![]() |
| Vue partielle des participants au Conseil national |
samedi 3 décembre 2016
Propos marquants du lancement du Conseil national des Fcbe
samedi 20 juin 2015
Leçons et analyses d'un remaniement ministériel qui a déjoué toutes les attentes
![]() |
| Lionel Zinsou, nouveau Premier ministre du Bénin |
lundi 30 mars 2015
Awawou Bissiriou, l’Amazone qui fragilise Abiola et Kolawolé Idji
| Awawou Bissiriou |
vendredi 27 février 2015
Le Gouvernement entame les discussions avec les syndicalistes le 2 mars
![]() |
| François Abiola |
vendredi 29 août 2014
Yayi ’’se fout’’ de la débâcle dans l’éducation au Bénin
![]() |
| Boni Yayi |
samedi 23 août 2014
Remaniement ministériel : tous les incompétents n'ont pas été chassés
![]() |
| Eric N'da |
![]() |
| Alassane Soumanou Djimba |
![]() |
| François Abiola |
Aussi, ce qui guette le Baccalauréat, c'est la politisation des résultats de cet examen, surtout lorsque François Abiola va se rendre compte que cela peut être un moyen, après toute proclamation, de se mettre à l'abri des critiques acerbes de la population. On verra si les acteurs du secteur éducatif laisseront faire, cette fois-ci.
Des ministres peu alertes
Comme il est de notoriété publique que l'Approche par compétences en Français a détruit, chez les apprenants béninois ayant subi cette réforme, du Cours d'initiation (Ci) à la classe terminale, la capacité de la bonne expression, orale et écrite, dans la langue de travail, Eric N'da et Soumanou Djimba ne donnent pas l'impression d'être pressés que la rectification des choses interviennent, profondément et, au plus tôt, pour sauver les apprenants qui se bousculent dans les petites classes et, qui, bientôt, finiront le secondaire pour l'université ; ils ne sont pas pressés de réinstaurer la salvatrice dictée du Ci jusqu'en classe de troisième, avec des verrous d'élimination au Cep et au Bepc. A coup sûr, ils prennent leur temps parce que leurs enfants, déjà grands et actifs, ne sont plus concernés par les affres intellectuelles d'une réforme scolaire catastrophique. En bons hommes politiques béninois, ils attendent le cataclysme, avant de conduire ces changements au niveau du Français.
Des ministres peu anticipateurs
Par ailleurs, les trois ministres de l'enseignement que sont Eric N'da, Soumanou Djimba et François Abiola auraient dû être chaleureusement remerciés par Boni Yayi, dans son dernier remaniement ministériel. En effet, ils anticipent peu sur les crises et attendent patiemment qu'elles atteignent une gravité prononcée, à travers la grève perlée des enseignants, pour commencer à jouer aux sapeurs-pompiers. Actuellement, ceux-ci préparent une gigantesque grève qui va paralyser la rentrée 2014-2015. Cela est sensible à travers un communiqué cinglant publié par le Front d'action des trois ordres d'enseignement, en plein déroulement de la correction du Bac 2014.
C'est un texte dans lequel cette structure appelle les enseignants à la mobilisation pour une prochaine paralysie des activités pédagogiques avec, à la clé, une remise en cause de la rentrée scolaire, pour revendiquer, entre autres, des statuts particuliers pour ses mandants. Au lieu de s'en préoccuper dès maintenant et de prendre le taureau par les cornes pour lancer les concertations, pendant ce qu'il reste des vacances, avec ce Front afin que le peuple ne puisse assister, impuissant, à de nouvelles grèves, ils préfèrent expédier les affaires au quotidien et, récemment, continuer à se réjouir de leur maintien dans l'équipe gouvernementale. Ce qu'ils ne savent peut-être pas, c'est que le Président Boni Yayi a déclaré n'a plus rien à gagner, en matière d'élection présidentielle, ce qui le conduira, sous peu, à commencer à relativiser tout l'apport politique dont ces N'da, Soumanou Djimba et Abiola sont censés lui faire bénéficier, et les limoger, imprévisible qu'il est, lorsqu'il va prendre la mesure de leur incapacité à prévenir les crises sociales dans leurs secteurs respectifs, de leur incapacité d'empêcher qu'il soit toujours présenté au peuple comme le dernier recours, lorsque le bras-de-fer avec les enseignants atteint son point culminant. Ces trois ministres ont intérêt à profiter, pendant qu'il en est encore temps, des privilèges relevant de leur poste actuel, le "chassage" interviendra sans délai, devant la force de la réalité de leur incapacité à en finir avec les crises destructrices dans leurs secteurs respectifs.
Marcel Kpogodo
lundi 13 décembre 2010
Situation universitaire au Bénin
François Abiola, Ministre de l'Enseignement supérieur du BéninEnseignement supérieur au Bénin
Des augmentations substantielles au profit des professeurs d’universités
A la suite d’une longue grève renforcée par un refus catégorique d’évaluer les copies de fin d’année, les professeurs des universités publiques du Bénin se sont vus octroyer par l’Etat des avantages importants relatifs non seulement au salaire mais aussi aux compartiments liés à la vie professionnelle des concernés. Une véritable révolution qui contribue à rehausser le niveau de vie des enseignants du Supérieur.
A en croire le communiqué publié le 24 novembre dernier par la Fédération des syndicats de l’éducation nationale de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Fésen/Cstb), les professeurs d’université, au bénin, s’en sortent avec le gros lot, en ce qui concerne la satisfaction de leurs revendications d’ordre salarial. Ainsi, depuis la fin du mois d’octobre 2010, sur leur fiche de paie, les professeurs de l’Enseignement supérieur, selon les différentes catégories, ont constaté plusieurs augmentations : les professeurs titulaires, les maîtres de conférence, les maîtres-assistants et les enseignants du corps autonome des professeurs, les enseignants corps autonome des professeurs-assistants, et les assistants voient leur salaire multiplié, respectivement, par 3 ; 2,8 ; 2,5 ; 2 et 1,5. Ensuite, le même communiqué précise que trois arrêtés importants ont été pris le 13 septembre 2010, et appliqués : le n°390-C/MENRS/MTFP/MEF/DC/DGM/DRH, portant indemnité de logement, le n°391-C/ MENRS/MTFP/MEF/DC/DGM/DRH, portant indemnité d’expertise, et le n° 389-C/ MENRS/MTFP/MEF/DC/DGM/DRH, portant indemnité de risque. Ce qui restera, en outre, à concrétiser sont les décrets portant indemnité de bibliothèque, d’une part, et portant prime de bibliothèque, d’autre part. Mais, ces deux textes ne peuvent être rendus concrets sans un réaménagement de la Loi portant Statut particulier des enseignants du Supérieur. Si Alphonse da Silva, Secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snes) reconnaît l’effectivité de ces différents acquis, il relève qu’il s’agit d’une avancée manifeste dont il félicite les différents bénéficiaires pour l’unité d’action qu’ils ont montrée pour leur obtention ; il fait sentir, par ailleurs, que le défi des professeurs du Supérieur est de travailler beaucoup mieux pour mériter les nouveaux avantages salariaux. Finalement, en accordant une part non négligeable de satisfaction aux enseignants, dans le bilan de son premier quinquennat, Boni Yayi aura relevé un défi de taille.
Marcel Kpogodo






