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samedi 7 juillet 2018

Les 5 raisons pour lesquelles la Cdd-Bénin a félicité les 19 Députés de l’Opposition

Dans le cadre d’une nouvelle conférence de presse

La Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin) a, une nouvelle fois, tenu une conférence de presse à Cotonou. La manifestation politique a eu lieu le vendredi 6 juillet 2018 au lendemain du renvoi au référendum de la proposition de loi portant amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, par le manque d’atteinte de l’accord des 4/5 des parlementaires, soit 66 d’entre eux, sur cette proposition émise par huit de leurs homologues. En prélude aux échanges avec la presse, les représentants de la Cdd-Bénin ont rendu publique une Déclaration liminaire dans laquelle ils ont, entre autres, félicité les 19 Députés dont le vote soudé a permis de faire échec à l’initiative de leurs collègues du Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp).

Les membres de la Cdd-Bénin, au cours de la conférence de presse
« Nous tenons ici à rendre un vibrant hommage à tous les députés de la minorité parlementaire pour leur constance, leur unité d'action, leur audace, leur amour pour la patrie et leur fermeté face aux maîtres chanteurs de la Rupture ». L’extrait de la Déclaration liminaire présentée le vendredi 6 juillet 2019 à Cotonou, lors de la conférence de presse qu’ils ont animée, par les représentants de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin), un propos faisant ressortir les cinq qualités pour lesquelles ils félicitaient les 19 Députés de la minorité parlementaire pour avoir contribué à faire échec à la proposition de loi portant amendement de la Constitution béninoise. Il s'agit des Honorables Justin Adjovi, Jean-Marie Alagbé, Amadou Issifou, Nourénou Atchadé, René Bagoudou, Chabi Bah Guerra, Idrissou Bako, Simplice Codjo, Abibath Dafia, Léon Dègni, Valentin Djènontin, Yaya Garba, Mohamed Gibigaye, Sanni Gounou, Adjibadé Koussonda, Guy Mitokpè, Rosine Soglo, Yarou Sinatoko et de Léon Basile Ahossi
« Le peuple béninois tout entier est fier de ces députés. Ils sont nos héros et nous devons les célébrer sur l'ensemble du territoire national et même en dehors de nos frontières, au niveau de notre diaspora », a continué la Cdd-Bénin, avant de conclure, à ce propos : « Car l'acte posé par nos valeureux et dignes députés de l'opposition est héroïque ».
Avant d’en arriver à cette étape, les membres présents de la Cdd-Bénin ont stigmatisé le procédé suivi par le Président Talon pour introduire cette loi d’amendement de la Constitution. Puis, suite à ces félicitations au vote résistant des 19 parlementaires, ils ont dénoncé, en général, tout le système de fonctionnement du régime actuel.

Marcel Kpogodo



Intégralité de la Déclaration liminaire de la Coalition pour la Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin)


Messieurs les journalistes,

Chers membres de la CDD-Bénin

Notre peuple, le vaillant peuple de Béhanzin, Bio Guerra, Kaba, Kpoyizoun, vient encore une fois de dire NON au trio de la ruse Talon-Houngbédji-Amoussou en bloquant net, le funeste projet de révision de la Constitution qu'il voulait lui imposer. Ceci est une grande victoire pour le peuple béninois. Le 4 avril 2017 déjà, cette révision initiée directement par Talon a été rejetée. Cette fois-ci, il n'a pas osé s'afficher publiquement ; il a demandé à des députés à sa solde comme Bruno Amoussou, Mathurin Coffi Nago, Antoine Idji Kolawolé, Jean Michel Abimbola, André Okounlola, Barthélémy Kassa, Robert Gbian et consorts de le faire à sa place en prenant ses projets comme propositions de loi à l'Assemblée nationale.
Après la mainmise sur les institutions de contre-pouvoir, après la nomination de Joseph DJOGBENOU à la Cour Constitutionnelle, la révision de la Constitution devait ouvrir un grand boulevard devant l'autocrate Talon et ses députés godillots pour s'éterniser au pouvoir le temps qu'ils veulent et continuer de faire souffrir le peuple béninois. Mais notre peuple dans son ensemble a dit NON.
Le 4 avril 2017, les députés de la minorité parlementaire avaient déjà joué leur partition. Hier, 5 juillet 2018, ils ont récidivé et ce, malgré les pressions et chantages de toutes sortes : menace de levée de l'immunité parlementaire, redressements fiscaux, pressions psychologiques, menace de mort... Nous tenons ici à rendre un vibrant hommage à tous les députés de la minorité parlementaire pour leur constance, leur unité d'action, leur audace, leur amour pour la patrie et leur fermeté face aux maîtres chanteurs de la Rupture. Le peuple béninois tout entier est fier de ces députés. Ils sont nos héros et nous devons les célébrer sur l'ensemble du territoire national et même en dehors de nos frontières, au niveau de notre diaspora. Car l'acte posé par nos valeureux et dignes députés de l'opposition est héroïque.
En effet, il faut être fort pour résister aux pressions de la junte civile au pouvoir capable de tout pour atteindre ses objectifs. Pour cela, il n'est que de voir la manière dont ils ont réussi à extorquer le vote du député ATAO Hinnouho en leur faveur. Voilà un député que le pouvoir mafieux de Talon a mis en prison après l'avoir bastonné et déclaré « fou », parce que, selon le gouvernement et sa justice politique, ATAO est « un trafiquant de faux médicaments, un dangereux trafiquant en douane ». C'est celui qui est déclaré « fou » qui devient subitement lucide pour délivrer une procuration afin de permettre à Talon et à son clan de démolir notre Constitution.
Comme vous pouvez le constater, la lutte contre la corruption et l'impunité prônée par Talon est de la pure comédie pour tromper le peuple et la communauté internationale : Talon vous colle une affaire montée de toutes pièces, vous salit dans la presse, vous jette en prison et vous demande après procuration contre votre libération. Voilà comment Talon lutte contre la corruption et l'impunité au Bénin. La traque contre les opposants se comprend donc facilement. Elle se comprend d'autant plus que Houngbédji n'avait de cesse de faire chanter nos députés. La CDD-Bénin prend à témoin la communauté nationale et internationale face aux chantages de Houngbédji sur nos députés. Adrien Houngbédji, dans ses pressions, menaçait ouvertement nos députés que s'ils obligeaient le BMP à aller au référendum, ils vont échouer car, selon lui, Talon va gagner. Sur quoi compte-t-il pour faire une telle annonce ? LA CDD-Bénin prend à témoin le peuple et dit au pouvoir de Talon que le peuple l'attend patiemment sur le terrain.
Hier au Parlement, tôt le matin, toutes les voies menant à l'Assemblée nationale ont été bloquées ; l'esplanade de l'Assemblée Nationale était remplie de policiers armés jusqu'aux dents. Les Etat-major de l'armée et de la police se sont déplacés à l'Assemblée comme si une attaque contre le pays se préparait à partir de Porto-Novo. Tout ça, pour contrer des manifestants pacifiques venus protester contre une révision en catimini de la Constitution et pour encourager les députés patriotes. Comme malgré toutes ces précautions, les populations continuaient à affluer devant l'esplanade et s'apprêtaient à y passer la nuit, le pouvoir a été obligé d'utiliser la grosse artillerie pour disperser ce sit-in pacifique. Camions avec canons à eau, gaz lacrymogènes, allant jusqu'à blesser certains manifestants. En utilisant de tels moyens contre des manifestants pacifiques, le pouvoir n'a fait qu'approfondir le divorce entre lui et le peuple. Notre peuple qui a vécu dans sa chair une dictature à laquelle il a mis fin en 1989 n'acceptera plus qu'une autre s'installe dans ce pays. Cette victoire a été aussi possible grâce à l'unité et à la détermination de la Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (CDD-Bénin) qui de jour en jour s'affirme comme un bloc qui refuse la fatalité et s'oppose fermement à la remise en cause des acquis démocratiques dans notre pays.
Par ce soutien aux députés de l'opposition, par cette grande victoire du peuple qu'il vient encore de remporter, le peuple béninois dit clairement au trio Talon-Houngbédji-Amoussou : « Jamais je ne vous laisserai décider de mon sort sans me consulter. Jamais, je ne vous laisserai détruire ce pays. »
En effet, personne ne décidera plus jamais du sort de ce peuple en dehors de lui. Voilà pourquoi, comme nous l'avons dit à la rencontre de DJEFFA, il faut travailler à contraindre pas à pas le pouvoir de la ruse et de la rage à respecter la démocratie, les droits de l'homme et l'Etat de droit ainsi que la tenue d'élections libres, transparentes et crédibles et de façon acharnée pour accumuler les conditions de la Réunion des Etas Généraux en vue de revoir la gouvernance actuelle de notre pays.

Je vous remercie.

samedi 13 janvier 2018

L’Honorable Guy Mitokpè redonne vie à ’’La voix du peuple’’

Dans le cadre de son adhésion à ce Groupe parlementaire


Depuis le vendredi 12 janvier 2018, le Groupe parlementaire dénommé ’’La voix du peuple’’ a été ressuscité, à la faveur de l’adhésion en son sein d’un nouveau membre qui n’est personne d’autre que le Député, anciennement non inscrit, Guy Dossou Mitokpè.

Guy Dossou Mitokpè
Guy Dossou Mitokpè vient de rejoindre le Groupe parlementaire ’’La voix du peuple’’, le remettant en fonction. Le constat qu’ont dû faire ses collègues, le vendredi 12 janvier 2018, à la lecture, à l’Hémicycle, d’une déclaration, par l’un des parlementaires, membre de la structure politique, l’Honorable Nourénou Atchadé. Ainsi, Issa Salifou retrouve son fauteuil de Président, ce qui lui donne à nouveau le droit de siéger dans l’instance stratégique, à l’Assemblée nationale, de la Conférence des Présidents.
En réalité, c’est le 2 novembre 2017 que ’’La voix du peuple’’ avait été rendu inexistant par le fait de la démission de l’Honorable Affo Obo Tidjani pour le Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp). Et, si le Député Guy Dossou Mitokpè a pu combler le vide laissé par son homologue, c’est parce que le 31 octobre 2017, il avait démissionné du Groupe ’’L’union fait la nation’’ (Un). A l’heure actuelle, ’’La voix du peuple’’ contient juste le nombre des neuf députés qu’il faut pour exister en tant qu’entité parlementaire : Issa Salifou, Nourénou Atchadé, Mohamed Atao Hinnouho, Jean-Marie Alagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou et Guy Mitokpè.
Dans la déclaration de reconstitution, l’Honorable Nourénou Atchadé a réaffirmé l’appartenance de ’’La voix du peuple’’ à la Minorité parlementaire constituant l’Opposition au régime du Président Patrice Talon. « En nous reconstituant ce jour 12 janvier 2018, notre groupe parlementaire  « LA VOIX DU PEUPLE » entend faire savoir son refus catégorique de trahir le peuple, son refus d’assister muet et de se résigner à l’instauration de la terreur comme mode de gouvernance. Nous sommes de la minorité parlementaire mais nous ne sommes pas complexés, pas le moins du monde, par ce vocable […] », a-t-il clamé.

Marcel Kpogodo


Intégralité de la Déclaration de l'Honorable Nourénou Atchadé



DECLARATION DE RE-CONSTITUTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE « LA VOIX DU PEUPLE »

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,

Honorables députés, chers collègues,

Du haut de cette tribune, je voudrais avoir une pensée envers tous les citoyens  de notre pays qui ont lutté, bravé la mort, et pour d’autres, consenti au sacrifice suprême, pour favoriser l’avènement de l’Etat de droit.
Ce furent le sang des uns, la sueur des autres, les larmes de certains qui ont forgé cette démocratie dont nous sommes les héritiers et même  des pionniers pour d’autres.
Nous avons le devoir de nous souvenir de cette histoire et de sauvegarder dignement cet acquis, car un peuple sans histoire, est un monde sans âme.
Au nom de cette histoire, je voudrais avoir une pensée positive à l’endroit de notre collègue, l’Honorable Atao HINNOUHO, que les manœuvres de la ruse viennent de constituer en exilé politique.
Combien ne sont-ils à ce jour, les victimes du pouvoir, de ce pouvoir déchaîné, qui fait feu de tout bois, pour traquer les résistants à une gouvernance tyrannique, face à laquelle et  au pied de laquelle  certaines personnes  pour des intérêts inavoués ont décidé de s’aplatir, parfois au mépris de leurs  ressentiments  personnels, de leurs convictions inhibées, de leurs valeurs muselées, de leurs consciences embastillées.
En nous reconstituant ce jour 12 janvier 2018, notre groupe parlementaire  « LA VOIX DU PEUPLE » entend faire savoir son refus catégorique de trahir le peuple, son refus d’assister muet et de se résigner à l’instauration de la terreur comme mode de gouvernance.
Nous sommes de la minorité parlementaire mais nous ne sommes pas complexés, pas le moins du monde, par ce vocable ; être d’une minorité, cela est une réalité arithmétique mouvante qui ne saurait remplacer la morale  qui fonde des Nations solides.
Car comme le disait Mahatma Gandhi «Même réduite à un seul homme, une minorité peut soulever une révolution morale ».
Nous sommes une minorité et les grandes batailles de l’histoire ont souvent opposé les plus faibles aux plus forts ; les minorités brimées à des pouvoirs puissants et surarmés ; des hommes de convictions  à ceux qui font de la seule conservation de leurs vies et de leurs intérêts, un défi plus important que le service de la nation.
Nous entendons incarner cette révolution des mœurs qui place le peuple souverain et ses intérêts au cœur de l’action publique.


Monsieur le Président,

Honorables Députés, chers collègues,

Nous sommes la voix du peuple, et du sein de ce peuple où nous vivons, les cris qui remontent, sont de détresse et de regret. C’est le cri de la bonne dame, endettée auprès des institutions de micro-finance, pour le  petit commerce afin de subvenir aux charges de sa famille.
 Cette dame dont  le commerce a été rasé par le pouvoir sans ménagement aucun, sans accompagnement.  Ce pouvoir y a déversé des graviers, puis mis des fleurs en terre  comme si un jardin au bord des rails,  avait plus de valeur que cette dame qui a faim, et ne trouve plus à manger, qui ne peut plus payer la scolarité à ses enfants ; qui est malade et ne peut faire face à l’ordonnance médicale.
Le pouvoir que  nous refusons de soutenir, c’est celui qui dit avoir dépensé près de deux mille milliards en 2017, dans ce pays, pendant qu’un  lycéen de Banikoara, fils de paysan,  est mort des suites d’une incapacité de son lycée à prendre en charge ses soins de santé après une morsure de serpent.
Le pouvoir que nous refusons de soutenir, c’est celui des audits ciblés, des redressements fiscaux sélectifs, des exonérations tendancieuses  au profit du clan qui dirige.
Cela ne trouble pas la conscience du pouvoir ; mais le peuple, au nom duquel nous sommes ici, c’est aussi tout ça.
C’est pourquoi, nous avons refusé de voter les  yeux fermés  la loi de finance 2018.
C’est aussi pour cela que nous avons fait bloc, pour dire non au retrait punitif du droit de grève aux magistrats, agents de santé, et paramilitaires.
Car au fond, ce que garantit le droit de grève, ce n’est pas d’abord la grève ; c’est le devoir pour le pouvoir exécutif de regarder et de traiter les serviteurs de l’Etat de toutes catégories, avec considération et bienveillance ; c’est l’exigence d’écouter leur cri de détresse. En définitive, ce que garantit le droit de grève, c’est l’Etat de droit.
Monsieur le président, Honorables députés, chers collègues, telle est la substance du message qu’il nous plaît de délivrer en ce début d’année, du haut de cette tribune, au nom des Béninois qui viennent de passer le Nouvel An dans une rare morosité.
Le groupe parlementaire LA VOIX DU PEUPLE a pour Président l’honorable
ISSA Salifou. 

Vive la minorité parlementaire !

Vive le peuple souverain !

Vive la démocratie !

Vive le Bénin !


PORTO-NOVO, LE  12  JANVIER 2018