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vendredi 10 avril 2026

Viviane Savi mobilise large pour Wadagni et Talata à Cococodji

Dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026


Le marché de Cococodji, à Abomey-Calavi, a accueilli le duo candidat, Wadagni-Talata. L’événement s’est produit le jeudi 9 avril 2026. Viviane Savi en a été pour beaucoup dans la mobilisation des femmes de la localité.


Viviane Savi, avec ses paires, en pleine célébration du duo candidat de la mouvance présidentielle, par de grands slogans bien appuyés ...

Femmes massivement mobilisées. La partition qu’a jouée Viviane Savi, le jeudi 9 avril 2026, au marché de Cococodji, dans la commune d’Abomey-Calavi, lors du passage dans cette zone du département de l’Atlantique du duo candidat de la mouvance au pouvoir, Wadagni-Talata, pour le compte de l’élection présidentielle du dimanche 12 avril 2026. Il s’agissait pour lui de présenter à ses hôtes son projet de société.


... et profondément mobilisateurs des femmes, reines des lieux ...

Les visiteurs de marque ont eu droit à un grand bain de foule. Il a été enrichi par de vives salutations de la part des habitants de Cococodji. Une véritable ambiance de liesse populaire a prévalu. Un slogan revenait par intermittence : « Wadagni-Talata, Ko ! ».


... laissant partir, pour une autre étape de campagne, le duo candidat édifié, aguerri et confiant en la victoire.


La forte mobilisation des femmes par Viviane Savi prouve son ancrage dans sa localité d’exercice politique. Elle est membre du Bloc républicain (Br) et de la Coordination nationale de campagne de la mouvance présidentielle. Son champ d’action est la sixième circonscription électorale.

Au soir du 12 avril 2026, le verdict des urnes dira si les fruits ont porté la promesse des fleurs.

Méchac Ahodi / Marcel Kpogodo

mercredi 31 décembre 2025

Viviane Savi et le Bloc républicain à l’assaut de la 6ème Circonscription électorale

Dans le cadre de l’entrée en campagne du parti


Le Bloc républicain (Br) s’est officiellement lancé en campagne dans la 6ē circonscription électorale. L’événement s’est produit le mardi 30 décembre 2025 à ’’La lucide’’. Cette salle des fêtes se situe à Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi. Viviane Savi est la candidate titulaire de la circonscription indiquée, pour le siège de député, réservé aux femmes. Elle a démontré un engagement pour la victoire. Elle se trouvait aux côtés des responsables locaux du parti du cheval cabré.


De gauche à droite, Viviane Savi, en troisième position

Déterminée à relever un grand défi. L’état d’esprit qu’a montré Viviane Savi, aux côtés des autres candidats de son parti, dans l’après-midi du mardi 30 décembre 2025, à la Salle des Fêtes, ’’La lucide’’, à Godomey, de la commune d’Abomey-Calavi, au lancement de sa campagne, par le Bloc républicain (Br), dans la 6ē circonscription électorale, pour les consultations législatives et communales du 11 janvier 2026.

Le parti du cheval cabré se fixe, comme défi, de mettre Ko les autres partis politiques. Il est question de s'arroger les mairies des communes de Zè, de Sô-Ava et d’Abomey-Calavi. Il s’agit aussi de faire monter au moins à 5, le nombre de ses représentants au Parlement.



Une batailleuse dans l'arène


Viviane Savi appartient à la liste des candidats en lice aux législatives dans la circonscription électorale indiquée. Elle a été officiellement investie avec eux, le lundi 15 décembre 2025. Elle se trouve en position de titulaire concernant le poste réservé aux femmes. Elle a fait découvrir son caractère engagé. Elle s’est montrée très déterminée, face à une déclaration importante. Celle-ci émane d’Hyppolite Ahondèmè, la tête de liste dans sa circonscription électorale. Il a émis l’objectif clair d’un grand Ko du cheval cabré. Ensuite, il a appelé au déroulement du combat électoral à travers des comportements responsables.


Viviane Savi, au cours de son intervention engagée

Viviane Savi en est plus motivée que jamais à contribuer à la victoire commune. Sa chaleur combative a connu un grand développement. Son engouement est venu du fait qu’elle jouit d'une popularité croissante dans sa circonscription électorale. Le dévouement connu d’elle va davantage s’exercer, vu les fortes figures adverses que le cheval cabré devra renverser. Le but reste de conquérir trois mairies et au moins 5 des 8 sièges en jeu. Pour elle, le top est donné de la grande mobilisation, des actions de terrain. Viviane Savi a aussi fait sienne la volonté de l’Honorable Nathanaël Sokpoékpé.


Démonstration de la place du Br sur le bulletin unique

Coordonnateur de la circonscription électorale, il a plaidé pour l’unité d’action des candidats. Par ailleurs, le lancement de la campagne du Br a été présidé par Patrice Houssou-Guèdè. Il est ancien maire de la commune d’Abomey-Calavi.

Méchac Ahdi / Marcel Kpogodo

vendredi 5 juin 2020

L’Association ’’Hanlissa’’ d’Aubin Akpohounkè prépare une remarquable Fête des Mères

Dans le cadre d’un projet spécial mis en place

Le dimanche 7 juin 2020 s’annonce inoubliable dans la Commune d’Abomey-Calavi. En effet, le creuset dénommé « Les femmes de l’Association ’’Hanlissa’’ » ont concocté un programme particulier pour célébrer la Fête des Mères le jour indiqué, tout en tenant compte du contexte de l’existence de la pandémie du coronavirus. 

Aubin Akpohounkè

Trois grandes étapes. Ce à quoi il faut s’attendre pour la célébration de la Fête des Mères le dimanche 7 juin 2020 au restaurant ’’Sapin royal’’ situé dans la ruelle face au site dénommé ’’Danhocon’’, au quartier de Tankpè, de la commune d’Abomey-Calavi. 


Selon Aubin Akpohounkè, célèbre journaliste et animateur culturel de langue nationale fon puis, principalement, Promoteur et Président du Festival ’’Hanlissa’’, ce sont les femmes attachées à l’événement culturel annuel du même nom, qui se sont mobilisées dans le creuset dénommé «Les femmes de l’Association ’’Hanlissa’’ » afin de proposer un bon programme. 


Premièrement, les participants à la journée suivront, de 10h à 11h, une conférence sur la place de la mère dans le développement de la culture au Bénin. Ensuite, de 11h à 12h, coronavirus aidant, il se déroulera une sensibilisation sur les gestes barrière contre le Covid-19 avec, en sus, des détails qui seront apportés pour informer sur les méthodes de protection des enfants contre les pandémies, de manière générale. Enfin, de 12h30 à 14h, il sera partagé un repas festif.

                                                          L'affiche officielle de l'événement

A en croire toujours l’intervenant, les échanges concernant le rôle multidimensionnel de la mère dans la société africaine sera une opportunité pour familiariser les enfants présents avec les normes de la culture africaine à travers, venant de la civilisation endogène, des chansons, des mélodies, des danses et des langues authentiques, qu’ils seront formés à pratiquer, sans oublier qu’ils seront initiés à la connaissance des cérémonies familiales. Vivement, donc, le dimanche 7 juin prochain à Tankpè !

Marcel Kpogodo

jeudi 8 juin 2017

Gilbert Déou en route pour la naissance de la Ndp

Dans le cadre de tractations politiques à Abomey-Calavi


Plusieurs militants de première heure du Candidat Patrice Talon, pendant la présidentielle de mars 2016, se sont réunis le mercredi 25 mai 2017 pour se mettre en ordre de bataille afin de relever un grand défi qui n’est rien d’autre que la naissance très prochaine d’un parti politique de la mouvance présidentielle : la Nouvelle dynamique pour la démocratie et le progrès (Ndp). Ils avaient à leur tête un leader d’un type particulier : Gilbert Déou.

Gilbert Déou, en troisième position, de gauche à droite
Dans quelques moments, la mise sur les fonts baptismaux de la Nouvelle dynamique pour la démocratie et le progrès (Ndp). Les éléments capitaux ayant déterminé une grande concertation, dans l’après-midi du mercredi 25 mai 2017, au niveau de l’une des salles polyvalentes du Collège d’enseignement général (Ceg) I de la Commune d’Abomey-Calavi, cette concertation qui regroupait des superviseurs, des coordonnateurs communaux et des dizaines de membres de mouvements ayant porté le Candidat Patrice Talon au pouvoir.
S’il est revenu à des têtes de pont de prendre la parole, ce qui leur a permis de décrire le désarroi profonds des militants à la base, dont ils ont la charge de la gestion, un peu plus d’une année après l’accession au pouvoir de leur champion, Patrice Talon, la conséquence d’une telle situation ne laissait plus aucun doute : pour certains, il était question de commencer à dégarnir les rangs pour aller rejoindre des chapelles politiques plus clémentes envers les attentes. Mais, très tôt, avant-dernier à prendre la parole, parmi les responsables organisateurs de la réunion, Gilbert Déou, la tête froide, dans un langage d’un rare sens diplomatique, a ramené l’assistance à l’essentiel : la nécessité pour tous de resserrer plus que jamais les rangs autour du Président Talon confronté, selon lui, à l’assaut de partisans, à la dernière minute, de militants qui l’avait férocement combattu, lors de l’élection présidentielle des 6 et 20 mars 2017. Ceci aurait pour conséquence de retarder les actes politiques de remerciement des militants de la première heure que tous étaient. Ainsi, l’orateur a convaincu plus d’un après avoir lancé un propos fort : « Nous ne devons pas cultiver le champ et le laisser aux intempéries ». 

Vue globale des participants à la réunion
Les exhortant à la patience, Gilbert Déou, Superviseur des Collines pendant la campagne électorale, pourfendeur des grands leaders politiques de Ouessè, sa Commune d’origine, avec plus de 14 mille voix, à la dernière présidentielle, pendant que ses adversaires, soutiens de Lionel Zinsou, se contentaient de 4 mille suffrages, a éteint les ardeurs vengeresses des siens en leur montrant que le bout du tunnel était déjà là, avec la naissance, sous peu, de la Ndp, ce qui deviendrait un instrument pour continuer à soutenir politiquement le Chef de l’Etat, et pour se rappeler au souvenir du premier des Béninois. Gilbert Déou a clos son propos par une chanson boostant le regroupement général des forces favorables à Patrice Talon. L’hymne national a mis fin à une concertation politique que plusieurs rencontres préparatoires ont permis de concrétiser.


Marcel Kpogodo

lundi 2 mars 2015

Victor Topanou appelle Abomey-Calavi à la ’’rébellion démocratique’’

Il est non partant pour la députation et, aspire à être Maire


L’ancien Ministre de la Justice, Victor Topanou, en marge de la validation définitive des listes des candidats aux législatives, élections auxquelles il ne se présente pas personnellement, a accepté de partager avec nous ses ambitions de Maire pour la Commune d’Abomey-Calavi.  

Victor Topanou
Journal ’’Le Mutateur’’ : Bonjour Monsieur le Ministre. Le Front uni pour la république (Fur), parti politique dont vous êtes le Président, n'a pas présenté de liste pour les élections législatives d'avril prochain, ce qui montre que vous ne participerez pas à ces joutes. Si cette idée est confirmée, qu'est-ce qui justifie votre position?

Victor Topanou : Non, non, il ne faut pas penser que le Front uni pour la république ne participera pas aux législatives ; nous sommes en discussion, attendez la publication définitive des listes des candidats et, vous verrez que nous avons des candidats sur des listes. Comme la plupart des partis sont allés en alliance, nous avons réussi à aller en alliance avec quelques partis, mais je vous laisse le temps de découvrir, d’ici moins de huit jours, puisque la Céna a huit jours pour afficher la liste définitive, et on pourra vous dire, à ce moment, là où nous avons pu positionner des gens.
Ceci dit, il est évident que c’est un Parti jeune, qui est dans sa troisième année d’existence ; il faut reconnaître que nous n’avons pas encore la capacité, en ressources humaines, de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions. Donc, nous avons fait comme tout le monde : aller en alliance pour pouvoir mutualiser les forces et positionner les candidats que nous estimons de bonne qualité dans les circonscriptions que nous pensons pouvoir remporter.  



Il nous est revenu que vous, n’étant pas candidat à la députation, vous avez un choix particulier, celui de diriger la Mairie d'Abomey-Calavi, à l'issue des municipales, des communales et des locales de mai 2015. Peut-on dire que votre ambition de diriger cette Commune est comme un désaveu, un rejet de la gestion du Maire sortant, Patrice Hounsou-Guèdè ?

Non, ce n’est pas forcément un désaveu ; il y a d’abord le fait que les compétitions électorales sont des compétitions concurrentielles. En démocratie, ça fait désordre ou mauvais goût de savoir qu’il n’y a qu’un candidat. Donc, je crois que cela participe même de l’ordre des choses ; il ne faut, de toute façon, pas oublier que le Maire actuel qui est là n’avait, au sortir des urnes, en 2008, remporté que 2 sièges sur les 35 et, que c’est grâce à une coalition avec les Conseillers majoritaires des Fcbe qu’il s’est retrouvé Maire. Donc, ce n’est pas qu’il y a un désaveu, mais, à l’origine, déjà, il n’avait pu s’en sortir qu’avec deux élus. Et, forcément, lorsque, cinq ans après et, même six ans et demie puisque le mandat a été prolongé, de façon indue, depuis 2013, à partir de ce moment-là, je dis, c’est de bonne guerre, qu’il y ait une pluralité de candidatures.
Maintenant, si vous voulez savoir pourquoi, moi, j’ai opté pour les communales et non pour les législatives, c’est parce que, justement, mon ambition, c’est d’être Président de la République et, le Président de la République, c’est l’Exécutif, alors qu’aller à l’Assemblée nationale, c’est le Législatif dont le mode de fonctionnement n’est pas tout à fait le même que celui de l’Exécutif. Or, la Mairie, c’est un exécutif d’un territoire décentralisé. Donc, c’est déjà un apprentissage de l’Exécutif même si, par ailleurs, moi, j’ai une grosse expérience, déjà, dans la gestion de l’Exécutif, puisque j’ai été Secrétaire général du Gouvernement puis, ensuite, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la législation et des droits de l’homme.  


   
Que pensez-vous apporter de révolutionnaire et d'innovant à la Commune d'Abomey-Calavi?

’’Révolutionnaire’’, c’est un mot que je n’aime pas beaucoup, qui me fait peur. Mais, d’ ’’innovant’’, sans aucun doute. Vous savez, quand vous regardez la Commune d’Abomey-Calavi, aujourd’hui, du point de vue de la démographie, c’est la première commune du Bénin. Il est tout simplement inacceptable qu’une commune de cette envergure n’ait pas un stade qui mobilise la jeunesse, il n’y a même pas de stade ; ça fait désordre et, que l’on ait commencé la décentralisation depuis 2002, ce qui fait bientôt 13 ans, ça fait désordre, je pense qu’il faut y remédier en mettant en place un complexe sportif au niveau de la Commune d’Abomey-Calavi.
Ensuite, Calavi, c’est la Commune où, malheureusement, il y a encore d’énormes problèmes de recasement, d’énormes problèmes ! C’est inacceptable que, depuis 54 ans que nous sommes indépendants, il y ait encore des communes non entièrement urbanisées. A partir de ce moment-là, il faudrait que l’on mette les bouchées doubles pour y arriver.
Troisièmement, il faut aussi construire les routes ; Calavi, c’est la première Commune, y compris en matière de superficie, mais il n’y a presque pas de route, presque pas de route ! Quand vous regardez les frais de fonctionnement de la Mairie, ça bouffe plus de 75% du Budget général de la Commune ; il faut plutôt inverser cela, c’est plutôt 25% qui devrait servir de fonctionnement, et 75% d’investissement. On est complètement à la renverse ; il n’est pas normal qu’il n’y ait pas un marché international à Calavi. Et, je pense que, si en moins de cinq ans, on peut refaire ça, Calavi changera complètement de visage ; c’est pour ça que je dis que je me méfie beaucoup du mot ’’révolutionnaire’’, on n’a pas besoin de révolutionner, personne ne nous demande la révolution. Il suffit juste de poser des actes concrets qui ont des incidences, des effets induits sur le développement et, vous verrez que Calavi changera de visage, en moins de cinq ans.



Vos relations avec l'actuel Chef de l'Etat et avec les Soglo sont-elles si bonnes pour que vous comptiez sur leur appui pour remporter la Mairie d’Abomey-Calavi ?

Pourquoi faut-il s’entendre avec le Chef de l’Etat et les Soglo avant d’être Maire ? Non, il faut d’abord parler aux populations ; en démocratie, on parle d’abord aux populations. Ce n’est qu’après l’expression de l’opinion, de la souveraineté nationale que les équipes peuvent ensuite se faire des alliances pour essayer, au mieux, d’incarner les attentes de la communauté. Mais, vous ne commencez pas par dire aux populations : « Nous, on va s’entendre sur votre dos, on va gérer la Commune avec ou sans vous. » Non ! Par respect pour les populations, par respect pour la souveraineté nationale, on s’adresse d’abord aux populations. Donc, je ne m’adresserai pas, en premier lieu, ni à Soglo ni au Chef de l’Etat, mais je m’adresserai d’abord aux populations. Et, quand elles se seront exprimées, on verra les tendances qu’elles auront sorties ; en fonction de ça, on agira, il ne faut pas inverser la pyramide.


Quel est votre appel aux populations d'Abomey-Calavi, celles sur qui vous comptez pour être élu comme leur premier citoyen?

Je pense que les populations de Calavi méritent beaucoup mieux que ce qu’elles ont aujourd’hui. Mais, pour que cela en soit autrement, il faut qu’elles se mobilisent, il faut qu’elles prennent leur destin en mains, il faut qu’elles sachent que, gérer une mairie, ce n’est pas simplement se limiter à la vente indue des réserves domaniales de la Commune. Aujourd’hui, on ne sait pas, personne ne sait ce qui est fait avec l’argent récolté de la vente des réserves domaniales, personne ne le sait ; ça n’est pas budgétisé, on ne le sait pas.
Donc, moi, j’en appelle aux populations pour qu’elles fassent ce que j’appelle, enfin, la rébellion démocratique ; qu’elles sachent que les appareils qui les régentées jusqu’à présent n’ont pas toujours travaillé dans leurs intérêts, mais dans les intérêts particuliers de ces partis-là et que, si elles veulent reprendre leur liberté, elles n’ont qu’à la reprendre, saisir l’occasion de cette élection du 31 mai, pour l’exprimer, de façon forte, de façon vigoureuse et, de façon démocratique.


Propos recueillis par Marcel Kpogodo 

mardi 23 décembre 2014

Brice Sinsin et Prosper Gandaho, les deux recteurs élus

Dans le cadre du vote dans les universités publiques du Bénin


Les universités publiques d’Abomey-Calavi et de Parakou ont fait face aux élections rectorales, le vendredi 19 décembre dernier. A l’issue des consultations, respectivement, Brice Sinsin et Prosper Gandaho prennent les rênes des deux institutions académiques nationales.

Brice Sinsin
Avec un score de 94,05%, la liste ’’Alafia II’’ du Professeur Brice Sinsin remporte l’élection rectorale à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), avec un total de 775 voix pour, et de 41 contre, sur 824 votants et 937 inscrits, avec un taux de participation de 87,94%. Il s’agit d’un plébiscite montrant le mérite du Recteur sortant et réélu, ce qui le relance pour un nouveau mandat de trois ans.

Prosper Gandaho

Du côté de l’Université de Parakou (Unipar), il a fallu assister à un cas de figure différent. Si la liste ’’Expérience plurielle’’, du Professeur Prosper Gandaho, est celle qui remporte la victoire avec 107 voix, contre 93 pour son challenger, le Professeur Joachim Gbénou, de la liste ’’Espoir plus’’, pour 3 bulletins nuls, ce qui permet de totaliser 214 électeurs pour 203 votants, le Recteur Prosper Gandaho succède à Barthélémy Biao.   

Marcel Kpogodo

mercredi 3 septembre 2014

Les "Business promotion center" à la loupe

Pour la promotion de l’auto-emploi au Bénin


Depuis plusieurs années, l’Etat béninois, à travers plusieurs de ses structures spécialisées, en la matière, s’est assigné l’objectif de trouver des solutions durables au problème de l’emploi et à celui de l’entrepreneuriat. La mise en place du Business promotion center (Bpc), est l’un des chevaux utilisés pour y remédier.
C’est au cœur de la commune d’Abomey-Calavi, que se dresse le Business promotion center (Bpc) de cette localité dont le boom démographique est manifeste, depuis des années. Des centres comme celui-ci, il en existe déjà dans d’autres villes comme Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Vue sur la réalité des Bpc …




Une mission pratique

Le Business promotion center (Bpc) propose plusieurs services destinés à répondre spécifiquement aux besoins d’une cible, allant des jeunes, aux femmes, aux porteurs de projets et aux entrepreneurs. En choisissant de les disséminer dans les principales villes du Bénin, le Gouvernement, qui est, à cet effet, fortement appuyé par le Programme des nations-unies pour le développement (Pnud), entend promouvoir l’économie locale. Ainsi, chaque Bpc, est fortement en lien avec sa cible, tout en restant focalisé, précisément, sur les réalités socio-économiques de la localité où il est implanté.



Originalité et responsabilité

Chaque Centre dispose d’un business-plan, une sorte de feuille de route pouvant lui permettre de voler de ses propres ailes, dans un délai maximum de 5 ans. Une option originale afin de rompre avec cette posture qui serait de considérer a priori, ces structures comme de nouvelles entités étatiques budgétivores, comme d’habitude, et incapables de fonctionner, comme cela se doit. Aussi, les entreprises ou les autres bénéficiaires qui solliciteront les services d’un Centre, devront payer au préalable. Un apport financier qui impliquera davantage ces derniers, tout en donnant au Bpc les coudées franches pour son autonomisation financière à moyen terme. 


Des services

Complémentarité et mutualisation des différents moyens, sont les deux principaux points d’ancrage des services de chaque Bpc. L’idée est de rompre avec les va-et-vient d’une structure à l’autre, que les jeunes ou les porteurs de projets sont contraints habituellement de faire. Les services mis en avant répondent donc aux besoins spécifiques de chaque composante de la cible du centre. Il s’agit d’inciter à la création d’entreprise, d’aiguillonner les porteurs de projet, d’offrir une large palette d’information pour la conception et le montage des entreprises et des projets. La formation occupe également une place importante. C’est pourquoi, il en découle l’idée de “donner aux créateurs les moyens de se former au niveau local“ mais, également, celle de promouvoir l’économie locale, avec la volonté “d’accompagner les meilleurs initiatives locales“.


L’aspect financier
La mobilisation des ressources financières, constituent la montagne russe de toute nouvelle entreprise et, ce, principalement, dans un environnement aussi complexe que celui du Bénin. Une donnée que le manque d’information ne facilite pas. C’est pourquoi, le Bpc entend “rendre disponible les informations sur l’accès au financement“, créer des liens concrets entre les bailleurs tels que les banques et les Institutions de microfinance (Imf) et les entreprises. Au finish, il s’agit pour le Bpc d’ “accompagner, dans la mobilisation du financement d’entreprise“. Cette démarche s’étend au “suivi“ des toutes petites entreprises à qui le Bpc s’adresse principalement, afin de “faciliter la certification des business-plan“. 

Sortir du classique

Au-delà de ses services, le Bpc concocte un appui pour le développement personnel de l’entrepreneur, tout en ne livrant pas celui-ci à lui-même, dès que son projet est fin prêt. Il bénéficie ainsi d’un “suivi personnalisé“ à travers un “coaching et le renforcement de ses capacités managériales“. En plus, ceux qui le souhaitent peuvent bénéficier, sur “demande“, d’un “renforcement“ de leurs “capacités entrepreneuriales et sont, avant tout, outillées et “formées au leadership, à la créativité, à l’innovation et à l’éthique“. Pour les projets, il facilite “la réalisation des études de faisabilité“, appuie “les études diagnostiques des entreprises“ qui en font la “demande“, de même que “l’élaboration et l’analyse du business plan“.

Un appui institutionnel

La visite du Bpc de Porto-Novo faisait partie, en novembre dernier, du programme du séjour de Macky Sall, le Président sénégalais au Bénin. Une découverte aux côtés de son homologue béninois, qui était venu l’inaugurer, en août 2013. L’intérêt manifesté par les plus hautes autorités béninoises au projet, mais celui d’autres pays africains où il pourrait faire tâche d’huile, sous la même forme ou une autre, lui assure, a priori une pérennisation, même si d’autres contours sont tout aussi importants, pour un l’atteinte d’un tel objectif.


Bernado Houenoussi