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dimanche 5 août 2018

« La Cdd-Bénin invite […] à la mobilisation générale pour la résistance […] »


Dans le cadre d’un Communiqué de presse publié par l’institution

De gauche à droite, les anciens Présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo, deux des têtes de pont de la Cdd-Bénin

La Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin) a rendu public un Communiqué de presse le vendredi 3 août 2018, à Cotonou. Dans son adresse, cette structure de l’Opposition au régime du Président Patrice Talon a fait l’état des lieux d’une dizaine de  questions qui fâchent, notamment, de l’atmosphère économique morose à la partialité de la Cour constitutionnelle, en passant par la stagnation concernant la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), la manipulation des institutions étatiques, l’abandon du référendum par le Chef de l’Etat, la compromission de la liberté d’expression, l’emprisonnement de Laurent Métongnon et consorts, la chasse aux députés de l’Opposition. En réponse à la manifestation de ces faits, la Cdd-Bénin a conclu à une mauvaise gestion du Bénin par le Gouvernement de la Rupture, ce qui l’a amené à formuler trois importantes « recommandations » en direction de ses militants et de la population béninoise, parmi lesquelles « la mobilisation générale pour la résistance ».

Marcel Kpogodo




Intégralité du Communiqué de presse de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)



COMMUNIQUE DE PRESSE


La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (CDD-Bénin) s’est réunie ce vendredi 03 août 2018, au siège du parti FCBE, à Cotonou.
Plusieurs sujets de grande préoccupation nationale étaient au cœur des trois (03) heures d’échanges. Il s’agit de :
- La situation socioéconomique nationale marquée notamment par la faim, la pauvreté, la misère, le chômage, la destruction du tissu social et économique, la cherté de la vie, la hausse des prix des produits de première nécessité, la pression fiscale, la déscolarisation, l’augmentation des taxes et impôts, le climat des affaires délétère (peu propice au développement des affaires), le ralentissement économique préjudiciable au cadre macroéconomique et à la viabilité du budget de l’Etat face à la folle course à l’endettement ;
- Les incertitudes politiques relatives à l’exigence de l’actualisation de la Liste Electorale Permanente Informée (LEPI) issue du RENA et son évaluation (audit) par un cabinet international indépendant, à bonne date ;
- L’instrumentalisation des institutions de la République dont l’Assemblée nationale avec l’adoption, à la hâte, de lois électorales et pénales taillées sur mesures et contraires à l'expression des libertés et à la démocratie ;
- La décision du chef de l’Etat de renoncer à l’organisation du référendum sur la révision de la Constitution ;
- La restriction des espaces d'expression avec la fermeture de « La Nouvelle Tribune » et la poursuite du piratage de la fréquence de la radio Soleil Fm ;
- La condamnation arbitraire de Laurent Mètongnon et ses co-accusés ;
- Le sort réservé par la justice politique de Talon aux quatre étudiants arrêtés au tribunal de Cotonou par la police politique de Talon ;
- La persécution des députés de la minorité parlementaire suite à leur vote contre la proposition de loi portant modification de la Constitution ;
- La poursuite de la purge au sein de l’opposition avec des chantages politico-judiciaires ;
- Les décisions partisanes et dangereuses de la Cour constitutionnelle ;
- Le fonctionnement de la CDD-Bénin et ses activités…

Sur chacun de ces points décryptés, la CDD-Bénin, consciente de la tension extrême qui pèse sur tout le pays, a formulé d’importantes résolutions et recommandations, à l’issue de ses travaux.
En effet, le contrat social et républicain nécessaires au vivre ensemble est complètement en panne. Les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de justice et de fraternité sont bafouées.
La réduction sensible de l’espace démocratique, la multiplication inquiétante de violations des Droits Humains et de la Constitution, la vassalisation de l’Assemblée nationale, de l’appareil judiciaire et de la HAAC et la traque contre les travailleurs, les plus pauvres, les jeunes, les femmes vulnérables, les enseignants et les opposants ne sont pas de nature à apaiser les esprits.
En même temps, la souffrance de la population s'aggrave au fur et à mesure de l'exécution des réformes mal pensées et destinées à piller le trésor public au profit du clan minoritaire au pouvoir. Le peuple est sacrifié sur l’autel des intérêts individuels défendus par un régime dictatorial et totalitaire, un appareil policier adepte de la terreur, du mensonge d’Etat et de la propagande systématique pour tenter de manipuler le peuple.
Les incertitudes engendrées par cette situation continuent de nourrir la psychose générale hypothéquant ainsi toutes les perspectives de développement à court, moyen et long terme de notre pays.
La CDD-Bénin invite tous les militants, militantes et sympathisants de toutes ses organisations sociales, syndicales et politiques membres à la mobilisation générale pour la résistance, afin de sortir le Bénin de sa situation actuelle.
La CDD-Bénin les appelle à se tenir prêts à affronter la dictature autocratique de Patrice Talon, afin de restaurer la démocratie et l’Etat de droit, gage d’un Bénin uni, libre, solidaire, juste, épanoui, fraternel et prospère.
Enfin, la CDD-Bénin exhorte tous les Béninois de l’intérieur et ceux de la diaspora, épris de paix et de justice, à rester vigilants et éveillés, en vue de déjouer les différents plans machiavéliques de Patrice Talon et son clan.

Fait à Cotonou, le 3 août 2018

LA COALITION POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AU BENIN (CDD-BENIN

samedi 7 juillet 2018

Les 5 raisons pour lesquelles la Cdd-Bénin a félicité les 19 Députés de l’Opposition

Dans le cadre d’une nouvelle conférence de presse

La Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin) a, une nouvelle fois, tenu une conférence de presse à Cotonou. La manifestation politique a eu lieu le vendredi 6 juillet 2018 au lendemain du renvoi au référendum de la proposition de loi portant amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, par le manque d’atteinte de l’accord des 4/5 des parlementaires, soit 66 d’entre eux, sur cette proposition émise par huit de leurs homologues. En prélude aux échanges avec la presse, les représentants de la Cdd-Bénin ont rendu publique une Déclaration liminaire dans laquelle ils ont, entre autres, félicité les 19 Députés dont le vote soudé a permis de faire échec à l’initiative de leurs collègues du Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp).

Les membres de la Cdd-Bénin, au cours de la conférence de presse
« Nous tenons ici à rendre un vibrant hommage à tous les députés de la minorité parlementaire pour leur constance, leur unité d'action, leur audace, leur amour pour la patrie et leur fermeté face aux maîtres chanteurs de la Rupture ». L’extrait de la Déclaration liminaire présentée le vendredi 6 juillet 2019 à Cotonou, lors de la conférence de presse qu’ils ont animée, par les représentants de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin), un propos faisant ressortir les cinq qualités pour lesquelles ils félicitaient les 19 Députés de la minorité parlementaire pour avoir contribué à faire échec à la proposition de loi portant amendement de la Constitution béninoise. Il s'agit des Honorables Justin Adjovi, Jean-Marie Alagbé, Amadou Issifou, Nourénou Atchadé, René Bagoudou, Chabi Bah Guerra, Idrissou Bako, Simplice Codjo, Abibath Dafia, Léon Dègni, Valentin Djènontin, Yaya Garba, Mohamed Gibigaye, Sanni Gounou, Adjibadé Koussonda, Guy Mitokpè, Rosine Soglo, Yarou Sinatoko et de Léon Basile Ahossi
« Le peuple béninois tout entier est fier de ces députés. Ils sont nos héros et nous devons les célébrer sur l'ensemble du territoire national et même en dehors de nos frontières, au niveau de notre diaspora », a continué la Cdd-Bénin, avant de conclure, à ce propos : « Car l'acte posé par nos valeureux et dignes députés de l'opposition est héroïque ».
Avant d’en arriver à cette étape, les membres présents de la Cdd-Bénin ont stigmatisé le procédé suivi par le Président Talon pour introduire cette loi d’amendement de la Constitution. Puis, suite à ces félicitations au vote résistant des 19 parlementaires, ils ont dénoncé, en général, tout le système de fonctionnement du régime actuel.

Marcel Kpogodo



Intégralité de la Déclaration liminaire de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)


Messieurs les journalistes,

Chers membres de la CDD-Bénin

Notre peuple, le vaillant peuple de Béhanzin, Bio Guerra, Kaba, Kpoyizoun, vient encore une fois de dire NON au trio de la ruse Talon-Houngbédji-Amoussou en bloquant net, le funeste projet de révision de la Constitution qu'il voulait lui imposer. Ceci est une grande victoire pour le peuple béninois. Le 4 avril 2017 déjà, cette révision initiée directement par Talon a été rejetée. Cette fois-ci, il n'a pas osé s'afficher publiquement ; il a demandé à des députés à sa solde comme Bruno Amoussou, Mathurin Coffi Nago, Antoine Idji Kolawolé, Jean Michel Abimbola, André Okounlola, Barthélémy Kassa, Robert Gbian et consorts de le faire à sa place en prenant ses projets comme propositions de loi à l'Assemblée nationale.
Après la mainmise sur les institutions de contre-pouvoir, après la nomination de Joseph DJOGBENOU à la Cour Constitutionnelle, la révision de la Constitution devait ouvrir un grand boulevard devant l'autocrate Talon et ses députés godillots pour s'éterniser au pouvoir le temps qu'ils veulent et continuer de faire souffrir le peuple béninois. Mais notre peuple dans son ensemble a dit NON.
Le 4 avril 2017, les députés de la minorité parlementaire avaient déjà joué leur partition. Hier, 5 juillet 2018, ils ont récidivé et ce, malgré les pressions et chantages de toutes sortes : menace de levée de l'immunité parlementaire, redressements fiscaux, pressions psychologiques, menace de mort... Nous tenons ici à rendre un vibrant hommage à tous les députés de la minorité parlementaire pour leur constance, leur unité d'action, leur audace, leur amour pour la patrie et leur fermeté face aux maîtres chanteurs de la Rupture. Le peuple béninois tout entier est fier de ces députés. Ils sont nos héros et nous devons les célébrer sur l'ensemble du territoire national et même en dehors de nos frontières, au niveau de notre diaspora. Car l'acte posé par nos valeureux et dignes députés de l'opposition est héroïque.
En effet, il faut être fort pour résister aux pressions de la junte civile au pouvoir capable de tout pour atteindre ses objectifs. Pour cela, il n'est que de voir la manière dont ils ont réussi à extorquer le vote du député ATAO Hinnouho en leur faveur. Voilà un député que le pouvoir mafieux de Talon a mis en prison après l'avoir bastonné et déclaré « fou », parce que, selon le gouvernement et sa justice politique, ATAO est « un trafiquant de faux médicaments, un dangereux trafiquant en douane ». C'est celui qui est déclaré « fou » qui devient subitement lucide pour délivrer une procuration afin de permettre à Talon et à son clan de démolir notre Constitution.
Comme vous pouvez le constater, la lutte contre la corruption et l'impunité prônée par Talon est de la pure comédie pour tromper le peuple et la communauté internationale : Talon vous colle une affaire montée de toutes pièces, vous salit dans la presse, vous jette en prison et vous demande après procuration contre votre libération. Voilà comment Talon lutte contre la corruption et l'impunité au Bénin. La traque contre les opposants se comprend donc facilement. Elle se comprend d'autant plus que Houngbédji n'avait de cesse de faire chanter nos députés. La CDD-Bénin prend à témoin la communauté nationale et internationale face aux chantages de Houngbédji sur nos députés. Adrien Houngbédji, dans ses pressions, menaçait ouvertement nos députés que s'ils obligeaient le BMP à aller au référendum, ils vont échouer car, selon lui, Talon va gagner. Sur quoi compte-t-il pour faire une telle annonce ? LA CDD-Bénin prend à témoin le peuple et dit au pouvoir de Talon que le peuple l'attend patiemment sur le terrain.
Hier au Parlement, tôt le matin, toutes les voies menant à l'Assemblée nationale ont été bloquées ; l'esplanade de l'Assemblée Nationale était remplie de policiers armés jusqu'aux dents. Les Etat-major de l'armée et de la police se sont déplacés à l'Assemblée comme si une attaque contre le pays se préparait à partir de Porto-Novo. Tout ça, pour contrer des manifestants pacifiques venus protester contre une révision en catimini de la Constitution et pour encourager les députés patriotes. Comme malgré toutes ces précautions, les populations continuaient à affluer devant l'esplanade et s'apprêtaient à y passer la nuit, le pouvoir a été obligé d'utiliser la grosse artillerie pour disperser ce sit-in pacifique. Camions avec canons à eau, gaz lacrymogènes, allant jusqu'à blesser certains manifestants. En utilisant de tels moyens contre des manifestants pacifiques, le pouvoir n'a fait qu'approfondir le divorce entre lui et le peuple. Notre peuple qui a vécu dans sa chair une dictature à laquelle il a mis fin en 1989 n'acceptera plus qu'une autre s'installe dans ce pays. Cette victoire a été aussi possible grâce à l'unité et à la détermination de la Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (CDD-Bénin) qui de jour en jour s'affirme comme un bloc qui refuse la fatalité et s'oppose fermement à la remise en cause des acquis démocratiques dans notre pays.
Par ce soutien aux députés de l'opposition, par cette grande victoire du peuple qu'il vient encore de remporter, le peuple béninois dit clairement au trio Talon-Houngbédji-Amoussou : « Jamais je ne vous laisserai décider de mon sort sans me consulter. Jamais, je ne vous laisserai détruire ce pays. »
En effet, personne ne décidera plus jamais du sort de ce peuple en dehors de lui. Voilà pourquoi, comme nous l'avons dit à la rencontre de DJEFFA, il faut travailler à contraindre pas à pas le pouvoir de la ruse et de la rage à respecter la démocratie, les droits de l'homme et l'Etat de droit ainsi que la tenue d'élections libres, transparentes et crédibles et de façon acharnée pour accumuler les conditions de la Réunion des Etas Généraux en vue de revoir la gouvernance actuelle de notre pays.

Je vous remercie.

lundi 25 juin 2018

« La […] Cdd-Bénin) dénonce […] une provocation politique de plus du pouvoir de Patrice Talon », dixit le Regroupement de Djeffa, en faisant six exigences

Dans le cadre d’une Déclaration rendue publique
Les membres de la Coalition de Djeffa
La Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin), le regroupement politique de l’Opposition au régime Talon, né à Djeffa, le samedi 14 avril 2018, a fait connaître à l’opinion publique une nouvelle déclaration. C’était le vendredi 22 juin 2018, au lendemain de la décision issue de l’audience publique de la Cour constitutionnelle, celle-ci écourtant le mandat du Conseil d'Orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi)) au 30 juin 2018, au lieu du 30 novembre de la même année. Rédigée de pair avec un autre opposant de taille, Candide Azannaï, ce texte accuse le Gouvernement  Talon de contribuer à faire naître une certaine tension, de même, entre autres, qu’elle brandit six exigences assorties de trois observations fondamentales sur ce que devrait être le fonctionnement de la Lépi.

Marcel Kpogodo  




Intégralité de la Déclaration de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)


D’après le code électoral, l’apurement, la correction, la mise à jour et l’actualisation de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) issue du Recensement Electoral National Approfondi (RENA) se fait chaque année du 1 octobre au 31 décembre. Si la loi a prévu la mise en place du COS-LEPI le 1er juillet de l’année en cours, il est regrettable de constater que le COS-LEPI Yahouédéhou n’a pas été installé dans les délais règlementaires, en raison des manœuvres politiciennes dilatoires du Gouvernement et de ses députés du BMP, et ce, malgré les nombreuses injonctions de la Cour Holo. Finalement installé, la Cour Constitutionnelle par décision DCC 18-118 du 22 mai 2018 a fixé la fin de la mission du COS-LEPI au 30 novembre 2018. Mais sans surprise, l’avocat personnel du président de la République, une fois à la tête de la Haute juridiction, après les nombreux dégâts causés au ministère de la justice avec notamment l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire contre les opposants, décide de démolir complètement la démocratie et l’Etat de droit.
A l’issue d’une audience publique anticonstitutionnelle tenue ce jeudi 21 juin 2018, la Cour Djogbénou a décidé de remettre en cause la décision DCC 18-118 du 22 mai 2018, fixant désormais la fin des travaux du COS-LEPI au 30 juin 2018.
Dans l’après-midi de ce vendredi 22 juin 2018, le bureau du COS-LEPI a été reçu par l’avocat et ami intime du chef de l’Etat, Joseph Djogbénou. « Effectivement, on a abordé le sujet avec le président Djogbénou. Vous savez, la Cour constitutionnelle est une Institution, le COS-LEPI est aussi une institution. Les hommes passent. Même sans l’équipe qui est là, le COS-LEPI va travailler. Nous, jusqu’au 30 juin, nous allons travailler de façon propre de manière à laisser à l’Institution le fruit du travail accompli pendant notre présence ». Ainsi s’est exprimé le président du COS-LEPI, Janvier Yahouédéhou, à l’issue de l’audience.
Quand on sait que le député Janvier Yahouédéhou est l’un des partisans du chef de l’Etat, on ne peut que conclure à une complicité dangereuse entre le président du COS-LEPI et le président de la Cour constitutionnelle pour tuer et enterrer la démocratie béninoise.
Dans sa décision DCC 17-262 du 12 décembre 2017, la Haute juridiction avait déclaré que : « les décisions de la Cour constitutionnelle sont revêtues de l’autorité de la chose jugée ; que de jurisprudence constante de la Cour, cette autorité de la chose jugée impose à l’Administration une double obligation, à savoir, d’une part, l’obligation de prendre toutes les mesures pour exécuter la décision juridictionnelle, d’autre part, l’obligation de ne rien faire qui soit en contradiction avec ladite décision » . En remettant en cause la décision DCC 18-118 du 22 mai 2018, la Cour Djogbénou a violé le principe du respect de l’autorité de la chose jugée. Elle a bafoué la notion de l’autorité de la chose jugée dévolue à toutes les décisions constitutionnelles. C’est un crime. Cette remise en cause, mortelle pour le Bénin et sa démocratie déjà en agonie, fait dérailler le processus électoral et met en péril la paix sociale et la stabilité politique de notre pays.
– Considérant que la LEPI a une validité de 10 ans et n’arrivera à expiration qu’en 2021 ;
– Considérant que « les données nominatives, personnelles et biométriques à produire au terme des opérations du recensement à vocation d’identification dont la Commission nationale de supervision assure le suivi et la mise en œuvre ne peuvent servir que pour l’établissement de la liste électorale permanente informatisée de 2021 ; {…} elles ne peuvent donc servir pour l’actualisation de la liste électorale permanente informatisée existante » ;
– Considérant qu’aucune élection ne peut être organisée au Bénin jusqu’en 2021 en dehors de la LEPI issue du RENA ;
– Considérant la remise en cause de la décision DCC 18-118 du 22 mai2018 ;
– Considérant la nécessité d’apurer, de corriger, de mettre à jour et d’actualiser la liste électorale issue du RENA pour des élections libres, transparentes, crédibles, sans violence ni intimidation ;
– Considérant que le travail d’apurement, de correction, de mise à jour et d’actualisation du fichier électoral est du ressort du COS-LEPI ;
– Considérant que les agissements de l’avocat personnel du chef de l’Etat marquent inéluctablement le début de la remise en cause de toutes les décisions prises par la Cour Holo contre le Gouvernement auquel il avait appartenu, lui-même alors ministre de la justice ayant été condamné à plusieurs reprises pour violation de la Constitution ;
– Considérant la modification du Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle en violation de la Constitution du 11 décembre 1990 et le revirement opéré sur le contrôle de constitutionnalité des lois ;
– Considérant que les dernières décisions de la Cour Djogbénou confirment les appréhensions du peuple béninois depuis la désignation des membres de la nouvelle Cour constitutionnelle ; 
– Considérant l’urgence de mettre un terme à l’insécurité juridique érigée en système de gouvernance pour éviter de plonger le Bénin dans le chaos ;
La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (CDD-Bénin) dénonce un précédent extrêmement grave et une provocation politique de plus du pouvoir de Patrice Talon visant à distraire le peuple, afin de remplacer la LEPI issue du RENA par le RAVIP de la fraude de SAFRAN.
La CDD-Bénin exige l’apurement, la correction, la mise à jour et l’actualisation de la LEPI issue du RENA par le COS-LEPI, l’évaluation et l’audit indépendant de la liste électorale.
Dans le cadre de l’évaluation de la LEPI, les critères de transparence, de couverture et d’actualité, qui permettent de cerner l’état palpable du fichier électoral, doivent servir de base d’analyse, afin de :
– identifier les forces et les faiblesses des trois principales phases du processus d’élaboration de la LEPI;
– proposer des mesures correctives immédiates dans la perspective de la tenue des prochaines élections, ainsi que des mesures à moyen terme;
– recommander les actions à mettre en œuvre pour consolider et pérenniser les acquis du processus jusqu’en 2021.

Il importe que les résultats de l’évaluation participent à la consolidation de la paix et de la stabilité démocratique du Bénin.
La CDD-Bénin dénonce l’attitude autoritaire du président de la Cour constitutionnelle, le rend responsable des déconvenues qui résulteraient de l’impasse politique du fait de ses décisions partiales et incongrues et le met engarde contre les conséquences de sa soumission aveugle au système mafieux de la ruse et de la rage.
La CDD-Bénin prend à témoin toute la nation béninoise et la communauté internationale sur les jeux politiciens du Gouvernement, de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale, les manœuvres de fraudes électorales et les tentatives d’empêcher les opposants de participer à la compétition électorale qui les préoccupent, au détriment du bien-être et des aspirations profondes du peuple meurtri, affamé, abusé, humilié, méprisé et abandonné par le pouvoir de Patrice Talon.
Enfin, la CDD-Bénin appelle le peuple béninois à la vigilance et à la grande mobilisation, en vue de vaincre les oppresseurs et pourfendeurs de la démocratie et de l’Etat de droit.

Vive la démocratie !
Vive l’Etat de droit !
Vive le Bénin !
BENINOIS DEBOUT !

Fait à Cotonou, le vendredi 22 juin 2018

La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)

vendredi 1 juin 2018

« […] le pouvoir de dictature autocratique de Talon […] sera également vaincu », a affirmé la C2bd brandissant 6 exigences capitales


Dans le cadre d’une conférence de presse tenue à Cotonou

Les membres de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (C2db) ont tenu une conférence de presse le jeudi 31 mai à ’’Azalaï Hôtel de la plage’’ de Cotonou. Il était question pour cette instance réunissant la plupart des forces de l’opposition au régime du Président Patrice Talon de se livrer à une dénonciation de la gestion actuelle des affaires de l’Etat et d’assortir cela de six points d’exigence au Gouvernement de la Rupture.

Les membres de la C2db, au cours de la conférence de presse
L’assurance des libertés de tous ordres, l’arrêt de la persécution des opposants, la remise en cause du combat orienté contre la corruption, l’analyse de la Lépi assortie du financement du Cos-Lépi, l’abandon de la proposition de loi révisant le Code électoral et la mise en place d’une ’’Assise nationale des Forces vives de la nation’’. Les six exigences fondamentales au pouvoir du Président Patrice Talon, qu’ont fait connaître les représentants des forces politiques étant partie prenante de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (C2db), au cours de l’introduction liminaire à la conférence de presse, qu’ils ont animée dans le début de l’après-midi du jeudi 31 mai 2018 à ’’Azalaï Hôtel de la plage’’ de Cotonou. Cette étape a succédé à la critique en règle de la gouvernance telle qu’elle est exercée par le régime actuel, selon huit facteurs bien précis. A lire, ci-dessous, l’intégralité de l’introduction liminaire indiquée.

Marcel Kpogodo




Intégralité de l'introduction liminaire de la conférence de presse de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin (C2db)


Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs les responsables des partis politiques,
Honorables députés à l’Assemblée Nationale,
Mesdames et Messieurs,

Les Forces politiques de l’opposition, membres de la Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin vous remercient de votre présence à la Conférence de presse qui est organisée ce jour, jeudi 31 mai 2018 au sujet de la situation socio-politique nationale actuelle. Cette manifestation s’inscrit dans la dynamique du 14 avril 2018 à Djeffa qui a posé le pas pour le rassemblement de toutes les forces politiques et sociales opposées à la restauration dans notre chère patrie d’une gouvernance de dictature autocratique et d’un Etat de non droit.

1- Après la rencontre de Djeffa, le pouvoir du Président Patrice Talon, après plus de quatre mois de violation de la décision de la Cour Constitutionnelle, a dû céder à la désignation des membres de sa majorité parlementaire au Cos-Lépi pour l’installation de cette structure. Mais, les décisions que continue de prendre le pouvoir ainsi que les actes qu’il pose enfoncent chaque jour davantage le pays dans une crise économique, sociale et politique sans précédent et les citoyens dans la hantise et l’angoisse du lendemain. Les Béninois, tant de l’intérieur que de l’extérieur, vivent aujourd’hui, en plus de la misère qui écrase déjà, le traumatisme du retour de la période lugubre de la dictature autocratique, sous la direction d’un Président dont la préoccupation essentielle et permanente est de s’accaparer de tous les secteurs économiques rentables du pays sans penser au peuple et à la jeunesse. Cela se traduit par la vassalisation de toutes les institutions de la République, l’élimination à coup d’arbitraire et de voies de faits de tous les concurrents économiques et des opposants politiques, les tentatives de réduction au silence de la population affamée.

2- L’actualité nationale est abondante de graves faits attentatoires aux libertés politiques, aux droits constitutionnels, aux droits de l’homme, à la paix et à la quiétude des citoyens. On retiendra pour leur signification profonde les poursuites et détentions du député Mohamed Atao après celle de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés, les demandes de la levée d’immunité contre des personnalités de l’opposition, les interdictions et suspensions des journaux, dont la dernière est celle de "La Nouvelle Tribune", les incertitudes sur le fonctionnement du Cos-Lépi, les propositions de tripatouillage du code électoral. Et enfin et non des moindres, la composition de la prochaine Cour Constitutionnelle.

3- Mais avant de revenir sur ces sujets, il faut rappeler que toujours et de tous les temps la politique devrait être au service des intérêts du grand nombre.  
Mais, dans le cas d’espèce, au Bénin, on assiste, depuis le 06 avril 2016, aux conflits d’intérêts permanents au sommet de l’Etat et à leur résolution au profit du Chef de l’Etat et de ses associés en affaires. Dès le premier Conseil des ministres, il y a eu main-basse sur le secteur du coton et auto-remboursement des créances douteuses, au mépris des procès en instance devant les tribunaux ; ensuite, la reprise du PVI par Bénin Control.
Par modification de la loi 2009 sur le Code des marchés publics, le gouvernement de la Rupture a consacré et légalisé en 2017 les grés à grés sans limitation de montants par le Conseil des ministres. Ainsi le pouvoir de Patrice Talon octroie des marchés publics et sans compétition aucune aux entreprises de son clan, avec des partenaires extérieurs ou à l’aide de sociétés écran pour l’accaparement des ressources nationales : le parc Pendjari, le Ravip, l’affermage des hôpitaux, le port, l’aéroport, etc.
Tous les secteurs économiques rentables sont comme sous la convoitise des hommes au pouvoir. Tenez, le PAG, dont 75% des financements sont sous le contrôle direct du Président de la République sous le couvert des projets phares, servi comme un outil de développement, s’est avéré comme un instrument d’accaparement et d’accumulation des ressources publiques par les hommes au sommet de l’Etat. Les autres secteurs non directement concernés par le PAG sont pris en otage sous couvert de réformes dont la finalité est de permettre aux hommes du pouvoir de les contrôler et d’en détenir le monopole. Alors, les opérateurs économiques qui y exercent, pour peu qu’ils apparaissent comme ne voulant pas faire allégeance au régime de la Rupture, sont pourchassés par des redressements fiscaux, exclus des marchés et subventions d’Etat, exposés aux tracasseries administratives. Après les casses des petits marchands et artisans des rues, on assiste maintenant à la casse des entreprises concurrentes et de celles échappant encore au contrôle du Chef de l’Etat et des hommes au pouvoir.

4- Pour faire passer cette gouvernance, Patrice Talon parle de réformes. Des réformes, oui, mais pas celles qui conduisent notre pays à la régression. Autant par exemple, la nationalisation de la société de manutention portuaire en 1969 était progressiste, car allant dans le sens de l’affirmation de la souveraineté nationale, autant aujourd’hui, la cession du Port autonome par Patrice Talon aux Belges du Port d’Anvers est rétrograde et apatride. C’est à juste titre que le peuple béninois rejette de telles réformes rétrogrades que l’on tente d’imposer en instaurant un Etat policier qui réprime dans la terreur.
La politique d’atteintes aux libertés fondamentales, aux droits de l’homme, de rejet des décisions de la Cour Constitutionnelle, est au service de ces intérêts de la minorité et surtout pour leur pérennisation. Talon n’a-t-il pas dit clairement que, « ce qui  permet à un président d’être réélu avec assurance, ce qui assure la réélection d’un président, ce n’est pas son bilan, ce n’est pas son résultat, c’est la manière dont il tient les grands électeurs,  c’est la manière dont il tient tout le monde, c’est la manière dont personne n’est capable de lui tenir tête ou d’être compétiteur contre lui. Quand vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais mais vous serez réélu. »
Ainsi, de même que l’accaparement des ressources, le Chef de l’Etat s’est mis très tôt à vouloir asseoir un Etat policier et de terreur pour ne pas avoir de compétiteur contre lui pendant les échéances électorales. Les associations d’étudiants sont interdites dès octobre 2016 ; s’en sont suivies les poursuites contre Sébastien Ajavon dans la fameuse "affaire cocaïne" pour culminer avec le funeste projet de révision de la Constitution. L’échec cuisant infligé à ce projet a mis Talon et son équipe en rage. A partir de cet instant, la lutte contre la corruption et l’impunité, réclamée par tout le peuple béninois, est mise en avant et détournée pour devenir l’instrument d’acharnement contre les opposants politiques. Alors se sont enchaînés également, les violations et rejets des décisions de la Cour Constitutionnelle, le retour des poursuites et détentions politiques, les croisades contre le droit de grève des magistrats et des fonctionnaires, l’acharnement contre les députés de l’opposition et leurs partis, la chasse contre les journaux et médias non conformistes, etc.

5- Le dernier acte d’acharnement contre les libertés est la suspension à titre conservatoire, à compter du 23 mai 2018, du journal "La Nouvelle Tribune". Le journal est accusé de s’être « engagé depuis quelques mois dans un registre injurieux, outrageant, attentatoire à la vie privée du Chef de l’Etat sur la base d’un champ lexical dévalorisant » (sic). Cette mesure conservatoire est contraire au droit, aux lois régissant la HAAC et l’ODEM. Elle relève d’une démarche solitaire et télécommandée pour étendre la répression. Sur la forme, la HAAC recommanderait un champ lexical valorisant et laudateur au profit d’un citoyen. Mais est-ce là sa mission ? Les extraits d’articles épinglés par la HAAC ne sont pas, à nos yeux, dévalorisants. Ce sont des opinions qui doivent s’exprimer.
A l’opposé, ce qui peut être dévalorisant pour toute une Nation, c’est par exemple la traiter de « désert de compétences ». Nous avons observé le silence de la HAAC lorsque de tels propos ont été abondamment relayés par diverses presses. Nous avons constaté également son silence lorsque la presse nationale vilipende des institutions d’Etat et leurs responsables ainsi que des anciens Chefs d’Etat en les traitant par exemple de "vil individu", lorsque des opposants sont traités de "trafiquant de drogue", " vendeur de faux médicaments" et des directeurs d’école jetés en pâture sans aucun procès.
Qu’est-ce qui pourrait justifier aujourd’hui le réveil soudain de la HAAC si ce n’est l’action d’une télécommande relocalisée ? ’’La Nouvelle Tribune’’ est victime de la politique de musèlement de toute expression libre tout comme, avant elle, Sikka tv, la Béninoise tv, Soleil fm, etc. Nous exigeons la levée immédiate de cette mesure de suspension au nom de la liberté d’expression et du droit du peuple à l’information, consacrés par notre Constitution.

 Mesdames et Messieurs,

6- Le peuple est témoin de l’acharnement politique contre Mohamed Atao que ni le mandat de député, ni l’ordonnance du juge des libertés et de la détention n’ont protégé contre l’atteinte par la police à son intégrité physique jusque dans les locaux du tribunal de Cotonou. Et après plusieurs mandats d’arrêt dont le caractère fallacieux est montré, la justice à ordre sort un autre mandat. On ne peut pas ne pas se demander à juste titre si ce ne sont pas les révélations faites sur ses entretiens avec le Chef de l’Etat qui lui valent de telles représailles ! Ne veut-on pas embastiller un élément gênant pour le faire taire ?
C’est ce qui apparaît logiquement avec les demandes de levée d’immunité contre des députés et des personnalités qui sont tous de l’opposition politique. Ne veut-on pas justement jeter au cachot ceux-là qui, ayant refusé de se soumettre au pouvoir de la rupture, sont susceptibles de révélations contre l’homme d’affaires devenu Chef de l’Etat ? Le caractère sélectif confirme cette vue. Pourquoi les auteurs des scandales comme ceux des machines agricoles, de Sodéco, PVI, Maria-gléta, avion présidentiel ne sont nullement inquiétés?
De même, ne sont pourchassés et victimes de destitution que les maires refusant le soutien et la soumission au nouveau régime. Pendant que certains maires appartenant à la majorité présidentielle et accusés de malversations sont libres de leurs mouvements et continuent d’exercer, d’autres, comme Léhady Soglo, sont poussés à l’exil pour fuir l’acharnement policier.
En même temps que les maires et les députés opposants, leurs partis sont victimes de déstabilisation. Tout est mis en œuvre et la justice instrumentalisée et/ou entravée à cet effet. Jusqu’à ce jour, les procès contre le PSD et la RB sont bloqués pour permettre à ceux-là qui apparaissent comme des usurpateurs au profit du camp du Chef de l’Etat de continuer de prétendre d’en être des dirigeants.
C’est ce qui apparaît logiquement lorsque que la loi est violée de façon délibérée, constante, par ceux-là qui sont justement en charge de rendre la justice. Avant le cas de Mohamed Atao, il y a eu celui de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés. La Cour Constitutionnelle a déclaré contraire à la Constitution, dans une décision en date du 19 avril 2018, le rapport à la base de leur poursuite et détention, de même que les agissements du procureur de la République. Cette décision, selon l’article 124 de la Constitution s’impose « à tous les pouvoirs publics, à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles ». Et pourtant, Laurent Mètongnon et ses co-accusés sont maintenus en détention jusqu’à ce jour.

7- L’Etat de non droit est donc complètement installé et pour le défendre, la nouvelle Cour Constitutionnelle est taillée sur mesure. Le pouvoir et ses complices au Parlement y ont désigné les associés en affaires du Chef de l’Etat. Aucun juriste publiciste, encore moins constitutionnaliste. Point n’est besoin, nous révèle-t-on de compétence en cette matière sous le pouvoir de la Rupture ; il suffit d’avoir des affidés, des obligés prêts à exécuter la volonté du Chef.
Or, la Cour Constitutionnelle est la clé de voûte de tout le système institutionnel de notre pays. C’est elle qui est chargée de la régulation de tous les pouvoirs publics. Elle est garante des libertés publiques. C’est elle qui supervise, contrôle et valide tout le processus électoral législatif et présidentiel, depuis le code électoral, la liste électorale, le vote, les résultats jusqu’au contentieux.  Sa composition ne peut donc laisser indifférente toute personne attachée aux libertés et à la démocratie. De ce point de vue, la composition de la prochaine Cour, avec en son sein, des éléments comme Joseph Djogbénou qui, n’a eu de cesse depuis deux ans, de soutenir les atteintes aux libertés publiques et à l’indépendance de la justice, d’appeler même à rejeter toute décision de la Cour Constitutionnelle contraire aux désidératas du pouvoir en place, cette composition est inacceptable. Joseph Djogbénou est disqualifié pour siéger à la Cour Constitutionnelle.
En effet, il est éthiquement inadmissible que Joseph Djogbénou, un juriste de ce niveau qui a été condamné par l’actuelle Cour pour avoir violé la Constitution en son article 54 devienne membre de cette noble institution.

8- Notre pays et sa démocratie sont en danger. L’Etat de non droit est installé. Le peuple se trouve confronté à ce défi, redoutable certes, mais à sa portée. Depuis 28 ans, notre peuple ne s’est trouvé dans un tel Etat de non droit, de piétinement systématique de ses droits et de sa dignité.
Mais, il ne fait aucun doute que le pouvoir de dictature autocratique de Talon qui a déjà échoué sur le plan économique et social sera également vaincu. Aucune dictature ne peut survivre face à un peuple organisé où les travailleurs et la jeunesse défendent pieds à pieds leurs droits à la liberté et aux conditions décentes de vie, de travail et d’étude. La levée de bouclier de tout le peuple a fait reculer le pouvoir et permis l’installation du Cos-lépi.
Mais les exigences fondamentales demeurent. Vient encore illustrer ces exigences la proposition de loi portant nouveau code électoral qui est un véritable déni des droits des citoyens à des élections démocratiques, libres et transparentes. La proposition de loi (commanditée pour être portée par des députés comme on en a l’habitude sous le pouvoir de la ruse) est une monstruosité anti-démocratique. Tenez, l’article 12 exclut du droit d’être électeur (et donc aussi d’être éligible) tout citoyen condamné à une peine d’emprisonnement avec ou sans sursis d’une durée supérieure ou égale à trois mois, et pour tous autres faits prévus par les dispositions des lois pénales et constitutifs de délits. Ainsi une peine d’emprisonnement de trois mois avec sursis et pour délit vous prive de vos droits civiques ! La porte est ouverte au dictateur d’activer davantage son « bras judiciaire » TOGBONON, déjà en œuvre contre tous les opposants et concurrents politiques aux prochaines compétitions électorales. Si l’on ajoute la nécessité pour les candidats de vivre sans interruption pendant un an dans une résidence au Bénin, de présenter un quitus fiscal dont la délivrance est réservée au seul DG des impôts et sans compter toutes les autres entraves mesquines, le nouveau code est de la facture du funeste projet de révision de la Constitution et qui doit aussi être vigoureusement combattu et rejeté.
Tout le peuple doit continuer de se mobiliser et mieux s’organiser pour mettre fin à la gouvernance de dictature autocratique.
Par ailleurs, de toute évidence, Patrice Talon est disqualifié pour mener la lutte contre la corruption, car il a longtemps été un acteur du système et selon ses propres propos, il en a été bénéficiaire. De surcroît, sa gouvernance actuelle est fortement sujette à caution et rejetée.
C’est pourquoi, les Forces politiques de l’opposition, membres de la Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin proposent et exigent :

a- Le rétablissement et la garantie des libertés publiques, d’expression, de presse, de manifestation : la levée de la suspension de "La Nouvelle Tribune", des autres organes de presse (Sikka tv, La Béninoise tv, etc), la fin du piratage de Soleil Fm, l’abrogation des arrêtés contre les manifestations pacifiques ;

b-  La fin de l’acharnement contre les opposants politiques : la libération des détenus politiques, Laurent Mètongnon, Mohamed Hinnouho Atao ; le retour des exilés politiques, l’arrêt des poursuites contre Lucien Médjico ; la fin de l’immixtion du pouvoir dans le judiciaire ; le rétablissement dans leur droit des partis politiques injustement attaqués ; la fin des redressements fiscaux sélectifs et abusifs ;

c- La fin de la lutte sélective contre la corruption et l’impunité : la tenue effective et sans parti pris des procès des affaires Dangnivo et Icc-services ; l’instruction sans délai des nombreux autres scandales : avion présidentiel, machines agricole, Ppea2, Sodéco, Pvi , Maria-gléta, nouveau siège de l’Assemblée nationale, motos du ministère du cadre de vie, contrats opaques et de gré à gré (Port, aéroport, Ravip, etc) ;

d- L’audit international indépendant de la Lépi, les moyens de fonctionnement du Cos-lépi en vue des élections législatives et présidentielles, constitutionnelles qui sont insusceptibles de report.

e- Le retrait immédiat de la proposition de loi sur le code électoral

f- La convocation d’urgence d’une Assise nationale des Forces Vives de la nation en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays.


La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin appelle alors tous les partis politiques, toutes les organisations démocratiques des travailleurs, de la jeunesse et de défense des droits humains, tout le peuple à se lever pour dire non à la gouvernance autocratique.
Elle appelle la communauté internationale à soutenir les luttes pour la démocratie contre la restauration de la dictature autocratique au Bénin.
Enfants du Bénin, debout ! Merci

La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (C2D)

mardi 17 avril 2018

« […] mes larmes sont le signe d’une honte, d’un regret et d’une alerte … », dixit l’ex-Président Boni Yayi

Dans le cadre d’une publication sur sa page Facebook


Au lendemain des assises effectuées à Djeffa par les prestigieux membres de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin, le samedi 14 avril 2018, dans la Commune de Sèmè-Kpodji, une instance à l’issue de laquelle une Déclaration historique a vu le jour, et qui a fait voir verser des larmes, à son départ des lieux, par l’ex-Président de la République, le Docteur Boni Yayi, cette personnalité a partagé une déclaration justificative de ce comportement. C’était le dimanche 15 avril 2018, en milieu de matinée, sur sa Page Facebook. Il ressort qu’il n’était nullement question de jouer de la comédie. L’intégralité du propos de l’ex-Chef de l’Etat …

De gauche à droite, Boni Yayi et Nicéphore Soglo, aux assises de Djeffa, du samedi 14 avril 2018



Intégralité de la Déclaration de Boni Yayi sur sa page Facebook   


« LE SENS DE MA PRESENCE A DJEFFA A L’INVITATION DES FORCES VIVES DE LA NATION »

« Notre patrie va mal. Sortons de cette tautologie. Les symptômes s’aggravent mais les racines ne datent pas d’aujourd’hui. Interrogeons notre histoire et notre passé lointains. Notre responsabilité est partagée dans ce qui nous arrive. La surprise est que la rupture promise ne rassure plus le peuple. Le concept est génial mais la pratique sociale a déjà abouti à une crise de confiance en notre sein. Gouvernement - institutions – société civile – jeunes – femmes – travailleurs, peuple, etc.
L’Etat de veille conféré à tout citoyen a déserté le forum. Les acquis de notre Conférence Nationale et de notre constitution ne sont plus garantis. Nous en sommes tous comptables avec le silence de tous face à ce Peuple victime d’un système éducatif défaillant. Sans éducation point de démocratie.
Victime d’une crise de confiance, ce Peuple est dans le sous-sol d’une misère sans précédent avec le risque d’une aggravation programmée par le rejet répétitif de notre architecture légale et constitutionnelle en matière électorale. L’Appel de Djeffa est fondamental : le respect des décisions de la Haute juridiction constitutionnelle : la mise en place de la LEPI et du COS-LEPI pour des élections transparentes, équitables, pacifiques et consensuelles. Autrement plus d’Etat de droit et de Démocratie.
Mes gouttes de larmes, vraiment non préméditées et loin d’une comédie, état l’âme d’un ancien Président qui s’accuse aussi, à côté de mon ainé Nicéphore Dieudonné SOGLO dans la plus haute fonction au sommet de notre Etat, du Frère Melchior Albert TEVOEDJRE, de notre hôte Sébastien AJAVON, Président NATA et autres personnalités que je salue, je dis bien mes larmes sont le signe d’une honte, d’un regret et d’une alerte face au drame qui nous guette sans le consensus du processus électoral en cours.
Ces pleurs partagent en même temps les souffrances de ce peuple et de cette jeunesse.
Où va ma patrie que j’aime si tant ? Assurément je n’ai pas le monopole du Cœur. Au terme de mon mandat constitutionnel au sommet de l’Etat, je m’attendais naturellement à plus de consensus, valeur constitutionnelle dans la gestion des affaires de notre cité commune, car à aucun moment je n’ai cru que tout était parfait sous moi. C’est évident et la Palice en dirait autant. Faire mieux que mon administration, c’est le sens de toute alternance démocratique. Autrement, cette alternance serait piégée.
Sortons vite ensemble de ce guêpier et de ce piège dans l’unité nationale et sans considération d’âge ni de sexe et allons à une république exemplaire qui facilite la mise en place d’un Etat fort et d’une Autorité respectueuse.
L’Appel de Djeffa a vécu et est devenu historique avec l’ultimatum lancé à tous pour le respect de notre Loi Fondamentale, notre Vouloir Vivre Ensemble, notre attachement à ce consensus à valeur constitutionnelle pour éviter le drame des processus électoraux mal préparés qui malheureusement nous menacent en ce moment.
Les réformes structurelles comme institutionnelles pour une véritable transformation radicale de notre pays, source d’une croissance inclusive dans l’intérêt de tous, notamment de cette jeunesse sans emplois sont possibles. Elles exigent cependant la cohésion et l’adhésion négociée de tous. Pour convaincre, ces réformes doivent éviter les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat. Oui c’est possible. Soyons ensemble et unis autour de l’idéal de paix et de développement durable et partagé de notre pays.
En ma qualité d’Homme d’Etat et Homme politique, je défendrai toujours cet idéal à l’instar du combat des grands hommes d’Etat de ce monde, soucieux de leur leadership pour changer leur pays et notre planète. Le Président OBAMA est en pleine tournée dans son pays pour sensibiliser les américains sur les nombreux défis à relever par son pays comme une nation unie décidée à préserver sa place de première Puissance Mondiale. C’est mon rêve pour mon pays le Benin et je le partagerai sur toute l’étendue du territoire national et dans le monde. C’est mon Droit et mon Devoir.

Que Dieu vous bénisse tous et bénisse la jeunesse de mon Pays ».

Dr Thomas boni YAYI
Ancien Président du Bénin

Les 9 péchés capitaux du régime Talon après deux ans de pouvoir


Dans le cadre de la Déclaration de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin


Se sont réunis à Djeffa, dans la matinée du samedi 14 avril 2018, de grosses pointures politiques parmi lesquelles les anciens Présidents de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo et Boni Yayi, le Président de l’Union sociale libérale (Usl), Sébastien Ajavon, l’ancien Médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè, les membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) et de bien d’autres formations politiques. Ces personnalités se sont réunies sous le sceau de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin. A l’issue des assises, une Déclaration a été rendue publique, pointant du doigt neuf grosses plaies caractérisant le régime de la Rupture après deux ans de pouvoir et les assortissant de trois recommandations essentielles, adressées au Chef de l’Etat, patrice Talon. Intégralité de la Déclaration …   

De gauche à droite, Sébastien Ajavon, Boni Yayi, Nicéphore Soglo, Albert Tévoèdjrè


Intégralité de la Déclaration de la Coalition Pour la Défense de la Démocratie au Bénin



Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes de l’Intérieur et de la Diaspora !

Notre pays, le Bénin, va mal !
En effet, le Bénin, notre pays est plongé dans une grave crise aux dimensions multiples, politique, économique, sociale et culturelle.
La cause de cette situation, vous vous en doutez tous, est la gouvernance du pouvoir depuis deux ans.  Cette gouvernance est caractérisée par :
1 / De graves conflits d’intérêts au sommet de l’Etat  avec une véritable Offre Publique d’Achat sur le Bénin et sur toutes ses ressources au profit exclusif du Chef de l’Etat et de son clan. 
2 / Une opacité totale de la gestion des affaires du pays 
3 / Des privatisations sauvages (sous divers noms) des secteurs vitaux de l’économie nationale et la dernière en date est celle du Port Autonome  de Cotonou livré à un Groupe étranger dans des conditions totalement inconnues du peuple.
4 / Des licenciements massifs des travailleurs des secteurs structurés ainsi que des destructions des moyens et conditions d’existence des petites gens et des couches populaires complètement fragilisées et affamées.
5 / Les destitutions systématiques des Maires soupçonnés d’opposition au  pouvoir dit de la Rupture.
6 / Le mépris du peuple et le refus du dialogue franc avec les travailleurs et autres Autorités morales de ce pays.
7 / Des attaques frontales aux libertés fondamentales, acquises de haute lutte par le Peuple et consacrées par notre Constitution, qu’il s’agisse des libertés d’association, de presse, de manifestation et d’opinion.
8 / Une véritable chasse à l’homme est ouverte, sous le couvert de la lutte contre la corruption, contre les opposants à la politique actuelle, qu’il s’agisse des hommes d’affaires, des élus locaux, des syndicalistes de proue et des femmes de marchés.

9 / Une attaque frontale contre la Justice dont on veut remettre en cause l’indépendance, une justice qui a tenu bon et permis aux exilés de retrouver la terre de leurs ancêtres dans un passé récent.

La conséquence de cette gouvernance catastrophique, c’est que notre pays est paralysé depuis bientôt trois mois,  et les rswouages principaux du fonctionnement de l’Etat sont bloqués : les établissements scolaires et les universités sont fermés. Les élèves et étudiants sont dans les rues et ne savent plus à quel saint se vouer. Les hôpitaux sont fermés et la population est privée du droit élémentaire aux soins de santé. Les tribunaux sont, eux aussi, fermés avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur la vie quotidienne des paisibles citoyens. Beaucoup d’autres administrations participent également à ce mouvement général sans être formellement en grève. Le dialogue avec les partenaires sociaux est dans l’impasse: tout le peuple est en rébellion contre la politique actuelle.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes !

La Constitution qui est le Contrat social qui lie tous les citoyens de ce pays, est attaquée de front par celui-là même chargé par serment, de la Garantir et de la Protéger. Par ses déclarations et actes quotidiens, le Président de la République affirme s’opposer aux Décisions de la Cour Constitutionnelle, la plus haute Juridiction constitutionnelle de notre pays et véritable clé de voûte de notre Constitution qu’il se refuse systématiquement à exécuter.

Le dernier cas en date est la non application jusqu’à ce jour, en complicité avec le Président de l’Assemblée nationale, de la décision DCC 17-262 faisant injonction au Parlement de désigner ses représentants au COS-LEPI au plus tard le 21 décembre 2017 et d’installer le COS-LEPI au plus tard le 29 décembre 2017.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes 

La plupart des pays en guerre en Afrique sont ceux qui gèrent mal entre autres les conflits post-électoraux lesquels conflits naissent pour l’essentiel de la mauvaise gestion des listes électorales. Le refus par le Gouvernement du Président Patrice TALON en complicité avec l’Assemblée Nationale d’installer le COS-LEPI en vue de l’apurement de la liste électorale permanente informatisée (LEPI), est une porte ouverte à cette dangereuse perspective.
Aucun patriote démocrate ne peut accepter cette posture. La Cour constitutionnelle a rappelé dans sa décision que la LEPI a une validité de dix ans et court de 2011 à 2021. Nous devons donc tous nous mobiliser pour qu’elle soit actualisée pour éviter des crises postélectorales.
Le Gouvernement a l’obligation de garantir un processus électoral transparent, équitable, consensuel car dans notre pays, le consensus a une valeur constitutionnelle ainsi que l’a souvent rappelé la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle. Pour ce faire donc, il urge d’installer sans délai le COS-LEPI conformément à la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, et la décision DCC 17-262 de la Cour Constitutionnelle.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes 

- Nous, Forces Vives et Patriotiques de la Nation, sous le haut parrainage de leurs Excellences, les Anciens Présidents de la République, Nicéphore Dieudonné SOGLO et Thomas Boni YAYI,
- de Sébastien AJAVON, Président d’honneur de l’USL,
- Pr Albert TEVOEDJRE, Médiateur émérite de la République,
- Pr Philippe NOUDJENOUME, 1er Secrétaire du Parti Communiste du Bénin,

- de certaines Hautes Personnalités comptables des décisions de l’historique Conférence Nationale des Forces Vives,
- des Députés acteurs du rejet du projet de constitution le 4 avril 2017
-  des Hauts Responsables du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP),
-  des Personnalités des Organisations de la Société Civile
- et avec les soutiens des autorités morales, des forces populaires et républicaines,

réunies ce jour, Samedi 14 Avril à Djeffa dans la commune de Sèmè-Kpodji déclarons solennellement :

1°- Que la Constitution du 11 décembre 1990 est l’expression unique de notre vouloir vivre ensemble.
2°- que le Président de la République est coupable de violations manifestes du serment prêté le 06 avril 2016 en ne respectant pas les décisions de la Cour constitutionnelle ainsi que les lois de la République.
3°- Mettons en garde l’Assemblée Nationale contre toute velléité visant à faire remplacer la LEPI par une liste extraite du RAVIP.

En conséquence nous demandons au Président Patrice Talon de prendre la  mesure des choses et de :
1°- faire installer, sans délai, le COS-LEPI conformément aux décisions de la Cour Constitutionnelle ;
2° faire procéder à un audit préalable de cette LEPI, en vue des élections législatives et présidentielles, constitutionnelles qui sont insusceptibles de report.
2°- Redonner la parole au Peuple en convoquant d’urgence une Assise nationale des Forces Vives de la nation en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays.
3°- En cas de non satisfaction de ces exigences le peuple béninois, Maître unique de sa souveraineté sera invité à prendre ses responsabilités, conformément à l’article 66 de la Constitution.

Nous tenons à saluer ici le Clergé catholique et l’Union Islamique du Bénin ainsi que toutes les Bonnes volontés  pour tous leurs efforts en faveur de la paix.

Que le Dieu de Bêhanzin, Kaba et Bio Guerra bénisse notre pays,
Enfants du Bénin, debout !