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lundi 24 septembre 2018

Le Député Valentin Djènontin-Agossou dénonce la saisine illégale par le Gouvernement de la Criet


Au cours de la conférence de presse initiée par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe)


Les membres du Parti des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont animé une conférence de presse le samedi 22 septembre 2018 au siège de la formation politique à Cotonou. Quatre points liés à l’actualité nationale ont fondé la déclaration liminaire présentée par le Député Nourénou Atchadé et, au cours des échanges avec les journalistes, son collègue, Valentin Djènontin-Agossou, a tenu à attirer l’attention de l’opinion publique sur la saisine par le Ministre de la Justice du Procureur de la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour traduire devant elle quatre anciens ministres du régime défunt, alors que ceux-ci le sont déjà par la Haute cour de Justice, du fait de la demande de l’Assemblée nationale.

De gauche à droite, Valentin Djènontin-Agossou et Nourénou Atchadé, au cours de la conférence de presse
« Selon nos informations, le Gouvernement va faire juger les anciens ministres que vous connaissez bien devant la Criet, alors qu’ils sont traduits devant la Haute cour de Justice ! Nous voyons donc que la Criet a été créée pour persécuter les opposants … ». En substance, la déclaration du Député Valentin Djènontin-Agossou, qu’il a tenue dans la fin de la matinée du samedi 22 septembre 2018, au cours de la conférence de presse, animée à leur siège du quartier de Gbèdjromèdé, à Cotonou, par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Le parlementaire intervenait ainsi à la phase de l’évocation de leurs questions par les journalistes présents à la manifestation politique, après que son homologue, le Député Nourénou Atchadé, avait fait connaître l’analyse menée par le Parti de quatre faits de l’actualité politique nationale. Valentin Djènontin-Agossou promettait aux professionnels des médias de revenir pkus tard leur confirmer l’information basée sur des soupçons.
Et est venue donner raison à l’Honorable une correspondance, interceptée par la Rédaction du Journal ’’Le Mutateur’’, sous le numéro 977/MJL/SP-C du vendredi 21 septembre 2018, par laquelle Bignon Adjibomey, Secrétaire général par intérim du Ministère de la Justice et de la législation, transmettait au Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), notamment, les décisions de poursuite des anciens Ministres Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Simplice Dossou Codjo, Fatoumata Amadou Djibril. Il reste à savoir de quelle manière la Haute cour de Justice et la Criet peuvent juger un même dossier.


Les quatre sujets abordés

Les « nouvelles taxations sur les communications électroniques », « l’acharnement contre d’anciens ministres et cadres Fcbe », « des controverses autour du Code électoral » et le « blocage du Cos/Lépi par le Bmp », les thèmes ayant fondé la déclaration liminaire partagée par Nourénou Atchadé.
Concernant le premier point, après avoir dénoncé le fait pour les autorités béninoises d’ « isoler le Bénin » de la « révolution numérique », le parlementaire les a appelées à ce qui a été fait depuis la fin de semaine écoulée : « l’annulation du Décret présidentiel du 25 juillet 2018 ». En outre, il a demandé que soient réalisées « l’amélioration de la qualité des services et la réduction des coûts des services de communication ».Selon toujours ce Député, en elle-même, la taxe n'est pas illégale, mais comme elle n'a pas été régularisée auprès du Parlement, le Gouvernement aura du mal à justifier sa collecte chez les populations.
Pour ce qui se rapporte au deuxième sujet, le conférencier a émis trois événements justifiant la persécution judiciaire de certaines autorités ayant exercé le pouvoir sous le régime défunt : d’une part, le rejet parlementaire, avec la contribution remarquable des Députés de l’Opposition, appelée « la minorité parlementaire », à deux reprises, de la révision de la Constitution les 4 avril 2017 et 5 juillet 2018, et, d’autre part, le Congrès de mutation des Fcbe en parti politique des 10 et 11 février 2018, ces assises ayant connu la participation de l’ex-Chef d’Etat, Boni Yayi. Puis, après avoir fait l’historique de l’instrumentation de la justice aux fins de la poursuite des anciens ministres concernés et d’avoir dénoncé le fait, l’intervenant s’est intéressé au sort qui est fait par la justice aux autorités de la ville de Nikki, vu la tenue qui s’y est déroulée de la manifestation politique dénommée ’’L’initiative de Nikki’’, avant de conclure : « Le parti FCBE condamne fermement la séquestration de ces deux autorités locales et exige l’annulation immédiate et sans condition des poursuites judiciaires à leur encontre. Le parti FCBE met sérieusement en garde le gouvernement contre toutes les mesures d'intimidation et de pression morale ou physique à l'encontre du Maire et du Chef d’Arrondissement de Nikki. Le parti FCBE suit de très près l’évolution de la situation et rend responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de sa détermination à rétrécir l'espace démocratique et de libertés »
S’agissant du code électoral, Nourénou Atchadé a fustigé l’adoption solitaire par le Gouvernement, grâce à sa majorité parlementaire, de la Chartes des Partis politiques et du Code électoral, concluant : « La démocratie béninoise est agonisante ». Ensuite, il s’est offusqué du changement incessant par la Cour constitutionnelle de la date d’examen de la constitutionnalité de ces deux lois. Pour finir, il a avancé, entre autres : « Le parti FCBE invite en conséquence le Président de la République à renoncer à l’exclusion et au mépris du peuple pour demander une deuxième lecture du code électoral conformément aux dispositions de l'article 57 de la Constitution du 11 décembre 1990, afin de prendre en compte les propositions pertinentes de l'opposition et des organisations de la société civile ».
Quant, enfin, au « blocage du Cos-Lépi » par le Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp) à l’Assemblée nationale, le Député Nourénou Atchadé a fait remarquer la stagnation du processus devant aboutir à « l’actualisation du fichier électoral », indexant une complicité, à cet effet, entre le Gouvernement et le Bloc indiqué, ce qui l’a amené à conclure violemment son propos : « Le parti FCBE exige que l’Assemblée Nationale fournisse, sans délai et conformément à la loi, la liste des membres commissions communales d’actualisation (CCA) au COS/LEPI, afin que celui-ci accomplisse sa mission à bonne date ».

Marcel Kpogodo
   


 Intégralité de la Déclaration liminaire présentée par le Député Nourénou Atchadé 


Mesdames et messieurs les journalistes,

Au nom du Bureau Exécutif National et de toutes les instances dirigeantes de FCBE, je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous remercier d’avoir répondu aussi promptement à l’appel du parti.

La mauvaise gestion caractérisée du pays depuis le 6 Avril 2016 avec pour clef de voûte, le pillage systématique de nos ressources par les ploutocrates au pouvoir, l’accaparement arrogant de tous les leviers de l’économie nationale par le régime dit de la rupture et ses affidés, la remise en cause des fondamentaux et des acquis de notre démocratie, la caporalisation de toutes les institutions de contre-pouvoir, une diplomatie de bric et de broc très peu regardante des règles de courtoisie entre Etats, …justifient cette conférence de presse qui se cristallise autour de 4 principaux points. Il s’agit :
-          des nouvelles taxations sur les communications électroniques ;
-          de l’acharnement contre d’anciens ministres et cadres FCBE ;
-          des controverses autour du code électoral ;
-          du blocage du COS/LEPI par le BMP.

-           
NOUVELLES TAXATIONS SUR LES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

L’auteur Americano-japonais Francis Foukouyama, fondant sa thèse sur la philosophie de Alexendre kojève, avait établi au début du 19eme siècle, dans son ouvrage « La fin de l’histoire et le dernier Homme » que les mouvements et les activités du dernier homme, l’homo sapiens sapiens, dépendraient de l’évolution de la science et de la technologie.Et aujourd’hui, plus que jamais, le monde actuel est plongé dans l’univers technologique. Malgré cette incontestable réalité, le gouvernement dit de la rupture bat des pieds et des ailes pour isoler le Bénin de cette révolution numérique, qui, personne ne dira le contraire, constitue une grande opportunité pour la jeunesse.
Pendant que d’autres pays cherchent à rendre gratuit l’internet, le Bénin, sous prétexte que les réseaux sociaux sont la cible d’attaques du gouvernement, a surtaxé le coût de la connectivité aux fins de continuer le musellement des populations.
Le parti FCBE exprime son indignation et réclame :
- l’annulation du Décret présidentiel du 25 juillet 2018,
- l’amélioration de la qualité des services et la réduction des coûts des services de communication.
Autrement, le peuple avisera.


ACHARNEMENT CONTRE CERTAINS ANCIENS MINISTRES ET CADRES FCBE

Nul, aujourd’hui, ne peut nier que la dictature est érigée en mode de gouvernance dans notre cher et beau pays, le Benin. En effet, le gouvernement de la rupture, toute honte bue, et incapable de réaliser son programme d’action, n’a d’autres actions que de traquer, d’intimider et de harceler les opposants. Sous le fallacieux prétexte de lutte contre la corruption, une campagne d’intoxication a été méthodiquement lancée contre certains anciens ministres et cadres FCBE. Cette campagne a connu une cristallisation juste après le Congrès des 10 et 11 Février 2018 qui eut pour attraction  majeure, la mémorable sortie politique de notre leader charismatique, le Dr Boni YAYI.
Le second motif qui justifierait l’acharnement contre le parti est, sans conteste, le rôle déterminant joué par ses députés lors des flops successifs qu’a connus la révision de la constitution le 4 Avril 2017 et le 5 Juillet 2018. Le parti FCBE paye donc au prix fort son engagement à préserver les acquis de notre démocratie contre toute tentative de remise en cause de ses fondamentaux.
Ainsi, le massacre a commencé à l’Assemblée Nationale par la mise en accusation du Secrétaire Exécutif National du parti, en la personne de l’honorable Valentin DJENONTIN AGOSSOU, mis en cause dans un dossier concernant la filière coton, bien que n’ayant pas été ministre de l’Agriculture. La surprise de ce dossier est que les présidents des comités ainsi que le ministre de l’agriculture d’alors qui sont au cœur même des campagnes cotonnières, ne sont nullement inquiétés. Vous avez suivi la suite du feuilleton ! Son immunité a été levée en dépit du fait que la commission parlementaire n’a retenu aucune preuve de sa culpabilité.
L’autre victime toute désignée est l’ancien argentier, KOMI KOUTCHE.
Pure comédie. C’est un dossier digne d’un roman policier. En effet, le commun des mortels ne comprend pas et ne s’explique pas la prouesse d’un procureur général près la Cour d’Appel qui inflige contre l’ancien argentier un dossier cousu de fils blancs, un dossier dans lequel on poursuit quelqu’un qui est lui-même venu se plaindre de vol de 95 millions à son domicile. Le ridicule ne tuant pas dans notre pays, on se dépêche de l’accuser pour la perte tantôt de 700 et tantôt de 800 millions de FCFA. Notre amertume est d’autant plus grande de constater que c’est un dossier déjà vidé par le Tribunal de Première Instance de Savalou. C’est donc à juste titre que sa mise en accusation devant la Haute Cour de Justice n’a pas prospéré.
Dans la logique de la campagne de dénigrement contre le parti FCBE, d’autres dossiers également montés de toutes pièces ont été flanqués aux honorables Idrissou BAKO, Simplice CODJO et GARBA Yaya.Les anciens ministres FATOUMA AMADOU DJIBRIL et YAYA ABOUBAKAR sont aussi dans l’œil de cyclone du gouvernement de la rupture.
Nous ne saurions passer sous silence les événements qui ont suivi l’initiative de Nikki. A la suite de cette sortie de la jeunesse, le Maire de Nikki et le Chef d’Arrondissement de la même ville tous élus de FCBE, ont reçu chacun une convocation de la police républicaine et ont été gardés à vue 48 heures durant, dans un commissariat à Cotonou.
Présentés au Procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, ils ont été libérés, placés sous convocation pour se présenter à nouveau le 27 septembre prochain.
Ces récentes actions du gouvernement montrent que ce qui reste de la vie démocratique au Bénin est écrasé. Cette situation inacceptable fait suite à la sortie de l’ «Initiative de Nikki » pour réclamer, entre autres, le rétablissement de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’homme, et la fin de la gouvernance autocratique, népotiste, clanique, affameuse et prédatrice de Patrice Talon.
Le parti FCBE condamne fermement la séquestration de ces deux autorités locales et exige l’annulation immédiate et sans condition des poursuites judiciaires à leur encontre.
Le parti FCBE met sérieusement en garde le gouvernement contre toutes les mesures d'intimidation et de pression morale ou physique à l'encontre du Maire et du Chef d’Arrondissement de Nikki.
Le parti FCBE suit de très près l’évolution de la situation et rend responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de sa détermination à rétrécir l'espace démocratique et de libertés.


CONTROVERSES AUTOUR DU CODE ELECTORAL

Les « réformes » électorales taillées sur mesure ne garantissent pas l’organisation d’élections crédibles et inclusives. L’absence de consensus sur la charte des partis politiques et le code électoral demeurent deux sujets de préoccupation majeure qui montrent à suffisance que la démocratie béninoise est agonisante.
Dans un communiqué en date du 18 septembre 2018, le Secrétaire Général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a annoncé que « par requête en date du 13 septembre 2018, Monsieur le Président de la République a saisi la Cour constitutionnelle aux fins du contrôle de constitutionnalité du code électoral voté par l’Assemblée nationale le 03 septembre 2018 ».
« L’audience spéciale de mise en état préparatoire à l’examen de ladite loi aura lieu le vendredi 21 septembre 2018 », avait-il précisé. « Afin d’attendre d’éventuels recours venant des députés, l’audience de mise en état programmée pour le vendredi 21 septembre 2018, est reportée à une date ultérieure. La nouvelle date vous sera communiqué ultérieurement », rectifie le service de presse de la Cour constitutionnelle, dans un communiqué de presse. Comme si cela ne suffisait pas pour mettre à nu la vassalisation de la haute juridiction et le cafouillage au sommet de l’Etat, le même Secrétaire Général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, dans un autre communiqué en date du 20 septembre 2018, confirme l’information du service de presse au motif d'intégrer les recours des parlementaires avant l'examen : « Pour se donner les moyens d’examiner en une seule audience de mise en état tous les recours éventuels émanant de députés à l’Assemblée nationale qui pourraient s’ajouter à celui du Président de la République, la Cour constitutionnelle a décidé de reporter au vendredi 28 septembre 2018… l’audience de mise en état sur le code électoral… Quant à l’audience plénière d’examen du code, elle est fixée au mardi 02 octobre 2018 ».
De mémoire de Béninois, la Cour Constitutionnelle n’a jamais été demanderesse de recours venant des députés avant de statuer sur une requête ? Pourquoi tant de communiqués contradictoires ? A quel jeu joue le président de la Cour, Joseph Djogbénou, « avocat personnel et ami intime du chef de l’Etat » ?
Le parti FCBE invite en conséquence le Président de la République à renoncer à l’exclusion et au mépris du peuple pour demander une deuxième lecture du code électoral conformément aux dispositions de l'article 57 de la Constitution du 11 décembre 1990, afin de prendre en compte les propositions pertinentes de l'opposition et des organisations de la société civile.
En tout état de cause, le parti FCBE se réserve le droit d’engager, à tout moment et sans préavis, toute action constitutionnelle appropriée.
Ensemble pour la préservation des acquis démocratiques et pour une nouvelle gouvernance électorale inclusive, gage d’élections transparentes, crédibles et paisibles.


BLOCAGE DU COS/LEPI PAR LE BMP

Le parti FCBE constate, avec désolation, que les travaux entrant dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral sont encore à leurs phases préliminaires. Entre autres raisons, on évoque la non désignation des membres des commissions communales d’actualisation (CCA) par les députés du bloc de la majorité parlementaire (BMP). Malgré les relances répétées du président du COS/LEPI, le BMP persiste dans le blocage de l’institution chargée de la mise à jour de liste électorale informatisée. Ce bloc – on s’en souvient comme si c’était hier – avait, à dessein, bloqué la mise sur pied du COS/LEPI 2017, en dépit des injonctions de la Cour Constitutionnelle.
Tout se passe donc comme si le clan TALON et son BMP ne veulent pas organiser les élections législatives à bonne date et sous la bannière de la LEPI que le législateur reconnait Le parti FCBE exige que l’Assemblée Nationale fournisse, sans délai et conformément à la loi, la liste des membres commissions communales d’actualisation (CCA) au COS/LEPI, afin que celui-ci accomplisse sa mission à bonne date.comme la seule liste devant servir pour l’organisation des élections dans notre pays, jusqu’en 2021.

Voilà chers amis journalistes, les quelques éléments que nous avons voulus partager avec vous ce matin.
Vive le parti FCBE !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.

samedi 13 janvier 2018

L’Honorable Guy Mitokpè redonne vie à ’’La voix du peuple’’

Dans le cadre de son adhésion à ce Groupe parlementaire


Depuis le vendredi 12 janvier 2018, le Groupe parlementaire dénommé ’’La voix du peuple’’ a été ressuscité, à la faveur de l’adhésion en son sein d’un nouveau membre qui n’est personne d’autre que le Député, anciennement non inscrit, Guy Dossou Mitokpè.

Guy Dossou Mitokpè
Guy Dossou Mitokpè vient de rejoindre le Groupe parlementaire ’’La voix du peuple’’, le remettant en fonction. Le constat qu’ont dû faire ses collègues, le vendredi 12 janvier 2018, à la lecture, à l’Hémicycle, d’une déclaration, par l’un des parlementaires, membre de la structure politique, l’Honorable Nourénou Atchadé. Ainsi, Issa Salifou retrouve son fauteuil de Président, ce qui lui donne à nouveau le droit de siéger dans l’instance stratégique, à l’Assemblée nationale, de la Conférence des Présidents.
En réalité, c’est le 2 novembre 2017 que ’’La voix du peuple’’ avait été rendu inexistant par le fait de la démission de l’Honorable Affo Obo Tidjani pour le Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp). Et, si le Député Guy Dossou Mitokpè a pu combler le vide laissé par son homologue, c’est parce que le 31 octobre 2017, il avait démissionné du Groupe ’’L’union fait la nation’’ (Un). A l’heure actuelle, ’’La voix du peuple’’ contient juste le nombre des neuf députés qu’il faut pour exister en tant qu’entité parlementaire : Issa Salifou, Nourénou Atchadé, Mohamed Atao Hinnouho, Jean-Marie Alagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou et Guy Mitokpè.
Dans la déclaration de reconstitution, l’Honorable Nourénou Atchadé a réaffirmé l’appartenance de ’’La voix du peuple’’ à la Minorité parlementaire constituant l’Opposition au régime du Président Patrice Talon. « En nous reconstituant ce jour 12 janvier 2018, notre groupe parlementaire  « LA VOIX DU PEUPLE » entend faire savoir son refus catégorique de trahir le peuple, son refus d’assister muet et de se résigner à l’instauration de la terreur comme mode de gouvernance. Nous sommes de la minorité parlementaire mais nous ne sommes pas complexés, pas le moins du monde, par ce vocable […] », a-t-il clamé.

Marcel Kpogodo


Intégralité de la Déclaration de l'Honorable Nourénou Atchadé



DECLARATION DE RE-CONSTITUTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE « LA VOIX DU PEUPLE »

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,

Honorables députés, chers collègues,

Du haut de cette tribune, je voudrais avoir une pensée envers tous les citoyens  de notre pays qui ont lutté, bravé la mort, et pour d’autres, consenti au sacrifice suprême, pour favoriser l’avènement de l’Etat de droit.
Ce furent le sang des uns, la sueur des autres, les larmes de certains qui ont forgé cette démocratie dont nous sommes les héritiers et même  des pionniers pour d’autres.
Nous avons le devoir de nous souvenir de cette histoire et de sauvegarder dignement cet acquis, car un peuple sans histoire, est un monde sans âme.
Au nom de cette histoire, je voudrais avoir une pensée positive à l’endroit de notre collègue, l’Honorable Atao HINNOUHO, que les manœuvres de la ruse viennent de constituer en exilé politique.
Combien ne sont-ils à ce jour, les victimes du pouvoir, de ce pouvoir déchaîné, qui fait feu de tout bois, pour traquer les résistants à une gouvernance tyrannique, face à laquelle et  au pied de laquelle  certaines personnes  pour des intérêts inavoués ont décidé de s’aplatir, parfois au mépris de leurs  ressentiments  personnels, de leurs convictions inhibées, de leurs valeurs muselées, de leurs consciences embastillées.
En nous reconstituant ce jour 12 janvier 2018, notre groupe parlementaire  « LA VOIX DU PEUPLE » entend faire savoir son refus catégorique de trahir le peuple, son refus d’assister muet et de se résigner à l’instauration de la terreur comme mode de gouvernance.
Nous sommes de la minorité parlementaire mais nous ne sommes pas complexés, pas le moins du monde, par ce vocable ; être d’une minorité, cela est une réalité arithmétique mouvante qui ne saurait remplacer la morale  qui fonde des Nations solides.
Car comme le disait Mahatma Gandhi «Même réduite à un seul homme, une minorité peut soulever une révolution morale ».
Nous sommes une minorité et les grandes batailles de l’histoire ont souvent opposé les plus faibles aux plus forts ; les minorités brimées à des pouvoirs puissants et surarmés ; des hommes de convictions  à ceux qui font de la seule conservation de leurs vies et de leurs intérêts, un défi plus important que le service de la nation.
Nous entendons incarner cette révolution des mœurs qui place le peuple souverain et ses intérêts au cœur de l’action publique.


Monsieur le Président,

Honorables Députés, chers collègues,

Nous sommes la voix du peuple, et du sein de ce peuple où nous vivons, les cris qui remontent, sont de détresse et de regret. C’est le cri de la bonne dame, endettée auprès des institutions de micro-finance, pour le  petit commerce afin de subvenir aux charges de sa famille.
 Cette dame dont  le commerce a été rasé par le pouvoir sans ménagement aucun, sans accompagnement.  Ce pouvoir y a déversé des graviers, puis mis des fleurs en terre  comme si un jardin au bord des rails,  avait plus de valeur que cette dame qui a faim, et ne trouve plus à manger, qui ne peut plus payer la scolarité à ses enfants ; qui est malade et ne peut faire face à l’ordonnance médicale.
Le pouvoir que  nous refusons de soutenir, c’est celui qui dit avoir dépensé près de deux mille milliards en 2017, dans ce pays, pendant qu’un  lycéen de Banikoara, fils de paysan,  est mort des suites d’une incapacité de son lycée à prendre en charge ses soins de santé après une morsure de serpent.
Le pouvoir que nous refusons de soutenir, c’est celui des audits ciblés, des redressements fiscaux sélectifs, des exonérations tendancieuses  au profit du clan qui dirige.
Cela ne trouble pas la conscience du pouvoir ; mais le peuple, au nom duquel nous sommes ici, c’est aussi tout ça.
C’est pourquoi, nous avons refusé de voter les  yeux fermés  la loi de finance 2018.
C’est aussi pour cela que nous avons fait bloc, pour dire non au retrait punitif du droit de grève aux magistrats, agents de santé, et paramilitaires.
Car au fond, ce que garantit le droit de grève, ce n’est pas d’abord la grève ; c’est le devoir pour le pouvoir exécutif de regarder et de traiter les serviteurs de l’Etat de toutes catégories, avec considération et bienveillance ; c’est l’exigence d’écouter leur cri de détresse. En définitive, ce que garantit le droit de grève, c’est l’Etat de droit.
Monsieur le président, Honorables députés, chers collègues, telle est la substance du message qu’il nous plaît de délivrer en ce début d’année, du haut de cette tribune, au nom des Béninois qui viennent de passer le Nouvel An dans une rare morosité.
Le groupe parlementaire LA VOIX DU PEUPLE a pour Président l’honorable
ISSA Salifou. 

Vive la minorité parlementaire !

Vive le peuple souverain !

Vive la démocratie !

Vive le Bénin !


PORTO-NOVO, LE  12  JANVIER 2018