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lundi 17 décembre 2018

Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) se prononcent sur l’Affaire ’’Komi Koutché’’


A travers un point de presse tenu à Cotonou

Les membres du Bureau exécutif national des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont animé un point de presse dans la fin d’après-midi du dimanche 16 décembre 2018, au siège de la formation politique, sis quartier de Gbèdjromèdé, à Cotonou. Il était question pour la formation politique d’émettre une réaction suite aux nouvelles de l’arrestation en Espagne d’un des membres du Parti, en la personne de Komi Koutché, ancien Ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation du régime Yayi, poursuivi par la justice béninoise dans une affaire liée à la gestion d'une institution qu’il avait dirigée avant d’être appelé au Gouvernement du Docteur Boni Yayi, d’abord, en tant que Ministre de la Communication : le Fonds national de Microfinance (Fnm). Les échanges avec les journalistes se sont résumés à la lecture d’une Déclaration par l’un des membres du Bureau exécutif national des Fcbe, le Député Nourénou Atchadé entouré, pour la circonstance, de barons du régime défunt, Théophile Yarou, Alassane Tigri et Eugène Azatassou. En substance, l’intervenant a retracé les étapes des poursuites judiciaires contre Komi Koutché, déploré le comportement du Gouvernement, émis quatre éléments de réaction, puis a appelé les membres du Parti à une attitude sereine. Lire l’intégralité de la Déclaration.

Marcel Kpogodo

De gauche à droite, Théophile Yarou, Nourénou Atchadé et Alassane Tigri


Intégralité de la Déclaration des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe)


POINT DE PRESSE DU PARTI FCBE SUR L’INTERPELLATION DE KOMI KOUTCHE

Mesdames et Messieurs de la presse, merci de répondre à nouveau présents à notre invitation.
L’actualité nationale, comme nous le savons tous, porte sur l'interpellation de Mr Komi KOUTCHE, Deuxième Secrétaire Exécutif National Adjoint du Parti FCBE, ancien Ministre d'État chargé de l'Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation dans l’acharnement contre les différents responsables de l’opposition au pouvoir de Patrice TALON.
De quoi s’agit-il au juste ?
Suite à un audit commandité par le gouvernement sur la gestion du Fonds National de Microfinance allant de 2013 à 2016, période au cours de laquelle le camarade KOUTCHE n’y était plus Directeur Général, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Première Classe de Cotonou avait décerné un mandat d’arrêt à son encontre. A la suite de ce mandat, l’intéressé s’est présenté de lui-même au juge d’instruction du premier cabinet le 06 avril 2018. Après audition, ce dernier n’ayant pas trouvé de charges suffisantes contre lui, a pris une ordonnance d’annulation du mandat décerné précédemment. Le procureur, n’étant certainement pas du même avis que le juge, a interjeté appel. Vous pouvez imaginer les ennuis que le juge d’instruction en question a connus, suite à sa décision.
Le gouvernement TALON n’ayant pas eu gain de cause dans son désir d’abattre un adversaire politique de taille, s’est empressé de monter de toutes pièces une affaire de vol de plus de huit cent millions (800 000 000) de nos francs au domicile de l’intéressé à Gouka (ce qui, en soi, n’est pas vrai, puisque Komi KOUTCHE n’a pas de maison à Gouka mais plutôt à Atokolibé – commune de Bantè, et le vrai montant objet du vol était de quatre-vingt quinze millions -  95.000.000, frais de campagne des coordinations FCBE du département des Collines). Ce dossier avait été connu et vidé par le Tribunal de Savalou. La demande d’autorisation de poursuite ayant échoué à l’Assemblée Nationale, le gouvernement a fait enrôler le dossier FNM par la CRIET. Une convocation de comparution a été adressée au camarade pour le 18 décembre 2018. Alors que la date de la convocation n’est pas encore échue, nous avons appris, comme tout le monde, l’interpellation dans la nuit de vendredi à samedi, de notre Deuxième Secrétaire Exécutif National Adjoint, Komi KOUTCHE par la police espagnole des airs et des frontières à Madrid.
Face à une telle situation le parti FCBE :
- dénonce le caractère arbitraire et frauduleux d'un supposé mandat d'arrêt international délivré par le Bénin et curieusement inconnu des avocats de l'intéressé ;
- condamne l'injustice répétitive dont sont victimes les dirigeants du parti FCBE, tendant à les priver de leurs droits civiques et politiques ;
- exige la libération immédiate et, sans conditions, du camarade Komi KOUTCHE et le respect de ses droits ;
- réaffirme son soutien indéfectible au camarade Komi KOUTCHE et le rassure de sa détermination à l'accompagner dans cette nouvelle épreuve qu'il traverse.
En tout état de cause, le gouvernement de Patrice Talon sera tenu responsable des déconvenues qui découleraient du non respect des droits de notre camarade ainsi que de toute atteinte à son intégrité physique et morale.
Le parti FCBE invite ses militants et sympathisants au calme et à la sérénité et les rassure qu'ils seront tenus informer de l'évolution du dossier au fur et à mesure.
Halte à la dictature et à la violation des droits de l'homme au Bénin !
Vive le Parti FCBE !
Vive le Bénin !

Fait à Cotonou, le 16 décembre 2018

samedi 8 décembre 2018

« […] l’unité et […] la cohésion » pour un « vrai dégagisme au Parlement en 2019», ce que propose le Pujo à l’Opposition

Dans le cadre d’un point de presse tenu à Cotonou

Les membres du Pôle unifié des Jeunes de l’opposition (Pujo) a tenu un point de presse le vendredi 7 décembre 2018 à la Bourse du Travail, à Cotonou. Dans la déclaration lue par le Porte-parole de la Structure, Constantin Amoussou, ils ont appelé à la fusion des énergies de l’Opposition face au prochain enjeu des élections législatives de 2019. Intégralité de la Déclaration rendue publique …


De gauche à droite, Cécil Adjévi, Constantin Amoussou et, notamment, Franck Kpassassi, du Pujo, au cours du point de presse


Intégralité de la Déclaration du Pôle unifié des Jeunes de l’opposition (Pujo)


PÔLE UNIFIE DES JEUNES DE L’OPPOSITION (PUJO)


POINT DE PRESSE POUR L’UNITE DE L’OPPOSITION BENINOISE



Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers camarades,

La situation actuelle du Bénin, avec l’adoption de lois scélérates et liberticides dont le code électoral, la charte des partis politiques et la loi sur le renseignement, apparaît extrêmement préoccupante. Espérer sortir de cette autocratie qui s’est installée depuis le 6 avril 2016 à la tête de notre pays, oblige toutes les forces politiques de l’opposition à suivre une seule alternative : celle de l’unité et de la cohésion, afin de permettre aux citoyens d’être informés sur la politique conduite par le gouvernement dit de la « Rupture », tout en leur proposant une solution crédible sur la base d’un programme réaliste et réalisable.

D'autres membres ...
Le Bureau Exécutif National du PUJO félicite toutes les formations politiques qui ont clairement et publiquement clarifié leur position sur la question et réaffirme son soutien indéfectible à toutes les initiatives visant à unir les forces politiques de l’opposition pour opérer un vrai dégagisme au Parlement, en 2019, et en appelle solennellement à l’unité de l’opposition pour préserver les acquis sociaux et démocratiques. Le Bureau Exécutif National du PUJO prend acte de l’engagement du parti FCBE, de l’USL, du PCB, du PLP, de la RB, du PSD, du MADEP, du PR et alliés à travailler pour l’unité de l’opposition et les encourage à poursuivre sereinement les consultations en cours, en vue de donner une suite favorable à la volonté du peuple béninois, celle de les voir ensemble pour sauver la patrie en danger.

... du Pujo, au point de presse
En tout état de cause, le Bureau Exécutif National du PUJO met en garde tous ceux et celles qui, au sein de l’opposition, oseraient trahir le peuple béninois, en torpillant les initiatives en cours et, dans la même dynamique, appelle à la prise en compte des aspirations profondes des différentes composantes de la société, notamment, les couches marginalisées (la jeunesse, les femmes, les handicapés, etc.). 

Photo de famille des membres du Pujo, après l'échange avec les professionnels des médias
Le Bureau Exécutif National du PUJO exhorte tous ses militants et tous les jeunes en lutte, dans les soixante-dix-sept (77) communes et municipalités du Bénin, à œuvrer pour l’unité de l’opposition, la sauvegarde des acquis de la conférence nationale, le retrait des lois scélérates et liberticides et la victoire écrasante au scrutin législatif.

Fait à Cotonou, le 7 décembre 2018.

Le Bureau Exécutif National du PUJO






D’autres déclarations antérieures du Pujo



PÔLE UNIFIÉ DES JEUNES DE L'OPPOSITION (PUJO)


COMMUNIQUE DE PRESSE DU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL


Dans la nuit du 23 au 24 novembre 2018, le Bureau Exécutif National du Pôle Unifié des Jeunes de l'Opposition (PUJO) a appris, avec consternation et colère, l'agression barbare dont a été victime, à Abomey-Calavi, le Secrétaire à l'Economie Numérique du Parti FCBE, le camarade FATON De-Laure.

De nos recoupements, il ressort que le camarade, très actif dans les médias et sur le terrain, contre la gouvernance actuelle du pays, a été sévèrement charcuté : le bras gauche cassé, des blessures graves au bras droit, au pied et aux fesses, sa moto emportée.

Informé de cette situation inacceptable, le Bureau Exécutif National du PUJO a immédiatement constitué une forte délégation pour aller à son chevet, afin de lui exprimer le soutien et l'affection de toute la jeunesse béninoise en lutte.

Tout en condamnant cette attaque violente, ciblée, perpétrée par des individus non encore identifiés, le Bureau Exécutif National du PUJO exprime toute sa solidarité au camarade De-Laure FATON ainsi qu'à sa famille et à ses proches et, l'exhorte à encore plus de courage et de détermination pour la poursuite sans relâche du combat si noble de défense de notre démocratie chèrement acquise.
A la lumière de cette nouvelle provocation, avec regret, le PUJO constate que ce sont les citoyens qui n'épousent pas les idées du régime en place qui subissent, curieusement et, le plus souvent, les agressions de tous genres d'individus sans foi ni loi.

En tout état de cause, le PUJO rappelle au Gouvernement, qu'il est de son devoir Républicain d'assurer la sécurité des personnes et des biens, et ce, en dépit de leur bord politique.

Enfin, le Bureau Exécutif National du PUJO espère que le Gouvernement mettra tout en œuvre pour mettre hors d'état de nuire ces individus en mal avec la société, aux fins de prouver que cette barbarie perpétrée sur le camarade FATON De-Laure et d'autres membres du PUJO n'est pas la résultante d'une commande politique, à l'effet de liquider les opposants gênants et que, toutes les dispositions seront dorénavant prises pour assurer la quiétude de tous nos concitoyens.

Fait à Cotonou, le 26 novembre 2018

LE BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU PUJO





AUDIENCE DU PÔLE UNIFIÉ DES JEUNES DE L'OPPOSITION (PUJO) AVEC LE BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU PARTI FCBE


Ce mercredi 28 novembre 2018, le Bureau Exécutif National du Pôle Unifié des Jeunes de l'Opposition Béninoise (PUJO) a longuement échangé avec le Bureau Politique du Parti Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), à Cotonou.

Quatre points étaient au coeur des échanges, fructueux :
1- Présentation des vingt-cinq (25) membres du Bureau Exécutif National du PUJO ;
2- Bilan des activités ;
3- Purges au sein de la jeunesse en lutte avec des Jeunes qui sont persécutés, agressés, emprisonnés ou forcés à exil ;
4- Attentes du PUJO face à la situation sociopolitique nationale.

Ces quatre (04) points ont été débattus dans une ambiance bon enfant.
Le Premier Secrétaire Exécutif National Adjoint du Parti FCBE, le ministre d'État Théophile Yarou, au nom de son Parti, a félicité le PUJO pour son courage et la qualité de son leadership.
Il a salué le travail efficace qu'il fait dans le cadre de la défense de la démocratie et de l'État de droit au Bénin.
Il n'a pas manqué de prodiguer de sages conseils à la jeunesse en lutte pour qu'elle continue de bien jouer le rôle qui est le sien dans l'avènement d'un Bénin Uni, Libre, Juste, Solidaire et Prospère.
La délégation du PUJO a été conduite par son Secrétaire Général, Franck KPASSASSI.
Le PUJO a invité toutes les Forces politiques de l'Opposition à rester unies, cohérentes, à l'écoute du peuple souffrant et déterminées plus que jamais en vue de sortir le Bénin de sa situation actuelle.


La Cellule de Communication du PUJO






PÔLE UNIFIE DES JEUNES DE L’OPPOSITION (PUJO)


COMMUNIQUE DE PRESSE


POINT DE L’AUDIENCE AVEC L’AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE PRES LE BENIN



L’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérale d’Allemagne près le Bénin, Son Excellence Monsieur Achim Tröster, a reçu en audience, ce lundi 3 décembre 2018, à 10 heures, une délégation du Bureau Exécutif National du Pôle Unifié des Jeunes de l’Opposition (PUJO).

La délégation du PUJO a été conduite par Stanislas Houngbédji et Dônklam Abalo, respectivement, 1er Secrétaire à la formation politique et au militantisme et Conseiller politique.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de visites que le Bureau Exécutif National du PUJO a décidé d’entreprendre auprès des organisations sociopolitiques, des institutions internationales et des chancelleries sur la dégradation très avancée de la situation socioéconomique et politique nationale.

Les échanges avec l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne près le Bénin ont porté, notamment, sur la violation récursive des Droits de l’Homme au Bénin, la destruction des acquis sociaux et démocratiques et la gouvernance électorale opaque.

Les questions de gouvernance, la situation de plus en plus précaire de la jeunesse avec la hausse vertigineuse du chômage et la destruction des emplois et les défis à relever dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations ont également été débattues.

Ce fut près de trois heures (03) d’échanges fructueux :

1-) violation récurrente des Droits de l’Homme au Bénin : point des détenus politiques dans les différentes prisons du Bénin et situation des exilés politiques dans les quatre coins du monde, notamment, en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis d’Amérique.

2-) démolition à vive allure de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin : vassalisation de toutes les institutions de la République, notamment, l’Assemblée nationale, la justice, la Cour constitutionnelle et la Haac, instrumentalisation de la justice contre les opposants gênants et rétrécissement de l’espace démocratique marqué par la mise en place de mesures dangereuses constituant une menace pour les libertés individuelles, la vie privée, le droit à la sécurité personnelle, les libertés de réunions pacifiques et d'association, ainsi que d'expression, de pratique religieuse ou de conviction, mise en place d’un Etat policier et totalitaire visant à semer la peur dans le pays.

3-) gouvernance électorale : des réformes électorales taillées sur mesure pour « soumettre les grands électeurs » et « empêcher la compétition électorale ». Il s’agit, notamment, du Code électoral et de la Charte des partis politiques qui excluent d’office les jeunes des compétitions électorales et légalisent la corruption électorale, sans oublier l’actualisation opaque de la liste électorale et la violation de la loi électorale, en ce qui concerne l’audit indépendant du fichier électoral national.

La délégation du PUJO a félicité l’Ambassadeur pour sa disponibilité et son écoute active et a plaidé pour :
- la libération des prisonniers politiques

- le retour des exilés politiques

- l’arrêt des purges sauvages, aveugles et maladives au sein de l’opposition

- l’arrêt des intimidations, traques, agressions, arrestations et emprisonnements des opposants, notamment, des jeunes pour leurs opinions politiques sur les réseaux sociaux et dans les médias

- la levée des mesures de suspension contre les organes de presse indépendants dont « La Nouvelle Tribune »

- l’arrêt du piratage d’Etat de la radio « Soleil Fm »

- le retrait du Code électoral et de la Charte des partis politiques

- la transparence dans l’actualisation en cours de la LEPI

- l’audit international indépendant de la LEPI

- des élections législatives inclusives, transparentes, crédibles et pacifiques

- la sécurisation des résultats des élections législatives 2019


Le PUJO a exprimé sa totale satisfaction pour la qualité et la profondeur des échanges et a renouvelé sa disponibilité et celle de tous ses militants à œuvrer, sans relâche, pour la sauvegarde des acquis démocratiques, quel qu’en soit le prix à payer, afin d’éviter les conflits post-électoraux.

La délégation du PUJO a saisi cette occasion pour présenter au diplomate allemand, qui a salué sa démarche républicaine et citoyenne, la composition de son Bureau Exécutif National présidé par le Coordonnateur national Léonce HOUNGBADJI, les objectifs poursuivis par l’Organisation et les activités déjà menées.

Après cette rencontre historique, une autre délégation du PUJO a longuement échangé avec d’autres ambassadeurs étrangers accrédités au Bénin. Conduite par le Secrétaire Général, Franck KPASSASSI, cette deuxième délégation était composée de :

1- Stanislas HOUNGBEDJI
2- Dônklam ABALO
3- Constantin AMOUSSOU
4- Karel LAWSON
5- Jihane SAKA SALEY
6- Moïse MONTCHO
7- Cyrille TOHOUENOU
8- Yessifou IGOU
9- Bénilde AKAMBI

Fait à Cotonou, le 3 décembre 2018

Le Service de Communication du PUJO

mardi 23 octobre 2018

Le Fsp et les Fcbe s’insurgent contre la condamnation de Sébastien Ajavon


Par deux communiqués parvenus à notre Rédaction

En une journée d’écart, les partis politiques que sont le Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) et les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont réagi publiquement face à la condamnation par la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) de l’homme d’affaires, Sébastien Ajavon, le jeudi 18 octobre 2018, à 20 ans d’emprisonnement ferme et au paiement à l’Etat béninois d’une amende de cinq millions de Francs Cfa, dans l’affaire des 18 kilogrammes de cocaïne, découverts dans l’un des conteneurs appartenant à l’une des entreprises que dirigeait le Président du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin). La sortie de ces formations politiques s’est manifestée à travers la publication respective de deux communiqués les 19 et 20 octobre 2018. Intégralité des deux textes …

Marcel Kpogodo


Sébastien Ajavon

 
Intégralité du Communiqué du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp)



COMMUNIQUE
A PROPOS DE LA CONDAMNATION DE SEBASTIEN AJAVON ET SES CO-ACCUSES PAR LA CRIET.

            Le verdict du honteux et arbitraire procès contre Sébastien AJAVON dans l’affaire dite des "18 kgs de cocaïne" est tombé hier 18 octobre en fin de soirée. Sans surprise et dans une accointance totale, le procureur spécial, Ulrich TOGBONON et le président Edouard GANGNI de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET), ont prononcé la peine maximale : 20 ans de prison ferme, 5 millions d’amende et un mandat d’arrêt international contre Sébastien AJAVON et ses trois co-accusés Nestor AJAVON, Barnabé ELOUA et Christian TOLODJI.
            Oui, sans surprise, mais dans la consternation et la souffrance renouvelées et aggravées des citoyens et pour la honte de notre pays.
Après avoir opéré avec des tribunaux ordinaires de première instance pour condamner tous azimuts des opposants politiques tels Laurent METONGNON et consorts, le pouvoir s’est donné une Cour d’exception sans recours, la fameuse CRIET dont l’objet est clair : un tribunal d’Inquisition. Ainsi, le procès de la CRIET contre AJAVON est une manifestation et un épisode sinistres du déni de justice en œuvre et en cours au Bénin depuis l’arrivée au pouvoir du Président TALON. Juger une affaire déjà jugée, priver les avocats de la défense du droit à la plaidoirie, tels sont quelques-uns des exploits que la Justice sous le "Bénin révélé" révèle au monde tout entier.
Chaque jour, le peuple se voit confirmer la nature du pouvoir au Bénin depuis avril 2016 : une dictature autocratique ayant soumis et vassalisé toutes les institutions de la République et  instauré une Justice à ordre contre les opposants et résistants à sa politique.
            Le peuple béninois est replongé dans l’angoisse des années lugubres du PRPB avec des citoyens embastillés ou poussés à l’exil forcé pour leurs opinions et attitudes hostiles à l’autocrate régnant. Ceci est inadmissible.
            C’est pourquoi, le FSP dénonce et condamne la poursuite et le verdict ignoble contre Sébastien AJAVON et ses co-accusés et exige la fin de ces poursuites.
            Le FSP appelle le peuple à redoubler de courage et de détermination dans son organisation et dans ses combats pour obtenir la libération des détenus politiques et le retour de tous les exilés politiques.
            L’histoire et ses propres expériences le confirment pour notre peuple : aucune dictature ne résiste devant un peuple organisé et déterminé.       
                             
LIBERTE POUR SEBASTIEN AJAVON ET SES CO-ACCUSES !
LIBERTE POUR TOUS LES DETENUS ET LES EXILES POLITIQUES !
A BAS L’AUTOCRATIE !
VICTOIRE AU PEUPLE !

            Cotonou, le 19 octobre 2018
                                                                       Le FSP




Intégralité du Communiqué des Fcbe


C’est avec beaucoup de consternation que les militants du parti FCBE ont suivi le jeudi 18 octobre 2018, la parodie de justice mise en œuvre par le Gouvernement de la ruse et de la rage à travers la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), institution aux ordres, qui a conduit honteusement à la condamnation à vingt ans d’emprisonnement ferme et à une amende de montant francs CFA cinq millions (FCFA 5.000.000), du Président d’honneur de l’Union Sociale Libérale (USL) parti politique de l’opposition, Monsieur Sébastien Germain AJAVON, avec à la clé, un mandat d’arrêt international, dans le dossier dit des 18 kg de cocaïne.
C’est l’aboutissement d’une procédure dans laquelle étaient parties, la douane béninoise puis Sébastien Germain AJAVON et ses co-accusés.
La justice, par définition, est un principe philosophique, juridique et moral fondamental en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale, de la vertu ou autres sources normatives de comportements.
Force est de constater qu’au cours de ce procès qui a plongé davantage le Bénin dans le ridicule, les droits de la défense, point cardinal de la procédure pénale, n’ont pas été respectés, alors qu’en matière répressive, ils possèdent une importance particulière. Définis comme l’ensemble des prérogatives qui garantissent au mis en cause, la possibilité d’assurer effectivement la protection de ses intérêts, les droits de la défense constituent un principe à valeur constitutionnelle.
Malheureusement l’objectif visé par cette procédure étant déjà connu avant même qu’elle n’ait démarré, les principes d’équité et d’impartialité ont été ignorés par cette cour d’exception créée aux fins.
Ainsi, après les innombrables violations de notre loi fondamentale depuis le 06 avril 2016, voici le Bénin, à nouveau ”révélé” au monde entier comme un pays de non droit, où les accusés ne bénéficient plus de l’habeas corpus.
Par le présent communiqué, le Bureau Politique du parti FCBE dénonce et condamne avec véhémence :
– cette sentence donnée par une cour régie par une loi scélérate votée en catimini par une poignée de députés du BMP
– cette décision inique qui est une illustration de ce qu’il a toujours décrié depuis l’avènement du pouvoir du nouveau départ.
– cette forfaiture et cet acharnement contre les forces de l’opposition au régime dit de la rupture
– cette décision qui vient confirmer la volonté manifeste d’un régime aux abois, de déstabiliser et de faire disparaître toute opposition dans notre pays.
– cette politique de ruse hostile aux critiques et à la contradiction.
Le parti FCBE ne laissera aucun homme politique, fut-il Président de la République, remettre en cause les acquis issus de l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990.
En conséquence, tout en apportant son soutien au Président AJAVON et au parti USL, le parti FCBE invite tous les Béninois épris de paix et de justice à se mobiliser pour dire :
– NON aux dérives du régime de la rupture
– NON à la caporalisation de la justice
– NON au règlement de compte politique
– NON à la violation des acquis de la Conférence des Forces Vives de la Nation
– NON à la création d’une juridiction d’exception rétrograde, bras opérationnel d’un système en lutte contre son peuple.
Le parti FCBE invite ses militants à se considérer désormais comme au front et prêts à défendre par tous les moyens légaux la démocratie et l’état de droit dans notre pays.
Le parti invite enfin toutes les forces politiques de l’opposition à resserrer leurs rangs pour mettre fin aux dérives totalitaires du régime de la ruse et de la rage.
Ensemble nous pouvons.
Ensemble nous serons plus forts.
Vive la démocratie au Bénin !
À bas la dictature !


Fait à Cotonou le 20 Octobre 2018

LE BUREAU POLITIQUE DU PARTI FCBE

lundi 24 septembre 2018

Le Député Valentin Djènontin-Agossou dénonce la saisine illégale par le Gouvernement de la Criet


Au cours de la conférence de presse initiée par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe)


Les membres du Parti des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont animé une conférence de presse le samedi 22 septembre 2018 au siège de la formation politique à Cotonou. Quatre points liés à l’actualité nationale ont fondé la déclaration liminaire présentée par le Député Nourénou Atchadé et, au cours des échanges avec les journalistes, son collègue, Valentin Djènontin-Agossou, a tenu à attirer l’attention de l’opinion publique sur la saisine par le Ministre de la Justice du Procureur de la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour traduire devant elle quatre anciens ministres du régime défunt, alors que ceux-ci le sont déjà par la Haute cour de Justice, du fait de la demande de l’Assemblée nationale.

De gauche à droite, Valentin Djènontin-Agossou et Nourénou Atchadé, au cours de la conférence de presse
« Selon nos informations, le Gouvernement va faire juger les anciens ministres que vous connaissez bien devant la Criet, alors qu’ils sont traduits devant la Haute cour de Justice ! Nous voyons donc que la Criet a été créée pour persécuter les opposants … ». En substance, la déclaration du Député Valentin Djènontin-Agossou, qu’il a tenue dans la fin de la matinée du samedi 22 septembre 2018, au cours de la conférence de presse, animée à leur siège du quartier de Gbèdjromèdé, à Cotonou, par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Le parlementaire intervenait ainsi à la phase de l’évocation de leurs questions par les journalistes présents à la manifestation politique, après que son homologue, le Député Nourénou Atchadé, avait fait connaître l’analyse menée par le Parti de quatre faits de l’actualité politique nationale. Valentin Djènontin-Agossou promettait aux professionnels des médias de revenir pkus tard leur confirmer l’information basée sur des soupçons.
Et est venue donner raison à l’Honorable une correspondance, interceptée par la Rédaction du Journal ’’Le Mutateur’’, sous le numéro 977/MJL/SP-C du vendredi 21 septembre 2018, par laquelle Bignon Adjibomey, Secrétaire général par intérim du Ministère de la Justice et de la législation, transmettait au Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), notamment, les décisions de poursuite des anciens Ministres Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Simplice Dossou Codjo, Fatoumata Amadou Djibril. Il reste à savoir de quelle manière la Haute cour de Justice et la Criet peuvent juger un même dossier.


Les quatre sujets abordés

Les « nouvelles taxations sur les communications électroniques », « l’acharnement contre d’anciens ministres et cadres Fcbe », « des controverses autour du Code électoral » et le « blocage du Cos/Lépi par le Bmp », les thèmes ayant fondé la déclaration liminaire partagée par Nourénou Atchadé.
Concernant le premier point, après avoir dénoncé le fait pour les autorités béninoises d’ « isoler le Bénin » de la « révolution numérique », le parlementaire les a appelées à ce qui a été fait depuis la fin de semaine écoulée : « l’annulation du Décret présidentiel du 25 juillet 2018 ». En outre, il a demandé que soient réalisées « l’amélioration de la qualité des services et la réduction des coûts des services de communication ».Selon toujours ce Député, en elle-même, la taxe n'est pas illégale, mais comme elle n'a pas été régularisée auprès du Parlement, le Gouvernement aura du mal à justifier sa collecte chez les populations.
Pour ce qui se rapporte au deuxième sujet, le conférencier a émis trois événements justifiant la persécution judiciaire de certaines autorités ayant exercé le pouvoir sous le régime défunt : d’une part, le rejet parlementaire, avec la contribution remarquable des Députés de l’Opposition, appelée « la minorité parlementaire », à deux reprises, de la révision de la Constitution les 4 avril 2017 et 5 juillet 2018, et, d’autre part, le Congrès de mutation des Fcbe en parti politique des 10 et 11 février 2018, ces assises ayant connu la participation de l’ex-Chef d’Etat, Boni Yayi. Puis, après avoir fait l’historique de l’instrumentation de la justice aux fins de la poursuite des anciens ministres concernés et d’avoir dénoncé le fait, l’intervenant s’est intéressé au sort qui est fait par la justice aux autorités de la ville de Nikki, vu la tenue qui s’y est déroulée de la manifestation politique dénommée ’’L’initiative de Nikki’’, avant de conclure : « Le parti FCBE condamne fermement la séquestration de ces deux autorités locales et exige l’annulation immédiate et sans condition des poursuites judiciaires à leur encontre. Le parti FCBE met sérieusement en garde le gouvernement contre toutes les mesures d'intimidation et de pression morale ou physique à l'encontre du Maire et du Chef d’Arrondissement de Nikki. Le parti FCBE suit de très près l’évolution de la situation et rend responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de sa détermination à rétrécir l'espace démocratique et de libertés »
S’agissant du code électoral, Nourénou Atchadé a fustigé l’adoption solitaire par le Gouvernement, grâce à sa majorité parlementaire, de la Chartes des Partis politiques et du Code électoral, concluant : « La démocratie béninoise est agonisante ». Ensuite, il s’est offusqué du changement incessant par la Cour constitutionnelle de la date d’examen de la constitutionnalité de ces deux lois. Pour finir, il a avancé, entre autres : « Le parti FCBE invite en conséquence le Président de la République à renoncer à l’exclusion et au mépris du peuple pour demander une deuxième lecture du code électoral conformément aux dispositions de l'article 57 de la Constitution du 11 décembre 1990, afin de prendre en compte les propositions pertinentes de l'opposition et des organisations de la société civile ».
Quant, enfin, au « blocage du Cos-Lépi » par le Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp) à l’Assemblée nationale, le Député Nourénou Atchadé a fait remarquer la stagnation du processus devant aboutir à « l’actualisation du fichier électoral », indexant une complicité, à cet effet, entre le Gouvernement et le Bloc indiqué, ce qui l’a amené à conclure violemment son propos : « Le parti FCBE exige que l’Assemblée Nationale fournisse, sans délai et conformément à la loi, la liste des membres commissions communales d’actualisation (CCA) au COS/LEPI, afin que celui-ci accomplisse sa mission à bonne date ».

Marcel Kpogodo
   


 Intégralité de la Déclaration liminaire présentée par le Député Nourénou Atchadé 


Mesdames et messieurs les journalistes,

Au nom du Bureau Exécutif National et de toutes les instances dirigeantes de FCBE, je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous remercier d’avoir répondu aussi promptement à l’appel du parti.

La mauvaise gestion caractérisée du pays depuis le 6 Avril 2016 avec pour clef de voûte, le pillage systématique de nos ressources par les ploutocrates au pouvoir, l’accaparement arrogant de tous les leviers de l’économie nationale par le régime dit de la rupture et ses affidés, la remise en cause des fondamentaux et des acquis de notre démocratie, la caporalisation de toutes les institutions de contre-pouvoir, une diplomatie de bric et de broc très peu regardante des règles de courtoisie entre Etats, …justifient cette conférence de presse qui se cristallise autour de 4 principaux points. Il s’agit :
-          des nouvelles taxations sur les communications électroniques ;
-          de l’acharnement contre d’anciens ministres et cadres FCBE ;
-          des controverses autour du code électoral ;
-          du blocage du COS/LEPI par le BMP.

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NOUVELLES TAXATIONS SUR LES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

L’auteur Americano-japonais Francis Foukouyama, fondant sa thèse sur la philosophie de Alexendre kojève, avait établi au début du 19eme siècle, dans son ouvrage « La fin de l’histoire et le dernier Homme » que les mouvements et les activités du dernier homme, l’homo sapiens sapiens, dépendraient de l’évolution de la science et de la technologie.Et aujourd’hui, plus que jamais, le monde actuel est plongé dans l’univers technologique. Malgré cette incontestable réalité, le gouvernement dit de la rupture bat des pieds et des ailes pour isoler le Bénin de cette révolution numérique, qui, personne ne dira le contraire, constitue une grande opportunité pour la jeunesse.
Pendant que d’autres pays cherchent à rendre gratuit l’internet, le Bénin, sous prétexte que les réseaux sociaux sont la cible d’attaques du gouvernement, a surtaxé le coût de la connectivité aux fins de continuer le musellement des populations.
Le parti FCBE exprime son indignation et réclame :
- l’annulation du Décret présidentiel du 25 juillet 2018,
- l’amélioration de la qualité des services et la réduction des coûts des services de communication.
Autrement, le peuple avisera.


ACHARNEMENT CONTRE CERTAINS ANCIENS MINISTRES ET CADRES FCBE

Nul, aujourd’hui, ne peut nier que la dictature est érigée en mode de gouvernance dans notre cher et beau pays, le Benin. En effet, le gouvernement de la rupture, toute honte bue, et incapable de réaliser son programme d’action, n’a d’autres actions que de traquer, d’intimider et de harceler les opposants. Sous le fallacieux prétexte de lutte contre la corruption, une campagne d’intoxication a été méthodiquement lancée contre certains anciens ministres et cadres FCBE. Cette campagne a connu une cristallisation juste après le Congrès des 10 et 11 Février 2018 qui eut pour attraction  majeure, la mémorable sortie politique de notre leader charismatique, le Dr Boni YAYI.
Le second motif qui justifierait l’acharnement contre le parti est, sans conteste, le rôle déterminant joué par ses députés lors des flops successifs qu’a connus la révision de la constitution le 4 Avril 2017 et le 5 Juillet 2018. Le parti FCBE paye donc au prix fort son engagement à préserver les acquis de notre démocratie contre toute tentative de remise en cause de ses fondamentaux.
Ainsi, le massacre a commencé à l’Assemblée Nationale par la mise en accusation du Secrétaire Exécutif National du parti, en la personne de l’honorable Valentin DJENONTIN AGOSSOU, mis en cause dans un dossier concernant la filière coton, bien que n’ayant pas été ministre de l’Agriculture. La surprise de ce dossier est que les présidents des comités ainsi que le ministre de l’agriculture d’alors qui sont au cœur même des campagnes cotonnières, ne sont nullement inquiétés. Vous avez suivi la suite du feuilleton ! Son immunité a été levée en dépit du fait que la commission parlementaire n’a retenu aucune preuve de sa culpabilité.
L’autre victime toute désignée est l’ancien argentier, KOMI KOUTCHE.
Pure comédie. C’est un dossier digne d’un roman policier. En effet, le commun des mortels ne comprend pas et ne s’explique pas la prouesse d’un procureur général près la Cour d’Appel qui inflige contre l’ancien argentier un dossier cousu de fils blancs, un dossier dans lequel on poursuit quelqu’un qui est lui-même venu se plaindre de vol de 95 millions à son domicile. Le ridicule ne tuant pas dans notre pays, on se dépêche de l’accuser pour la perte tantôt de 700 et tantôt de 800 millions de FCFA. Notre amertume est d’autant plus grande de constater que c’est un dossier déjà vidé par le Tribunal de Première Instance de Savalou. C’est donc à juste titre que sa mise en accusation devant la Haute Cour de Justice n’a pas prospéré.
Dans la logique de la campagne de dénigrement contre le parti FCBE, d’autres dossiers également montés de toutes pièces ont été flanqués aux honorables Idrissou BAKO, Simplice CODJO et GARBA Yaya.Les anciens ministres FATOUMA AMADOU DJIBRIL et YAYA ABOUBAKAR sont aussi dans l’œil de cyclone du gouvernement de la rupture.
Nous ne saurions passer sous silence les événements qui ont suivi l’initiative de Nikki. A la suite de cette sortie de la jeunesse, le Maire de Nikki et le Chef d’Arrondissement de la même ville tous élus de FCBE, ont reçu chacun une convocation de la police républicaine et ont été gardés à vue 48 heures durant, dans un commissariat à Cotonou.
Présentés au Procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, ils ont été libérés, placés sous convocation pour se présenter à nouveau le 27 septembre prochain.
Ces récentes actions du gouvernement montrent que ce qui reste de la vie démocratique au Bénin est écrasé. Cette situation inacceptable fait suite à la sortie de l’ «Initiative de Nikki » pour réclamer, entre autres, le rétablissement de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’homme, et la fin de la gouvernance autocratique, népotiste, clanique, affameuse et prédatrice de Patrice Talon.
Le parti FCBE condamne fermement la séquestration de ces deux autorités locales et exige l’annulation immédiate et sans condition des poursuites judiciaires à leur encontre.
Le parti FCBE met sérieusement en garde le gouvernement contre toutes les mesures d'intimidation et de pression morale ou physique à l'encontre du Maire et du Chef d’Arrondissement de Nikki.
Le parti FCBE suit de très près l’évolution de la situation et rend responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de sa détermination à rétrécir l'espace démocratique et de libertés.


CONTROVERSES AUTOUR DU CODE ELECTORAL

Les « réformes » électorales taillées sur mesure ne garantissent pas l’organisation d’élections crédibles et inclusives. L’absence de consensus sur la charte des partis politiques et le code électoral demeurent deux sujets de préoccupation majeure qui montrent à suffisance que la démocratie béninoise est agonisante.
Dans un communiqué en date du 18 septembre 2018, le Secrétaire Général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a annoncé que « par requête en date du 13 septembre 2018, Monsieur le Président de la République a saisi la Cour constitutionnelle aux fins du contrôle de constitutionnalité du code électoral voté par l’Assemblée nationale le 03 septembre 2018 ».
« L’audience spéciale de mise en état préparatoire à l’examen de ladite loi aura lieu le vendredi 21 septembre 2018 », avait-il précisé. « Afin d’attendre d’éventuels recours venant des députés, l’audience de mise en état programmée pour le vendredi 21 septembre 2018, est reportée à une date ultérieure. La nouvelle date vous sera communiqué ultérieurement », rectifie le service de presse de la Cour constitutionnelle, dans un communiqué de presse. Comme si cela ne suffisait pas pour mettre à nu la vassalisation de la haute juridiction et le cafouillage au sommet de l’Etat, le même Secrétaire Général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, dans un autre communiqué en date du 20 septembre 2018, confirme l’information du service de presse au motif d'intégrer les recours des parlementaires avant l'examen : « Pour se donner les moyens d’examiner en une seule audience de mise en état tous les recours éventuels émanant de députés à l’Assemblée nationale qui pourraient s’ajouter à celui du Président de la République, la Cour constitutionnelle a décidé de reporter au vendredi 28 septembre 2018… l’audience de mise en état sur le code électoral… Quant à l’audience plénière d’examen du code, elle est fixée au mardi 02 octobre 2018 ».
De mémoire de Béninois, la Cour Constitutionnelle n’a jamais été demanderesse de recours venant des députés avant de statuer sur une requête ? Pourquoi tant de communiqués contradictoires ? A quel jeu joue le président de la Cour, Joseph Djogbénou, « avocat personnel et ami intime du chef de l’Etat » ?
Le parti FCBE invite en conséquence le Président de la République à renoncer à l’exclusion et au mépris du peuple pour demander une deuxième lecture du code électoral conformément aux dispositions de l'article 57 de la Constitution du 11 décembre 1990, afin de prendre en compte les propositions pertinentes de l'opposition et des organisations de la société civile.
En tout état de cause, le parti FCBE se réserve le droit d’engager, à tout moment et sans préavis, toute action constitutionnelle appropriée.
Ensemble pour la préservation des acquis démocratiques et pour une nouvelle gouvernance électorale inclusive, gage d’élections transparentes, crédibles et paisibles.


BLOCAGE DU COS/LEPI PAR LE BMP

Le parti FCBE constate, avec désolation, que les travaux entrant dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral sont encore à leurs phases préliminaires. Entre autres raisons, on évoque la non désignation des membres des commissions communales d’actualisation (CCA) par les députés du bloc de la majorité parlementaire (BMP). Malgré les relances répétées du président du COS/LEPI, le BMP persiste dans le blocage de l’institution chargée de la mise à jour de liste électorale informatisée. Ce bloc – on s’en souvient comme si c’était hier – avait, à dessein, bloqué la mise sur pied du COS/LEPI 2017, en dépit des injonctions de la Cour Constitutionnelle.
Tout se passe donc comme si le clan TALON et son BMP ne veulent pas organiser les élections législatives à bonne date et sous la bannière de la LEPI que le législateur reconnait Le parti FCBE exige que l’Assemblée Nationale fournisse, sans délai et conformément à la loi, la liste des membres commissions communales d’actualisation (CCA) au COS/LEPI, afin que celui-ci accomplisse sa mission à bonne date.comme la seule liste devant servir pour l’organisation des élections dans notre pays, jusqu’en 2021.

Voilà chers amis journalistes, les quelques éléments que nous avons voulus partager avec vous ce matin.
Vive le parti FCBE !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.