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samedi 13 janvier 2018

L’Honorable Guy Mitokpè redonne vie à ’’La voix du peuple’’

Dans le cadre de son adhésion à ce Groupe parlementaire


Depuis le vendredi 12 janvier 2018, le Groupe parlementaire dénommé ’’La voix du peuple’’ a été ressuscité, à la faveur de l’adhésion en son sein d’un nouveau membre qui n’est personne d’autre que le Député, anciennement non inscrit, Guy Dossou Mitokpè.

Guy Dossou Mitokpè
Guy Dossou Mitokpè vient de rejoindre le Groupe parlementaire ’’La voix du peuple’’, le remettant en fonction. Le constat qu’ont dû faire ses collègues, le vendredi 12 janvier 2018, à la lecture, à l’Hémicycle, d’une déclaration, par l’un des parlementaires, membre de la structure politique, l’Honorable Nourénou Atchadé. Ainsi, Issa Salifou retrouve son fauteuil de Président, ce qui lui donne à nouveau le droit de siéger dans l’instance stratégique, à l’Assemblée nationale, de la Conférence des Présidents.
En réalité, c’est le 2 novembre 2017 que ’’La voix du peuple’’ avait été rendu inexistant par le fait de la démission de l’Honorable Affo Obo Tidjani pour le Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp). Et, si le Député Guy Dossou Mitokpè a pu combler le vide laissé par son homologue, c’est parce que le 31 octobre 2017, il avait démissionné du Groupe ’’L’union fait la nation’’ (Un). A l’heure actuelle, ’’La voix du peuple’’ contient juste le nombre des neuf députés qu’il faut pour exister en tant qu’entité parlementaire : Issa Salifou, Nourénou Atchadé, Mohamed Atao Hinnouho, Jean-Marie Alagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou et Guy Mitokpè.
Dans la déclaration de reconstitution, l’Honorable Nourénou Atchadé a réaffirmé l’appartenance de ’’La voix du peuple’’ à la Minorité parlementaire constituant l’Opposition au régime du Président Patrice Talon. « En nous reconstituant ce jour 12 janvier 2018, notre groupe parlementaire  « LA VOIX DU PEUPLE » entend faire savoir son refus catégorique de trahir le peuple, son refus d’assister muet et de se résigner à l’instauration de la terreur comme mode de gouvernance. Nous sommes de la minorité parlementaire mais nous ne sommes pas complexés, pas le moins du monde, par ce vocable […] », a-t-il clamé.

Marcel Kpogodo


Intégralité de la Déclaration de l'Honorable Nourénou Atchadé



DECLARATION DE RE-CONSTITUTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE « LA VOIX DU PEUPLE »

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,

Honorables députés, chers collègues,

Du haut de cette tribune, je voudrais avoir une pensée envers tous les citoyens  de notre pays qui ont lutté, bravé la mort, et pour d’autres, consenti au sacrifice suprême, pour favoriser l’avènement de l’Etat de droit.
Ce furent le sang des uns, la sueur des autres, les larmes de certains qui ont forgé cette démocratie dont nous sommes les héritiers et même  des pionniers pour d’autres.
Nous avons le devoir de nous souvenir de cette histoire et de sauvegarder dignement cet acquis, car un peuple sans histoire, est un monde sans âme.
Au nom de cette histoire, je voudrais avoir une pensée positive à l’endroit de notre collègue, l’Honorable Atao HINNOUHO, que les manœuvres de la ruse viennent de constituer en exilé politique.
Combien ne sont-ils à ce jour, les victimes du pouvoir, de ce pouvoir déchaîné, qui fait feu de tout bois, pour traquer les résistants à une gouvernance tyrannique, face à laquelle et  au pied de laquelle  certaines personnes  pour des intérêts inavoués ont décidé de s’aplatir, parfois au mépris de leurs  ressentiments  personnels, de leurs convictions inhibées, de leurs valeurs muselées, de leurs consciences embastillées.
En nous reconstituant ce jour 12 janvier 2018, notre groupe parlementaire  « LA VOIX DU PEUPLE » entend faire savoir son refus catégorique de trahir le peuple, son refus d’assister muet et de se résigner à l’instauration de la terreur comme mode de gouvernance.
Nous sommes de la minorité parlementaire mais nous ne sommes pas complexés, pas le moins du monde, par ce vocable ; être d’une minorité, cela est une réalité arithmétique mouvante qui ne saurait remplacer la morale  qui fonde des Nations solides.
Car comme le disait Mahatma Gandhi «Même réduite à un seul homme, une minorité peut soulever une révolution morale ».
Nous sommes une minorité et les grandes batailles de l’histoire ont souvent opposé les plus faibles aux plus forts ; les minorités brimées à des pouvoirs puissants et surarmés ; des hommes de convictions  à ceux qui font de la seule conservation de leurs vies et de leurs intérêts, un défi plus important que le service de la nation.
Nous entendons incarner cette révolution des mœurs qui place le peuple souverain et ses intérêts au cœur de l’action publique.


Monsieur le Président,

Honorables Députés, chers collègues,

Nous sommes la voix du peuple, et du sein de ce peuple où nous vivons, les cris qui remontent, sont de détresse et de regret. C’est le cri de la bonne dame, endettée auprès des institutions de micro-finance, pour le  petit commerce afin de subvenir aux charges de sa famille.
 Cette dame dont  le commerce a été rasé par le pouvoir sans ménagement aucun, sans accompagnement.  Ce pouvoir y a déversé des graviers, puis mis des fleurs en terre  comme si un jardin au bord des rails,  avait plus de valeur que cette dame qui a faim, et ne trouve plus à manger, qui ne peut plus payer la scolarité à ses enfants ; qui est malade et ne peut faire face à l’ordonnance médicale.
Le pouvoir que  nous refusons de soutenir, c’est celui qui dit avoir dépensé près de deux mille milliards en 2017, dans ce pays, pendant qu’un  lycéen de Banikoara, fils de paysan,  est mort des suites d’une incapacité de son lycée à prendre en charge ses soins de santé après une morsure de serpent.
Le pouvoir que nous refusons de soutenir, c’est celui des audits ciblés, des redressements fiscaux sélectifs, des exonérations tendancieuses  au profit du clan qui dirige.
Cela ne trouble pas la conscience du pouvoir ; mais le peuple, au nom duquel nous sommes ici, c’est aussi tout ça.
C’est pourquoi, nous avons refusé de voter les  yeux fermés  la loi de finance 2018.
C’est aussi pour cela que nous avons fait bloc, pour dire non au retrait punitif du droit de grève aux magistrats, agents de santé, et paramilitaires.
Car au fond, ce que garantit le droit de grève, ce n’est pas d’abord la grève ; c’est le devoir pour le pouvoir exécutif de regarder et de traiter les serviteurs de l’Etat de toutes catégories, avec considération et bienveillance ; c’est l’exigence d’écouter leur cri de détresse. En définitive, ce que garantit le droit de grève, c’est l’Etat de droit.
Monsieur le président, Honorables députés, chers collègues, telle est la substance du message qu’il nous plaît de délivrer en ce début d’année, du haut de cette tribune, au nom des Béninois qui viennent de passer le Nouvel An dans une rare morosité.
Le groupe parlementaire LA VOIX DU PEUPLE a pour Président l’honorable
ISSA Salifou. 

Vive la minorité parlementaire !

Vive le peuple souverain !

Vive la démocratie !

Vive le Bénin !


PORTO-NOVO, LE  12  JANVIER 2018

mardi 23 décembre 2014

Le Sud dans l’Alliance ’’Soleil’’, une équation compliquée pour Mathurin Nago

Dans le cadre de la mission confiée par Issa Salifou au Président du Parlement béninois


Le Palais des congrès de Cotonou a vécu, le dimanche 20 décembre dernier, au rythme de la naissance de l’Alliance ’’Soleil’’, à l’initiative de Sacca Lafia, de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds), d’Issa Salifou, de l’Union pour la république (Upr) et d’Antoine Dayori de Force espoir( Fe). Considéré comme ralliant une dizaine de députés des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) du Septentrion et deux, chacun, respectifs de l’Upr et de Fe, ce regroupement entend s’associer à un autre gros ensemble au sud, dans le but de gagner les rudes élections législatives et présidentielles, ce qui sollicite le Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, présent à la cérémonie de création de l’Alliance et vivement interpellé par Issa Salifou. Une mission qui s’annonce dure pour ce prestigieux ressortissant de Bopa.

Mathurin Nago
Une tâche très ardue a été confiée à Mathurin Nago, à la cérémonie de création de l’Alliance ’’Soleil’’, le dimanche 20 décembre dernier, au Palais des congrès de Cotonou. Dans son adresse à la grande foule des partisans de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds) de Sacca Lafia, de l’Union pour la république (Upr) d’Issa Salifou et, entre autres, de Force espoir (Fe) d’Antoine Dayori, Issa Salifou, précisément a fait référence au Président du Parlement, Mathurin Nago, présent à la manifestation, en ces termes : « Nous avons 10 députés Fcbe et 2 députés de l’Upr et de Fe, ce qui fait 12 sur les 25 des 4 nords ; ils veulent revenir au Parlement, prendre la tête du Parlement et du pays, ils sont marginalisés depuis un bon moment. Nous allons tenir le Nord, ils [Nago et les siens, Ndlr] vont tenir le Sud, et le Bénin est sauvé ».
Devant une telle franchise politique, il reste à se demander de quelle manière Mathurin Nago pourra satisfaire le vœu d’Issa Salifou, surtout, lorsqu’on sait que, même s’il est aussi de la frange rebelle des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le Sud dont il a la lourde responsabilité de la mobilisation, comporte de nombreuses fractions politiques divergentes qui, vraisemblablement, ne seraient pas favorables à l’entrée dans un plan où le prochain Président de la République émanerait encore du nord du Bénin, en l’occurrence, le Général Robert Gbian, que l’Alliance ’’Soleil’’ est en train de couver savamment.
Cette tâche de ralliement se révélera très difficile pour Mathurin Nago, déjà que des sources très proches de son entourage politique laissent croire que lui aussi sera candidat aux élections présidentielles de 2016. Cependant, ce qui reste clair est qu’un élément qui pourrait le conforter et le soulager momentanément constitue le fait pour tous les camps politiques d’observer une certaine trêve, ce qui veut dire quelque chose de simple : ne pas chercher à discuter des présidentielles, ces temps-ci ; les énergies sont plus mobilisées pour la tenue effective des élections locales, municipales et communales et, immédiatement avant cela, elles sont focalisées sur la mise à disposition de la classe politique de la Lépi.
Ainsi, Mathurin Nago aura un bout de temps pour réfléchir à comment ne pas faillir à sa mission. De toute façon, à moins que l’Alliance ’’Soleil’’ lui propose d’occuper, pour une troisième fois, le perchoir, en 2015, au cas où il réchapperait des guet-apens que lui préparent les Fcbe et qu’il serait réélu député, il pourrait ne pas manifester son intérêt pour la suite des débats d’ordre politique. S’il en remplissait les conditions et se voyait proposer le rempilement, comment réussirait-il à avoir l’adhésion de ses compagnons d’anti-yayisme, les Azannaï, les Fagnon, notamment, surtout que ces deux députés semblent déjà rouler, chacun, d’ailleurs, pour un présidentiable du sud ? Qu’en sera-t-il des parlementaires de sa circonscription électorale, de ceux de l’Union fait la nation ? Mathurin Nago aura fort à faire pour concrétiser sa crédibilité, s’il ne veut pas perdre la face devant ses amis de l’Alliance ’’Soleil’’, qui l’apprécient tant.

Marcel Kpogodo

samedi 4 octobre 2014

Lettre à François Mensah

« Nous t’avons laissé t’enliser … et mourir … Nous sommes des criminels ! »


Cher François,

Si, désormais, nous appelons ton numéro, ce n’est pas ta voix qui nous répondra. C’est fini … C’est définitivement fini … C’est cruel, mais, c’est comme ça !

Ce qui me fait pleurer, ce qu’à quelque niveau que l’on se trouve, nous sommes responsables de ton départ tragique et définitif …

Nous t’avons vu t’enliser et nous n’avons rien fait … Nous t’avons laissé t’enliser et … mourir … Nous sommes des criminels et je n’en dirai pas plus.
Tous ceux qui me lisent savent de quoi je parle, ce qui fait que je n’ai aucunement besoin d’entrer dans les détails.
Nous sommes responsables de ta mort, parce que, dans toute cette grande corporation journalistique, que ce soit de la presse écrite, de la radio, de la télévision ou de la presse en ligne, aucun d’entre nous n’a su trouver la méthode pour toucher ton cœur et pour contribuer, par ce fait, à ce que tu ne t’enlises pas.

Hé, hé !

Du côté des puissants, de ceux qui ont le pouvoir, quel qu’il soit,
Du côté de ceux qui ont d’énormes moyens financiers,
Du côté de ceux qui peuvent produire un impact, un résultat direct, positif et efficace sur toute situation, d’un simple claquement de doigts,
Du côté des grands,

Vu ce que tu étais – Pourquoi je dis « étais », tu es ce que tu es éternellement ! Donc, je me reprends –
Vu ce que tu es,
Vu ta carrure intellectuelle et professionnelle,
Vu ta mémoire à nulle autre pareille sur les faits sportifs d’archives, une mémoire aussi éléphantesque et fondamentale que celle de ce BAOBAB béninois de la presse sportive, ce MONUMENT, cette ICÔNE – Tu comprends bien que je parle de l’inoubliable et inclassable, Félix Sohoundé Pépéripé,
Vu ta manière exceptionnelle de développer, de traiter l’information sportive, aux côtés de l’autre excellent de Canal 3, en la matière, Sulpice Oscar Gbaguidi,
Vu tes chroniques sociales des vendredis, toujours attendues, émouvantes et ’’interpellatives’’, comme celles, pointues et remuantes, toujours de cet autre Sulpice Oscar Gbaguidi, que tu as dignement remplacé lorsqu’il est parti en voyage,
Vu ta langue parfois acerbe et impartiale, intelligente et gênante,  
Vu tout ce que tu es de bon et qui faisait que tout le monde se scotchait sur Canal 3, très tôt, tous les matins,
Vu l’excellence que tu es – Et, je ne te flatte pas, pour me complaire dans les basses et hypocrites exigences de l’oraison funèbre,
Vu ce que tu es, en tant que François Mensah et que personne ne sera jamais,

Penses-tu que tu serais décédé, laissé à toi-même, au Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga, ce mouroir dont la célébrité est faite en la matière pour les causes de coma profond, si tu étais né sous un autre nom ?
Penses-tu que tu serais décédé, laissé à toi-même, si tu avais été le fils de l’un de ces puissants qui viennent, un à un, signer le livre des condoléances, qui passent te rendre hommage, à titre posthume, quand l’irréparable est fait, certains poussant l’ignominie jusqu’à laisser des enveloppes financières pour ta fille, Maéva, maintenant, comme pour se racheter de leur crime de non-assistance à personne en danger ?
Penses-tu que tu serais décédé, laissé à toi-même, si tu étais l’un des thuriféraires ’’ventrocrates’’, du régime en place du Docteur Boni Yayi ?

Si tu étais dans l’un ou l’autre de ces trois cas de figure, on t’aurait évacué, en un tourne-main, mon Frère et, d’un de ces pays où les soins de santé inspirent respect, confiance et salvation de la vie humaine, on aurait eu, peut-être, en direct, de tes nouvelles d’une santé en reconstruction,

On ne se serait pas contenté de demander qu’on prie pour toi …

François, je te le dis, du fond du cœur, nous sommes tous des criminels, tout ce peuple qui t’adulait tant pour ton courage de langue et d’intellect, tout ce peuple qui ne t’aimait pas pour tes qualités d’ ’’aiguillonneur’’, d’objecteur de conscience, tout ce peuple est criminel ! On devrait, autant les dix millions de Béninois que nous sommes, nous arrêter un à un et, comme les policiers savent si bien le faire, nous déférer devant un juge et nous faire mettre en garde-à-vue, en attendant que notre culpabilité soit effectivement établie, que nous soyons, chacun, jugés et condamnés à une peine bien réfléchie de prison !

Nous sommes un peuple si méchant qui ne sait parfaitement gérer les situations que lorsque l’irréparable est fait …

Le peuple béninois !

Nous sommes un peuple qui excelle dans un métier formidable, celui du MEDECIN APRES LA MORT …

De mon côté, je te voyais, quelques fois, dans mon quartier ; tu venais y rendre visite à un ami qui est un peu devenu mon ami, parce qu’il était ton ami – Qui aurait laissé passer la grâce, la chance d’être l’un de tes amis, toi qui nous aidais beaucoup, professionnellement, en lisant, expressivement, la une de nos journaux, sur l’incontournable ’’Actu- Matin’’ – Que Dieu bénisse à jamais celui qui a inventé cette émission !

Que des messes soient organisées à l’intention de la protection et de la longévité de ce génial qui a inventé cette émission !        
Que des prières soient organisées dans tous les lieux de culte du pays pour ce créateur, pour le père de cette émission qui, désormais, appartient au quotidien ces Béninois, ingrats que nous sommes !
Que des messes de remerciements et des prières de protection soient organisées à l’intention d’Issa Salifou, de Malick Larry Gomina, des autres Berthe Cakpossa, André Dossa, Hermann Aniambossou, Barnabé Salanon, de tous les autres journalistes, de tous les techniciens, de tous les hommes de l’ombre comme de la lumière, pour la joie de vivre qu’ils nous donnent, par l’existence qu’ils font, au quotidien, de Canal 3-Bénin et de Canal 3-Monde !

Ce n’est pas seulement le Docteur Boni Yayi qui mérite les messes et les prières …

De mon côté, donc, je te voyais, quelques fois, dans mon quartier ; tu venais y rendre visite à un ami qui est un peu devenu mon ami, parce qu’il était ton ami … Ai-je jamais eu le courage de te parler ? Pour contribuer à ce que tu ne t’enlises pas et que tu vives 33, 45, 65, et même 120, 132 ans ?

Je ne crois pas … Ma pensée n’a jamais pu se matérialiser à travers des paroles bien mûries, pour me faire entendre de toi.

Je peux dire que je suis responsable de ta mort …
Et, je te le dirai, très vulgairement : « Nous sommes tous dedans … Nous sommes tous dans ta mort … »
Et, c’est regrettable. Peut-être que ton départ pour la vie nous édifiera, édifiera beaucoup de gens …

Tu n’es plus là, mais, contrairement à ce que tous croient, contrairement à ce que tes détracteurs de tous ordres qui jubilent croient, tu es plus vivant que jamais !
Du lieu de lumière où tu nous vois, du lieu de gloire où tu liras cette lettre, vois-tu tous les hommages à ta personne de 32 ans ?
Vois-tu déjà ton nom inscrit au fronton du Studio de la chaîne de télévision où tu officiais courageusement, d’où toute ton équipe et tes collègues de travail continueront à émerveiller le peuple béninois ?

C’est cela, la vie, la vie éternelle …

Je crois que tu vis plus que jamais, même si, à regret, je ne te verrai plus venir voir ton ami, dans ma rue …

A toi, François, qui me faisais le plaisir de lire sur ’’Actu-Matin’’, la une de mon journal, le Quotidien ’’Le Mutateur’’ … Nous, tes confrères de la presse écrite, te rendons un hommage particulier, pour ce service publicitaire que tu as continué à nous rendre, jusqu’à une date plus que récente …

Merci, François …


Marcel Kpogodo

vendredi 8 avril 2011

Actualité post-électorale au Bénin

Prestation de serment de Boni Yayi à Porto-Novo



Une cérémonie truffée de couacs



Le mercredi 06 avril dernier, le Président de la République béninois, élu au 1er tour, le Docteur Boni Yayi, a prêté serment pour un nouveau mandat de cinq années. Etaient présents les membres de la Cour constitutionnelle, de toutes les institutions de la République, les ministres, le corps diplomatique, les représentants des autres corps constitués de la nation et, entre autres, toutes les franges de partisans de l'élu du jour. Cependant, la cérémonie s'est vue ternie à plusieurs endroits, par de nombreux ratés.


Pour une investiture du Président de la République, élu pour un second mandat, Boni Yayi, qui s'est déroulée le 06 avril dernier, au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, on devait s'attendre à tout sauf à des couacs mais, il y en a eu un bon nombre, de quoi faire croire que la cérémonie, d'un si grand niveau, n'a pas été préparée avec les soins et le doigté dus à son prestige.
D'abord, pour le commun des Béninois, il y a eu du mal à savoir si la journée de ce mercredi d'investiture était fériée ou pas, puisqu'aucune annonce n'en est venue les situer ; le Ministère de la Fonction publique semble avoir banalisé la chose, comptant peut-être sur le fait que cela allait de soi que cette journée importante soit chômée et payée pour les travailleurs béninois.
En outre, sur les lieux de la manifestation, des colombes étaient censées être lancées pour symboliser la paix à pérenniser, qui a fondé les différentes étapes du déroulement du processus de l'élection présidentielle. Ainsi, les filles choisies à cet effet donnaient l'impression de ne pas s'être vues prévoir une place fixe d'où ordonner leur acte d'apaisement, ce qui fait que les membres du Protocole leur ont changé de place plus d'une fois.
Ensuite, lorsqu'elles se sont emparées des oiseaux pour les préparer à ce qu'ils volent dès que le top en serait donné, aux filles, c'était pour leur serrer les ailes et, dès le signal donné, les colombes n'ont pas eu d'autre choix que de se retrouver au sol, plombant ainsi l'espoir de tout un peuple de voir le symbole agissant de la paix intrinsèque tant vantée se manifester de manière divinement organisée.
Au cœur de l'investiture proprement dite, c'est Robert Dossou, Président de la Cour constitutionnelle, qui se prononce de manière impromptue et inutilement, et, communiquant, après, au Chef del'Etat, dans les micros non fermés, donc qui révélaient le message intime à tout le vaste public, de ne pas oublier de rendre un hommage à Feue Conceptia Ouinsou, ancienne Présidente de la Haute juridiction. Et, lorsque Boni Yayi prend la parole, c'est pour dire ''Ouinsavi'', au lieu de ''Ouinsou'', se faisant rappeler courtoisement à l'ordre par Mathurin Nago, toujours les micros ouverts pour tout le monde, pour tout le public de haut niveau comme de la masse.
Plus tard, c'est le Directeur du Protocole d'Etat qui donne le titre de Représentant de la République fédérale d'Allemagne à Olusegun Obasanjo, Général et ancien Président du Nigeria, venu en lieu et place de Goodluck Jonathan, la personnalité à qui il a transmis le pouvoir, à la fin de son dernier mandat.
Puis, le même Directeur du Protocole commence à donner la liste des personnalités qui doivent se succéder pour saluer le Chef de l'Etat nouvellement investi, quand il lance le titre du Président du Conseil économique et social et, brusquement, quelqu'un, discrètement, le réoriente. Et, il s'interrompt et commence à appeler les Présidents de la République présents qui se succèdent l'un après l'autre. Mais, bizarrement, Mathieu Kérékou, jusqu'à ce que la phase des salutations se termine, n'a pas été invité à venir saluer Boni Yayi.
Du côté du Président lui-même, ayant déjà prêté serment, avant de commettre la gaffe de dire ''Ouinsavi'' au lieu de ''Ouinsou'', il s'était précipité pour délivrer son discours d'investiture, au lieu de se voir remis les attributs de son titre par la Grande Chancelière, Osséni Koubourath : la chaîne et la Grande croix. Et, de temps en temps, celle-ci venait réajuster la Chaîne au cou du Président. Par rapport aux salutations, elles ont été interrompues précipitamment.
Voilà un ensemble de dysfonctionnements qui, aux yeux, entre autres, des téléspectateurs restés à la maison et ayant les yeux fixés sur leur écran de poste-téléviseur pour ne pas se faire conter l'événement, c'est une grande déception, quant au système étatique chargé d'organiser une manifestation d'une si grande envergure. Boni Yayi lui-même ne devrait pas être fier de ces ratés orchestrés par ses services. La question reste de savoir s'ils ont été perpétrés pour le discréditer auprès de ses pairs Chefs d'Etat et du corps diplomatique accrédité, ou si ces ratés se sont fait une place dans l'investiture, juste pour témoigner de la profonde incompétence de ce système. Il faudrait que le Changement tant prôné depuis avril 2006 et qui se poursuit depuis le mercredi 06 avril dernier puisse atteindre ce domaine d'organisation, extrêmement sensible, parce que relatif à l'image de marque que l'Etat projette de lui à l'Extérieur, aux plans national et international.


Marcel Kpogodo

dimanche 20 février 2011

Elections présidentielles au Bénin

Adrien Houngbédji, Candidat aux élections présidentielles du Bénin et Initiateur de la Rencontre avec les autres candidats

Tractations politiques



11 candidats demandent le report du scrutin du 6 mars


La journée du 17 février a été palpitante, du fait de cette atmosphère de veille électorale dans les états-majors politiques. Réunis à l’Hôtel Novotel Orisha de Cotonou, 11 des 14 candidats ont demandé le report du prochain scrutin présidentiel, se fondant sur le fait qu’1.3 millions de citoyens ne seraient pas inscrits sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Ce même jour, Joseph Gnonlonfoun, Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) a lancé officiellement la campagne électorale.


Boni Yayi, Marie-Elise Gbèdo et Joachim Dahissiho sont les trois candidats inscrits aux abonnés absents, lors de cette concertation entre les candidats aux élections présidentielles du 06 mars 2011. C’est sur l’initiative d’Adrien Houngbédji que cette rencontre a eu lieu, afin de permettre aux 14 candidats de définir une position claire face aux remous autour de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Après plusieurs heures de discussion, les 11 candidats et les représentants de certains d’entre eux, présents à l’Hôtel Novotel Orisha, ont demandé que le scrutin présidentiel, prévu pour le 06 mars, soit reporté. Ainsi, un délai supplémentaire sera, du coup, accordé à la Commission permanente de supervision de la Lépi (Cps/Lépi), afin que, de concert avec la Mission indépendante pour le recensement national approfondi (Miréna), ils puissent mettre tout en œuvre pour que les défaillances constatées lors de la réalisation de la Lépi soient corrigées. Cette déclaration commune de ces onze candidats intervient alors que, quelques heures auparavant, ils étaient, chacun, entrés en possession d’un exemplaire du spécimen du bulletin unique de vote, au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna). S’en tenant au chronogramme qu’elle a défini, la Céna par le biais de Joseph Gnonlonfoun, son Président, a lancé officiellement la campagne électorale entrant dans le cadre du scrutin présidentiel toujours prévu pour le 06 mars., Joseph Gnonlonfoun a exhorté tous les candidats à une campagne électorale pacifique et à œuvrer à un débat d’idées, exempt de propos discourtois.


La Cena, comme si de rien n’était …


Plusieurs camions chargés d’urnes font de fréquents va-et-vient dans la cour de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Selon Honorat Adjovi, Porte-parole de la Céna, 18000 urnes seront utilisées dans les 14OOO bureaux de vote prévus pour les élections présidentielles. Il a aussi annoncé que le budget pour les élections, était estimé à 8.5 milliards de F Cfa, avec une contribution, à hauteur de 3.5 milliards, des partenaires étrangers du Bénin. Les 5 milliards restants sont à la charge du budget de l’Etat béninois. Concernant la liste électorale, il a déclaré que sa version électronique était déjà disponible. Le chronogramme relatif à l’impression de cette liste et à la distribution des cartes d’électeurs a été communiqué au Président de la Céna, a-t-il déclaré. Les cartes d’électeurs et la Lépi seront disponibles le 20 février prochain, a-t-il conclu.


Bernado Houenoussi

COMMUNIQUE FINAL DE LA RENCONTRE D’ECHANGES ET DE CONCERTATION DES CANDIDATS AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2011

Ce jeudi 17 février 2011 se sont réunis dans la salle BOBAB de l’hôtel NOVOTEL, les candidats à l’élection présidentielle de Mars 2011.

Après analyse approfondie de la situation préélectorale le collectif de 11 candidats sur 14 à l’élection présidentielle

  1. Invite les acteurs à divers niveaux de responsabilité de notre pays en général et du processus électoral en particulier à rechercher les solutions de consensus par le dialogue en vue de la sauvegarde de la paix.
  2. Constate l’exclusion de un million 300 mille électeurs soit plus du tiers du corps électoral, la non disponibilité de la liste électorale permanente informatisée et le non distribution des cartes d’électeurs à la veille de l’ouverture de la campagne électorale.
  3. Exprime la nécessité de s’assurer de la disponibilité de la liste électorale par une expertise indépendante et le cas échéant d’opérer les corrections qui s’imposent.

En conséquence de ce qui précède, le collectif des candidats demande le report de quelques semaines de l’élection présidentielle aux fins ci-dessus énumérées.

Le tout dans le respect des dispositions de notre constitution relative à la durée des mandats des institutions républicaines.

Etaient présents, les présidents :

§ Adrien HOUNGBEDJI

§ Abdoulaye BIO-TCHANE

§ Kessilé TCHALA SARE

§ Salomon Joseph BIOKOU

§ Victor Prudent TOPANOU

§ Janvier YAHOUEDEHOU

§ Antoine DAYORI

Etaient représentés :

  • Jean Yves SINZOGAN
  • Christian Enock LAGNIDE
  • Cyr N’PO KOUAGOU
  • Salifou ISSA