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mercredi 10 décembre 2014

Les marches des forces colalisées des 10 et 11 décembre confirmées

Vu la sortie médiatique de la Plateforme démocratique et du Prd


La Plateforme démocratique et le Parti du renouveau démocratique (Prd) ont tenu une conférence de presse conjointe, en cet après-midi du mardi 9 décembre 2014. Devant les journalistes, les deux parties ont annoncé qu’elles conjuguaient désormais leurs efforts, et cette alliance concrétise cette communion avec les marches de Porto-Novo et de Cotonou, respectivement, les 10 et 11 décembre prochains.  

Joseph Djogbénou
Les marches sont désormais communes à la Plateforme démocratique et au Prd, pour réclamer la tenue des élections municipales, communales et locales, à partir d’une liste électorale fiable, et l’organisation à bonne date des consultations législatives et présidentielles. Elles auront bel et bien lieu, le 10 décembre, à Porto-Novo et, le 11, à Cotonou.
Dans le premier cas, les manifestants prendront le départ de la Place Catchi pour s’arrêter à la Préfecture de la ville-capitale. Concernant le second mouvement, il commencera devant le siège du Madep, à Akpakpa, pour se terminer à la place de l’Etoile rouge. Voilà la substance de l’annonce faite par les représentants de la Plateforme démocratique et du Parti du renouveau démocratique (Prd), au cours d’une conférence de presse que les deux nouveaux alliés ont donné, dans l’après-midi d’hier, mardi 9 décembre 2014.
Démontrant l’effectivité d’une telle alliance, le Professeur Joseph Djogbénou a lu, au nom des deux institutions, une déclaration qui n’a pas manqué, entre autres, de mettre au jour quatre exigences clés : « l’ouverture, sans délai, d’un dialogue responsable en vue d’un vote d’une loi dérogatoire de facilitation des élections », « l’organisation, sans délai, des élections locales, municipales et communales, avec une liste fiable à tester avant les élections législatives », « la mise à la disposition des partis politiques du fichier électoral national, assorti de sa publication sur Internet », « l’arrêt des bradages du patrimoine économique national ».
Au présidium de cette conférence de presse, on trouvait, outre Amissétou Affo Djobo, présidente de la séance, et Joseph Djogbénou, Guy Mitokpè, du Parti ’’Restaurer l’espoir’’, Charlemagne Honfo et Augustin Ahouanvoébla, de même que Raphaël Akotègnon, du Prd, Lazare Sèhouéto, de l’Union fait la nation (Un) et Léopold Ahouandjinou, homme des médias. Respectivement, dans leur prise de parole, ils n’ont pas manqué, chacun à sa manière, de justifier la nécessité des marches, vu, surtout, l’instauration par le Gouvernement d’un dialogue politique dont ces intervenants n’ont pas reconnu la validité. 


Marcel Kpogodo

jeudi 30 octobre 2014

La Fédération béninoise de football annonce le report de la saison 2014-2015

Pour des raisons de compétition sous-régionale
La rentrée footballistique béninoise a été reportée. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de la Fédération béninoise de football (Fbf). Ce report, selon la Fbf, vise à honorer la 7ème édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), prévue du 22 au 29 novembre, à Lomé (Togo).
Augustin Ahouanvoébla ...

Qu’il vous souvienne que la reprise des activités au sein de la Fédération béninoise de football (Fbf) était initialement prévu pour le 30 octobre 2014, tel que nous l’annoncions dans notre livraison du mercredi 22 octobre 2014. Ce rendez-vous vient d’être reporté à une date ultérieure. La nouvelle a été confirmée par la Fédération béninoise de football (Fbf) qui, sans être sûre de rien, pour l’heure, pourrait choisir le 6 décembre prochain, pour ouvrir la nouvelle saison. L’instance nationale du football a choisi de reporter le coup d’envoi pour honorer la 7ème édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), prévue du 22 au 29 novembre à Lomé (Togo). A en croire les propos d’Augustin Ahouanvoèbla, Président de la Fbf, le Comité exécutif qu’il dirige souhaite rester concentré sur le tournoi de l’Uémoa, en novembre, avant de lancer la nouvelle saison. « C’est une option qui nous permet de préparer ce tournoi sous-régional dans les meilleures conditions (…) », a-t-il rappelé. Pour rappel, les Buffles du Borgou sont les champions en titre à l’issue de la saison 2013-2014. Avec 40 points au marqueur, cette équipe, basée dans le nord du Bénin, devance les Panthères de Djougou (39 points). Adjobi Fc et la Jeunesse athlétique du Plateau (Jap), ayant déclaré forfait durant toute la phase retour du championnat, sont relégués en division régionale. Béké Fc de Bembérèkè et la Jeunesse sportive d’Agonli, eux, sont promus dans l’élite. Il faut rappeler que l’ouverture de cette nouvelle saison, tant attendue par tous les acteurs du monde footballistique, vise à passer au scanner les maux qui minent et freinent l’éclosion de cette activité sportive au Bénin.

Abel Dako

Le Bénin occupe la 86ème place

Pour le dernier classement Fifa

Le Bénin occupe la 86ème place, au classement mondial, du mois d’octobre, de La Fifa. Cette rechute du Bénin dans le classement fait suite à sa défaite en match amical, par la Tanzanie. Pendant ce temps, le Togo, après une nette progression de 73 places, intègre le top 10 africain dominé par l’Algérie, désormais 15ème mondiale, la Côte d’Ivoire (25e) et la Tunisie (31e). Sur le plan mondial, l’Allemagne reste numéro 1.

Augustin Ahouanvoébla, Président de la Fbf
Le classement Fifa du mois d’octobre, publié par l’instance internationale du ballon rond n’a pas été du tout reluisant pour le Bénin. Défait en Tanzanie (4-1) lors du match amical international programmé en date Fifa, le pays des Ecureuils a lamentablement régressé.  78ème au mois de septembre, il chute à la 86ème place mondiale, et est 22ème en Afrique, avec 375 points. Il est juste devant l’Angola et le Maroc, mais bien loin derrière le Togo qui a connu le plus grand progrès mondial du mois avec 73 places gagnées. Le pays des Eperviers, qui prend part à la phase de poule des éliminatoires de la Can 2015, loge à la 52ème place mondiale et, du coup, entre dans le top 10 africain, à la 10ème position. Quant à l’Algérie, elle trône toujours sur le toit du football africain, après sa série de succès dans les éliminatoires de la Can 2015 et sa qualification pour la phase finale de la compétition. Les Verts sont désormais 15ème mondiaux, soit leur meilleur classement jamais obtenu, le précédent étant la 19ème place. De ce fait, ils se retrouvent devant des nations comme le Mexique ou encore l’Angleterre.

Au niveau mondial, même si le classement connaît quelques changements, dans le Top 10, on y note une seule entrée. Elle est à mettre à l’actif du Portugal (9e) qui a gagné deux places, au détriment de la Suisse, 12ème. L’Espagne, qui a longtemps régné sur le classement, pointe à la 10ème place, alors que la France est désormais 7ème. Le Brésil, avec ses deux succès, 2-0 contre l’Argentine, et 4-0 contre le Japon, prend la 6ème place et, la Belgique de Vincent Company et d’Eden Hazard est 4ème, un record pour ce pays. Mais, l’autre chose, qui est à souligner est le trio de tête avec l’Allemagne qui trône toujours à la première marche du podium, devant l’Argentine (2ème) et la Colombie (3ème). Il faut souligner qu’un total de 141 rencontres ont été prises en considération pour établir le classement du mois d’octobre, soit exactement le même nombre que le mois précédent.


Abel Dako

Victorien Attolou et son groupe refusent la main tendue de la Fbf

Dans le cadre du rejet par les clubs dissidents de l’appel de la Fbf


Les négociations entamées, le 26 septembre 2014, au Comité exécutif de de la Fédération béninoise de football (Fbf), en vue de rallier tous les clubs au championnat national ont accouché d’une souris. C’est le moins qu’on puisse dire, suite au refus catégorique opposé par certains clubs de participer à ce championnat. La pomme de discorde : le nombre de places accordées à ces clubs qui se veulent les ’’dissidents’’.

Victorien Attolou
Victorien Attolou et son groupe n’approuvent guère la proposition à eux faite par le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf), en vue de leur retour en championnat. Les deux parties ne sont pas tombées d’accord, à l’issue des négociations ouvertes le 26 septembre dernier. En effet, le groupe des clubs dissidents n’accepte pas le nombre de places, deux, en deuxième division (D2) et, une, en troisième division (D3), que leur accordent le président Ahouanvoébla et son Bureau. Ainsi, les responsables des Requins de l’Atlantique, du Centre international de formation Ajavon Sébastien (Cifas), des Caïmans du Zou, des Mambas Noirs, du Dynamo de Parakou, du Dynamo d’Abomey, Zazira, de l’Union sportive de Lokossa et de l’Espoir de Savalou, ont jugé cette proposition incompatible avec leurs ambitions. Ils envisagent même de tenir, très prochainement, un congrès. Objectif de cette assise : revoir les textes de la Fbf et mettre en place une nouvelle équipe dirigeante du football béninois. Le Bénin risque de sombrer très prochainement, une fois encore, dans une crise, car, face à cette situation, on est en droit de se demander si les membres de l’actuel Bureau du Comité exécutif vont adhérer  à cette idée des dissidents d’aller en congrès, en vue de revoir les textes de la Fédération. Par ailleurs, on pense bien déjà à l’impact que ce refus pourrait avoir sur le démarrage de la prochaine saison de football, annoncée pour démarrer, le 6 décembre prochain.


La réaction de la Fbf

   
De sources concordantes et dignes de foi, le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football se réunit, depuis peu, au siège de l’institution, à Djassin, à Porto Novo, pour redéfinir le quadrillage de la nouvelle saison et décider du calendrier de la compétition. Au cours de cette  rencontre entre les membres du Comité exécutif, Augustin Ahouanvoébla et son équipe vont donner les grands axes de la saison 2014-2015, la subvention aux clubs, qui se trouve être un point crucial attendu de tous et, dans une certaine mesure, faire le point des négociations avec les responsables des clubs dissidents. Ces derniers jours, le sujet qui défraie la chronique est le retour ou non de certains clubs au sein de l’élite. 


Abel Dako

Chabi Sika et Quenum reviennent embrouiller les cartes

Après leur conférence de presse du mardi 28 octobre dernier


L’une des salles de conférence du Codiam, à Cotonou, a servi de cadre à une nouvelle conférence de presse sur la Liste électorale indépendante informatisée (Lépi). Mais, cette fois-ci, elle concernait le fonctionnement interne du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos-Lépi). Les députés Karimou Chabi Sika et Epiphane Quenum étaient à l’initiative d’un échange avec les journalistes, qui n’a fait que tout embrouiller, à nouveau, sur la crise pré-électorale.

Karimou Chabi Sika
Les Honorables Karimou Chabi Sika et Epiphane Quenum, membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale indépendante informatisée (Cos-Lépi) ont complètement remis en cause l’essentiel du message que leurs homologues, Sacca Lafia, Augustin Ahouanvoébla et Nicaise Fagnon, respectivement, Président, Vice-président et Rapporteur  de la structure de préparation de la tenue des prochaines élections, qu’est le Cos-lépi, ont fait passer, le lundi 27 octobre dernier. 
C’est à l’occasion d’une conférence de presse que ces deux députés ont tenue, dans la soirée de ce mardi 28 octobre, au Codiam de Cotonou. Selon eux, la gestion des affaires par le Bureau dont les responsables sont sus-mentionnés s’opère dans un flou total, ce qu’ils soutiennent par le fait que ces trois responsables du Cos-Lépi ne font pas connaître un rapport de gestion ni un point financier, de même qu’ils s’abstiennent de faire voter le budget en plénière et qu’ils se font remarquer par une « mauvaise orientation des activités », vu qu’ils sacrifient le primordial au profit de l’accessoire. Toujours à les en croire, Sacca Lafia et ses deux collègues auraient dû réclamer entre 3 et 4 milliards, au plus, au Gouvernement, au lieu des 8 milliards exigés, tout dernièrement, par eux. Et, dans un grand élan, l’Honorable Chabi Sika a, comme à son habitude, mis complètement en doute la dotation du peuple béninois de la Lépi, le 17 décembre prochain, une date qu’il a dénommée « Date de magicien », prophétisant que ce serait le moment où il y aurait un « grand miracle ». En dehors de cela, il a montré que, contrairement aux déclarations faites par Sacca Lafia, selon lesquelles, l’équipe actuelle de toilettage de la Lépi aurait tout repris à zéro, c’est plutôt d’une certaine continuité qu’il s’agit, depuis les résultats livrés par l’équipe d’Arifari Bako.

Epiphane Quenum
Une telle sortie, à la veille d’un rencontre fatidique à laquelle le Chef de l’Etat a conviée tous les membres des différentes structures impliquées dans l’organisation des trois prochaines grandes élections, sonne comme une grande manœuvre pour semer davantage la diversion et faire paniquer le peuple béninois. Cette stratégie de communication est d’autant plus préoccupante qu’elle émane de représentants du peuple qui ne sont pas loin d’appartenir à la même famille politique qu’est l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), surtout en ce qui concerne Sacca Lafia, Nicaise Fagnon et, notamment, Karimou Chabi Sika. 
Voilà un spectacle de mauvais goût qui honore peu une famille politique, celle du Chef de l’Etat ; elle donne l’impression qu’un manque total de coordination des idées et des visions puis, pourquoi pas, des intérêts, met à nu des cadres politiques par rapport auxquels il faudrait se demander si c’est ce pour quoi ils ont été portés au Cos-Lépi qui fait leur préoccupation essentielle ou autre chose de difficilement avouable. Si, en réalité, cette conférence de presse ne fait que développer le soupçon d’une gestion peu catholique des fonds exigés et laborieusement octroyés par le Gouvernement, dans le cadre des activités de la Lépi, elle résonne comme un son de cloche de l’intérieur, révélateur, non seulement d’un malaise, mais de quelque chose qui ne tourne pas rond dans le fonctionnement du Cos-Lépi et dans la gestion des fonds du contribuable béninois à eux affectés. Vivement que des initiatives plus pointues de contrôle des activités de tous ordres du Cos-Lépi viennent clarifier ce qui semble être une véritable caverne d’Ali Baba. Le plus pitoyable de tous : le Chef de l’Etat qui, impuissant, assiste, en plus, en sa fin de mandat, au déchirement de ceux qui ont ardemment soutenu, huit ans durant, ses actions, au Parlement.   

  
 Marcel Kpogodo