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samedi 3 décembre 2016

Propos marquants du lancement du Conseil national des Fcbe

Dans le cadre des allocutions au Palais des congrès


Ce samedi 3 décembre, en milieu de matinée, au Palais des congrès de Cotonou, a eu lieu la cérémonie de lancement du Conseil national de l’Alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Elle a donné lieu à plusieurs allocutions dont il faut retenir des extraits forts.

Vue partielle des participants au Conseil national
Des personnalités remarquables de l’Alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), parmi lesquelles d’anciennes autorités du Bénin, sont montées au pupitre pour entretenir le public sur leurs idées. C’était au cours de la cérémonie de lancement du Conseil national de cette formation politique, ce qui s’est tenu dans la Salle bleue du Palais des congrès de Cotonou, dans la matinée du samedi 3 décembre 2016. « Quelle forme d’organisation de l’Alliance Fcbe pour une meilleure contribution au renforcement de la démocratie ? ». Tel est le thème fondateur de la manifestation.
Si Amos Elègbè fut celui qui a souhaité la bienvenue aux participants à ces assises, en tant que Président du Comité d’organisation de la manifestation, l’allocution de lancement du Conseil, faite par Eugène Azatassou, Coordonnateur de l’Alliance, est la première à avoir frappé, vu l’aspect purement dénonciateur, d’une partie de son propos, de la gestion du régime de la Rupture,. Selon lui, cette gestion des affaires publiques, depuis le 6 avril 2016, se caractérise par cinq facteurs : « L’accaparement de tous les leviers essentiels de l’économie nationale par une minorité d’hommes d’affaires, au mépris des lois et textes en vigueur », « l’utilisation à grande échelle du Partenariat public-privé, avec la violation flagrante du Code des marchés publics et l’attribution des marchés à des sociétés privées proches essentiellement du pouvoir », « le remise en cause des libertés publiques et des acquis démocratiques issus de la Conférence nationale de février 1990 », « l’absence criarde d’une politique sociale en faveur du peuple » et « la suppression des acquis sociaux des travailleurs et des mesures prises en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes ». En outre, il a prophétisé une bonne espérance de vie pour l'Alliance : « [...] l'Alliance Fcbe n'est pas finie, elle vit et elle vivra encore longtemps ».
De son côté, Fagbémi Wabi, Secrétaire général du Parti du renouveau démocratique (Prd), entre autres, a déclaré : « Que nous soyons tous ensemble pour accompagner ce mandat … ».
S’il a été aussi donné à Richard Soglo, représentant de Léhady Soglo, de prendre la parole, Léonce Houngbadji, Président du Parti pour la libération du peuple (Plp), s’est montré incendiaire, du côté de son camp politique et de celui du pouvoir en place, à en croire les extraits suivants : « Quand on perd les élections dans un pays démocratique, on fait l’opposition », « Tout le monde lézarde les murs … », « Dans ce pays, personne ne pourra nous faire peur et nous empêcher de nous exprimer », « La situation socio-économique de notre pays est désastreuse ; nous sommes là pour défendre la patrie », « L’heure est grave, aucun repas n’est sur le feu … », « Si vous nous laissez seuls, nous allons mener le combat ; les mains nues, nous allons mener le combat ».
Le dernier intervenant de cette série, à la cérémonie d’ouverture, fut le Professeur François Abiola, ancien Vice-Premier ministre et Président du Parti ’’Mouvement espoir du Bénin’’ (Meb) : « Nous avons tracé une carte universitaire et, je suis sûr que c’est la carte de demain », « Nous devons faire le débat de la liberté d’expression », « Nous allons décider de ne pas insulter demain », « On n’insulte pas demain, surtout en politique ».
Au cours de cette cérémonie d’ouverture, Eugène Azatassou était entouré, au podium, de plusieurs autres personnalités, non des moindres des Fcbe : Hubert Ballé, Félicien Chabi Zakari, André Okounlola et Paul Hounkpè. Par ailleurs, toutes les allocutions ont été précédées par une minute de silence en mémoire des militants disparus, notamment, le Ministre et Député, Feu Eric N’Da.


Marcel Kpogodo 

mercredi 24 février 2016

5 obstacles qui mettent Lionel Zinsou en difficulté

Pour la conquête de la Marina

Lionel Zinsou, le candidat du pouvoir du Docteur Boni Yayi et, désormais, de l’Alliance républicaine, constituée par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le Parti du renouveau démocratique (Prd) et la Renaissance du Bénin (Rb), notamment, partait favori, à l’annonce de sa présence dans les starting-blocks, certains lui ayant même prédit une victoire par Ko. Après le démarrage de la campagne électorale et les descentes de ses challengers sur le terrain, bon nombre de ses partisans sont devenus sceptiques sur sa capacité à passer le cap du 1er tour.


La difficulté pour Lionel Zinsou de se départir de son poste de 1er ministre pour rejoindre le même rang de combat que les candidats ne disposant pas de l’influence ni des moyens de l’Etat, les descentes régulières et alchimiques de ses challengers technocrates, d’une part, et hommes d’affaires, d’autre part, sur le terrain, à travers les arrondissements, les quartiers et les villages des communes du Bénin, le frein rencontré par certains candidats à faire ouvertement campagne dans le septentrion, l’immixtion peu favorable à lui de Nicéphore et Rosine Soglo, de même que celle d’Albert Tévoèdjrè dans le débat sur les fondements supposés néocolonialistes de sa candidature, la faible probabilité que la majorité des militants à la base des Fcbe, du Prd et de la Rb, notamment, suivent à la lettre les consignes de vote donnés par leurs leaders respectifs. Les grosses épines qui plombent l’avancée de Lionel Zinsou vers un Ko qui, de plus en plus, se révèle d’une grande incertitude, vu l’indignation que la simple évocation de son nom provoque au sein de la population.
Concernant son obstination à rester à son poste, rien ne devrait en gêner quiconque s’il ne s’agissait pas pour le candidat Zinsou de confondre ses moyens à ceux de l’Etat pour se déployer sur le terrain, ce qui brouille toute lisibilité sur sa propre partition logistique dans la campagne. Son image d’intégrité en prend ainsi un grand coup. En outre, avec, entre autres, Pascal Irénée Koupaki, Patrice Talon, Sébastien Ajavon et Abdoulaye Bio Tchané qui, désormais, déploient une détermination de tous ordres, à commencer par celle d’une offensive d’impact de proximité avec les populations, Lionel Zinsou n’a pratiquement pas de quoi opposer un répondant de poids. Plus grave, les empêchements dont sont l’objet des candidats à faire campagne dans le nord, pour ce qui est des cas palpables de Sébastien Ajavon et d’Abdoulaye Bio Tchané, ces freins ne travaillent qu’à transformer ces présidentiables en des personnalités plus populaires dans les milieux où l’on les empêche d’aller et aussi dans les autres régions du pays où elles sont perçues comme des victimes dont l’élément d’essuiement des larmes pour eux sera un vote massif en leur faveur, dans tout le pays, surtout que la quote de popularité du Docteur Boni Yayi, l’artisan supposé de ces difficultés faites à certains candidats, est très basse, en dépit d’un bilan éloquent de dix années à la tête du pays.
De plus, ne viennent rien arranger les vociférations de Rosine et de Nicéphore Soglo sur la présence de Lionel Zinsou dans la course présidentielle ; elles ont un relent d’avertissement et entretiennent au quotidien le doute dans l’esprit des ’’Houézèhouè’’ qui finissent par trouver inacceptable que les Béninois puissent se faire diriger par un ’’Blanc’’ et, considérant que la traîtrise politique est un sport national au Bénin, Lionel Zinsou devrait faire face, dans ses meetings, à une apparente adhésion populaire à sa cause, pour, dans les urnes, découvrir un contraste de comportement, d’un étincelant tuant.
Enfin, il n’est plus un secret pour personne que les militants à la base des Fcbe, du Prd et de la Rb ne digèrent pas le choix que l’Alliance républicaine leur a imposé, ce qui semble ne pas donner cher de la peau de Lionel Zinsou dans les urnes, le 6 mars prochain, même s’il ne faudrait pas perdre de vue que le délestage répétitif, ces jours-ci et la laborieuse distribution des cartes d’électeurs sont interprétés, à tort, sûrement, comme des moyens du pouvoir en place pour brouiller la communication des présidentiables vers les populations, ce qui contribuera à faire de Lionel Zinsou, l’élément de défoulement de la hargne des Béninois. Il ne faudrait donc pas qu’il dorme sur ses lauriers, mais qu’il démissionne du poste de Premier ministre, qu’il mouille férocement le maillot, par lui-même, qu’il aille expliquer directement aux populations ses motivations ; il ne doit pas, en outre, hésiter à se départir de ses intermédiaires qui, comme d’habitude, ne prendront qu’à leur compte les cagnottes de campagne pour ne lui laisser que des comptes-rendus tronqués.

Ramane Aïsso  

mercredi 20 mai 2015

Les 83 Députés de la 7ème législature du Parlement béninois

Pour un enjeu qui s'est révélé sérieusement disputé

Le dimanche 3 mai 2015, Théodore Holo, Président de la Cour Constitutionnelle du Bénin, a proclamé les résultats officiels des élections législatives du dimanche 26 avril 2015. Ce sont 83 Députés qui ont été élus, selon 24 circonscriptions électorales, pour 11 partis et alliances de partis ayant fourni des parlementaires sur les 20 en lice.

Théodore Holo, Président de la Cour constitutionnelle

1ère circonscription électorale (3 sièges : Malanville, Karimama, Kandi)

•    Bako Arifari Nassirou (FCBE)
•    Bako Idrissou (FCBE)
•    Issa Salifou (Alliance Soleil)

2ème circonscription électorale (3 sièges : Gogounou, Ségbana, Banikoara)

•    Katè Sabaï (FCBE)
•    Gounou Sanni (FCBE)
•     Bagoudou Orou Igari (Alliance Soleil)

3ème circonscription électorale (3 sièges : Boukoumbé, Cobly, Matéri, Tanguiéta)

•    Kassa D. Barthélémy (FCBE)
•    N’dah Kouagou Eric (FCBE)
•    Bagana Gilbert (FCBE)

4ème circonscription électorale (4 sièges : Kérou, Kouandé, Pehunco, Natitingou, Toucountouna)

•    Dafia Abiba (FCBE)
•    Gibigayé Mohamed (FCBE)
•    Jacques Yempabou (AND)
•    Gounou Salifou Abdoulaye (Eclaireur)

5ème circonscription électorale (5 sièges : Allada, Kpomassè Ouidah, Toffo, Tori-Bossito)

•    Houndété Eric Louis Camille (UN)
•    Cyprien Togni (AND)
•    Houngnibo K. Lucien (UB)
•    Ahonoukoun Tossou Marcellin (UB)
•    Octave Houdégbé (AND)

6ème circonscription électorale (4 sièges : Abomey-Calavi, Sô-Ava, Zè)

•    Houdé Aditi Valentin (AND)
•    Valentin Djènontin (FCBE)
•    Prudencio Claudine Afiavi (UN)
•    Georges Bada (RB-RP)

7ème circonscription électorale (4 sièges : Nikki, Bembèrèkè, Kalalé, Sinendé)

•    Yarou R. Théophile (FCBE)
•    Kora Gounou Zimé (FCBE)
•    Gbian Robert (Alliance Soleil)
•    Yarou Sinatoko Kiaré (FCBE)

8ème circonscription électorale (4 sièges : Pèrèrè, Parakou, Tchaourou, N’dali)

•    Gbadamassi Rachidi (FCBE)
•    Bah Guèra Chabi (FCBE)
•    Bagoudou Z. Adam (FCBE)
•    Lafia Sacca (Alliance Soleil)

9ème circonscription électorale (3 sièges : Bantè, Dassa-Zoumè, Savalou)

•    Koutché Komi (FCBE)
•    Okoundé Jean-Eudes Kotchikpa (FCBE)
•    Tchobo D. Valère (FCBE)

10ème circonscription électorale (3 sièges : Ouèssè, Glazoué, Savè )

•    Okounlola Biaou André (FCBE)
•    Dègla A. Benoît (FCBE)
•    Agoua Assogba Edmond (Alliance Eclaireur)

11ème circonscription électorale (3 sièges : Aplahoué, Djakotomè, Klouékanmè)

•    Amoussou Ange-Marie Bruno (UN)
•    Gbénonchi Gérard (UN)
•    Essou Noudokpo Pascal (FCBE)

12ème circonscription électorale (3 sièges : Dogbo, Lalo, Toviklin)
•   
•    Degbey Kuadjo Jocelyn L. (UN)
•    Jérémie Adomahoun (FDU)
•    Gbahoungba David (FCBE)

13ème circonscription électorale (2 sièges : Djougou)

•    Soumanou F. Alassane (FCBE)
•    Zoumarou Mally Boda Mamoudou (Alliance ABT)

14ème circonscription électorale (2 sièges : Bassila, Copargo, Ouaké)

•    Atchadé Nourénou (FCBE)
•    Affo Obo Ahmed Tidjani (Alliance ABT)

15ème circonscription électorale (4 sièges : Cotonou du 1er au 6ème arrondissement)

•    Padonou Corneille (PRD)
•    Akotègnon Raphaël Dossou (PRD)
•    Badirou Aguèmon (PRD)
•    Mohamed Atao Hinouho (RESO ATAO)

16ème circonscription électorale (5 sièges : du 7ème au 13ème arrondissement)

•    Azannaï Candide Armand Marie (UN)
•    Djogbénou Joseph (UN)
•    Nobimè Agbodranfo C. Patrice (UN)
•    Veyra ép. Soglo Honorine Rose-Marie (RB-RP)
•    De Souza Marcel A. A. (FCBE)

17ème circonscription électorale (2 sièges : Athiémé, Comè, Grand-Popo)

•    Ahossi Comlan Léon (UN)
•    Agbélessessi Cokou Alexis (Alliance FDU)

18ème circonscription électorale (3 sièges : Bopa, Lokossa, Houéyogbé)

•    Nago Coffi Mathurin (FDU)
•    Sossou Dakpè (FDU)
•    Dagniho Rosine (FCBE)

19ème circonscription électorale (5 sièges : Adjarra, Aguégués, Porto-Novo, Sèmè-Podji)

•    Houngbédji Adrien (PRD)
•    Akissoé Houédougbé Noël (PRD)
•    Sanni Yibatou (PRD)
•    Zinsou Agnongny Edmond (PRD)
•    Sofiath SCHANOU (FCBE)

20ème circonscription électorale (5 sièges : Adjohoun, Akpro-Missérété, Bonou, Avrankou, Dangbo)

•    Bahou Minankpon Michel (PRD)
•    Ahouanvoébla Sèdogbo Agustin (PRD)
•    Gbénou Paulin (PRD)
•    Agbodjèté Hounsa Justin (AND)
•    Codjo Dossou Simplice (FCBE)

21ème circonscription électorale (3 sièges : Sakété, Ifangni, Adja-Ouèrè)

•    Idji Antoine Kolawolé (UN)
•    Abiola A. François (FCBE)
•    Louis Vlavonou (UN)

22ème circonscription électorale (2 sièges : Kétou-Pobè)

•    Abimbola Jean-Michel (FCBE)
•    Koussonda Adjibadé Moukaram (UN)

23ème circonscription électorale (4 sièges : Abomey-Bohicon – Agbagnizoun- Djidja)

•    Atrokpo Luc Sètondji (RB-RP)
•    Glèlè Ahanhanzo Onésiphore Blaise (RB-RP)
•    Houangni Parfait (UN)
•    Adolphe Djiman (RB-RP)

24ème circonscription électorale (4 sièges : Covè, Ouinhi, Zagnanado, Zakpota, Zogbodomè)

•    Aké Natondé (FCBE)
•    Sonon Dépo Gustave (FCBE)
•    Yahouédéou François Janvier (RB-RP)
•    Yéhouétomè Boniface (RB-RP)



Marcel Kpogodo

jeudi 26 mars 2015

Déclaration d’Euloge Béo Aguiar, candidat député dans la 16ème circonscription électorale

« Ma responsabilité est de contribuer à faire de la culture le socle du développement du Bénin»


La particularité de la confection des listes pour les élections législatives, dans la 16ème circonscription électorale, est le positionnement de l’artiste béninois, Euloge Béo Aguiar, alias Masta Cool, en tête de liste, comme candidat de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt). Sans prétention aucune, sans complexe face aux grosses cylindrées qu’il devra affronter, il livre, dans cet entretien qu’il a consacré à notre Rédaction, sa vision du combat électoral qui l’attend.

Euloge Béo Aguiar, alias Masta Cool
Le Mutateur : Bonjour Euloge Béo Aguiar, alias Masta cool. Vous êtes un artiste comédien et chanteur bien connu au Bénin et, vous voilà candidat aux législatives du 26 avril prochain, en tête de la liste Abt, dans la 16ème circonscription électorale, c’est-à-dire des 7ème au 13ème arrondissements de la ville de Cotonou. Savez-vous de quelle ampleur est votre responsabilité?


Euloge Béo Aguiar : Je pense que ma responsabilité est de contribuer à faire de la culture le socle du développement du Bénin, parce qu’il s’agit de marquer une rupture avec une génération qui a eu le mérite de beaucoup apporter à notre pays ; c’est un ensemble de personnes qu’il faut remercier, dont il faut saluer l’apport au développement de notre pays. Avec tout ce respect-là, je voudrais dire que la rupture que propose l’Alliance Abt, en proposant ma candidature comme tête de liste à Cotonou vient répondre aussi à la nécessité et à l’urgence d’impliquer la jeunesse au cœur des activités de développement de notre pays, parce qu’on a beau entendre que la jeunesse est le fer de lance, que la jeunesse est le moteur, mais il est absolument impérieux de faire en sorte que notre pays puisse tenir compte de la majorité de sa classe, aujourd’hui, qui est constituée essentiellement de la jeunesse.
Vous savez, notre pays a des problèmes de développement et non des problèmes politiques. C’est pour cela que des personnes comme moi, qui sont de la société, qui sont au cœur des problèmes de la société et de la jeunesse, je pense qu’il est préférable de les mettre au cœur des solutions à proposer. C’est pour cela que je souhaite vivement qu’à un moment donné de l’histoire de notre pays que l’ensemble de tous ceux qui le dirigent prennent conscience de ce que les jeunes, sans insultes, avec tout le respect qu’ils doivent aux aînés, les invitent à prendre la place, parce qu’ils ont besoin d’être à cet apprentissage-là, pour que notre pays renouvelle sa classe politique.
Je dirai également qu’en mesurant l’ampleur de ma candidature, dans la 16ème circonscription, c’est faire en sorte que le problème de la fierté d’être Béninois, tout simplement, en consommant prioritairement les produits fabriqués par nous-mêmes, qui découlent alors de la prise en compte de la culture dans le développement, ce problème est capital. Moi, je suis un homme des arts et de la culture, je suis un homme de culture, donc, je sais très bien comment j’évoque cette dimension, dans mon travail, au quotidien. C’est pour cela que l’Alliance Abt a plutôt choisi de mettre, sur l’ensemble de sa liste, rien que des jeunes, parce que nous pensons essentiellement que notre pays a des problèmes qui sont d’abord liés à sa jeunesse ; vous savez, on ne coiffe pas quelqu’un en son absence et, un chauve ne coiffe pas quelqu’un qui a des cheveux ; mieux, on ne coiffe pas quelqu’un la nuit. Donc, les jeunes ont besoin, aujourd’hui, d’être responsabilisés.



Par votre positionnement sur la liste Abt, vous êtes directement en confrontation avec certains poids lourds, notamment, les Honorables Rosine Soglo et Candide Azannaï, qui sont des habitués de ces élections et du Parlement, le Ministre du Développement, Marcel de Souza, de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), sans compter Yves-Edgard Monnou du Parti de renouveau démocratique (Prd). N’avez-vous pas envie de démissionner ?

Pas du tout ! Je voudrais juste ajouter quelque chose : comme autre poids très très lourd, par rapport à tout ce que vous avez abordé, c’est le Président Abdoulaye Bio Tchané qui, forcément, constitue, pour moi, le guide et le soutien inconditionnel, dans ces élections-là. Et, l’autre poids que j’ai, forcément et indubitablement, c’est l’ensemble de la jeunesse de la 16ème circonscription électorale de notre pays ; elle constitue aussi un poids lourd, parce que vous savez très bien que les jeunes ont besoin de renouvellement, ils y aspirent. Et puis, comme troisième poids lourd, j’ai l’ensemble des artistes et l’ensemble des hommes de la culture, de même que tous ceux qui rêvent de voir notre pays vivre autrement, en redevenant fiers d’être Béninois. On ne peut pas développer notre pays aujourd’hui en mettant au second rang ce sur quoi on devrait s’asseoir d’abord : la culture. Donc, c’est tous ceux-là qui sont derrière moi et, du coup, je me sens très fort, parce que ceux qui souffrent aujourd’hui ne sont pas les hommes politiques, ce sont les jeunes, c’est eux qui rêvent du renouvellement.
La candidature de Masta Cool n’est pas une candidature individuelle, c’est la candidature de l’ensemble de ceux qui ne savent pas ce qu’ils vont manger avant le soir, elle est celle de ceux qui ne savent pas, après deux ans de contrat à durée déterminée, ce qu’ils vont devenir, c’est la candidature de l’ensemble de ces gens-là qui ne savent pas comment payer leur loyer, qui ne savent pas comment envoyer leurs enfants à l’école, c’est la candidature de tous ceux qui sont en train de souffrir quelque part et qui n’ont pas d’argent pour acheter un paracétamol, c’est la candidature de l’ensemble de ces femmes qui sont marginalisées et qu’on utilise à tort et à travers, c’est aussi la candidature de tous ces gens-là, de ces intellectuels, de ces fonctionnaires qui aspirent à un mieux-être, à un bien-être. Donc, ma candidature n’est pas individuelle.   



Serait-il possible que vous leviez un coin de voile sur ce que vous irez faire à l’Assemblée, dès que vous serez élu ?

Je pense que le rôle de l’Assemblée, c’est de proposer et de voter des lois qui engagent surtout le développement de notre pays. C’est aussi un rôle de contrôle de l’action du Gouvernement, c’est aussi un autre rôle de présence institutionnelle importante au niveau de nos 24 circonscriptions électorales. Dans la spécificité qui est la mienne, forcément, l’ensemble des actions, des lois qui seront proposées iront d’abord en faveur de la jeunesse. Je pense donc m’intéresser à l’introduction de la dimension culturelle dans nos matières, à l’emploi des jeunes en rapport avec les besoins de la nation, au renforcement de l’apport financier aux femmes et à son ouverture aux hommes aussi, à la lutte contre la piraterie, à la dépolitisation de notre administration ; je pense aussi m’intéresser au soutien de l’action du Président Bio Tchané, quand les Béninois auront décidé de faire de lui le Chef de l’Etat, en 2016. Mais, je vous prie de garder patience pour avoir plus de détails sur mon programme, au lancement de la campagne électorale.



Avez-vous un mot de fin ?

Je voudrais lancer un appel à tous ceux qui semblent réticents ou qui sont dans des doutes, notamment ; je voudrais leur dire tout simplement que c’est ensemble qu’on est forts ; je voudrais qu’on se donne la main pour faire en sorte que, pour une fois, un artiste béninois aille au sein de cette auguste Assemblée pour porter haut nos problèmes, afin de trouver des solutions idoines, depuis le sommet, parce que ce sont les lois qui fabriquent, après, les décisions qui, à leur tour, fabriquent les décrets, les arrêtés, entre autres, qui nous sont imposés. Donc, je crois que nul n’a intérêt à ne pas faire réussir cette entreprise.



Propos recueillis par Marcel Kpogodo 

mercredi 10 décembre 2014

Les marches des forces colalisées des 10 et 11 décembre confirmées

Vu la sortie médiatique de la Plateforme démocratique et du Prd


La Plateforme démocratique et le Parti du renouveau démocratique (Prd) ont tenu une conférence de presse conjointe, en cet après-midi du mardi 9 décembre 2014. Devant les journalistes, les deux parties ont annoncé qu’elles conjuguaient désormais leurs efforts, et cette alliance concrétise cette communion avec les marches de Porto-Novo et de Cotonou, respectivement, les 10 et 11 décembre prochains.  

Joseph Djogbénou
Les marches sont désormais communes à la Plateforme démocratique et au Prd, pour réclamer la tenue des élections municipales, communales et locales, à partir d’une liste électorale fiable, et l’organisation à bonne date des consultations législatives et présidentielles. Elles auront bel et bien lieu, le 10 décembre, à Porto-Novo et, le 11, à Cotonou.
Dans le premier cas, les manifestants prendront le départ de la Place Catchi pour s’arrêter à la Préfecture de la ville-capitale. Concernant le second mouvement, il commencera devant le siège du Madep, à Akpakpa, pour se terminer à la place de l’Etoile rouge. Voilà la substance de l’annonce faite par les représentants de la Plateforme démocratique et du Parti du renouveau démocratique (Prd), au cours d’une conférence de presse que les deux nouveaux alliés ont donné, dans l’après-midi d’hier, mardi 9 décembre 2014.
Démontrant l’effectivité d’une telle alliance, le Professeur Joseph Djogbénou a lu, au nom des deux institutions, une déclaration qui n’a pas manqué, entre autres, de mettre au jour quatre exigences clés : « l’ouverture, sans délai, d’un dialogue responsable en vue d’un vote d’une loi dérogatoire de facilitation des élections », « l’organisation, sans délai, des élections locales, municipales et communales, avec une liste fiable à tester avant les élections législatives », « la mise à la disposition des partis politiques du fichier électoral national, assorti de sa publication sur Internet », « l’arrêt des bradages du patrimoine économique national ».
Au présidium de cette conférence de presse, on trouvait, outre Amissétou Affo Djobo, présidente de la séance, et Joseph Djogbénou, Guy Mitokpè, du Parti ’’Restaurer l’espoir’’, Charlemagne Honfo et Augustin Ahouanvoébla, de même que Raphaël Akotègnon, du Prd, Lazare Sèhouéto, de l’Union fait la nation (Un) et Léopold Ahouandjinou, homme des médias. Respectivement, dans leur prise de parole, ils n’ont pas manqué, chacun à sa manière, de justifier la nécessité des marches, vu, surtout, l’instauration par le Gouvernement d’un dialogue politique dont ces intervenants n’ont pas reconnu la validité. 


Marcel Kpogodo