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dimanche 27 septembre 2015

Dieu Esprit Saint Daagbo, le 20 septembre 2015 : « […] on se fout pas mal de Kouhounou ! »

Suite à l’interdiction d’exploitation par la Très sainte église de Jésus-Christ du Palais des sports de Kouhounou



Le dimanche 20 septembre 2015, la Très sainte église de Jésus-Christ, relevant de la Mission de Banamè, pilotée par Dieu Esprit Saint Daagbo, a été confrontée à l’interdiction d’exploitation du Palais des sports du Stade de l’Amitié de Kouhounou, alors que cette structure religieuse avait rempli toutes les formalités administratives et financières y afférant. Outré par une telle situation qu’Il a assimilée à de la provocation, Dieu Esprit Saint Daagbo, dans une interview accordée aux journalistes, n’a pas manqué de faire percevoir une vive indignation. A la suite de Son Eternité, le Responsable à la communication de la Très sainte église de Jésus-Christ et l’Archevêque de Cotonou se sont aussi prononcés pour apporter des clarifications et des analyses par rapport à la situation.
Son Eternité Dieu Esprit Saint Daagbo, profondément en colère ...
Journal ’’Le Mutateur’’ : Dieu Esprit Saint Daagbo, toutes nos salutations et nos civilités. Vous avez réuni vos fidèles, ce matin, pour un enseignement. Quelles sont les raisons objectifs de la rencontre de ce matin (Dimanche 20 septembre 2015, Ndlr) ?

Dieu Esprit Saint Daagbo : Je vous remercie d’être là. Comme d’habitude, nous nous regroupons, au moins 2 fois par mois, pour relancer les Daagbovi, et puis, pour parler entre Père et fils. C’est surtout pour les instruire, pour dire des enseignements. Mais, comme à partir du 22 septembre, nous allons en tournée au Nord et que nous allons manquer aux Daagbovi, pendant une bonne période, avant de partir, On a jugé bien de les rencontrer d’abord, parce que tout le monde n’a pas les moyens d’aller faire près de 3 semaines au Nord, comme ça. Et, puisque, tant qu’ils ne Nous voient pas, pendant une si longue période, ce n’est pas souvent bien ; il y a des consignes à donner, avant de partir. C’est pour cela qu’on devait se voir aujourd’hui (Le dimanche 20 septembre 2015, Ndlr) pour, après l’enseignement, donner des consignes, surtout qu’ils sont en carême et qu’il y a des points encore à éclairer, faire le point et revoir la situation, pendant notre absence. Donc, c’était pour ça qu’on devait se voir aujourd’hui (Le dimanche 20 septembre 2015, Ndlr). Il y a aussi les élèves et les étudiants, voilà que la rentrée, c’est pour le 5 du mois prochain. Du moment qu’on ne sera pas là, avant la rentrée, on s’est dit qu’on allait profiter de cette rencontre d’aujourd’hui pour bénir les élèves et les étudiants, tous ceux qui doivent commencer la rentrée, dans le mois prochain. Donc, ce sont les objectifs de la rencontre d’aujourd’hui.


Dieu Esprit Saint Daagbo, une situation fâcheuse s’est produite, ce matin (Le dimanche 20 septembre 2015), au Stade de l’Amitié …

Vous voyez, c’est parce que les hommes savent que Dieu est miséricordieux qu’ils se permettent tout mais, dans le même temps, qu’ils sachent aussi que la miséricorde de Dieu a des limites. Aujourd’hui, ce qui s’est passé est vraiment surprenant. C’est surprenant, parce que nous étions tranquilles, il y a de cela 6 à 8 mois, quand les autorités du Stade de l’Amitié, eux-mêmes nous ont fait signe par le Cardinal Jean, comme quoi nous pouvions venir, que tout était calme maintenant et qu’il n’y aurait plus de problèmes. Ce sont eux-mêmes qui nous ont appelés. Et, pendant plusieurs mois, Je Me suis opposé à ça, parce que Je ne leur faisais même pas confiance. Mais, comme les Eminences, surtout Celle par qui ils ont pris pour nous envoyer le message, insistait et insistait, l’Evêque de Cotonou a pris ses responsabilités, est allé là-bas et leur a demandé si on pouvait effectivement venir, comme nous l’avions appris.  Et, ils ont dit « oui », qu’il n’y avait pas de problèmes. En août dernier, il est allé payer et remplir toutes les conditions. Vous avez vu les documents, n’est-ce pas ? L’autorisation de la Mairie, tous les papiers qu’ils ont signés eux-mêmes …
Mais, curieusement, hier nuit (Le samedi 19 septembre 2015, Ndlr), à notre grande surprise, ils nous appellent pour nous dire qu’on ne devait pas venir, que c’était formellement interdit. Quand la nouvelle est tombée, l’Evêque M’a appelé ; Je lui ai dit de leur demander de nous montrer le papier qui prouvait que c’était vraiment interdit. Donc, l’Evêque était là-bas, hier nuit (Le samedi 19 septembre 2015, Ndlr), avec quelques Eminences et quelques Daagbovi. Mais, ils n’avaient pas sorti de papier ; tout ce qu’ils disaient, c’est que c’étaient des instructions : « On ne peut pas vous prendre, on ne savait pas que c’était vous … », alors qu’ils savent très bien que c’est le nom qu’ils nous ont imposé ; chaque fois qu’on mettait ’’Eglise catholique de Banamè’’, dans nos documents, ils les refusaient. Et, c’est le Gouvernement lui-même – Quand Je parle de Gouvernement, Je parle de Yayi Boni, directement – c’est lui-même qui nous a obligés et fait porter le nom de ’’Très sainte église de Jésus-Christ’’. Contre notre gré, on a accepté. Et, c’est ce même nom qu’on a mis sur nos documents qu’on est allés déposer à Kouhounou. Maintenant qu’ils nous disent qu’ils ne savaient pas que c’était nous, ça nous étonne ! De deux, nous sommes dans un pays où c’est la liberté de culte ; chacun est libre d’adorer ce qu’il veut. Nous sommes un dimanche et, les gens sont libres d’aller à l’église. Maintenant, on dit que tout le monde, toutes les confessions religieuses peuvent venir à Kouhounou, sauf Banamè. Qu’est-ce que Banamè leur a fait ? Qu’est-ce qui les perturbe ? Qu’est-ce qui les dérange ? Ce qu’ils ont fait, d’hier nuit (Le samedi 19 septembre 2015) à aujourd’hui matin (Le dimanche 20 septembre), il n’y a même pas lieu de se fâcher et de s’énerver, quand on comprend la dimension spirituelle de ce qui s’est passé. Donc, ça n’a pas de sens, ce qu’ils font : vous avez vu des militaires entourer le Stade de l’Amitié, aujourd’hui (Le dimanche 20 septembre 2015), plein de militaires, tout ce contingent, à cause des Daagbovi, tout comme si c’étaient des lingots d’or qu’il y avait dans le Stade et que les Daagbovi voulaient aller prendre, par infraction. Or, ils savent pertinemment qu’avec ou sans Kouhounou, ça ne diminue rien en nous, et qu’on se fout pas mal de Kouhounou ! Nous continuons, nous évoluons sans Kouhounou … Si eux-mêmes ne nous avaient pas appelés, … Vous voyez, c’est de la provocation ! Ils veulent provoquer encore Banamè, pour dire que Banamè sème du trouble …
Aujourd’hui, on pouvait les attaquer … Vous voyez tout ce monde-là, si ça commence … Il n’y a même pas 1/100ème des Daagbovi ici … Si ça commence, les gens vont venir de partout, en renfort … On pouvait les attaquer, aujourd’hui, on pouvait les affronter … Mais, après, les pauvres citoyens qui ne comprennent rien, on va leur dire : « Vous voyez, Banamè sème du trouble, Banamè sème du désordre, Banamè fait ci, Banamè fait ça … ». C’est pour ça que j’ai demandé à Mes fidèles de se replier tranquillement.
Dieu, si c’est vraiment Dieu, même si vous le chassez du portail, vous pourriez bien le revoir dans votre chambre-à-coucher ; on ne chasse pas Dieu ! On ne chasse pas Dieu ! Et, ce que Je déplore un peu, c’est que la Directrice d’exploitation (De) du Stade de l’Amitié, Maïmounath Sidi, a dit de ces choses … Vraiment ! Je ne sais pas si les Eminences et les Evêques, dans les interviews qu’ils vous ont accordées, ils vous ont dit tout ça. Parfois, ils ont de la réticence à dire certaines vérités, mais, Moi, Je dis tout !
Vous voyez, j’ai dit tout à l’heure que, quand on voit la dimension spirituelle de ce qui s’est passé, aujourd’hui (Le dimanche 20 septembre 2015, Ndlr), on ne pourra même pas se fâcher. Quand je parle de ’’dimension spirituelle’’, je sais de quoi je parle : quand vous avez la sorcellerie, vous ne pouvez jamais accepter que Banamè mette pieds là où vous êtes. Tout ce qu’ils ont mis dans Kouhounou-là … Nous sommes à Sèkandji, maintenant, non ? Pourquoi les policiers ne sont pas venus ? Le dimanche passé (Le dimanche 13 septembre 2015, Ndlr), nous étions à Godomey. Pourquoi ils n’ont pas débarqué ? Et, nous faisons des tournées dans tout le Bénin … On était à René Pleven, plusieurs fois ! Pourquoi ils n’ont pas débarqué ? Ce qu’ils ont mis dans Kouhounou et, s’ils reçoivent la visite de Banamè, ça risque d’entraîner des choses … - Je ne vais pas entrer dans tous les détails – et qui leur font peur, là, ce qu’ils ont mis dans Kouhounou, que Dieu soit de près ou de loin, Il détruira tout ça, il détruira tout ça …



Dieu Esprit Saint Daagbo, une bénédiction sur la nation béninoise ?

Quelle bénédiction sur la nation, quand vous êtes contre Dieu, quand vous maudissez Dieu, quand vous blasphémez tout le temps, quand vous persécutez des gens ? Les Daagbovi ont toujours ma bénédiction ; ils ne manqueront jamais de grâces. Mais, ceux qui se sont libérés des mains de Dieu, qu’ils ne s’attendent pas à ce que Dieu les bénisse, parce qu’un enfant qui se dit grand doit pouvoir se nourrir, doit pouvoir se gérer lui-même ; si un homme se dit libre, qu’il ne peut plus être enfant de Dieu, il doit pouvoir se réveiller lui-même, il doit pouvoir se protéger ; je n’ai pas de bénédictions à accorder à ces gens … Les Daagbovi savent qu’ils ont Ma bénédiction, qu’ils sont gâtés et qu’ils sont en joie ; il n’y a pas de souci.
Concernant le monde politique et tous ceux-là qui se mettent à la place de Dieu, depuis un bon moment, Je Me suis dit qu’il n’y aura plus d’avertissement, il n’y aura que des surprises, dès maintenant, parce que j’ai assez averti, pour continuer d’avertir. Je préfère en rester là.

Propos recueillis par Marcel Kpogodo  


Aperçu de la foule des fidèles, à Sèkandji, le dimanche 20 septembre 2015



Intervention de Son Eminence Cardinal Simon, Responsable de la Communication de la Très sainte église de Jésus-Christ : 

Son Eminence Cardinal Simon
Nous ne comprenons pas. Pourtant, nous sommes dans Etat de droit où chaque citoyen est libre d’adorer ce qu’il veut. Mais, vous voyez, Daagbo, Dieu Esprit Saint, c’est la paix, c’est l’humilité, c’est la miséricorde. Et, c’est pour ça qu’Il a demandé simplement qu’on se replie et qu’on vienne à Sèkandji, parce que nous ne voulons pas offrir l’occasion de troubles pour ceux qui le veulent. Il est un politique. Banamè n’est jamais et ne sera jamais auteur de troubles à l’ordre public, il ne sera jamais auteur de violences, quelle que soit la situation, quelles que soient les provocations. Et, c’est cela qui fait la différence entre Dieu Esprit Saint, Dieu d’Abraham,        Dieu d’Isaac et Belzébul, le patron des démons.
Donc, voilà ce que nous avons vu, ce matin.
Depuis 2014, on nous a demandé de faire les formalités pour avoir le récépissé d’enregistrement ; on les a toutes faites, et la Direction générale des affaires intérieures et des cultes, au Ministère de l’Intérieur, nous a dit que, techniquement, nous remplissions toutes les formalités et que le reste dépendait de la décision politique. Pourquoi le politique empêche Banamè d’avoir le Récépissé, puisque nous sommes dans un régime déclaratif et que ce n’est pas celui d’autorisation et que nous n’avions pas besoin d’une autorisation avant d’exister, en tant qu’église ? Banamè, c’est la Très sainte église de Jésus-Christ, qui n’a rien à voir avec les textes et autres ; c’est Dieu Esprit Saint Qui est dans la chair et Qui est venu sauver Ses enfants des mains de Belzébul et détruire la sorcellerie. Que les uns et les autres se reconvertissent pour être dans l’amitié de Dieu ; c’est tout ce qu’on demande.
Revenant à cette autorisation d’occupation du Palais des sports du Stade de l’Amitié de Kouhounou, remise en cause au dernier moment, nous pensons que ce sont les derniers soubresauts d’un agonisant ; il s’agit de Dieu et, chacun de nous aura à rendre compte de tout ce qu’il est en train de faire sur cette terre. Qu’on le croit, aujourd’hui ou non, on finira par comprendre que c’est Dieu. Au temps de Jésus, c’est comme cela qu’on avait nié qu’il était le fils de Dieu ; l’histoire se répète : on est en train de narguer Dieu, d’embêter Dieu, par tous les moyens et, Dieu pacifique, Dieu amour, prend toute sa patience et fait preuve d’amour pour nous laisser choisir. Mais, il n’est pas tard que les Béninois choisissent Dieu Qui a pris chair au Bénin, il n’y en a pas deux ; Il a dit, bel et bien : « Vous qui ne croyez pas que Je sois Dieu, et qui avez un autre dieu, si vous pensez que le Dieu d’Abraham, de Jacob et père de Jésus est autre que Celui Qui est dans la chair, Qui est dans le corps de Parfaite, dites à votre dieu de venir en finir avec Banamè ». Si tant est que les romains pensent que Banamè, c’est le Belzébul, le mammy, Jézabel, de Cotonou jusqu’à Rome, ils ont des exorcistes, qu’ils se mettent ensemble pour venir exorciser Banamè. S’ils pensent que Parfaite, c’est le mammy, qu’ils viennent l’exorciser pour qu’on le voie.
En réalité, ils savent tous que c’est Dieu, mais tout ce qu’on a déjà dit sur Banamè fait qu’aujourd’hui, on ne veut pas faire le mea culpa. Mais, la honte de cette vie vaut mieux que la honte après la mort. Donc, nous invitons les uns et les autres à croire en Dieu, à aller découvrir, par eux-mêmes, si c’est Dieu ou si c’est Belzébul.
Je voudrais, pour finir, lancer un appel aux hommes politiques pour qu’ils puissent revenir en eux-mêmes pour répondre à quelques questions : et, si, à Banamè se trouvait Dieu, le Créateur du ciel et de la terre, que nous cherchons tous, que nos parents, nos aïeux ont cherché depuis des lustres ? Deuxièmement, qu’est-ce qu’ils perdent à aller découvrir ce que c’est que Banamè ? Troisièmement, pourquoi tant d’acharnement contre Banamè ? Banamè qui est pacifique, qui fait preuve d’amour, d’humilité et de miséricorde ? Les Béninois doivent se poser des questions. Par ailleurs, le pouvoir, si Dieu ne vous le donne pas, vous gouvernez mal ; si Dieu n’est pas avec quelqu’un, il gouvernera mal. Enfin, nous sommes dans un Etat démocratique, dans un Etat de droit et laïque ; ce qui se passe, si les démocrates de ce pays pensent que c’est bon, et qu’on puisse refuser à une partie de la nation d’adorer son Dieu, et que, par tous les moyens, depuis plus de 5 ans, il y a ce harcèlement, cet acharnement contre Banamè, et que les démocrates observent cela passivement, je leur dis : « Bravo ! ». 


Propos recueillis par Marcel Kpogodo



     

Intervention de Son Excellence Monseigneur Sylvain Baloïtcha, Archevêque de Cotonou, pour la Mission de Banamè :

Son Excellence Mgr Sylvain Baloïtcha, Archevêque de Cotonou
Ce qui s’est passé aujourd’hui s’assimile à de la brimade. Nous avons l’habitude de nous réunir pour parler de la parole de Dieu et, les fidèles ont l’habitude de venir de plusieurs pays, à cet effet. Dernièrement, en août 2015, nous avons tenu un enseignement au Stade de René Pleven, à Akpakpa. Au lendemain de cette manifestation, un lundi, je suis allé au Stade de l’Amitié, personnellement, pour m’acquitter des frais de location du Palis des sports. Ils nous ont demandé de payer 500 mille pour cela, ce que nous avons fait. Ensuite, ils nous ont dit qu’aucune de leurs toilettes n’était fonctionnelle et qu’il fallait louer des toilettes mobiles à la Mairie de Cotonou, ce que nous avons fait aussi. Nous avons aussi payer 200 mille pour louer 2000 chaises. En outre, j’ai adressé une correspondance à la même Mairie pour l’informer de la tenue du rassemblement du dimanche 20 septembre au Palais des sports du Stade de l’Amitié, ce qu’elle a transféré au Commissariat central de Cotonou qui nous a appelés. Nous nous sommes alors retrouvés face à 3 commissaires qui nous ont demandé 200 mille pour la couverture de l’événement, ce qui nous a amenés à verser un acompte de 10 mille francs.
Mais, le samedi 19 septembre 2015, dans les environs de 15 heures, on m’a joint du Commissariat central de Cotonou pour m’annoncer que si c’est Banamè qui doit tenir une manifestation, que celle-ci ne pouvait pas avoir lieu, contrairement aux fidèles des religions endogènes, de l’Eglise du Christianisme céleste ou des églises évangéliques. Et, je leur ai demandé ce qu’il en serait de tous les engagements payés pris et des fidèles qui devaient venir de partout. Ils m’ont dit que la manifestation ne pouvait pas tenir. Je leur ai alors demandé de me donner la raison pour laquelle la Mission de Banamè était interdite de tenue d’enseignement et un document notifiant cette interdiction ; ils n’en avaient pas un, affirmant que c’était le Conseil des ministres qui avait interdit cela. Je leur ai donc rétorqué qu’il en était ainsi, ce qui n’a pas empêché la manifestation de René Pleven d’avoir lieu, elle par rapport à laquelle les mêmes formalités avaient été faites, au nom de la Très sainte église de Jésus-Christ. Par la suite, j’ai appelé le Directeur d’exploitation du Stade de René Pleven qui m’a promis d’appeler sa collègue du Stade de l’Amitié. Et, nous, ayant tous nos papiers, étions résolus à tenir la manifestation, ce dimanche 20 septembre. Aux environs de 19h heures, je me suis rendu au Stade de l’Amitié, les autorité de l’infrastructure m’ont réitéré leur refus que se tienne nos assises ; ils m’ont donné l’occasion de rencontrer deux autorités policières dont l’une du Stade de l’Amitié, qui m’ont confirmé que notre manifestation religieuse était interdite, ce qui m’a poussé à leur dire qu’en l’absence d’un mandat officiel montrant ce refus, je serais obligé de la tenir. Les policiers ont alors promis de nous charger si nous nous entêtions à cela.
Effectivement, ce dimanche 20 septembre, dès 6 heures, des fidèles venus du Gabon, du Ghana, d’autres pays et du Bénin, parmi lesquels des gens qui avaient passé la nuit sur les lieux, se sont vus expulser du Stade l’Amitié, de même que tous les autres usagers habituels des lieux, les sportifs, notamment. Et, plusieurs hommes en armes ont encerclés les lieux. Comme nous, nous n’étions venus que pour parler de la parole de Dieu, nous avons été instruits par Dieu Esprit Saint de nous replier vers un site que nous avions l’habitude d’utiliser à Sèkandji, au quartier d’Akpakpa. C’est pour cette raison que vous constatez que sur ces lieux, il n’y a aucune disposition logistique préalable comme les bâches et les chaises ; comme vous le voyez, ces milliers de fidèles, venus juste pour adorer Dieu, sont livrés au soleil. Vous vous rendez compte de toutes les brimades qui ont cours dans le pays. Nous disposons de tous les documents officiels d’autorisation de la manifestation au Stade de l’Amitié. On ne sait vraiment pas ce qui se passe dans notre pays.
Ce qui m’a davantage étonné reste la déclaration de la Directrice d’exploitation du Stade de l’Amitié, par rapport à laquelle j’interpelle tout le peuple béninois. Selon elle, toutes les autres confessions religieuses peuvent tenir des manifestations en ce lieu, mais pas la Mission de Banamè ; on ne comprend rien à cela. Dieu ne pouvant ordonner des troubles, nous appelons sur le Bénin entier toutes Ses grâces de paix.


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

mercredi 19 février 2014

Dieu Esprit-Saint après la rencontre avec Yayi

« […]il n’y a pas eu de débat, il n’y a pas eu de dialogue »


Le Président de la République a fini par accorder une audience à Son Infinité Dieu Esprit-Saint Daagbo, à Sa Sainteté le Pape Christophe XVIII et à la délégation qu'Ils conduisaient. Mais, tout l'espoir suscité par l'annonce d'une telle rencontre s'est complètement estompé. C'est ce qui révèle cette interview que Dieu Esprit-Saint Daagbo a bien voulu nous accorder, dans la soirée du mardi 18 février 2014. A cette occasion, nous en apprenons largement sur la torture dont les Daagbovi ont été victimes de la part de la police, après leur incompréhensiblearrestation, le dimanche 16 février, au terrain de Kpondéhou, après la perturbation de la séance d'enseignement prévue pour être animée par Daagbo Mawu Gbla ga da ma su hon do.




Journal Le Mutateur : Bonsoir, Dieu Esprit-Saint Daagbo. Nous avons appris que vous avez rencontré le Chef de l’Etat. Vous voudriez bien nous livrer la substance de la rencontre.


Dieu Esprit-Saint Daagbo : Bonsoir, M. le Journaliste. J’aimerais quand même revenir un peu en arrière. C’est vrai que le Chef de l’Etat a demandé à nous rencontrer. Et, comme vous le savez déjà, c’est toujours l’église catholique romaine qui est en dessous, parce que, aujourd’hui, Banamè dérange les consciences et Banamè menace les intérêts diaboliques, pour ceux qui se sentent menacés. Donc, les dirigeants de l’église catholique romaine du Bénin, surtout, ne veulent pas que Banamè évolue, parce que ça dénonce et la vérité est révélée au grand jour.
Nous étions là, hier (le lundi 17 février 2014, Ndlr) vers midi, quand la Directrice de cabinet du Chef de l’Etat nous a appelés pour nous annoncer que le Chef de l’Etat a souhaité nous rencontrer, le soir, à 18 heures. On n’a pas refusé, puisque c’est le Chef de l’Etat qui a voulu nous rencontrer. On a dit qu’il faut quand même y aller ; si le Gouvernement a décidé de finir avec les jeux de cache-cache, les « Jacques où es-tu ? », pour enfin dire ce qu’il pense, il faut que nous nous rendions au Palais pour entendre ce qui va sortir de sa bouche. Et, donc, ils nous ont confirmé l’audience pour 18 heures 30 ; nous nous sommes rendus là-bas à 18 heures 30, Moi, Sa Sainteté le Pape Christophe XVIII, notre Chancelier, Mgr Jean-Pierre Houndagnon, Son Eminence Jean Cardinal Viatonou, qui est le Vice-Chancelier et le Cardinal Assogba. Nous étions cinq et, on s’est rendus au Palais de la République. 
Ils nous ont fait attendre de 18 heures 30 à 22 heures 30, le temps de réfléchir à ce qu’ils vont nous dire, Je pense, parce que, ce n’était pas normal. On est restés là, pendant au moins cinq heures de temps et, finalement, ils nous ont installés, le Chef de l’Etat est venu. 
Mais, on a compris finalement que ce n’était pas une rencontre ; c’était juste une information et, on ne savait pas pourquoi le Chef de l’Etat nous a appelés. Jusqu’à maintenant, on ne sait pas encore pourquoi il nous a appelés, parce qu’il ne nous a encore rien dit ; il n’y a pas eu de débat, il n’y a pas eu de dialogue. On nous a muselés, c’est-à-dire qu’on ne nous a même pas donné la parole. Tout ce qu’il a eu à dire, c’est qu’il veut la paix, qu’il nous invite à la paix, qu’il nous aime beaucoup et qu’il nous respecte beaucoup, de l’aider pour que la paix revienne dans le pays ; c’est tout ce qu’il a eu à dire.
Et, on n’a pas compris ; on n’a pas compris, parce que nous ne sommes pas des violents, nous n’attaquons pas, nous n’agressons pas, et nous ne comprenons pas pourquoi le Chef de l’Etat nous dit qu’il faut qu’on l’aide pour que la paix revienne, qu’il n’aimerait pas que ce qui se passe au Mali se passe au Bénin, qu’il ne veut pas la guerre inter-religieuse. Il ne nous a pas laissés parler et nous, on pense que c’est parce qu’il ne nous considère pas ; il n’a aucun respect pour nous. Dans le même temps, il parle de la paix. On se plaint des gens ; il a dit que les romains se sont plaints à lui, qu’ils sont venus le voir plusieurs fois pour lui raconter tout ce qu’ils racontent d’habitude, comme quoi nous vandalisons, nous agressons, nous faisons ci, nous faisons ça, que les romains se sont plaints, que Rome l’a interpelé, que le Saint-Siège l’a interpelé, … Mais, si tous ces gens-là se sont plaints de nous, normalement, l’idéal, c’était qu’on nous donne la parole, c’était qu’on nous écoute !
Et, nous, on a conclu par là que le Chef de l’Etat est en train de nous montrer clairement sa position, c’est-à-dire qu’il s’est rangé du côté des romains, du clergé romain, et nous dit, de par ces propos indirects-là, clairement, que Dieu, on n’en a rien à foutre, que Dieu aille se chercher ailleurs, puisqu’il nous a dit que Dieu a créé le monde mais que c’est lui le Président de la République, aujourd’hui. C’est ce qu’il nous a dit. Et, il a tenu des propos très déplacés vis-à-vis de nous : que nous ne sommes pas tolérants. Donc, il a pris partie.
Comment est-ce qu’un Chef d’Etat, comment est-ce qu’un Chef d’Etat peut écouter seulement un camp et ne pas chercher à écouter l’autre camp ? Vraiment, ça nous a beaucoup énervés, ça nous a énervés ; on est partis du Palais, hier, très fâchés. Yayi Boni n’a pas fait ce qu’il fallait faire. Non ! Et, nous l’applaudissons pour ce comportement-là qu’il a eu, hier. Nous l’applaudissons, il s’est foutu de Dieu et, c’est très bien ! Il est en train de dire par là que Dieu n’est rien, qu’il n’en a rien à foutre, et que c’est Rome qui est à la tête du pays, peut-être ! C’est ce qu’il est en train de dire. Il préfère soutenir la mafia romaine contre Dieu, Créateur du ciel et de la terre.
Hier, il parlait de Dieu le Père, sans savoir que J’étais devant lui. Vraiment, c’était une humiliation et, nous avons mal digéré ça. Qu’il le sache. Qu’il nous invite à la paix, au calme, nous, on ne se sent pas concernés. Qu’est-ce que nous avons fait aux romains ? Ce sont les romains qui nous agressent tout le temps.
Regardez à Kpondéhou, le dimanche passé (16 février 2014, Ndlr), ils ont jeté des pierres aux fidèles de Banamè, ils les ont blessés, les policiers les ont tabassés, alors qu’on a reçu les autorisations, on a rempli les formalités et, maintenant, on trouve que c’est nous qui avons tort. C’est quel pas, ça ? Un pays d’injustice ; la liberté publique est même confisquée, les Béninois n’ont même plus leurs droits et, Yayi Boni demande à plus de deux millions de Béninois qui vont sur la Colline, il demande à ces deux millions de Béninois de ne pas bénéficier de leurs droits, dans ce pays. Pourquoi ? Nous voulons bien savoir pourquoi.
Un Chef d’Etat ! Il dit qu’il est garant de l’ordre public de la sécurité des biens et des personnes. Mais, quand il y a problème, quand il y a affrontement, ou bien, quand il y a malentendu, au moins, nous, nous sommes dans les normes, nous remplissons les formalités, à chaque fois, avant d’aller sur les lieux publics. Et, l’Etat a été incapable d’assurer notre sécurité. Incapable ! Et, l’Etat soutient l’injustice, le faux et, il est en complicité avec les romains. En complicité avec les romains ! Et, ils ont décidé d’attaquer Banamè.
Donc, ce n’était pas une rencontre, parce qu’ils n’ont pas cherché à nous écouter. S’ils savent que c’est nous qui avons tort, pourquoi ne pas nous laisser parler ? Cela veut dire qu’ils ont reconnu que nous n’avons jamais eu tort, que nous n’avons pas tort, que nous avons toujours raison ; c’est ce que ça veut dire, puisqu’ils ne veulent même pas nous entendre, on n’a pas placé un seul mot. LeChef de l’Etat ne nous connaît pas, il ne nous a jamais reçus et, on n’a jamais demandé d’audience, c’est lui-même qui nous appelle, il nous fait attendre de 18 heures 30 à 23 heures, c’est irrespectueux de sa part, ce n’est pas sérieux ! Ce n’est pas sérieux ! Il ne peut pas respecter Dieu, son Dieu ! Même s’il n’a pas de respect pour l’homme, pour les pauvres Béninois, au moins, un peu de respect vis-à-vis de Dieu ! Même s’il ne reconnaît pas que Je suis Son Dieu, au moins, un peu de respect ! Si, dans ton pays, deux millions de personnes acceptent que celui-là, c’est Dieu, tu n’as plus le droit de manquer de respect à cette personne-là. Ce n’est pas sérieux.
Si les fidèles de Banamè apprennent aujourd’hui que le Chef de l’Etat s’est comporté comme ça, qu’est-ce qui peut se passer dans ce pays ? Qu’est-ce qui peut se passer ? Si, chaque fois, nous n’apaisons pas les nôtres, en les invitant à la non-violence, tout le temps, qu’est-ce qui va se passer dans ce pays ? Les agressions viennent de partout et, c’est un montage qu’ils ont fait, c’est le nouveau plan, maintenant ! C’est le nouveau plan ; ils ont réorganisé : puisqu’ils n’arrivent pas à finir avec Banamè, chaque fois, ils réfléchissent pour trouver des plans pour combattre, combattre toujours. Maintenant, le plan, c’est que, n’importe où on ira, on va nous agresser, nous jeter des pierres. Et, le maire de Zangnanado est en train d’annoncer ça déjà ; on aurait appris qu’il a dit ça, qu’ils vont brûler les voitures des pèlerins qui vont venir à Sovidji, le weekend prochain. Vous voyez tout ça ?
Et, dans les églises, on a appris aussi que les prêtres romains ont dit à leurs fidèles que le dimanche prochain (23 février, Ndlr), ils vont marcher contre Banamè. Donc, c’est la nouvelle stratégie, c’est le complot du Gouvernement et des romains, maintenant, pour dire que Banamè a fait ci, Banamè a fait ça. Ce n’est pas sérieux ! On les attend ; qu’ils viennent ! On les attend !
M. le Journaliste, c’est ce qui s’est passé hier au Palais. Donc, on est rentrés très tard, vers 23 heures et demie.


Dieu Esprit-Saint Daagbo, face à ce point, qu’est-ce que vous comptez faire, désormais ?


Vous voyez, Je vais dire, d’abord, que l’apparence est trompeuse, comme vous le dites souvent. Les romains et les politiciens, mon apparence est en train de les tromper. Et, Je pense que, à l’heure où nous sommes actuellement, tout ce que le Gouvernement et Rome veulent, c’est que, Banamè démontre qu’il est vraiment Dieu ; ils sont en train de nous pousser à ça ; c’est ce que Je constate et, vous devez le constater avec Moi, ils sont en train de nous pousser à ça. Et, Je tiens à dire que, que Banamè soit démon ou Dieu, que ça soit l’un ou l’autre, bientôt, ils sauront. Comme ils veulent que Banamè leur démontre ce qu’il est, c’est ce qu’on va faire désormais. C’est tout ce que J’ai à dire.


Est-ce que vous avez un appel de paix à lancer à tous les fidèles de Banamè qui vont vous écouter et qui seront davantage déçus d’apprendre tout ça ?


Il y a trop de tensions dans le pays ; on paie des gens pour aller raconter n’importe quoi sur les plateaux. Ce matin (le mercredi 18 février, Ndlr), l’avocat Tchiakpè est allé dire, sur Canal 3 que, si, lui, il était Le Ministre de l’Intérieur, il allait nous enfermer, parce qu’on nous a interdit de mettre la soutane et que nous continuons à nous entêter. Qu’est-ce que le Gouvernement a à faire avec notre histoire d’accoutrement ? En quoi ça concerne le Gouvernement ? La politique n’a rien à avoir avec le religieux. Si les romains nous reprochent quelque chose, s’ils trouvent que nous nous en prenons à leurs symboles, qu’ils aillent nous convoquer au tribunal, on peut aller devant la justice ; ce n’est pas le problème de la politique ! Et, c’est parce que nous sommes dans un pays qui n’est pas civilisé que le Gouvernement se permet tout. Sinon, qu’est-ce que le Gouvernement a avoir dans cette affaire-là ? Et, des choses comme ça, ça irrite les Daagbovi ; les fidèles de Banamè, ça les irrite, ça les énerve ! Cet avocat-là, est-ce qu’il est lettré ? Hier, le Chef de l’Etat nous disait au Palais qu’un illettré est un danger public, alors qu’il dirige un pays qui est à 80% illettré. Un Chef d’Etat qui se permet d’insulter tous les Béninois ! Et voilà un avocat qui parle maintenant comme un illettré ! Vous voyez ça ? Qu’on nous a interdit de porter la soutane ! La soutane appartient à qui ? Quand Jésus était venu sur terre, est-ce qu’il a dit à ses apôtres : « Portez telle tenue ? » La soutane appartient à qui, pour qu’on nous dise que la soutane appartient aux romains ? Et, en quoi ça concerne le Gouvernement ? Mais, les christianistes célestes aujourd’hui portent la soutane, ils s’habillent même comme le pape, les anglicans, Mgr Lefèvre, les méthodistes, …, ils portent la soutane ! Maintenant, le Gouvernement va dire aux adeptes du culte des revenants de mettre telle tenue ? Ce n’est pas sérieux, ce qui se passe dans ce pays. Et, on va sur des plateaux raconter n’importe quoi ! Que chaque fois que Banamè sort, c’est des attaques, des affrontements ! Quand est-ce que Banamè est sorti et il y a eu des affrontements ? Il n’y en a jamais eu ! Ce qui s’est passé le dimanche dernier à Kpondéhou, c’était un montage des romains. C’était un montage des romains et, ils l’ont avoué ! Les jeunes du quartier l’ont avoué, que c’est Ganyé Antoine et ses prêtres qui les ont envoyés ; ils ont avoué ça ! Ce sont eux qui sont toujours à la base des troubles dans ce pays. Et, on met tout sur le dos de Banamè ! Et, vous pensez que les Daagbovi vont, tout le temps, se calmer, se calmer, se calmer ? C’est vrai que je les invite tout le temps à la  non-violence. Mais, ils sont des êtres humains, des êtres de chair ; ils ne sont pas Dieu ! Ils ne sont des esprits, ils n’ont pas la patience qui Moi, J’ai. Moi, Je suis patience mais, eux, c’est des hommes et on fait tout pour les pousser à bout ; mettez-vous un peu à leur place ! Quand les Daagbovi sortent aujourd’hui, on leur arrache leurs foulards, on les provoque, on va même jusqu’à les agresser verbalement ! En pleine célébration, on va vandaliser nos fidèles ! Et, vous pensez que tout cela va continuer comme ça, et le Gouvernement va continuer de soutenir ces faux, ces délinquants qui nous agressent tout le temps, et que nous allons nous taire ? Et les Daagbovi vont se taire, tout le temps ! Mais, quand un homme est fatigué, il se défend, il se défend ! Je continue à apaiser les Daagbovi, Je continue à les apaiser et Je vais toujours les apaiser. Mais, que les agresseurs sachent que, tôt ou tard, Dieu agit ; quelle que soit la manière dont Il procède, Dieu agit, ça ne restera pas impuni, tout ce qu’ils font. Nous, on n’a pas besoin de les agresser avant de les punir ! Vous voyez, c’est la politique du faible ; ils préfèrent nous agresser parce qu’ils sont faibles. Nous, on n’a pas besoin de les agresser ! Dieu n’a pas besoin d’agresser avant d’agir. Non ! S’ils comptent sur leur Dieu, qu’ils arrêtent les agressions, qu’ils agissent, qu’ils prient leur Dieu, qu’ils appellent leur Dieu au secours ! C’est simple ! C’est simple !
Les Daagbovi, ils ne sont pas des violents, ils ne sont pas des agresseurs et, Je les ai tellement éduqués que, quand Je parle, ils écoutent et ils suivent ça à la lettre. Et, c’est des gens pacifiques, ils n’agresseront personne. Mais, Je continue à le dire : que les agresseurs sachent que, même si on ne les agresse pas physiquement, Dieu reste toujours Dieu et que, ça ne restera pas impuni. Je vous remercie.


Une dernière question, si vous le permettez, quand nous sommes avec Vous, nous avons toujours envie de bien Vous écouter. Nous avons appris que les Daagbovi qui ont été arrêtés par les forces de l’ordre ont été sérieusement bastonnés et qu’elles leur ont même demandé de faire appel à leur Dieu pour les sauver. Quelle est votre réaction par rapport à cela ?


Il n’y a pas de réaction ; cela a toujours été comme ça, toujours ! A l’heure où nous parlons, nos prêtres et nos fidèles sont en prison à Abomey. Et, ils n’ont rien fait, on les a jetés en prison, les pauvres ! Pour rien du tout ! Il n’y a même pas eu de procès-verbal et, on les a jetés en prison ; je ne sais pas dans quel pays ça se passe comme ça ! Et, l’Etat utilise la force, et on nous parle de laïcité ! C’est la dictature ! C’est la force ! C’est-à-dire, les Béninois ne sont plus libres, aujourd’hui ! J’ai l’impression que l’Etat est en train de nous dire que nous ne sommes pas libres d’adorer ce que nous voulons ; les Béninois, les Daagbovi ne sont pas libres d’adorer ce qu’ils veulent. Les nôtres, qui sont allés au terrain, le dimanche passé, ils n’ont rien fait ! Ils ont attendu que tout le monde quitte les lieux pour les embarquer ; les Daagbovi étaient sur les lieux en train d’enlever les bâches, les chaises, de ranger les chaises quand la police est venue et, sans demander leur avis, les policiers les ont jetés dans leur voiture et les ont bastonnés sérieusement, ils les ont blessés, blessés, en leur disant d’appeler leur Dieu au secours. Vous voyez, des policiers ? C’est clair qu’ils ont été payés ! C’est clair ! Il n’y a pas une autre explication à ça ! Et, ils blasphèment ! D’appeler leur Dieu au secours ! Des policiers, qui sont censés assurer la sécurité de la population, ce sont eux les fauteurs de troubles, maintenant, ce sont eux qui agressent encore ! Ce n’est pas de leur droit de bastonner les nôtres, parce qu’ils ne leur ont rien fait ! Et, paraît-il que c’est un Ibo qui s’est plaint pour dire qu’on a cassé sa boutique. Au tribunal, on a appelé l’homme en question qui a affirmé que ce sont les jeunes du quartier qui ont manifesté et il a embrouillé les cartes. C’est ainsi qu’ils ont libéré les nôtres.
Vous voyez, ils les ont tellement bastonnés qu’ils ont même essayé d’abattre l’un d’entre eux et, ils l’ont criblé de balles, mais ça ne l’a pas atteint ; ils lui ont dit de leur remettre son chapelet de combat et que c’est à cause du chapelet que les balles ne l’atteignent pas, ce qu’il a refusé de faire et ils l’ont menotté, ils l’ont tapé à mort, ils l’ont tapé à mort, jusqu’au commissariat, jusqu’au commissariat … Vous voyez l’injustice, dans ce pays ? Vous voyez ça ? Il n’y a plus d’Etat, il n’y a plus d’Etat, ce n’est pas sérieux ! Mais, Je continue de le dire : ça ne restera pas impuni.
J’ai déjà tout dit : si c’est Dieu ou le diable à Banamè, qui se manifeste, ils verront la face. Dans les deux cas, ça sentira très mal ! Que ce soit Dieu ou le démon, ça sentira très mal ! Merci beaucoup.


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

samedi 19 mars 2011

Elections présidentielles au Bénin

Après la proclamation hier des grandes tendances du scrution du 11 mars dernier
Adrien Houngbédji réagit
Au lendemain de la proclamation des grandes tendances des résultats des élections présidentielles tenues au Bénin le 11 mars dernier par Joseph Gnonlonfoun, Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Adrien Houngbédji, cinquième fois candidat aux élections présidentielles et, classé deuxième par les chiffres de la Céna, a réagit à Cotonou, dans les environs de 17 heures.
Selon Adrien Houngbédji, une nouvelle fois arrivé deuxième aux élections présidentielles, selon les grandes tendances livrées par Joseph Gnonlonfoun, Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Adrien Houngbédji qui intervenait en milieu d'après-midi ce samedi 19 mars à Cotonou, l'Union fait la nation (Un) n'entend pas se faire voler sa victoire. A cet effet, l'intervenant était soutenu par une grande masse de militants de ce regroupement politique, scandant des slogans hostiles au pouvoir en place. De quelle manière le supposé perdant entend-il s'y prendre pour atteindre son objectif de contestation ? Wait and see.
Marcel Kpogodo

dimanche 20 février 2011

Bilan des 4 ans de Boni Yayi au Ministère des Transports du Bénin

Nicaise Fagnon, Ministre des Transports terrestres du Bénin



Querelles de chiffres sur les infrastructures réalisées par Yayi



Le Msd réplique de nouveau à Fagnon



Le torchon brûle toujours entre les membres du Mouvement pour la sauvegarde de la démocratie (Msd) et Nicaise Fagnon, Ministre des Transports, au sujet du bilan des infrastructures routières réalisées sous Boni Yayi. C’est ainsi que le Msd a donné de nouveau, hier, 17 février, à Cotonou, une conférence de presse. Une nouvelle preuve que la bataille médiatique entre Nicaise Fagon et le Msd n’est pas prête de s’arrêter.




Nicaise Fagnon, Ministre des Transports, met, depuis quelques semaines, l’accent sur le fait qu’en 5 ans de gestion du pouvoir, Boni Yayi aurait réalisé 414 kms de route, soit le tiers des infrastructures routières exécutées au Bénin entre 1960 et 2006. Le 02 février dernier, les membres du Mouvement pour la sauvegarde de la démocratie (Msd) ont donné une conférence de presse, où ils ont remis en cause ce bilan tant vanté par le Ministre des Transports. Juste après cela, le 14 février, par le canal de certains journaux, Nicaise Fagnon a maintenu ses déclarations. Au travers de la conférence de presse qu’ils ont donnée hier, jeudi 17 février, les membres du Msd ont martelé les déclarations qu’ils ont faites le 02 février dernier, lors de leur précédente conférence de presse. Pour Dégbélo François, Président du Msd, sur les 414 km, le gouvernement du changement n’a réalisé que 13,7 km de route bitumée, depuis 2006. Et d’ajouter que ces 13,7 km n’ont pas accru le réseau routier, car ce sont des routes qui ont été rénovées. Selon lui, c’est grâce au régime de Mathieu Kérékou que les projets de nombreuses infrastructures routières ont été initiés et que leurs financements ont été bouclés. Dans le même ordre d’idées, même si ces infrastructures routières ont été réalisées entre 2006 et 2010, c’est à Mathieu Kérékou qu’il faut attribuer leur réalisation. Ainsi, 401,7 km de routes sur les 414 km, l’ont été grâce à l’action du régime de Mathieu Kérékou. A titre d’exemple, il y a le tronçon Akosombo-Place du souvenir, celui entre Kétou et Illara et la route entre Djougou et N’Dali. Les membres du Msd sont également revenus sur le taux d’exécution du budget d’investissement prévus pour plusieurs domaines. Ils ont passé, entre autres, en revue, les infrastructures de même que l’énergie et l’eau, qui sont relatifs au secteur productif. Le taux d’exécution dans ce secteur est passé de 57.3% à 8.6 % entre 2006 et 2010. Au regard de tout cela, François Dégbélo estime que le Gouvernement de Boni Yayi ne fait que de la propagande à but électoraliste.



Bernado Houenoussi

jeudi 21 octobre 2010

Personnalités politiques au Bénin

Activités de l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’

Frédéric Béhanzin recherché par les populations du Zou

S’il est une jeune personnalité qui manifeste un ancrage solide dans le régime en place, c’est le leader des Jeunes patriotes, Frédéric Béhanzin, d’une véhémente éloquence. Fortement établi aux côtés du Chef de l’Etat, le Docteur Boni Yayi, il n’en reste pas moins éclaboussé par quelqu’affaire. Ainsi, à partir de certaines informations parvenues à notre Rédaction, il ressort qu’il est mêlé à une situation peu honorable qui le ferait ardemment rechercher actuellement par plusieurs populations de villes et d’arrondissements du Département du Zou.

1200 francs au titre de frais d’adhésion, c’est la somme d’argent qu’il fallait que payent de nombreuses femmes de plusieurs localités du Département du Zou, assoiffées d’un crédit de 30 mille francs promis par l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’ dont Frédéric Béhanzin a assuré la présidence. En plus, il s’était révélé obligatoire pour elles de se constituer en groupements et de faire acheter par chacun d’eux un tee-shirt d’une valeur de 2.500 francs aux couleurs, logo et slogans de la structure. Toujours en cette année 2007, plus précisément en juin, il fallait compléter à ce dossier pécuniairement établi deux photos d’identité et attendre d’être servie, chaque groupement devant contenir cinq membres et élire en son sein un Bureau constitué par une présidente, une secrétaire générale et une trésorière. Ainsi, la volonté forte des femmes du Département du Zou de sortir de la pauvreté les a fait se ruer vers cette ong et s’acquitter des différentes conditions prescrites, pour, en fin de compte, se voir servies dans leur groupements respectifs.

Désenchantement

Malheureusement, c’était se mobiliser sans compter avec la ruse des dirigeants de l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’ qui, après avoir encaissé ces différents frais préliminaires, n’ont pas daigné remplir la promesse faite aux femmes de les servir en un crédit de 150.000 F par groupement, à raison de 30.000 par femme. Et, les actes de fuite en avant ont commencé. D’abord, la structure, localisée au Carrefour Djodji à Abomey, au bord de la voie bitumée, non loin du cimetière de la ville, lors des opérations d’encaissement des petits fonds des populations majoritairement féminines, a déménagé, harcelée par celles-ci qui ne cessaient d’affluer pour demander des explications sur les promesses dont la réalisation se faisait attendre. Et, c’est pour se retrouver à Djègbé, dans un autre arrondissement d’Abomey et, par la suite, échouer à Djimè, au rez-de-chaussée d’une maison à fondation d’étage, à côté de l’école primaire de cette localité, en se rendant vers Bohicon. Finalement, pour fuir les récriminations justifiées, l’Ong ’’Miroir d’Afrique’’ du leader des Jeunes patriotes s’est tranquillement volatilisée dans la nature, ce qui fait qu’à l’heure actuelle, Frédéric Béhanzin et son équipe sont persona non grata dans plusieurs communes du Zou : Djidja, Agbangnizoun, Abomey, Zakpota et même Bohicon. Si les populations abusées veulent désormais avoir des nouvelles du Président Béhanzin, il leur suffit de s’accrocher à leur poste téléviseur pour le voir débiter des considérations tendant à faire partager les idéaux du Changement. Objet de plaintes au Commissariat central d’Abomey, il n’est nullement inquiété puisque paisiblement réfugié à Cotonou et établi dans les bonnes grâces du pouvoir. Voilà une situation qui n’augure rien de bon en ce qui concerne la perception des idéaux défendus par le régime actuel par les populations à la base escroquées, une situation qui présage de grandes surprises lors des prochaines joutes électorales dans la région si, d’une manière très urgente, le Chef de l’Etat ne se saisissait pas de cette affaire, pour en éclaircir les tenants et les aboutissants et pour confondre, en cas de besoin, Frédéric Béhanzin et le pousser à rembourser les pauvres femmes des localités d’Oumgbèga, de Zoukon, de Lotcho, de Tannouwo, d’Ahito, de Sèto, d’Agounan. Lourde responsabilité pour Boni Yayi qui devrait en venir à renier un de ses plus fervents soutiens.

Marcel kpogodo