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lundi 25 juin 2018

« La […] Cdd-Bénin) dénonce […] une provocation politique de plus du pouvoir de Patrice Talon », dixit le Regroupement de Djeffa, en faisant six exigences

Dans le cadre d’une Déclaration rendue publique
Les membres de la Coalition de Djeffa
La Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin), le regroupement politique de l’Opposition au régime Talon, né à Djeffa, le samedi 14 avril 2018, a fait connaître à l’opinion publique une nouvelle déclaration. C’était le vendredi 22 juin 2018, au lendemain de la décision issue de l’audience publique de la Cour constitutionnelle, celle-ci écourtant le mandat du Conseil d'Orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi)) au 30 juin 2018, au lieu du 30 novembre de la même année. Rédigée de pair avec un autre opposant de taille, Candide Azannaï, ce texte accuse le Gouvernement  Talon de contribuer à faire naître une certaine tension, de même, entre autres, qu’elle brandit six exigences assorties de trois observations fondamentales sur ce que devrait être le fonctionnement de la Lépi.

Marcel Kpogodo  




Intégralité de la Déclaration de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)


D’après le code électoral, l’apurement, la correction, la mise à jour et l’actualisation de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) issue du Recensement Electoral National Approfondi (RENA) se fait chaque année du 1 octobre au 31 décembre. Si la loi a prévu la mise en place du COS-LEPI le 1er juillet de l’année en cours, il est regrettable de constater que le COS-LEPI Yahouédéhou n’a pas été installé dans les délais règlementaires, en raison des manœuvres politiciennes dilatoires du Gouvernement et de ses députés du BMP, et ce, malgré les nombreuses injonctions de la Cour Holo. Finalement installé, la Cour Constitutionnelle par décision DCC 18-118 du 22 mai 2018 a fixé la fin de la mission du COS-LEPI au 30 novembre 2018. Mais sans surprise, l’avocat personnel du président de la République, une fois à la tête de la Haute juridiction, après les nombreux dégâts causés au ministère de la justice avec notamment l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire contre les opposants, décide de démolir complètement la démocratie et l’Etat de droit.
A l’issue d’une audience publique anticonstitutionnelle tenue ce jeudi 21 juin 2018, la Cour Djogbénou a décidé de remettre en cause la décision DCC 18-118 du 22 mai 2018, fixant désormais la fin des travaux du COS-LEPI au 30 juin 2018.
Dans l’après-midi de ce vendredi 22 juin 2018, le bureau du COS-LEPI a été reçu par l’avocat et ami intime du chef de l’Etat, Joseph Djogbénou. « Effectivement, on a abordé le sujet avec le président Djogbénou. Vous savez, la Cour constitutionnelle est une Institution, le COS-LEPI est aussi une institution. Les hommes passent. Même sans l’équipe qui est là, le COS-LEPI va travailler. Nous, jusqu’au 30 juin, nous allons travailler de façon propre de manière à laisser à l’Institution le fruit du travail accompli pendant notre présence ». Ainsi s’est exprimé le président du COS-LEPI, Janvier Yahouédéhou, à l’issue de l’audience.
Quand on sait que le député Janvier Yahouédéhou est l’un des partisans du chef de l’Etat, on ne peut que conclure à une complicité dangereuse entre le président du COS-LEPI et le président de la Cour constitutionnelle pour tuer et enterrer la démocratie béninoise.
Dans sa décision DCC 17-262 du 12 décembre 2017, la Haute juridiction avait déclaré que : « les décisions de la Cour constitutionnelle sont revêtues de l’autorité de la chose jugée ; que de jurisprudence constante de la Cour, cette autorité de la chose jugée impose à l’Administration une double obligation, à savoir, d’une part, l’obligation de prendre toutes les mesures pour exécuter la décision juridictionnelle, d’autre part, l’obligation de ne rien faire qui soit en contradiction avec ladite décision » . En remettant en cause la décision DCC 18-118 du 22 mai 2018, la Cour Djogbénou a violé le principe du respect de l’autorité de la chose jugée. Elle a bafoué la notion de l’autorité de la chose jugée dévolue à toutes les décisions constitutionnelles. C’est un crime. Cette remise en cause, mortelle pour le Bénin et sa démocratie déjà en agonie, fait dérailler le processus électoral et met en péril la paix sociale et la stabilité politique de notre pays.
– Considérant que la LEPI a une validité de 10 ans et n’arrivera à expiration qu’en 2021 ;
– Considérant que « les données nominatives, personnelles et biométriques à produire au terme des opérations du recensement à vocation d’identification dont la Commission nationale de supervision assure le suivi et la mise en œuvre ne peuvent servir que pour l’établissement de la liste électorale permanente informatisée de 2021 ; {…} elles ne peuvent donc servir pour l’actualisation de la liste électorale permanente informatisée existante » ;
– Considérant qu’aucune élection ne peut être organisée au Bénin jusqu’en 2021 en dehors de la LEPI issue du RENA ;
– Considérant la remise en cause de la décision DCC 18-118 du 22 mai2018 ;
– Considérant la nécessité d’apurer, de corriger, de mettre à jour et d’actualiser la liste électorale issue du RENA pour des élections libres, transparentes, crédibles, sans violence ni intimidation ;
– Considérant que le travail d’apurement, de correction, de mise à jour et d’actualisation du fichier électoral est du ressort du COS-LEPI ;
– Considérant que les agissements de l’avocat personnel du chef de l’Etat marquent inéluctablement le début de la remise en cause de toutes les décisions prises par la Cour Holo contre le Gouvernement auquel il avait appartenu, lui-même alors ministre de la justice ayant été condamné à plusieurs reprises pour violation de la Constitution ;
– Considérant la modification du Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle en violation de la Constitution du 11 décembre 1990 et le revirement opéré sur le contrôle de constitutionnalité des lois ;
– Considérant que les dernières décisions de la Cour Djogbénou confirment les appréhensions du peuple béninois depuis la désignation des membres de la nouvelle Cour constitutionnelle ; 
– Considérant l’urgence de mettre un terme à l’insécurité juridique érigée en système de gouvernance pour éviter de plonger le Bénin dans le chaos ;
La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (CDD-Bénin) dénonce un précédent extrêmement grave et une provocation politique de plus du pouvoir de Patrice Talon visant à distraire le peuple, afin de remplacer la LEPI issue du RENA par le RAVIP de la fraude de SAFRAN.
La CDD-Bénin exige l’apurement, la correction, la mise à jour et l’actualisation de la LEPI issue du RENA par le COS-LEPI, l’évaluation et l’audit indépendant de la liste électorale.
Dans le cadre de l’évaluation de la LEPI, les critères de transparence, de couverture et d’actualité, qui permettent de cerner l’état palpable du fichier électoral, doivent servir de base d’analyse, afin de :
– identifier les forces et les faiblesses des trois principales phases du processus d’élaboration de la LEPI;
– proposer des mesures correctives immédiates dans la perspective de la tenue des prochaines élections, ainsi que des mesures à moyen terme;
– recommander les actions à mettre en œuvre pour consolider et pérenniser les acquis du processus jusqu’en 2021.

Il importe que les résultats de l’évaluation participent à la consolidation de la paix et de la stabilité démocratique du Bénin.
La CDD-Bénin dénonce l’attitude autoritaire du président de la Cour constitutionnelle, le rend responsable des déconvenues qui résulteraient de l’impasse politique du fait de ses décisions partiales et incongrues et le met engarde contre les conséquences de sa soumission aveugle au système mafieux de la ruse et de la rage.
La CDD-Bénin prend à témoin toute la nation béninoise et la communauté internationale sur les jeux politiciens du Gouvernement, de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale, les manœuvres de fraudes électorales et les tentatives d’empêcher les opposants de participer à la compétition électorale qui les préoccupent, au détriment du bien-être et des aspirations profondes du peuple meurtri, affamé, abusé, humilié, méprisé et abandonné par le pouvoir de Patrice Talon.
Enfin, la CDD-Bénin appelle le peuple béninois à la vigilance et à la grande mobilisation, en vue de vaincre les oppresseurs et pourfendeurs de la démocratie et de l’Etat de droit.

Vive la démocratie !
Vive l’Etat de droit !
Vive le Bénin !
BENINOIS DEBOUT !

Fait à Cotonou, le vendredi 22 juin 2018

La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)

mardi 17 avril 2018

« […] mes larmes sont le signe d’une honte, d’un regret et d’une alerte … », dixit l’ex-Président Boni Yayi

Dans le cadre d’une publication sur sa page Facebook


Au lendemain des assises effectuées à Djeffa par les prestigieux membres de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin, le samedi 14 avril 2018, dans la Commune de Sèmè-Kpodji, une instance à l’issue de laquelle une Déclaration historique a vu le jour, et qui a fait voir verser des larmes, à son départ des lieux, par l’ex-Président de la République, le Docteur Boni Yayi, cette personnalité a partagé une déclaration justificative de ce comportement. C’était le dimanche 15 avril 2018, en milieu de matinée, sur sa Page Facebook. Il ressort qu’il n’était nullement question de jouer de la comédie. L’intégralité du propos de l’ex-Chef de l’Etat …

De gauche à droite, Boni Yayi et Nicéphore Soglo, aux assises de Djeffa, du samedi 14 avril 2018



Intégralité de la Déclaration de Boni Yayi sur sa page Facebook   


« LE SENS DE MA PRESENCE A DJEFFA A L’INVITATION DES FORCES VIVES DE LA NATION »

« Notre patrie va mal. Sortons de cette tautologie. Les symptômes s’aggravent mais les racines ne datent pas d’aujourd’hui. Interrogeons notre histoire et notre passé lointains. Notre responsabilité est partagée dans ce qui nous arrive. La surprise est que la rupture promise ne rassure plus le peuple. Le concept est génial mais la pratique sociale a déjà abouti à une crise de confiance en notre sein. Gouvernement - institutions – société civile – jeunes – femmes – travailleurs, peuple, etc.
L’Etat de veille conféré à tout citoyen a déserté le forum. Les acquis de notre Conférence Nationale et de notre constitution ne sont plus garantis. Nous en sommes tous comptables avec le silence de tous face à ce Peuple victime d’un système éducatif défaillant. Sans éducation point de démocratie.
Victime d’une crise de confiance, ce Peuple est dans le sous-sol d’une misère sans précédent avec le risque d’une aggravation programmée par le rejet répétitif de notre architecture légale et constitutionnelle en matière électorale. L’Appel de Djeffa est fondamental : le respect des décisions de la Haute juridiction constitutionnelle : la mise en place de la LEPI et du COS-LEPI pour des élections transparentes, équitables, pacifiques et consensuelles. Autrement plus d’Etat de droit et de Démocratie.
Mes gouttes de larmes, vraiment non préméditées et loin d’une comédie, état l’âme d’un ancien Président qui s’accuse aussi, à côté de mon ainé Nicéphore Dieudonné SOGLO dans la plus haute fonction au sommet de notre Etat, du Frère Melchior Albert TEVOEDJRE, de notre hôte Sébastien AJAVON, Président NATA et autres personnalités que je salue, je dis bien mes larmes sont le signe d’une honte, d’un regret et d’une alerte face au drame qui nous guette sans le consensus du processus électoral en cours.
Ces pleurs partagent en même temps les souffrances de ce peuple et de cette jeunesse.
Où va ma patrie que j’aime si tant ? Assurément je n’ai pas le monopole du Cœur. Au terme de mon mandat constitutionnel au sommet de l’Etat, je m’attendais naturellement à plus de consensus, valeur constitutionnelle dans la gestion des affaires de notre cité commune, car à aucun moment je n’ai cru que tout était parfait sous moi. C’est évident et la Palice en dirait autant. Faire mieux que mon administration, c’est le sens de toute alternance démocratique. Autrement, cette alternance serait piégée.
Sortons vite ensemble de ce guêpier et de ce piège dans l’unité nationale et sans considération d’âge ni de sexe et allons à une république exemplaire qui facilite la mise en place d’un Etat fort et d’une Autorité respectueuse.
L’Appel de Djeffa a vécu et est devenu historique avec l’ultimatum lancé à tous pour le respect de notre Loi Fondamentale, notre Vouloir Vivre Ensemble, notre attachement à ce consensus à valeur constitutionnelle pour éviter le drame des processus électoraux mal préparés qui malheureusement nous menacent en ce moment.
Les réformes structurelles comme institutionnelles pour une véritable transformation radicale de notre pays, source d’une croissance inclusive dans l’intérêt de tous, notamment de cette jeunesse sans emplois sont possibles. Elles exigent cependant la cohésion et l’adhésion négociée de tous. Pour convaincre, ces réformes doivent éviter les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat. Oui c’est possible. Soyons ensemble et unis autour de l’idéal de paix et de développement durable et partagé de notre pays.
En ma qualité d’Homme d’Etat et Homme politique, je défendrai toujours cet idéal à l’instar du combat des grands hommes d’Etat de ce monde, soucieux de leur leadership pour changer leur pays et notre planète. Le Président OBAMA est en pleine tournée dans son pays pour sensibiliser les américains sur les nombreux défis à relever par son pays comme une nation unie décidée à préserver sa place de première Puissance Mondiale. C’est mon rêve pour mon pays le Benin et je le partagerai sur toute l’étendue du territoire national et dans le monde. C’est mon Droit et mon Devoir.

Que Dieu vous bénisse tous et bénisse la jeunesse de mon Pays ».

Dr Thomas boni YAYI
Ancien Président du Bénin

Les 9 péchés capitaux du régime Talon après deux ans de pouvoir


Dans le cadre de la Déclaration de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin


Se sont réunis à Djeffa, dans la matinée du samedi 14 avril 2018, de grosses pointures politiques parmi lesquelles les anciens Présidents de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo et Boni Yayi, le Président de l’Union sociale libérale (Usl), Sébastien Ajavon, l’ancien Médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè, les membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) et de bien d’autres formations politiques. Ces personnalités se sont réunies sous le sceau de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin. A l’issue des assises, une Déclaration a été rendue publique, pointant du doigt neuf grosses plaies caractérisant le régime de la Rupture après deux ans de pouvoir et les assortissant de trois recommandations essentielles, adressées au Chef de l’Etat, patrice Talon. Intégralité de la Déclaration …   

De gauche à droite, Sébastien Ajavon, Boni Yayi, Nicéphore Soglo, Albert Tévoèdjrè


Intégralité de la Déclaration de la Coalition Pour la Défense de la Démocratie au Bénin



Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes de l’Intérieur et de la Diaspora !

Notre pays, le Bénin, va mal !
En effet, le Bénin, notre pays est plongé dans une grave crise aux dimensions multiples, politique, économique, sociale et culturelle.
La cause de cette situation, vous vous en doutez tous, est la gouvernance du pouvoir depuis deux ans.  Cette gouvernance est caractérisée par :
1 / De graves conflits d’intérêts au sommet de l’Etat  avec une véritable Offre Publique d’Achat sur le Bénin et sur toutes ses ressources au profit exclusif du Chef de l’Etat et de son clan. 
2 / Une opacité totale de la gestion des affaires du pays 
3 / Des privatisations sauvages (sous divers noms) des secteurs vitaux de l’économie nationale et la dernière en date est celle du Port Autonome  de Cotonou livré à un Groupe étranger dans des conditions totalement inconnues du peuple.
4 / Des licenciements massifs des travailleurs des secteurs structurés ainsi que des destructions des moyens et conditions d’existence des petites gens et des couches populaires complètement fragilisées et affamées.
5 / Les destitutions systématiques des Maires soupçonnés d’opposition au  pouvoir dit de la Rupture.
6 / Le mépris du peuple et le refus du dialogue franc avec les travailleurs et autres Autorités morales de ce pays.
7 / Des attaques frontales aux libertés fondamentales, acquises de haute lutte par le Peuple et consacrées par notre Constitution, qu’il s’agisse des libertés d’association, de presse, de manifestation et d’opinion.
8 / Une véritable chasse à l’homme est ouverte, sous le couvert de la lutte contre la corruption, contre les opposants à la politique actuelle, qu’il s’agisse des hommes d’affaires, des élus locaux, des syndicalistes de proue et des femmes de marchés.

9 / Une attaque frontale contre la Justice dont on veut remettre en cause l’indépendance, une justice qui a tenu bon et permis aux exilés de retrouver la terre de leurs ancêtres dans un passé récent.

La conséquence de cette gouvernance catastrophique, c’est que notre pays est paralysé depuis bientôt trois mois,  et les rswouages principaux du fonctionnement de l’Etat sont bloqués : les établissements scolaires et les universités sont fermés. Les élèves et étudiants sont dans les rues et ne savent plus à quel saint se vouer. Les hôpitaux sont fermés et la population est privée du droit élémentaire aux soins de santé. Les tribunaux sont, eux aussi, fermés avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur la vie quotidienne des paisibles citoyens. Beaucoup d’autres administrations participent également à ce mouvement général sans être formellement en grève. Le dialogue avec les partenaires sociaux est dans l’impasse: tout le peuple est en rébellion contre la politique actuelle.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes !

La Constitution qui est le Contrat social qui lie tous les citoyens de ce pays, est attaquée de front par celui-là même chargé par serment, de la Garantir et de la Protéger. Par ses déclarations et actes quotidiens, le Président de la République affirme s’opposer aux Décisions de la Cour Constitutionnelle, la plus haute Juridiction constitutionnelle de notre pays et véritable clé de voûte de notre Constitution qu’il se refuse systématiquement à exécuter.

Le dernier cas en date est la non application jusqu’à ce jour, en complicité avec le Président de l’Assemblée nationale, de la décision DCC 17-262 faisant injonction au Parlement de désigner ses représentants au COS-LEPI au plus tard le 21 décembre 2017 et d’installer le COS-LEPI au plus tard le 29 décembre 2017.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes 

La plupart des pays en guerre en Afrique sont ceux qui gèrent mal entre autres les conflits post-électoraux lesquels conflits naissent pour l’essentiel de la mauvaise gestion des listes électorales. Le refus par le Gouvernement du Président Patrice TALON en complicité avec l’Assemblée Nationale d’installer le COS-LEPI en vue de l’apurement de la liste électorale permanente informatisée (LEPI), est une porte ouverte à cette dangereuse perspective.
Aucun patriote démocrate ne peut accepter cette posture. La Cour constitutionnelle a rappelé dans sa décision que la LEPI a une validité de dix ans et court de 2011 à 2021. Nous devons donc tous nous mobiliser pour qu’elle soit actualisée pour éviter des crises postélectorales.
Le Gouvernement a l’obligation de garantir un processus électoral transparent, équitable, consensuel car dans notre pays, le consensus a une valeur constitutionnelle ainsi que l’a souvent rappelé la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle. Pour ce faire donc, il urge d’installer sans délai le COS-LEPI conformément à la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, et la décision DCC 17-262 de la Cour Constitutionnelle.

Béninoises, Béninois !
Chers Compatriotes 

- Nous, Forces Vives et Patriotiques de la Nation, sous le haut parrainage de leurs Excellences, les Anciens Présidents de la République, Nicéphore Dieudonné SOGLO et Thomas Boni YAYI,
- de Sébastien AJAVON, Président d’honneur de l’USL,
- Pr Albert TEVOEDJRE, Médiateur émérite de la République,
- Pr Philippe NOUDJENOUME, 1er Secrétaire du Parti Communiste du Bénin,

- de certaines Hautes Personnalités comptables des décisions de l’historique Conférence Nationale des Forces Vives,
- des Députés acteurs du rejet du projet de constitution le 4 avril 2017
-  des Hauts Responsables du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP),
-  des Personnalités des Organisations de la Société Civile
- et avec les soutiens des autorités morales, des forces populaires et républicaines,

réunies ce jour, Samedi 14 Avril à Djeffa dans la commune de Sèmè-Kpodji déclarons solennellement :

1°- Que la Constitution du 11 décembre 1990 est l’expression unique de notre vouloir vivre ensemble.
2°- que le Président de la République est coupable de violations manifestes du serment prêté le 06 avril 2016 en ne respectant pas les décisions de la Cour constitutionnelle ainsi que les lois de la République.
3°- Mettons en garde l’Assemblée Nationale contre toute velléité visant à faire remplacer la LEPI par une liste extraite du RAVIP.

En conséquence nous demandons au Président Patrice Talon de prendre la  mesure des choses et de :
1°- faire installer, sans délai, le COS-LEPI conformément aux décisions de la Cour Constitutionnelle ;
2° faire procéder à un audit préalable de cette LEPI, en vue des élections législatives et présidentielles, constitutionnelles qui sont insusceptibles de report.
2°- Redonner la parole au Peuple en convoquant d’urgence une Assise nationale des Forces Vives de la nation en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays.
3°- En cas de non satisfaction de ces exigences le peuple béninois, Maître unique de sa souveraineté sera invité à prendre ses responsabilités, conformément à l’article 66 de la Constitution.

Nous tenons à saluer ici le Clergé catholique et l’Union Islamique du Bénin ainsi que toutes les Bonnes volontés  pour tous leurs efforts en faveur de la paix.

Que le Dieu de Bêhanzin, Kaba et Bio Guerra bénisse notre pays,
Enfants du Bénin, debout !