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dimanche 16 décembre 2018

Le Pujo et le Plp appellent à une liste unique de l’Opposition pour les législatives de 2019


Dans le cadre de l’ouverture officielle du Congrès extraordinaire du Parti ’’Union sociale libérale’’ (Usl)

Le siège de la ’’Renaissance du Bénin’’, de l’aile des Soglo, sis quartier de Kouhounou, à Cotonou, abrite, depuis la matinée du samedi 15 décembre 2018, le Congrès extraordinaire de l’ ’’Union sociale libérale’’ (Usl) dont Sébastien Germain Ajavon est le Président d’honneur. A la cérémonie d’ouverture d’assises consacrées à ce que les congressistes travaillent à mettre la formation politique en phase avec la nouvelle Charte des Partis politiques et le nouveau Code électoral, des discours d’invités de marque ont été entendus. Parmi ceux-ci, il faut noter les allocutions respectives de Franck Kpassassi, Secrétaire général du Pôle unifié des jeunes de l’Opposition (Pujo) et Cécil Adjévi, Secrétaire général et Porte-parole du Parti pour la Libération du peuple (Plp). Toutes deux, remontées contre la gouvernance du Président Talon, ont appelé à la constitution par l’Opposition d’une liste unique pour affronter les élections législatives de 2019. Intégralité des deux discours …

Cécil Adjévi


Intégralité des allocutions du Pujo et du Plp


DISCOURS DU PÔLE UNIFIÉ DES JEUNES DE L’OPPOSITION (PUJO)


DÉCLARATION LUE PAR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL FRANCK KPASSASSI AU CONGRÈS EXTRAORDINAIRE DU PARTI UNION SOCIALE LIBERALE (USL)



« Le PUJO encourage donc les forces politiques de l’opposition à poursuivre sereinement les consultations en cours, afin de mettre en place, dans les meilleurs délais, la liste unique de l’opposition, le seul et unique espoir du peuple béninois »



- Monsieur le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO,

- Madame la Présidente Rosine SOGLO,

- Monsieur le Représentant du Président Boni YAYI, Président d’Honneur du parti FCBE,

- Monsieur le Représentant du Président Sébastien AJAVON, Président d’Honneur du parti Union Sociale Libérale (USL),

- Honorables députés à l’Assemblée nationale,

- Présidents et Représentants des Partis politiques,

- Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Exécutif National du parti Union Sociale Libérale (USL),

- Mesdames et Messieurs les membres de la délégation du Pôle Unifié des Jeunes de l’Opposition (PUJO),

- Distingués chefs religieux et chefs traditionnels,

- Distingués invités,

- Camarades congressistes,

- Chers amis,

- Mesdames et Messieurs,

Nous ne saurons vous dire toute notre joie de vous voir ici rassemblés à l’occasion de ce Congrès historique.

Nous voulons, de prime abord, au nom du Bureau Exécutif National du Pôle Unifié des Jeunes de l’Opposition (PUJO), exprimer nos sincères félicitations et notre profonde gratitude au comité d’organisation des présentes assises, qui a travaillé d’arrache-pied pour rendre possible la tenue de ce Congrès extraordinaire.

Nous exprimons aussi notre profonde gratitude à tous les représentants et Chefs de partis politiques et de mouvements, venus témoigner leur soutien au parti USL. Notre présence ici est un témoignage vivant d’amitié et de solidarité à l’endroit de l’opposition, mais surtout à l’endroit de la démocratie béninoise et de ceux qui se battent pour la réanimer.

Nous disons un grand merci à la forte délégation du Pôle Unifié des Jeunes de l’Opposition (PUJO).
Merci enfin à tous les congressistes, pour avoir offert leur disponibilité, leurs compétences et expériences, pour la bonne tenue des assises de ce jour.


Mesdames et Messieurs,

Ce Congrès vient à son heure pour nous redonner confiance à nous-mêmes. Il vient à son heure, pour redonner espoir au peuple, à la suite du Conseil national du parti FCBE.

Comme vous l’avez constaté, dans le cadre de la structuration de l’opposition, le Pôle Unifié des Jeunes de l’Opposition (PUJO) a rencontré les bureaux exécutifs nationaux de plusieurs formations politiques de l’opposition dont les partis FCBE et USL. Il ressort des différents échanges que toutes les forces politiques de l’opposition sont conscientes de la nécessité :

• de restaurer la démocratie et l’Etat de droit,

• d’obtenir la libération des détenus politiques et le retour des exilés politiques,

• de faire retirer les lois scélérates et liberticides,

• d’affronter les prochaines joutes électorales dans l’unité et la cohésion,

• de prendre en compte les aspirations profondes de la jeunesse.


Le PUJO prend acte de l’engagement formel des partis FCBE, USL, PLP, RB, PSD, PCB, MADEP et autres à constituer la liste unique gagnante des forces de l'opposition, pour répondre aux aspirations profondes du peuple béninois dont le souhait le plus ardent est de voir toutes les forces politiques de l’opposition sur une et une seule liste unique pour les élections législatives.

Le PUJO soutient fermement que la question de la participation de l'opposition aux législatives de 2019, avec une liste unique et en rang serré, offre l'avantage de la simplicité et de la clarté susceptibles de faciliter le vote des militants dans les isoloirs.

Le PUJO encourage donc les forces politiques de l’opposition à poursuivre sereinement les consultations en cours, afin de mettre en place, dans les meilleurs délais, la liste unique de l’opposition, le seul et unique espoir du peuple béninois.

Le PUJO invite les différentes composantes de l’opposition à rester dans cette logique d’unité, à consentir à la liste unique, à concéder une partie de leur autonomie, une partie de leur visibilité pour le Bénin et pour la démocratie.

Rien n’est encore tard. La constitution consensuelle de cette liste unique, prenant en compte la jeunesse et les femmes dans les positionnements, est encore possible.

Chers congressistes,
L’opposition, faisant appel à tout citoyen béninois sans distinction de sexe, d’ethnie ou de religion, met l’accent sur la citoyenneté béninoise tout en fustigeant la mal gouvernance et les attaques répétées contre la démocratie, l’Etat de droit et les droits de l’homme qui rongent notre pays.

Le PUJO continuera d’œuvrer, au sein de l’opposition, pour aboutir à une démocratie accomplie et représentative qui met la justice au service du citoyen. Ceci passe par :

• une société de liberté, de responsabilité et de justice orientée vers l’épanouissement de la personne humaine et des communautés dans lesquelles celle-ci s’enracine,

• la solidarité,

• la fraternité,

• l’égalité,

• l’émancipation de la personne humaine,

• l’éducation à tous les âges de la vie,

• une société de bien vivre,

• une République exemplaire et normale,

• la protection de la nature et de l’environnement,

• la lutte contre la pauvreté, le chômage des jeunes, la précarité chez les femmes, l’indigence, la médiocrité et la démagogie.

Ces idéaux de l’opposition béninoise emportent notre conviction et notre adhésion car notre pays souffre cruellement de l’injustice, de l’égoïsme, de l’individualisme, du terrorisme d’Etat, de la pauvreté, mais surtout de la médiocratie.

Franck Kpassassi, à la tribune, au cours de son allocutionn
Adhérer à un parti politique reste une question strictement personnelle. C’est pourquoi, le PUJO invite ses membres à s’engager pour un Bénin véritablement libre, juste, solidaire et prospère.

Pleins succès aux travaux !


Vive l’opposition !

Vive la démocratie et l’État de droit !

Vive l’unité nationale !

Vive la liste unique de l’opposition !

Vive le PUJO !

Vive la paix !

Vive le Bénin !

Nous vous remercions.




DISCOURS DU PARTI POUR LA LIBERATION DU PEUPLE (PLP)



« Divisés, nous mourrons tous et les auteurs de la division porteront la lourde responsabilité sur leurs épaules ! »



• Monsieur le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO,

• Madame la Présidente Rosine Vieyra SOGLO,

• Monsieur le Représentant du Président Boni YAYI, Président d’Honneur du parti FCBE,

• Monsieur le Représentant du Président Sébastien AJAVON, Président d’Honneur du parti Union Sociale Libérale (USL),

• Monsieur le Ministre d’Etat Théophile YAROU, Premier Secrétaire Exécutif national Adjoint du parti FCBE,

• Monsieur Philippe NOUDJENOUME, Premier Secrétaire du Parti Communiste du Bénin (PCB),

• Monsieur Emmanuel GOLOU, Président du Parti Social Démocrate (PSD),

• Monsieur le Représentant du MADEP,

• Monsieur Jean-Kokou ZOUNON, porte-parole du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP),

• Monsieur le Représentant de la Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (CDD-Bénin),

• Mesdames et Messieurs les Présidents et chefs de partis politiques,

• Mesdames et Messieurs les responsables à divers niveaux du parti Union Sociale Libérale (USL),

• Chers camarades du Pôle Unifié des Jeunes de l’Opposition (PUJO),

• Distingués invités,

• Chers Congressistes,

• Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi, un insigne honneur et un réel plaisir de prendre la parole devant le présent Congrès extraordinaire pour livrer le message de soutien du Parti pour la Libération du Peuple (PLP).

Au nom du Grand Camarade Léonce HOUNGBADJI, Président dudit Parti, je voudrais dire MERCI au parti Union Sociale Libérale (USL) pour sa marque de considération et pour son invitation.

Le Président Léonce HOUNGBADJI aurait bien voulu s’adresser en personne à vous pour vous exprimer son adhésion totale à l’unité de l’opposition et son profond soutien à ce Congrès extraordinaire car, convaincu qu’"ensemble tout devient possible", il attache une grande importance à l’unité de l’opposition, seule voie pour arracher le Bénin des mains des vendeurs de poudre de perlimpinpin, des pilleurs, terroristes et racoleurs politiques.

Comme vous avez pu le constater, le 20 octobre 2018, le Président Léonce HOUNGBADJI s’est exilé en France parce que persécuté pour ses actions en faveur de la liberté, de la paix, de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit. En conséquence, il me charge de vous exprimer ses chaleureuses et fraternelles salutations, et de vous traduire sa profonde gratitude pour les efforts que vous ne cessez de déployer dans le cadre de la sauvegarde des acquis démocratiques.

• Chers Congressistes,
• Mesdames et Messieurs,

La présidence du président Patrice Talon est le symbole de l’échec des réformes politiquement dangereuses, économiquement inefficaces et socialement désastreuses. L’argent public est dilapidé, volé, détourné et l’Etat-providence démantelé, occasionnant une crise économique sans précédent et une grande fracture sociale. Son élection à la tête du Bénin est une véritable catastrophe pour l’ensemble de la population béninoise.

La présidence du président Patrice Talon marque les esprits par son caractère outrancier, sa collusion avec les puissances d’argent et les milieux mafieux et la stigmatisation de certaines catégories de la population : trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens.

Pour faire face à cette gouvernance de merde, qui tire le Bénin vers le bas, l’unité de l’opposition s’impose pour proposer une alternative crédible à nos compatriotes abusés.

Unis, nous sommes capables de vaincre l’autocratie et de débloquer le Bénin. Mais divisés, nous mourrons tous.

Notre devoir, c’est de rassembler et d’associer chaque citoyen, notamment, la jeunesse consciente, à l’action commune pour relever les défis qui nous attendent – et ils sont nombreux, et ils sont lourds.
Dans le cadre des prochaines législatives, nous devons aller au combat en rangs très serrés. La victoire écrasante dépendra de notre unité, de notre sincérité et de notre détermination à sortir le Bénin des sentiers battus, d’où la nécessité d’une liste unique crédible.

Je nous sais capables, au sein de l’opposition, de surmonter les épreuves et de prendre en compte les aspirations profondes de la jeunesse et de son implication active dans les différentes initiatives, afin de redresser le Bénin dans l’unité et la paix.

La patrie nous appelle. Le rassemblement doit être large et sincère. L’avenir du pays est en jeu.

Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) appelle à un sursaut collectif de tous les partis politiques de l’opposition, qui doivent s'unir dans ces circonstances.

Unis, nous gagnerons la bataille contre la gouvernance mafieuse, prédatrice, ruineuse, terroriste, népotiste, affairiste, affameuse et autocratique de Patrice Talon !

Divisés, nous mourrons tous et les auteurs de la division porteront la lourde responsabilité sur leurs épaules !

Battons-nous alors ensemble pour obtenir :

• la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques,

• le retour des exilés politiques,

• le retrait de toutes les lois scélérates et liberticides,

• le respect des Droits de l’Homme,

• une gouvernance électorale inclusive, libre, crédible et transparente.


Plein succès au Congrès extraordinaire !

Vive la République !

Vive l’opposition unie et forte !

Vive la liste unique crédible de l’opposition !

Vive la jeunesse consciente !

Vive le Bénin !


Je vous remercie de votre aimable attention.

Cécil Ahouélété ADJEVI
Secrétaire Général, porte-parole

vendredi 21 septembre 2018

Léonce Houngbadji s'engage dans une nouvelle grève de la faim

Face à un Communiqué de presse rendu public

La taxation des communications sur les réseaux sociaux par le Gouvernement de la Rupture, semant émoi et laissant couler encre et salive, vient de produire son premier effet politique : Léonce Houngbadji, l'opposant déclaré au régime Talon, se met en grève de la faim dès le lundi 24 septembre 2018. La nouvelle a été connue ce vendredi 21 septembre par un communiqué de presse que la personnalité a rendu public, et qui est assorti de trois exigences ... L'homme, Président du Parti pour la Libération du peuple (Plp), membre du Bureau du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) et, aussi, de la Coalition de Défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin), n'en est pas à sa première expérience en la matière ; le 1er juin 2018, il s'était lancée dans une grève de la faim à laquelle il avait mis fin sept jours plus tard.

Marcel Kpogodo

Léonce Houngbadji



Intégralité du Communiqué de presse de Léonce Houngbadji


Communiqué de presse

J’entame une grève de la faim de 72 heures à compter du 24 septembre 2018 pour protester contre la hausse des coûts des télécommunications et le mépris du gouvernement et des opérateurs GSM vis-à-vis des consommateurs. 

L’institution de ces taxes en violation de l’article 96 de la Constitution du 11 décembre 1990 est une escroquerie d’Etat, un coup d’Etat social, pour maintenir la jeunesse dans l’ignorance, la misère, la soumission et l’incapacité de s’organiser pour lutter pour sa dignité, son indépendance et sa liberté.
Mon action citoyenne de protestation vise trois objectifs :

1-) l’annulation immédiate et sans condition du Décret présidentiel du 25 juillet 2018, autorisant l’introduction d’une contribution sur la consommation des services de communication électronique fournis par les réseaux ouverts au public en République du Bénin; 
2-) l’amélioration de la qualité des services de communication électronique; 
3-) la réduction des coûts des services de communication électronique.


Fait à Cotonou, le 20 septembre 2018

Léonce HOUNGBADJI

Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP)

samedi 22 avril 2017

Léonce Houngbadji s’adresse aux Béninoises et aux Béninois

Dans le cadre du rejet par la Cour constitutionnelle de la Loi n° 2017-03


Le 20 avril 2017, la Cour constitutionnelle s’est prononcée sur la Loi n° 2017-03 portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat, votée pat le Parlement, le 17 mars dernier. Elle l’a déclarée non conforme à la Constitution du 11 décembre 1990. Cette situation a poussé Léonce Houngbadji, Président du Parti pour la libération du peuple (Plp), à rendre publique une Déclaration à l’endroit du peuple béninois, par le biais de la presse nationale et internationale, dont la teneur, ci-dessous.

Léonce Houngbadji,Président du Parti pour la libération du peuple (Plp)


Déclaration du Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) à la presse nationale et internationale

Cotonou, le 21 avril 2017

Mes chers compatriotes,

Encore un nouveau camouflet pour le régime Talon. La Cour Constitutionnelle vient de porter un coup dur aux dérives autoritaires de ce Gouvernement, caractérisé, entre autres, par le vote de lois scélérates et liberticides, au gré des circonstances ou en fonction d’intérêts fluctuants.

Qu'il vous souvienne que le 16 mars 2017, le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) était aux cotés des travailleurs, notamment de la CSTB et de la Fésyntra-Finances, sur l’esplanade de l’Assemblée Nationale, dans le cadre d’un sit-in, pour exiger le retrait pur et simple de la Loi N°2017-03 portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat, finalement votée par l’Assemblée nationale, le 17 mars 2017. Mais, la majorité parlementaire mécanique, forte de sa suprématie numérique, est passée outre l'avertissement du peuple travailleur.

Par Décision DCC 17-087 du 20 avril 2017, la Cour Constitutionnelle a déclaré cette loi inconstitutionnelle.

La Constitution est le texte qui fonde l’organisation de notre Etat et qui garantit le respect des droits fondamentaux des personnes. Pour ces deux raisons, il est nécessaire de la protéger des modifications de circonstance et de la violation des principes qu’elle définit. La Décision DCC 17-087 de la Cour Constitutionnelle est donc une victoire pour le peuple béninois sur le pouvoir despotique de Monsieur Patrice Talon, qui méprise les institutions de la République et viole allègrement la loi fondamentale et d’autres textes et lois qui fondent notre République.

Le contrôle de constitutionnalité qu’exerce de plus en plus la Cour permet d’éviter des atteintes injustifiées à la Constitution. Il est donc reproché au Gouvernement une loi alors qu’il en existe déjà une autre loi portant statut général de la fonction publique, votée le 27 août 2015, mise en conformité le 23 février 2017 et non encore promulguée, à ce jour. Que cache alors une nouvelle loi spéciale portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat ? La réponse est claire : privatiser la fonction publique et dilapider les fonds publics. En témoigne le fait que la proposition de loi votée par les députés n’était pas accompagnée de propositions de recettes pour compenser les dépenses générées par ladite loi. De plus, la ligne budgétaire et la grille indiciaire applicable à ces agents n’ont pas été proposées.

Depuis le 06 avril 2016, le Gouvernement Talon a déjà violé plus de dix fois la Constitution du 11 décembre 1990. Pire encore, il ignore royalement les décisions de la Haute juridiction : Loi PPP, cumul de fonctions pour le Ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, interdiction d’activités aux organisations d’étudiants, code des marchés publics, loi sur les collaborateurs externes, suspension des membres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Bénin (Arcep-Bénin), … La liste est longue.

En un an, le Président de la République et son Gouvernement ont battu le record de la violation de la Constitution du 11 décembre 1990. La Constitution est formellement violée, tous les jours. Le Chef de l’Etat a régulièrement empiété sur les prérogatives de la Cour Constitutionnelle. Une dérive qui s'est aggravée avec l’application de la Loi sur le Partenariat Public-Privé, sans sa mise en conformité avec la Constitution.

On peut considérer, aujourd’hui, que nous sommes la seule monarchie de la sous-région ouest-africaine. Non pas au sens de royauté mais au sens de "pouvoir d’un seul". Je ne crois pas qu’il y ait, dans notre espace sous-régional, un pays où un seul homme puisse dire « Je veux » et être certain que ça deviendra une loi, au bout de quelques jours.

Le Président de la République doit son omnipotence à son influence sur les parlementaires. Le problème est que la vie politique tourne autour du Président. En ce sens, il est difficile de parler de séparation des pouvoirs, on devrait dire confusion des pouvoirs.

Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) encourage la Cour Constitutionnelle à continuer d’accomplir pleinement et convenablement sa mission républicaine, conformément à la loi, et l’invite à ne pas céder aux pressions, au chantage, au mépris, à la «ruse» et à la «rage» d’un régime impérieux, qui cherche à légaliser la mal gouvernance, la corruption, l’impunité, les écoutes téléphoniques, les intimidations, les filatures, le népotisme, les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat et l’écrasement des faibles et des voix critiques.

Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) invite le peuple béninois, épris de paix, de liberté et de justice, et les députés qui sont encore en phase avec le peuple à rester mobilisés pour faire échec aux propositions de loi sur le renseignement, le secret de la défense nationale, l’identification des personnes physiques et bien d’autres lois sur la table des députés, à l’Assemblée Nationale. Seule la lutte paie. Debout le Bénin.

Vive le Bénin !
Vive la liberté !
Vive le PLP !

Je vous remercie !

jeudi 20 avril 2017

26 organisations signent la Charte du Front pour le Sursaut patriotique

Dans le cadre d’une cérémonie tenue à Cotonou


Le Codiam de Cotonou a abrité la cérémonie de signature de la Charte du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) par les organisations qui en sont membres. C’était dans la matinée de ce jeudi 20 avril 2017, en présence de plusieurs personnalités influentes du Fsp et de nombreux membres des structures signataires. Au décompte final, 26 signatures ont été enregistrées.

Léonce Houngbadji, signant la Charte du Fsp
Le Parti communiste du Bénin (Pcb), le Parti pour la libération du peuple (Plp), l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Trois importantes organisations politiques parmi les 26 dont les responsables désignés ont apposé leur signature au bas de la Charte du Front pour le Sursaut patriotique. Il s’agit d’un document de quatre pages comportant cinq parties.

De gauche à droite, Laurent Mètognon, Gilbert Koessi et Jean Kokou Zounon ...
D’abord, dans un Préambule en cinq points, elle présente des fondements importants du fonctionnement de notre pays, que sont l’indépendance et le renouveau démocratique, mais qui n’en ont pas amélioré la qualité, surtout, du point de vue politique. Ensuite, dans les domaines que sont la politique, la diplomatie, l’économie, l’administration, la justice et la société béninoise, la gestion, sous le Régime de la Rupture, en serait des plus inacceptables, vu les éléments d’observation présentés. Troisièmement, les signataires de la Charte s’y engagent à cinq objectifs cardinaux, plus précisément, « se battre ensemble pour la préservation des acquis démocratiques … », « se battre pour la préservation du patrimoine national … », « lutter activement pour éradiquer l’impunité … », « se battre contre le pouvoir autocratique de Patrice Talon … » et « œuvrer pour le rassemblement de toutes les forces politiques et sociales pour la tenue des Etas généraux du Peuple … ». 


... et, ci-contre, Eugène Azatassou et Léonce Houngbadji, au présidium de la cérémonie
Quatrièmement, six actions immédiates focalisent l’attention des membres du Front pour le Sursaut patriotique : « Œuvrer pour la levée des mesures contre les mass media », « se battre pour l’indemnisation et le relogement des populations déguerpies », « se battre contre la privatisation des universités publiques, des centres de santé publics, et pour la revue de la carte universitaire », notamment, « œuvrer pour le retour dans le patrimoine de l’Etat de toutes les activités douanières et portuaires », « se battre pour le retour des entreprises publiques privatisées dans le domaine de l’Etat ». En dernier point, ils exigent la « sanction des crimes et des scandales » de tous ordres. Enfin, sixièmement, un espace a été consacré à la signature proprement dite de la Charte par les membres du Fsp.



Des « assises nationales » incontournables

« Mobiliser pour aller aux Etats généraux du peuple, à de nouvelles assises nationales ! ». Tel est le crédo qu’a martelé Jean Kokou Zounon, Porte-parole du Fsp, manifestant ainsi la mission essentielle que se donne ce creuset d’organisations engagées. « Ce qui affame le peuple, c’est la gouvernance qui est là. Donc, il faut mettre fin à cette gouvernance ! », a lancé, de son côté, Eugène Azatassou, Coordonnateur des Fcbe et présent au podium de la cérémonie, en même temps que Léonce Houngbadji, Président du Plp, Gilbert Koessi, représentant le Pcb et Laurent Mètognon, de la Fédération des Syndicats des travailleurs des finances (Fesyntra-Finances).

Un aperçu du grand public ayant fait le déplacement
Intervenant, chacune à son tour, aucune de ces personnalités n’a manqué de faire un bilan désastreux de la première année du mandat du Président de la République, Patrice Talon. « Peuple, lève-toi pour mettre fin à la gouvernance actuelle ! », a clamé le Porte-parole Zounon, closant l’étape des échanges avec les journalistes, ayant succédé à la signature de la Charte. Si celle-ci est ouverte à ce que d’autres organisations et d’autres personnalités puissent la signer, le Fsp se définit, comme première action, une réunion avec tous les signataires aux fins de la définition d’un calendrier des prochaines activités.

Marcel Kpogodo





CHARTE DU FRONT POUR LE SURSAUT PATRIOTIQUE

I- Préambule
1°- Depuis l’indépendance de notre pays en 1960, les obstacles majeurs à son développement et à l’épanouissement de notre peuple sont :
-le pacte colonial et l’inféodation de nos dirigeants à l’ancienne puissance coloniale, la Franceetl’absence d’amour réel pour la patrie ;
- la mauvaise gouvernance induite par ce pacte colonial avec la tendance pernicieuse d’instauration d’un pouvoir personnel au mépris de la souveraineté du peuple.
- l’impunité des crimes politiques et économiques.
2°-Pendant près de deux décennies,de 1975 à 1990 notamment, notre peuple, face à un pouvoir autocratique, a mené des luttes héroïques au prix de la sueur et du sang de ses fils et filles, et en a triomphé.
3°-La Conférence Nationale tout en constituant un moment fort de l’Histoire de notre pays   a consacré les libertés démocratiques si chèrement conquises, mais, n’a pas résolu la question de l’impunité qui est devenue une véritable gangrène pour le développement de notre pays.
4°-Pendant vingt-sept ans, notre peuple s’est toujours opposé à toutes formes de restauration de l’autocratie, a toujours exigé que l’impunité cesse et que soient sanctionnés tous ceux qui ont attenté aux libertés, à la vie des citoyens pour raison politique ou qui ont commis de graves prédations contre les ressources nationales.
5°-Face à la mauvaise gouvernance qui s’est poursuivie ces dix dernières années, avec des scandales, le pouvoir de Patrice Talon s’est présenté comme un espoir pour le peuple béninois meurtri.
II- Les Signataires de la présente Charte,
Constatant que le pouvoir dit de la Rupture de Patrice Talon après seulement une année d’exercice s’est illustré par la négativité dans tous les domaines, politique, diplomatique, économique et social :
Au plan politique : Graves remises en cause des libertés fondamentales (restriction des libertés de manifestation avec les tracés de "lignes rouges" à ne pas franchir, interdiction d’organisations d’étudiants et répression de réunion en dehors des campus, fermeture de media non conformistes et dérangeant le pouvoir, et mise au pas de la plupart des organes de presse, interdictions de marches et de sit-in, et autres manifestations publiques ) ;
Au plan diplomatique : Missions personnelles et quasi quotidiennes du Chef de l’Etat en France et particulièrement à l’Elysée pour recevoir des ordres, ceci au mépris de nos voisins stratégiques comme le Nigeria et au détriment parfois d’instances continentales africaines, entraînant en fait notre pays dans un isolement diplomatique visible ; népotisme dans les nominations aux postes diplomatiques ;
Au plan économique : Dénaturalisation du Partenariat public-privé en un Partenariat privé-privé ; Opacité dans la gestion du bien public ; Transformation progressive de tout le patrimoine national en une propriété quasi privée où tous les secteurs productifs sont accaparés par Talon et son groupe ; Privatisations sauvages des entreprises publiques servant à garnir par rachat ou offre publique d’achat (OPA), le portefeuille privé de Talon et Compagnies (SODECO, SDI, DFA (coton),  Port sec d’Allada, Benin Control (PVI), main basse sur le domaine de l’Etat..) ;Emprunts obligataires effectués dans l’opacité totale  servant en priorité à régler les affaires personnelles de Talon plutôt qu’à payer les privés, créanciers de l’Etat qui attendent toujours… ; Marchés de gré à gré illégaux au profit du Président Talon et de son sérail avec le placement à tous les postes de commande d’éléments de son clan entravant ainsi les investissements des opérateurs économiques nationaux et même internationaux ;
Au plan administratif : Désarticulation de la fonction publique et sa transformation progressive en une Administration d’Entreprise avec des cabinets privés de consultants à ordre ; Débarquement de personnes étrangères, sous prétexte que le Bénin est un "désert de compétences",mise en place d’une véritable légion étrangère qui gère désormais notre administration et payée grassement hors grille aux frais du Trésor public pendant que notre jeunesse est plongée dans le chômage généralisé ; Précarisation accentuée des emplois publics et privés au Bénin ; Clientélisme dans la promotion et nomination des cadres et agents.
Au plan judiciaire : Tentative de soumission des magistrats aux injonctions du Chef de l’Etat, tentative de remise en cause de l’indépendance de la justice ;
Au plan social :  Option du "tout privé" et de "l’Etat minimum" ; Multiplication des barrières à l’accès des enfants des pauvres à l’instruction ; Aggravation des conditions d’accès des pauvres à la santé ; Fermeture des entreprises publiques notamment dans le secteur rural avec licenciement et mise à la porte de milliers de travailleurs sans solution de rechange ; surtout destruction massive des moyens de survie des petits producteurs à travers l’opération de déguerpissement (sans aucune mesure d’accompagnement),envoyant de nombreux citoyens(jeunes, pères et mères de famille) à la famine et à la mort certaine ; Véritable politique antisociale et de gangstérisme d’Etat entraînant une grave crise économique et sociale  qui frappe aujourd’hui notre pays de plein fouet.
Attendu que pour constitutionnaliser toute cette politique autocratique, d’impunité, d’apatridie et de ruine des populations, le pouvoir de Patrice Talon, lance au forceps son projet de Constitution comptant sur la corruption d’un Parlement vénal,acquis à sa cause par des menaces et des achats de conscience à coup de millions selon les aveux de Maître Adrien Houngbédji de l’existence de "télécommandes non vertueuses", les récentes dénonciations de la Doyenne d’âge et  du député Basile Ahossi;
Vu toutes les protestations contre une réécriture de la Constitution qui établissait une nouvelle Constitution (43 articles modifiés sur 160 et 15 dispositions nouvelles) sans implication du peuple et en dehors de lui ;
Vu la détermination de notre peuple, la levée des démocrates et patriotes dans toutes les couches à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et l’importante contribution du Front pour le Sursaut Patriotique qui ont mis en échec un dessein aussi funeste ;
Vu les succès déjà remportés par ce Front - le plus large ayant jamais existé dans notre pays depuis 1960 - et l’accueil enthousiaste qu’il suscite dans le peuple.
Décident
Du maintien et de la poursuite de l’alliance de combat dénommée Front pour le Sursaut Patriotique (FSP) et se donnent la présente Charte devant servir de base à leurs actions.
En vertu de quoi ils s’engagent à :
1°- Se battre ensemble pour la préservation des acquis démocratiques contre toutes atteintes aux libertés fondamentales et toutes velléités de restauration de l’autocratie ;
2°- Se battre pour la préservation du patrimoine national, contre tout accaparement par les dignitaires du pouvoir, toute désarticulation de la Fonction publique avec ses corollaires : privatisations, externalisations, licenciements massifs ;
3°-Lutter activement pour éradiquer l’impunité, se battre pour la transparence dans la gestion du bien public et soutenir les initiatives du contrôle par les travailleurs et les citoyens de cette gestion, œuvrer pour que les criminels politiques et économiques déjà identifiés soient punis, et les victimes réhabilitées et dédommagées ;
4°- Se battre contre le pouvoir autocratique de Patrice Talon pour sa politique d’atteintes graves aux libertés démocratiques, de mafia,d’accaparement du patrimoine national à des fins personnelles, de destruction de la fonction publique, de chômage pour les jeunes, de privatisation de tous les secteurs et de famine pour la population; de protection des criminels politiques et économiques et d’impunité et, enfin pour sa politique d’isolement de notre pays au plan diplomatique.
5°-Œuvrer pour le rassemblement de toutes les forces politiques et sociales pour la tenue des Etats Généraux du Peuple en vue d’un pouvoir patriotique et de probité.
Dans l’immédiat, les Signataires s’engagent à :
-          Œuvrer pour la levée des mesures contre les mass médias (Sikka-Tv, E-télé, Le Béninois Libéré, etc.) et l’accès de tous aux organes de service public ;
-          Se battre pour l’indemnisation et le relogement des populations déguerpies ;
-          Se battre contre la privatisation des universités publiques, des centres de santé publics, pour la revue de la carte universitaire ;
-          Œuvrer pour le retour dans le patrimoine de l’Etat de toutes les activités douanières et portuaires et s’opposer par tous les moyens au retour du PVI- Bénin Control de Patrice Talon-Boko Olivier et consorts ; la fin des marchés de gré à gré illégaux au profit du clan présidentiel ;
-          Se battre pour le retour des entreprises publiques privatisées dans le domaine de l’Etat notamment agricole (SONAPRA, ONS, ONASA, CAIA, CARDER, etc.) et la restitution du domaine arbitrairement acquis par le Chef de l’Etat ;
-          La sanction des auteurs des crimes et scandales ICC-Services, Maria-Gléta, Assemblée Nationale, PPEAII, Machines agricoles, Dangnivo Pierre Urbain, dame Sohoudji Agbossou Bernadette,  etc.
Les organisations signataires gardent leur autonomie politique et organisationnelle.
La présente Charte sera complétée par un Règlement intérieur qui précisera les organes de fonctionnement et le mode de financement des activités du Front ainsi que les droits et devoirs des membres.
Fait à Cotonou le 20 avril 2017

M.K.