix de Wadagni tient à de nobles considérations que pourraient cerner seules les âmes averties.


         En vérité, de tous les potentiels candidats à la présidentielle de 2026 au Bénin, aussi bien à la mouvance qu’ailleurs, Wadagni est du gabarit managérial le plus en phase avec l’air du temps. Non pas que les autres prétendants ne sont pas de cet étalon, mais que l’argentier national en est plus coté, plus corsé, aurifié au feu de son parcours et de son action ! D’État, le portefeuille de l’Économie, des Finances et de la Coopération est plus lourd que les rênes d’un parti politique ou d’un consortium, quels qu’ils soient.

Oh ! Bien lourdissime que le Bénin, « petit pays lourd à porter ».



Apte à colimaçonner jusqu’au faîtage de l’État


Le fondateur d’ ’’Alternative citoyenne’’ aurait eu le vent en poupe, si l’impétrant de la Harvard business school n’avait pas existé et qu’il n’aurait pas fallu l’inventer pour une élection aux enjeux majeurs. Signe de révérence royale, les mots de Romuald Wadagni à son endroit fument la vertu au sens noble du terme. Et rendre justice au maître des ’’mercredis rouges’’ est de droit à mon sens : « Vous avez toujours su faire preuve d’un sens inégalé de l’intérêt général. Esprit lumineux, intellectuel généreux, vous incarnez pour nous le sens du dévouement au service de la nation et de la justice, le sens du sacrifice et du renoncement personnel au profit de l’intérêt général. Votre contribution restera gravée dans l’histoire de notre pays ». 


À Joseph Fifamin Djogbénou, les rhapsodes de la liberté sauront gré de ses vagues rouges desquelles fluait la contestation contre le yayisme, au temps où Talon honorait son exil hexagonal sans que le pouvoir d’alors ne sût qu’il lui succèderait d’un gracieux sceptre. C’est qu’on ne devient pas roi, on l’est depuis le ventre de sa mère. Toute chose insinuant que le trône procède de la destinée, couvant un jour aux yeux du monde borgne-abasourdi. Cette céleste vérité, la victoire de Talon à la présidentielle de 2016 me l’aura enseignée, offrant du ferment à mon entendement d’analyste désormais imbu de ce que rien ne survient au hasard, tout est d’avance annoncé, les morts comme les naissances, les drames comme les merveilles, les défaites comme les victoires, les nuits comme les soleils, le reste n’étant que cécité chez ceux s’abstenant à cerner les lignes du vent.


Aux ailes de la destinée, devrais-je le deviser, Wadagni s’est machinisé sans tambour ni trompette au gouvernement talonien qu’il a servi avec dévouement et dévotion depuis 2016. On l’y a vu s’atteler à la tâche, apte à colimaçonner jusqu’au faîtage de l’État. Non sans son mentor et sa motrice dont les suites pour le pays enchantent plus d’un. Non sans son étalon, vu que le gabarit vaut son pesant d’or aux urnes. Même Hercule qualifia son choix de judicieux, estimant qu’il est « une chance pour le Bénin ».


L’histoire retient que Nicéphore Dieudonné Soglo doit son élection au poste de Premier ministre de la transition à sa qualité psychotonique d’ancien administrateur de la Banque mondiale, comme Boni Yayi dont les titres euphorisants de président de la Boad et de Docteur en Economie lui ont valu le sommet de l’État en 2006. On n’oublierait d’ailleurs pas que le docteur-président eut missionné l’ancien patron du Pai partners pour lui succéder en 2016, la quête du meilleur punch l’y obligeant pour les besoins de la cause, quand bien même sa manœuvre n’aurait pas prospéré.



Wadagni, le dindon olympien


L’opposition n’étant pas idéologiquement aux antipodes de la mouvance chez nous, et la mouvance ne s’opposant pas idéellement à l’opposition, je nous vois aller raisonnablement au wadagnisme. Pourquoi pas ? À l’évidence, l’intérêt général gagnerait à son triomphe.


Ma foi, qu’aurait à revendre un candidat à une présidentielle s’il est un moucheron rampant plutôt qu’un dindon olympien ? Qu’aurait-il à y vendre ? Qu’aurait-il à y vanter ? Ah ! qu’il ne serait qu’une percutante vacuité, faute de gabarit royalisant ! Oui, tel le peuple, l’électeur ne succombe qu’au bel étalon valant à ses cils lucides. Il en est ainsi et en sera de même à travers l’histoire. Oui ! L’étalon catalyse la victoire ! « Alea jacta est » !

Innocent Sossavi

mardi 17 avril 2018

« […] mes larmes sont le signe d’une honte, d’un regret et d’une alerte … », dixit l’ex-Président Boni Yayi

Dans le cadre d’une publication sur sa page Facebook


Au lendemain des assises effectuées à Djeffa par les prestigieux membres de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin, le samedi 14 avril 2018, dans la Commune de Sèmè-Kpodji, une instance à l’issue de laquelle une Déclaration historique a vu le jour, et qui a fait voir verser des larmes, à son départ des lieux, par l’ex-Président de la République, le Docteur Boni Yayi, cette personnalité a partagé une déclaration justificative de ce comportement. C’était le dimanche 15 avril 2018, en milieu de matinée, sur sa Page Facebook. Il ressort qu’il n’était nullement question de jouer de la comédie. L’intégralité du propos de l’ex-Chef de l’Etat …

De gauche à droite, Boni Yayi et Nicéphore Soglo, aux assises de Djeffa, du samedi 14 avril 2018



Intégralité de la Déclaration de Boni Yayi sur sa page Facebook   


« LE SENS DE MA PRESENCE A DJEFFA A L’INVITATION DES FORCES VIVES DE LA NATION »

« Notre patrie va mal. Sortons de cette tautologie. Les symptômes s’aggravent mais les racines ne datent pas d’aujourd’hui. Interrogeons notre histoire et notre passé lointains. Notre responsabilité est partagée dans ce qui nous arrive. La surprise est que la rupture promise ne rassure plus le peuple. Le concept est génial mais la pratique sociale a déjà abouti à une crise de confiance en notre sein. Gouvernement - institutions – société civile – jeunes – femmes – travailleurs, peuple, etc.
L’Etat de veille conféré à tout citoyen a déserté le forum. Les acquis de notre Conférence Nationale et de notre constitution ne sont plus garantis. Nous en sommes tous comptables avec le silence de tous face à ce Peuple victime d’un système éducatif défaillant. Sans éducation point de démocratie.
Victime d’une crise de confiance, ce Peuple est dans le sous-sol d’une misère sans précédent avec le risque d’une aggravation programmée par le rejet répétitif de notre architecture légale et constitutionnelle en matière électorale. L’Appel de Djeffa est fondamental : le respect des décisions de la Haute juridiction constitutionnelle : la mise en place de la LEPI et du COS-LEPI pour des élections transparentes, équitables, pacifiques et consensuelles. Autrement plus d’Etat de droit et de Démocratie.
Mes gouttes de larmes, vraiment non préméditées et loin d’une comédie, état l’âme d’un ancien Président qui s’accuse aussi, à côté de mon ainé Nicéphore Dieudonné SOGLO dans la plus haute fonction au sommet de notre Etat, du Frère Melchior Albert TEVOEDJRE, de notre hôte Sébastien AJAVON, Président NATA et autres personnalités que je salue, je dis bien mes larmes sont le signe d’une honte, d’un regret et d’une alerte face au drame qui nous guette sans le consensus du processus électoral en cours.
Ces pleurs partagent en même temps les souffrances de ce peuple et de cette jeunesse.
Où va ma patrie que j’aime si tant ? Assurément je n’ai pas le monopole du Cœur. Au terme de mon mandat constitutionnel au sommet de l’Etat, je m’attendais naturellement à plus de consensus, valeur constitutionnelle dans la gestion des affaires de notre cité commune, car à aucun moment je n’ai cru que tout était parfait sous moi. C’est évident et la Palice en dirait autant. Faire mieux que mon administration, c’est le sens de toute alternance démocratique. Autrement, cette alternance serait piégée.
Sortons vite ensemble de ce guêpier et de ce piège dans l’unité nationale et sans considération d’âge ni de sexe et allons à une république exemplaire qui facilite la mise en place d’un Etat fort et d’une Autorité respectueuse.
L’Appel de Djeffa a vécu et est devenu historique avec l’ultimatum lancé à tous pour le respect de notre Loi Fondamentale, notre Vouloir Vivre Ensemble, notre attachement à ce consensus à valeur constitutionnelle pour éviter le drame des processus électoraux mal préparés qui malheureusement nous menacent en ce moment.
Les réformes structurelles comme institutionnelles pour une véritable transformation radicale de notre pays, source d’une croissance inclusive dans l’intérêt de tous, notamment de cette jeunesse sans emplois sont possibles. Elles exigent cependant la cohésion et l’adhésion négociée de tous. Pour convaincre, ces réformes doivent éviter les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat. Oui c’est possible. Soyons ensemble et unis autour de l’idéal de paix et de développement durable et partagé de notre pays.
En ma qualité d’Homme d’Etat et Homme politique, je défendrai toujours cet idéal à l’instar du combat des grands hommes d’Etat de ce monde, soucieux de leur leadership pour changer leur pays et notre planète. Le Président OBAMA est en pleine tournée dans son pays pour sensibiliser les américains sur les nombreux défis à relever par son pays comme une nation unie décidée à préserver sa place de première Puissance Mondiale. C’est mon rêve pour mon pays le Benin et je le partagerai sur toute l’étendue du territoire national et dans le monde. C’est mon Droit et mon Devoir.

Que Dieu vous bénisse tous et bénisse la jeunesse de mon Pays ».

Dr Thomas boni YAYI
Ancien Président du Bénin

Les 9 péchés capitaux du régime Talon après deux ans de pouvoir


Dans le cadre de la Déclaration de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin


Se sont réunis à Djeffa, dans la matinée du samedi 14 avril 2018, de grosses pointures politiques parmi lesquelles les anciens Présidents de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo et Boni Yayi, le Président de l’Union sociale libérale (Usl), Sébastien Ajavon, l’ancien Médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè, les membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) et de bien d’autres formations politiques. Ces personnalités se sont réunies sous le sceau de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin. A l’issue des assises, une Déclaration a été rendue publique, pointant du doigt neuf grosses plaies caractérisant le régime de la Rupture après deux ans de pouvoir et les assortissant de trois recommandations essentielles, adressées au Chef de l’Etat, patrice Talon. Intégralité de la Déclaration …   

De gauche à droite, Sébastien Ajavon, Boni Yayi, Nicéphore Soglo, Albert Tévoèdjrè


Intégralité de la Déclaration de la Coalition Pour la Défense de la Démocratie au Bénin



Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes de l’Intérieur et de la Diaspora !

Notre pays, le Bénin, va mal !
En effet, le Bénin, notre pays est plongé dans une grave crise aux dimensions multiples, politique, économique, sociale et culturelle.
La cause de cette situation, vous vous en doutez tous, est la gouvernance du pouvoir depuis deux ans.  Cette gouvernance est caractérisée par :
1 / De graves conflits d’intérêts au sommet de l’Etat  avec une véritable Offre Publique d’Achat sur le Bénin et sur toutes ses ressources au profit exclusif du Chef de l’Etat et de son clan. 
2 / Une opacité totale de la gestion des affaires du pays 
3 / Des privatisations sauvages (sous divers noms) des secteurs vitaux de l’économie nationale et la dernière en date est celle du Port Autonome  de Cotonou livré à un Groupe étranger dans des conditions totalement inconnues du peuple.
4 / Des licenciements massifs des travailleurs des secteurs structurés ainsi que des destructions des moyens et conditions d’existence des petites gens et des couches populaires complètement fragilisées et affamées.
5 / Les destitutions systématiques des Maires soupçonnés d’opposition au  pouvoir dit de la Rupture.
6 / Le mépris du peuple et le refus du dialogue franc avec les travailleurs et autres Autorités morales de ce pays.
7 / Des attaques frontales aux libertés fondamentales, acquises de haute lutte par le Peuple et consacrées par notre Constitution, qu’il s’agisse des libertés d’association, de presse, de manifestation et d’opinion.
8 / Une véritable chasse à l’homme est ouverte, sous le couvert de la lutte contre la corruption, contre les opposants à la politique actuelle, qu’il s’agisse des hommes d’affaires, des élus locaux, des syndicalistes de proue et des femmes de marchés.

9 / Une attaque frontale contre la Justice dont on veut remettre en cause l’indépendance, une justice qui a tenu bon et permis aux exilés de retrouver la terre de leurs ancêtres dans un passé récent.

La conséquence de cette gouvernance catastrophique, c’est que notre pays est paralysé depuis bientôt trois mois,  et les rswouages principaux du fonctionnement de l’Etat sont bloqués : les établissements scolaires et les universités sont fermés. Les élèves et étudiants sont dans les rues et ne savent plus à quel saint se vouer. Les hôpitaux sont fermés et la population est privée du droit élémentaire aux soins de santé. Les tribunaux sont, eux aussi, fermés avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur la vie quotidienne des paisibles citoyens. Beaucoup d’autres administrations participent également à ce mouvement général sans être formellement en grève. Le dialogue avec les partenaires sociaux est dans l’impasse: tout le peuple est en rébellion contre la politique actuelle.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes !

La Constitution qui est le Contrat social qui lie tous les citoyens de ce pays, est attaquée de front par celui-là même chargé par serment, de la Garantir et de la Protéger. Par ses déclarations et actes quotidiens, le Président de la République affirme s’opposer aux Décisions de la Cour Constitutionnelle, la plus haute Juridiction constitutionnelle de notre pays et véritable clé de voûte de notre Constitution qu’il se refuse systématiquement à exécuter.

Le dernier cas en date est la non application jusqu’à ce jour, en complicité avec le Président de l’Assemblée nationale, de la décision DCC 17-262 faisant injonction au Parlement de désigner ses représentants au COS-LEPI au plus tard le 21 décembre 2017 et d’installer le COS-LEPI au plus tard le 29 décembre 2017.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes 

La plupart des pays en guerre en Afrique sont ceux qui gèrent mal entre autres les conflits post-électoraux lesquels conflits naissent pour l’essentiel de la mauvaise gestion des listes électorales. Le refus par le Gouvernement du Président Patrice TALON en complicité avec l’Assemblée Nationale d’installer le COS-LEPI en vue de l’apurement de la liste électorale permanente informatisée (LEPI), est une porte ouverte à cette dangereuse perspective.
Aucun patriote démocrate ne peut accepter cette posture. La Cour constitutionnelle a rappelé dans sa décision que la LEPI a une validité de dix ans et court de 2011 à 2021. Nous devons donc tous nous mobiliser pour qu’elle soit actualisée pour éviter des crises postélectorales.
Le Gouvernement a l’obligation de garantir un processus électoral transparent, équitable, consensuel car dans notre pays, le consensus a une valeur constitutionnelle ainsi que l’a souvent rappelé la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle. Pour ce faire donc, il urge d’installer sans délai le COS-LEPI conformément à la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, et la décision DCC 17-262 de la Cour Constitutionnelle.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes 

- Nous, Forces Vives et Patriotiques de la Nation, sous le haut parrainage de leurs Excellences, les Anciens Présidents de la République, Nicéphore Dieudonné SOGLO et Thomas Boni YAYI,
- de Sébastien AJAVON, Président d’honneur de l’USL,
- Pr Albert TEVOEDJRE, Médiateur émérite de la République,
- Pr Philippe NOUDJENOUME, 1er Secrétaire du Parti Communiste du Bénin,

- de certaines Hautes Personnalités comptables des décisions de l’historique Conférence Nationale des Forces Vives,
- des Députés acteurs du rejet du projet de constitution le 4 avril 2017
-  des Hauts Responsables du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP),
-  des Personnalités des Organisations de la Société Civile
- et avec les soutiens des autorités morales, des forces populaires et républicaines,

réunies ce jour, Samedi 14 Avril à Djeffa dans la commune de Sèmè-Kpodji déclarons solennellement :

1°- Que la Constitution du 11 décembre 1990 est l’expression unique de notre vouloir vivre ensemble.
2°- que le Président de la République est coupable de violations manifestes du serment prêté le 06 avril 2016 en ne respectant pas les décisions de la Cour constitutionnelle ainsi que les lois de la République.
3°- Mettons en garde l’Assemblée Nationale contre toute velléité visant à faire remplacer la LEPI par une liste extraite du RAVIP.

En conséquence nous demandons au Président Patrice Talon de prendre la  mesure des choses et de :
1°- faire installer, sans délai, le COS-LEPI conformément aux décisions de la Cour Constitutionnelle ;
2° faire procéder à un audit préalable de cette LEPI, en vue des élections législatives et présidentielles, constitutionnelles qui sont insusceptibles de report.
2°- Redonner la parole au Peuple en convoquant d’urgence une Assise nationale des Forces Vives de la nation en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays.
3°- En cas de non satisfaction de ces exigences le peuple béninois, Maître unique de sa souveraineté sera invité à prendre ses responsabilités, conformément à l’article 66 de la Constitution.

Nous tenons à saluer ici le Clergé catholique et l’Union Islamique du Bénin ainsi que toutes les Bonnes volontés  pour tous leurs efforts en faveur de la paix.

Que le Dieu de Bêhanzin, Kaba et Bio Guerra bénisse notre pays,
Enfants du Bénin, debout !