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mardi 22 mars 2016

Pollution électorale, le cri d’alarme de l’Acp

Pour le respect des monuments publics


L’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin a donné lieu à une effervescence politique marquée par une très intense campagne électorale. La marque de la force de celle-ci : entre autres, des affiches collées pêle-mêle à toutes sortes de murs et, surtout, sur des monuments publics. Ce dernier aspect a révolté l’Ong, ’’Actions culturelles & paysagères’’ (Acp). Elle a, durant le déroulement de la publicité politique, mené une campagne de sensibilisation qui, dès à présent, se poursuit par des actions de restauration de la propreté des monuments publics.

Une photo significative de la campagne de conscientisation, sur les places publiques de Cotonou ...
« Quelle politique d’entretien et de sauvegarde de nos sites et monuments publics ? ». Le titre d’une vidéo d’un peu moins de 2 minutes, qui a servi à la sensibilisation et à la conscientisation du peuple béninois, diffusée, notamment, sur les réseaux sociaux, pendant la campagne électorale des 2 tours de l’élection présidentielle des 6 et 20 mars 2016. Cet élément audiovisuel relève de l’initiative de l’Ong, ’’Actions culturelles & paysagères’’ (Acp), dirigée par Achille Gbègnidaho Zohoun.
Cette personnalité, dans un ton très amer, justifie le déroulement de ce projet par une habitude déplorable que sa structure a constatée, dans son pays : « Les citoyens béninois ont un comportement très peu recommandable en période électorale vis-à-vis de ces symboles forts que sont les monuments publics ; ils y montent, ils y mettent des affiches, portant même celles-ci au visage des statues qui représentent des personnages illustres auxquels nous devons du respect». 

... et concernant la Place Toffa, à Porto-Novo, ...
Cette attitude de profanation des monuments historiques, dénoncée par Achille G. Zohoun, concerne, selon lui, plusieurs places publiques à travers le pays, notamment, celle de l’Etoile rouge, du Souvenir et ’’Bulgarie’’, du côté de Cotonou, celles ’’Toffa’’, à Porto-Novo, et ’’Goho’’, à Abomey. « Ce comportement touche à l’intégrité de ces monuments représentant des hommes honorables respectés par l’histoire », continue-t-il, montrant une portée plus délétère de ce qu’il a appelé « l’agression des monuments historiques par les affiches » : « Un pays est aussi vu à travers ses monuments, ce qui fait que lorsqu’ils sont ainsi désacralisés, cela donne l’image d’un peuple qui n’est pas éduqué ».

... puis ''Goho'', à Abomey

Se livrant, en outre, à une analyse comparative, cette jeune personnalité, qui se reconnaît, entre autres, comme le 1er spécialiste des questions de paysages culturels, comme gestionnaire de ceux-ci, et ancien étudiant du Programme ’’Erasmus mondus’’, a précisé qu’au Ghana, des dispositions, réellement, sont prises, pour protéger les espaces publics, ceux-ci allant même jusqu’à être gardés par des hommes en armes.

Un exemple de monument public, bien entretenu, au Ghana
Renforçant son constat dans le contexte béninois, dans un autre de ses aspects, Achille G. Zohoun explique que la situation de campagne électorale n’est pas la seule pendant laquelle les monuments sont ainsi mal traités. Alors, il évoque la période de la fête de la Tabaski où, par exemple, on transforme la Place Bulgarie en un lieu de garde des moutons. Et, ordinairement, à en croire ses propos, l’Etoile rouge est métamorphosée par la population en un urinoir ou en une toilette avec, comme conséquence, une puanteur indescriptible des lieux. Pour lui, d’autres espaces qui sont « la vitrine du pays » se constituent en garde-vélos, à des événements donnés.
En dehors de toutes ces mauvaises conditions, d’autres places se trouvent mal entretenues, après avoir été mal construites.



Mesures correctives

L’Ong Acp n’entend pas rester les bras croisés, après avoir attiré l’attention des populations, pendant la période des campagnes électorales, sur la nécessité de ne plus bafouer le caractère de vitrine, le prestige et la respectabilité des monuments publics. 

Achille Ggègnidaho Zohoun
C’est ainsi qu’Achille G. Zohoun annonce les dispositions post-électorales prises par sa structure pour la réparation des dommages causés à ces espaces : « l’intervention directe sur les monuments », par la « restauration des lieux, en collaboration avec les autorités en charge de leur gestion », notamment, la mairie des villes concernées et la Direction du patrimoine culturel (Dpc), cette dernière institution étant sous la tutelle du Ministère de la Culture. Par ailleurs, il a appelé à la mise en place d’une « vraie politique de gestion des monuments publics », dans le respect de leur fondement historique.


Marcel Kpogodo

jeudi 21 octobre 2010

Personnalités politiques au Bénin

Activités de l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’

Frédéric Béhanzin recherché par les populations du Zou

S’il est une jeune personnalité qui manifeste un ancrage solide dans le régime en place, c’est le leader des Jeunes patriotes, Frédéric Béhanzin, d’une véhémente éloquence. Fortement établi aux côtés du Chef de l’Etat, le Docteur Boni Yayi, il n’en reste pas moins éclaboussé par quelqu’affaire. Ainsi, à partir de certaines informations parvenues à notre Rédaction, il ressort qu’il est mêlé à une situation peu honorable qui le ferait ardemment rechercher actuellement par plusieurs populations de villes et d’arrondissements du Département du Zou.

1200 francs au titre de frais d’adhésion, c’est la somme d’argent qu’il fallait que payent de nombreuses femmes de plusieurs localités du Département du Zou, assoiffées d’un crédit de 30 mille francs promis par l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’ dont Frédéric Béhanzin a assuré la présidence. En plus, il s’était révélé obligatoire pour elles de se constituer en groupements et de faire acheter par chacun d’eux un tee-shirt d’une valeur de 2.500 francs aux couleurs, logo et slogans de la structure. Toujours en cette année 2007, plus précisément en juin, il fallait compléter à ce dossier pécuniairement établi deux photos d’identité et attendre d’être servie, chaque groupement devant contenir cinq membres et élire en son sein un Bureau constitué par une présidente, une secrétaire générale et une trésorière. Ainsi, la volonté forte des femmes du Département du Zou de sortir de la pauvreté les a fait se ruer vers cette ong et s’acquitter des différentes conditions prescrites, pour, en fin de compte, se voir servies dans leur groupements respectifs.

Désenchantement

Malheureusement, c’était se mobiliser sans compter avec la ruse des dirigeants de l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’ qui, après avoir encaissé ces différents frais préliminaires, n’ont pas daigné remplir la promesse faite aux femmes de les servir en un crédit de 150.000 F par groupement, à raison de 30.000 par femme. Et, les actes de fuite en avant ont commencé. D’abord, la structure, localisée au Carrefour Djodji à Abomey, au bord de la voie bitumée, non loin du cimetière de la ville, lors des opérations d’encaissement des petits fonds des populations majoritairement féminines, a déménagé, harcelée par celles-ci qui ne cessaient d’affluer pour demander des explications sur les promesses dont la réalisation se faisait attendre. Et, c’est pour se retrouver à Djègbé, dans un autre arrondissement d’Abomey et, par la suite, échouer à Djimè, au rez-de-chaussée d’une maison à fondation d’étage, à côté de l’école primaire de cette localité, en se rendant vers Bohicon. Finalement, pour fuir les récriminations justifiées, l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’ du leader des Jeunes patriotes s’est tranquillement volatilisée dans la nature, ce qui fait qu’à l’heure actuelle, Frédéric Béhanzin et son équipe sont persona non grata dans plusieurs communes du Zou : Djidja, Agbangnizoun, Abomey, Zakpota et même Bohicon. Si les populations abusées veulent désormais avoir des nouvelles du Président Béhanzin, il leur suffit de s’accrocher à leur poste téléviseur pour le voir débiter des considérations tendant à faire partager les idéaux du Changement. Objet de plaintes au Commissariat central d’Abomey, il n’est nullement inquiété puisque paisiblement réfugié à Cotonou et établi dans les bonnes grâces du pouvoir. Voilà une situation qui n’augure rien de bon en ce qui concerne la perception des idéaux défendus par le régime actuel par les populations à la base escroquées, une situation qui présage de grandes surprises lors des prochaines joutes électorales dans la région si, d’une manière très urgente, le Chef de l’Etat ne se saisissait pas de cette affaire, pour en éclaircir les tenants et les aboutissants et pour confondre, en cas de besoin, Frédéric Béhanzin et le pousser à rembourser les pauvres femmes des localités d’Oumgbèga, de Zoukon, de Lotcho, de Tannouwo, d’Ahito, de Sèto, d’Agounan. Lourde responsabilité pour Boni Yayi qui devrait en venir à renier un de ses plus fervents soutiens.

Marcel kpogodo