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mercredi 8 février 2017

Les mises au point de Dieu Esprit-Saint Daagbo

Dans le cadre de  la messe d’action de grâces à la Mission de Banamè
(Son Eternité Daagbo a présenté Ses condoléances aux familles éplorées à la suite de la cérémonie de purification)


Le samedi 4 février 2017 s’est déroulée à Sèkandji, à l’est de Cotonou, une grande messe d’action de grâces à laquelle ont participé des dizaines de milliers de fidèles de la Très sainte église de Jésus-Christ, relevant de la Mission de Banamè. Cet office religieux a été dirigé par le Pape Christophe XVIII, et a connu la présence effective de Dieu Esprit-Saint Daagbo, le Créateur du ciel et de la terre. En marge de cette manifestation, Son Eternité Daagbo a tenu un enseignement qui lui a permis de remettre les pendules à l’heure concernant plusieurs questions faisant l’objet d’intoxication. Il n’a pas manqué, entre autres, de présenter Ses condoléances aux familles des disparus enregistrés à l’issue de la cérémonie de purification de la nuit du vendredi 27 au samedi 28 janvier 2017.

Daagbo, au cours de Son enseignement
« Les portes des cieux sont ouvertes et vous détenez le passeport du Royaume des cieux ! ». Ainsi s’est exclamé Dieu Esprit-Saint Daagbo, en débutant Son enseignement, à l’issue de la messe d’action de grâces, qui s’est déroulée le samedi 4 février dernier, à Sèkandji, dans le cadre de la victoire massive des fidèles de la Très sainte église de Jésus-Christ, à la cérémonie de l’examen blanc, avec un pourcentage de 84%.
Consécutivement à cette annonce, Son Eternité Daagbo a évoqué la joie profonde qui était la Sienne, face à cette bonne nouvelle. Selon le Dieu Créateur de l’humanité, la cérémonie de l’Examen blanc, qui a eu lieu dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 janvier 2017, a permis de trier le bon de l’ivraie, ce qui L’a amené à rappeler Son amour pour Ses enfants, qu’ils soient Daagbovi ou non, les Daagbovi étant les fidèles de la Très sainte église de Jésus-Christ.

Un aperçu du Clergé de la Mission de Banamè
Par ailleurs, Daagbo a montré ne retenir aucune colère contre ceux qui L’insultent, vu qu’à en croire Ses propos, un géniteur a toujours des enfants dont certains sont bons et d’autres, mauvais. Ainsi, abordant la question relative aux personnes décédées à Porto-Novo, à l’issue de la cérémonie de l’Examen blanc, Son Eternité Daagbo a d’abord présenté Ses condoléances aux familles éplorées, attirant l’attention des dizaines de milliers de fidèles ayant fait le déplacement de la messe d’action de grâces sur le fait que Son amour s’étend à tous Ses enfants, qu’ils soient partisans de la Mission de Banamè ou pas, ce qui L’a amené à déplorer ces décès et à faire comprendre que ce qui s’est passé à Porto-Novo devrait permettre à tous ceux qui seraient encore tentés de  mettre à l’épreuve le Dieu Créateur du ciel et de la terre de tirer la leçon selon laquelle la Très sainte église de Jésus-Christ ne ressemble aucunement aux autres confessions religieuses au sein desquelles les sorciers s’épanouissent en toute quiétude. « On a dit que j’étais une petite fille et ils ont voulu Me tenter. ’’Les mêmes causes produisent les mêmes effets’’ », s’est indigné Daagbo, avant de conclure, montrant une profonde impartialité : « Si les Daagbovi font la même chose, ils écoperont des mêmes conséquences ». « La comédie dans les autres religions n’est pas valable à Banamè », a renforcé Son Eternité Dieu Esprit-Saint. Et, revenant sur ces décès, Daagbo a rappelé : « Ils ne sont pas morts pour leur foi en Banamè, mais pour leur foi en la sorcellerie ».



Diverses autres préoccupations

Dans Son enseignement, Dieu Esprit-Saint Daagbo a abordé d’autres sujets de grand intérêt, notamment, les exactions dont les Daagbovi sont quotidiennement victimes. « Dieu est parmi vous gratuitement et, les gens vous en veulent pour cela, ce qui les amène à vous faire subir toutes sortes de maltraitances ; cela vous honore », a-t-Il félicité, avant de Se faire menaçant : « Les auteurs de ces exactions seront punis ; ils le paieront ».
Evoquant l’actuel Président de la République, Patrice Talon, Daagbo a fait ressortir ses nombreuses qualités : « C’est un homme équilibré et lucide, c’est un vrai Président », s’est-Il confié, avant de continuer : « Il sait où se trouve la vérité ou le mensonge ». Ensuite, Il a rassuré l’énorme assemblée de Daagbovi qui L’écoutaient : « Soyez patients et patients, laissez-les, il nous rendra justice ». Attirant l’attention sur le dextérité de l’homme d’Etat, Son Eternité Daagbo a affirmé : « Talon n’est pas de Banamè, mais du Bénin, il n’a pas de parti pris ; si Banamè a tort, le Président le dira ».
S’adressant à l’ensemble des Béninois, Daagbo leur a lancé un message vibrant : « Ce n’est pas l’encens ni les bougies leur problème, mais, tout simplement, Banamè ! Ce nom provoque colère et indignation », avant de les avertir fermement : « Béninois, calmez-vous, sinon vous allez mourir sans voir la fin de Banamè ; vous allez contracter la tension ou une affection cardiaque et en mourir gratuitement ». « Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d’acharnement ? », a fini par S’interroger Daagbo.  

Vue partielle de la foule présente
Ces questions ont servi de transition à Son Eternité pour revenir sur les événements de Goho, à Abomey, le 8 janvier 2017. Il s’est indigné des cruels traitements dont les Daagbovi ont été victimes, aussi bien de la part des jeunes de Djimè que des forces de l’ordre. Dieu Esprit-Saint S’est alors appesanti sur le sort plus que méprisable et douloureux qui a été faits aux fidèles chargés de sécuriser les cellules, suite à la menace de leur attaque par les jeunes d’Abomey. « C’est un sacrilège ! », s’est-Il vivement exclamé. Aussi, Daagbo a prodigué des conseils à Ses enfants, les exhortant à ne pas développer un complexe de supériorité par rapport aux autres Béninois, et à respecter les lois du pays : « Vous êtes des citoyens béninois comme tous les autres, agissez donc selon la loi, selon la justice, soyez prudents comme le serpent et candides comme la colombe ». « Ne tombez pas sous le coup de la loi, parce que vous n’aurez pas la même chance que ceux qui ne sont pas Daagbovi et qu’on épargne des rigueurs de cette loi », a-t-Il averti. Closant Son propos, Son Eternité Daagbo a instruit Son auditoire à éviter les surcharges, lors des voyages, sur tous les types de véhicules, et à se préoccuper, pour ceux d’entre eux qui possèdent des véhicules, de toujours se munir de leurs pièces, avant d’aboutir à une consigne très ferme leur demandant de ne pas répondre aux provocations. Concluant sentencieusement son propos, Daagbo a lancé : « La victoire de Banamè, c’est dans le temps ».

Ramane Aïsso

Selon Daagbo : « Ceux-là qui sont morts, Je ne pense pas qu’ils soient des Daagbovi … »

Propos tenus dans le cadre de la clarification de Dieu Esprit-Saint Daagbo sur les décès à Porto-Novo après la cérémonie de l’Examen blanc


En marge du déroulement de la messe d’action de grâces, organisée par la Mission de Banamè, le samedi 4 février 2017, pour les fidèles de la Très sainte église de Jésus-Christ, Dieu Esprit-Saint Daagbo S’est confié aux journalistes, détruisant les intoxications créées de toutes pièces et ventilées pour semer la confusion et ternir l’image de cette institution religieuse.

Dieu Esprit-Saint Daagbo, au cours de l'interview accordée aux journalistes

Journal ’’Le Mutateur’’ : Veuillez vous présenter …

Dieu Esprit-Saint, Daagbo : Les fidèles de Banamè M’appellent ’’Dieu Esprit Saint’’ ; ils M’appellent ’’Daagbo’’, ce qui veut dire ’’Grand Papa’’.


Vous venez de dire une messe d’action de grâces, après un exercice d’assainissement. Concrètement, quelle est la quintessence de cet exercice ?
C’est une cérémonie qui ne concerne que les Daagbovi et, ceux qui ont déjà entendu parler de Banamè savent que c’est Dieu Esprit Saint Qui a pris chair, pour combattre le mal et, surtout, la sorcellerie. Donc, dans ce combat, au fil des années, nous avons constaté qu’il y en a qui viennent tester Banamè, pour voir quel est le pouvoir qu’ils utilisent là. Donc, il y a des curieux parmi les Daagbovi ; il y en a aussi qui sont sorciers. De plus en plus, nous remarquons que beaucoup de sorciers sont en train d’infiltrer le milieu des Daagbovi, ils sont sur nos paroisses, ils assistent à nos manifestations et à nos célébrations, et ils sèment pas mal de désordre et de confusion, surtout de confusion.
Comme c’est un combat contre le mal, contre la sorcellerie, nous ne pouvons plus tolérer que la sorcellerie règne en notre propre sein. Et, il fallait assainir un peu le milieu, et faire un calcul exact de qui sont vraiment les Daagbovi et qui sont les non-Daagbovi, qui sont ceux qui, vraiment, adorent Daagbo, qui sont dans la Mission de Banamè. Donc, on a invité les Daagbovi à une série de neuvaines, qui a commencé le 18 janvier 2017. Et, les Daagbovi devraient se retrouver les soirs, à partir de 00 heure et prier pendant 30 minutes, du 18 au 26 janvier ; ils allument une bougie, ils prient et ils mettent de l’encens sur la braise, on leur a demandé de faire des louanges. C’est des recommandations qu’on leur a données ; on ne peut pas tout expliquer ici.
Après les neufs jours de préparation qui précèdent la grande cérémonie du 27, ce 27 janvier, cela devait commencer à 00 heure et finir à 2 heures du matin. Donc, on a demandé aux Daagbovi de couvrir tout ce qui est miroir, chez eux. Vous, vous n’êtes pas dans le monde des ténèbres, sinon, on devait expliquer certaines choses, mais Je ne veux pas entrer dans les détails. Si on leur a demandé de couvrir les miroirs, c’est parce que nous savons que le diable, les sorciers utilisent les miroirs pour atteindre les gens. Donc, pour que le mal ne puisse pas interférer dans leur exercice, nous leur avons demandé, à leur séance de prière, de couvrir tout ce qui est miroir.
Mais, malheureusement, les gens disent partout qu’on leur a demandé de fermer hermétiquement les fenêtres et les portes, alors que, naturellement, quand on veut dormir la nuit, on ferme les portes et les fenêtres. Donc, c’est d’instinct que les Daagbovi ont fermé leurs portes et leurs fenêtres, parce que c’était au-delà de 00 heure quand même ! Il ne fallait pas les laisser ouvertes. Cela aurait servi à quoi ?
Les Daagbovi ont couvert leurs miroirs et chacun a fait ladite cérémonie, ce qui n’est pas grand-chose : vous disposez vos 9 bougies, vous les allumez et, il y a des prières à faire. Après les avoir faites, soit vous sentez une grande joie vous animer, et vous savez que vous avez réussi ; chacun sait s’il a réussi ou pas, cela vous prend, d’un seul coup. Vous vous laissez aller et, ça vous prend. Et, si vous n’êtes pas admis, vous le savez, vous-même, vous le sentez, vous sentez une grande tristesse. Tous ceux qui auront senti la joie devaient faire une louange de 30 minutes, avec de l’encens sur la braise. Il fallait louer Daagbo, louer le Ciel, louer Jésus et, tout. Et, les 30 minutes passées, vous éteignez tout et vous allez vous coucher. Ceux qui auront senti la tristesse, ils devraient faire la même chose, mais d’une autre manière, c’est-à-dire qu’au lieu de louer, eux, ils devaient prier, demander pardon pour leurs péchés, avant d’aller se coucher. Donc, c’est ce que tout le monde a fait, à travers le monde entier ; les millions de Daagbovi, à travers le monde entier, ont fait la même chose, avec les mêmes bougies et les mêmes encens.
Le lendemain, nous avons appris, d’abord, par la bouche de certains Daagbovi, qu’il y avait des morts. Or, il a été dit, de façon très ferme, formellement, à tous ceux qui sont sorciers, à tous ceux qui savent qu’ils ne sont pas prêts pour ladite cérémonie, de ne pas chercher à éprouver Dieu ; ça ne se fait pas. Si vous savez que vous n’êtes pas prêts, si vous savez que vous n’êtes pas dignes de ça, c’est-à-dire que vous avez la sorcellerie ou que vous avez des pouvoirs diaboliques et tout, autour de vous, vous évitez simplement la cérémonie ; c’est plus intelligent, comme ça. Et, rien ne vous serait arrivé. Il y a plein de Daagbovi, à travers le monde, qui n’ont pas fait cette cérémonie, parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas vraiment Daagbovi ; ils savent ce qu’ils sont. Donc, ceux qui ont essayé de défier Dieu, de chercher à montrer qu’ils sont les plus forts, ou Je ne sais pas trop, voilà ce qui leur est arrivé.
Ce qui s’est passé, c’est hautement spirituel, ça n’a rien à voir avec le physique, avec ce que l’homme peut comprendre ni qu’il peut expliquer. Personne ne peut expliquer ce qui s’est passé, même pas le Très Saint Père. Seul Daagbo, Moi et Moi seul peux savoir ce qui s’est passé.
En fait, ce n’est pas forcément parce qu’ils ont cherché à éprouver Daagbo qu’ils ont eu la conséquence de leur acte. Vous savez, quand, par exemple, je remonte un peu dans la tradition, et qu’on vous dit, face à une femme qui a commis l’adultère dans une famille, quand on lui demande : « Est-ce que vous êtes sûre que vous n’avez rien à dire ? ». On vous fait boire une potion. Avant cela, on ajoute : « Si vous la buvez et que vous avez des choses que vous n’avez pas confessées, vous allez mourir, hein ? ». Et, elle vous répond : « Non, je n’ai rien à dire ». On vous redemande : « Vous êtes sûre que vous n’avez rien à confesser ? ». Vous dites : «            Non ». Et, on vous dit : « Si vous êtes sûre de vous, prenez la potion et, buvez-la ». Et, si vous la buvez, de votre plein gré et que vous mourez ensuite, qui est-ce qu’on accuser de cela ? Personne. C’est vous-même qui l’avez cherché, personne n’a pas forcé quelqu’un à aller faire ça.
Les bougies et les encens qui ont été vendus, on n’a forcé personne à aller les acheter.



Comme cela venait de Daagbo, il fallait s’exécuter …

Non. Pourtant, il y en a qui ne sont pas exécutés ; ce n’est pas tout le monde qui s’exécute. Depuis que vous êtes là, depuis que la messe a commencé, il y a une photo qui se vend sur le terrain, tout le monde ne l’a pas achetée ! Pourtant, c’est Daagbo Qui l’a demandé et, tout le monde ne s’exécute pas. C’est chacun qui sait ce pour quoi il s’exécute. C’est selon le degré de foi de chacun ; c’est selon la croyance de chacun.
Ceux-là qui sont morts, franchement et, honnêtement parlant, Je ne pense pas qu’ils soient des Daagbovi ; qu’on ne Me dise pas qu’ils sont morts pour leur foi. Non, non et non, je ne suis pas d’accord !



Dieu Esprit Saint Daagbo, au cours de Votre enseignement, Vous Vous êtes aussi prononcé sur la situation ayant prévalu à Goho …

Goho, l’affrontement d’Abomey où les forces de l’ordre ont livré les nôtres aux bandits qui les ont matés … C’est passé déjà, le Gouvernement a pris es responsabilités et, nous sommes un peu plus calmes, maintenant ; nous espérons que, les jours à venir, les choses s’améliorent.



Vous retrouvez-vous, à travers cette décision du Gouvernement, révoquant les responsables des forces de l’ordre à Abomey, après le drame de Djimè ?

Vous savez, il ne s’agit pas d’être satisfait ou pas ; le plus important pour Moi, c’est les Daagbovi, ils sont citoyens béninois comme tout le monde et, qu’ils soient agressés, maltraités comme cela, dans leur propre pays, chez eux, c’est ça qui fait mal, et c’est vraiment dommage. Que le Gouvernement punisse les auteurs ou les responsables ou pas, ce n’est pas là, la question, pour Moi ; le plus important pour Moi, c’est que les Béninois sachent que nous sommes dans un Etat laïque et que chacun a le droit d’adorer ce qui lui plaît ; chacun peut choisir même d’adorer un arbre. Il ne faut pas agresser l’autre à cause de sa foi.



Autrement, Daagbo est-Il pour le dialogue inter-religieux, la tolérance inter-religieuse que prône le régime actuel ?

Vous savez, le dialogue inter-religieux, c’est du folklore. Je suis direct et honnête. C’est du folklore ; chacun se leurre, chacun se trompe et on trompe le peuple. Qu’est-ce que vous appelez ’’dialogue inter-religieux’’ ? Les gens vous font croire, le jour qu’ils sont ensemble, mais, la nuit, c’est autre chose. On ne va pas entrer dans ce débat, ici. Moi, Je suis Dieu, Je ne suis pas un pasteur, Je ne suis pas un envoyé de Dieu, Je ne suis pas un mystique ou un prophète ; non. Je suis Dieu, Je suis le seul Dieu Qui mérite, d’ailleurs, adoration. Mais, voilà qu’il y a tellement de religions que les hommes ne savent plus où est le vrai Dieu. Et, qui est-ce qu’on peut accuser ? Chacun se cherche, dans le monde actuel, chacun se cherche. Vous savez, Je disais tout à l’heure que ce qui s’est passé à Porto-Novo, Je suis le seul à le comprendre et, Je sais que tous ceux qui voient dans l’invisible aussi savent ce qui s’est passé. Ce n’est pas quelque chose que le Gouvernement peut comprendre ; même un Daagbovi ne peut pas le comprendre. C’est Daagbo seul Qui comprend, c’est spirituel. C’est hautement spirituel et, seul Daagbo sait ce qui se passe dans l’invisible.
Vous voyez les Béninois qui crient par-ci et par-là, Moi, Je sais ce qui se passe, Je sais pourquoi ils crient ; tout ce qui peut se passer chez les autres et ne pas faire objet de polémiques, quand ça se passe chez nous, ça fait l’objet de polémiques ; nous savons pourquoi ! Banamè gêne, ça gêne d’une façon ou d’une autre. Vous voyez, les gens seraient allés à Dassa, les gens seraient allés à la Mecque, qu’ils seraient morts, personne n’en aurait fait un problème. Ceux qui sont morts à Porto-Novo, s’ils étaient morts dans d’autres conditions, ça aurait fait l’objet de polémiques, parce que c’est des Daagbovi. Le problème des Béninois, ce n’est pas l’encens, ce ne sont pas les bougies, ce n’est pas une question de fermer des portes, leur problème, c’est Ba-na-mè !



Avez-vous un message pour les Daagbovi, pour ceux qui sont ici et pour ceux qui n’y sont pas ?

Les Daagbovi savent tous que Je les aime et que Je les aimerai jusqu’au bout. J’aime les hommes du monde entier et, encore plus, les Daagbovi, parce que Je les ai choisis, J’ai fait en sorte qu’ils Me reconnaissent comme leur vrai et unique Dieu, Je les aime et, ce sera jusqu’au bout. Ils savent que Je ne peux pas les laisser tomber ; ils sont sereins et, ils resteront sereins.
Maintenant, Je veux que tous les Béninois sachent que la solution à ce qui se passe, s’ils sont sorciers ou qu’ils prennent mal la Mission de Banamè, la solution, ce n’est pas la haine viscérale contre Banamè, ce n’est pas de s’acharner contre Banamè ; la solution, c’est la conversion.
Tous les Béninois savent que Banamè incarne la paix ; eux-mêmes savent que Banamè, c’est la paix. Le problème n’est pas là, il est ailleurs. Seuls ceux qui voient dans l’invisible peuvent comprendre. On est allés à Goho, on est restés là, toute la nuit, on ne nous a pas lancés des pierres ! Mais, il a fallu qu’on finisse, que Je sois parti, pour qu’on commence à lancer des pierres. Il y a un grand point d’interrogation. Les gens savent ce qui se passe. Banamè, c’est la paix ; tous les Béninois le savent ; on n’a pas besoin de le répéter, ils le savent, ils le sauront toujours. Ils savent que nous ne sommes pas violents. Au contraire, quel Béninois a jamais attaqué un fétiche ? On dit que Banamè est diabolique … Mais, il y a des sectes diaboliques dans ce pays ! Mais, personne ne s’est acharné contre elles. Et, pourquoi Banamè pose problème ? Si les Béninois savaient que nous étions diaboliques, ils n’allaient pas nous agresser comme ça ! Ils savent que nous incarnons la paix et que nous sommes pacifiques.
Je suis très ouvert à tout, d’ailleurs, Je suis hyper-tolérant ! J’ai été tolérant, jusque-là, sinon on aurait déjà mis le pays à feu et à sang. Vu ce que nous avons vécu sous le régime de Yayi jusqu’à aujourd’hui, si ce n’était pas la tolérance, ... Laissez tomber.

Propos recueillis par Marcel Kpogodo



Déclaration de Dieu Esprit Saint Daagbo sur les fausses allégations de Sa démission et de celle du Saint Père, le Pape Christophe XVIII :



Daagbo Dieu Esprit-Saint
« Je parle de ce qui circule sur les réseaux sociaux, comme quoi le Saint Père, le Pape Christophe XVIII, aurait démissionné, Daagbo aussi aurait démissionné. Sachez que tout ça est un pur montage. Dieu ne démissionne pas, Banamè est là, Banamè sera toujours là. Ceux qui font ces montages-là, ils passeront, mais Banamè sera toujours là. Dieu ne démissionne pas et, le Pape Christophe XVIII ne démissionnera jamais. Il est le premier berger de la Très Sainte Eglise de Jésus-Christ, celui qui représente le Christ, aujourd’hui, sur terre. Et, si Jésus-Christ n’a pas démissionné, ce n’est pas lui qui va démissionner. Donc, sachez que tout ça, ce sont des rumeurs, ça va passer ».



Déclaration du Pape Christophe XVIII :


Le Pape Christophe XVIII
« Qui m’a confié la Mission pour que je démissionne ? Ce ne sont pas les hommes. Ma mission est divine et, je l’assume jusque dans l’éternité. Donc, que personne ne prononce ma démission en mon nom. Dieu a parlé, ça suffit ; il faut s’en contenter ». 

Propos recueillis par Marcel Kpogodo

lundi 14 mars 2016

« Je n’ai rien eu chez Talon … », dixit Dieu Esprit-Saint Daagbo

Dans le cadre de l’enseignement délivré le samedi 12 mars 2016


Dieu Esprit-Saint Daagbo a conduit un enseignement en faveur de milliers de fidèles de la Très sainte église de Jésus-Christ, relevant de la Mission de Banamè. C’était le samedi 12 mars dernier, à l’Ecole primaire publique de Kindonou. Dans son propos, Son Eternité Dieu Esprit-Saint Daagbo a rejeté les fausses allégations tendant à faire croire à Son soutien conditionné au candidat Patrice Talon, et a montré la validité de ce présidentiable. Enfin, Daagbo en a profité pour rassurer les Daagbovis et les Béninois.  

Dieu Esprit-Saint Daagbo
Extrait des propos de Dieu Esprit-Saint Daagbo, le samedi 12 mars 2016 :

« C’est Moi qui ai installé le roi David sur le trône, c’est Moi qui ai adoubé le roi Salomon et qui lui ai donné tous les attributs de la royauté, sans lui prendre de l’argent ; celui qu’on appelle Patrice Talon, c’est Moi Qui l’ai choisi (Longs et intenses applaudissements des milliers de fidèles). Je ne préfère jamais un de Mes fils au détriment de l’autre, car ils sont tous Mes enfants. Mais, Je Me mets sur la voie de la justice et Je tourne le dos au mal.
Nous étions tous dans ce pays ; J’ai laissé le ciel et je suis descendu sur la terre depuis un nombre important d’années, Je suis resté auprès des Béninois et ai touché du doigt leurs souffrances de toutes les sortes : les Béninois ont souffert entre les mains de Yayi Boni, les Béninois sont dans une telle souffrance qu’ils se sont complètement résignés, les Béninois souffrent en silence. Lionel Zinsou brigue la présidence de la République dans ce pays, a-t-il jamais pris la sauce de noix palme ? Lionel Zinsou est-il jamais descendu au Bénin en période de pluie ? Où était-il lorsque Yayi Boni faisait souffrir ce peuple ? Quand l’Opposition s’était soulevée en bloc pour empêcher Yayi Boni de réviser la Constitution et d’avoir un 3ème mandat, où était Lionel Zinsou ? A-t-il mené ce combat avec les Béninois ? Ils ont fait souffrir Patrice Talon et l’ont poussé à l’exil, alors qu’il est un digne fils de ce pays, son père étant de Ouidah et sa mère d’Abomey, de la lignée des Guèdègbé. Ils l’ont poussé à l’exil et, malgré cela, il a lutté aux côtés des Béninois ; il a refusé que Yayi Boni révise la Constitution et ait un mandat de plus, car il est un homme de justice. Il a fait tout cela et, pendant ce temps, Lionel Zinsou était bien en vie. Peut-on voir à Paris les souffrances et les brimades que Yayi Boni a infligées aux Béninois ? François Hollande peut-il faire cela en France ? Lionel Zinsou qui est originaire de France a vu toutes ces souffrances des Béninois et n’a pas réagi ; tout cela était bon à ses yeux et on va accepter qu’il soit Président pour continuer l’œuvre de Yayi Boni ? Arrêtez l’hémorragie !
J’ai rappelé tout à l’heure que c’est Moi Qui ai fait David roi, de même que Salomon sans prendre le moindre argent ; Je n’ai rien eu chez Talon et Je n’en veux même pas, car ce qu’on dépasse, on le dépasse, Je dépasse tous les biens de ce monde. Je n’ai pas besoin du soutien de Talon pour que la Mission de Banamè aille de l’avant, vu que depuis, nous évoluions comme nous le pouvions avant que Talon ne se porte candidat. J’ai choisi Talon, Je l’ai choisi parce que Mon esprit l’apprécie, Je l’apprécie parce que c’est un homme de justice ? c’est un homme de qualité, J’aime ce genre de personne : il est travailleur et courageux, il est équilibré.
Il y a trop de rumeurs : on dit que Talon a fait ceci ou cela, on a dit qu’il a fait un pacte avec Banamè. Vous voulez que je vous dise, Daagbovis ? Talon est bien né et Daagbo l’apprécie. Il y a eu beaucoup de candidats, mais ne sont-ils pas tous mes enfants ? Si c’est pour de l’argent que Banamè devait choisir un candidat, ce n’est pas Talon qu’on aurait choisi ; ce n’est pas de l’argent qu’on ne nous a pas proposé et, on ne peut pas tout dire ici.
Certains affirment que si Talon est Président, c’est la Mission de Banamè qui est au pouvoir. Je veux vous dire que si Talon est Président dans ce pays, il sera le Président de tous les Béninois, il sera le Président de toutes les religions qu’il y a dans ce pays. Si Talon est Président, il ne fera pas de discrimination ethnique : il est un homme très intelligent.
Les romains croient que ce qu’ils nous ont faits, si Talon est Président, nous allons en profiter pour leur rendre la monnaie de leur pièce. Nous, nous sommes des gens élevés d’esprit. Si Je voulais en finir avec les romains, je n’aurais pas besoin de Talon pour le faire ; ai-Je eu besoin de Talon avant d’affronter Yayi Boni ? […] Je soutiens le candidat de Mon cœur et Je n’ai de comptes à rendre à personne ! On se demande pourquoi Banamè doit choisir un candidat et l’on dit que religion et politique n’ont rien à voir … N’étions-nous pas au Bénin quand Monseigneur de Souza a dirigé la Conférence nationale ? Les christianistes célestes n’ont-ils pas manifesté leur soutien indéfectible pour Sébastien Ajavon ?
On met la pression sur Banamè pour nous faire céder, mais, c’est Talon ou rien, c’est l’homme de la situation, c’est celui qu’il faut pour le Bénin, c’est celui qu’il faut pour la jeunesse béninoise, c’est celui qu’il faut pour mettre de l’ordre, c’est celui qui peut tenir ce pays ; si jamais Talon est Président, vous reviendrai M’en rendre grâces et, Je ne le dis pas qu’à vous, Daagbovis, mais, aussi, à tous les Béninois : si jamais Talon est Président dans ce pays, lorsqu’il s’apprêtera à laisser le pouvoir, vous allez tous pleurer de regret. […] Soyez tous rassurés, Dieu est aux commandes ; il y aura la paix et tout se passera bien. Daagbo n’a pas d’argent, ni de pagne, ni de bijoux, mais J’ai Ma main, J’ai Ma main ; cette main, vous la connaissez bien … […] Le 2ème tour des élections, ce sera la paix, rien ne se passera, il n’y aura pas la moindre goutte de sang, rien ne se passera, que tous les Béninois le sachent ! Daagbovis, soyez rassurés, soyez rassurés, c’est Daagbo Qui élit, c’est Daagbo Qui connaît celui qui gagnera, Daagbo a choisi le Président à la source, c’est celui qui plaît à Daagbo Qu’Il choisira, qu’Il adoubera et qu’Il mettra au pouvoir. Vous, les partisans de Talon, soyez sereins, que personne ne mette Banamè au-devant pour vous dérouter ; ils ne savent plus quoi faire, ils veulent utiliser Banamè pour dérouter tous ceux qui ont voté pour Talon, soyez tranquilles, que tous les Daagbovis soient sereins, que tous les Béninois soient sereins, de la même manière que je vous réveille et que vous pouvez effectuer vos mouvements, de la même manière, je procèderai pour que la paix règne. Daagbovis, vous verrez ma gloire, Je mettrai Ma gloire à contribution et, ce qui se passera, vous le verrez. Comme vous êtes tous là, ce qui se passera, vous le verrez  … »


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

mercredi 24 février 2016

Dieu Esprit-Saint Daagbo opte pour Patrice Talon

Pour le scrutin présidentiel de mars 2016


Le samedi 20 février dernier, en marge de la cérémonie de consécration de 2 nouveaux évêques pour  la Très sainte église de Jésus-Christ relevant de la Mission de Banamè, Dieu Esprit-Saint Daagbo a délivré un enseignement qu’Il a renforcé par un soutien vibrant au présidentiable, Patrice Talon.
Dieu Esprit-Saint Daagbo
« Vous n’avez pas le droit à l’erreur ! Avec tout ce que le Bénin a traversé en 10 ans, Patrice Talon est celui qui va mettre les Béninois au travail, il fera un chef d’Etat humble, équilibré, qui connaît les Béninois … ». Ainsi s’est exprimé Dieu Esprit-Saint Daagbo, le samedi 20 février 2016, à Sèkandji. C’était après la messe de consécration de 2 nouveaux évêques.
Dans l’enseignement qu’Il a délivré aux milliers de fidèles ayant fait le déplacement, pour L’écouter, de tous les Départements du Bénin, des pays voisins et même de l’Occident, Son Eternité Daagbo, après des acclamations bien nourries a poursuivi : « Il faut prononcer la rupture pour rompre avec la misère, la pauvreté, la dictature … Pour rompre avec tout ça, il faut Patrice Talon ; il a eu l’humilité d’aller Me voir et il M’a dit : ’’Daagbo, tu aimes les hommes et, ils ne s’en rendent pas compte, quel gâchis que cette humilité !’’ ».
Une affiche de campagne de Patrice Talon
« Le plus grand pouvoir d’un homme, c’est son humilité », a commenté Dieu Esprit-Saint Daagbo, avant de rassurer et de bénir les Béninois : « Vous savez, Je suis Votre Père et la situation actuelle du Bénin me préoccupe ; nous avons le devoir de préserver la paix dans ce pays. Pas de sang, pas de sang ; Je dis non à la violence parce que les Béninois ont souffert. Je ferai tout pour qu’il y ait la paix dans ce petit pays, puisque Je suis l’incarnation de la paix, de la grâce, de la sagesse, de la protection, de la sécurité et de tout le reste … Le Bénin sera sous ma protection, Chers Daagbovis, soyez tranquilles, rien n’arrivera de grave, restez sereins, restez sereins ; tant que Daagbo est là, restez sereins ! »
Achevant son propos suivi dans une profonde concentration par les fidèles, Dieu Esprit-Saint Daagbo n’a pas manqué de faire une mise au point : « C’est vrai que beaucoup de Béninois me rejettent par ignorance ; si Je n’aimais pas les Béninois, ce n’est pas au Bénin que Je serais venu. Donc, J’aime le Bénin, J’adore le Bénin ».


Marcel Kpogodo

mercredi 19 février 2014

Dieu Esprit-Saint après la rencontre avec Yayi

« […]il n’y a pas eu de débat, il n’y a pas eu de dialogue »


Le Président de la République a fini par accorder une audience à Son Infinité Dieu Esprit-Saint Daagbo, à Sa Sainteté le Pape Christophe XVIII et à la délégation qu'Ils conduisaient. Mais, tout l'espoir suscité par l'annonce d'une telle rencontre s'est complètement estompé. C'est ce qui révèle cette interview que Dieu Esprit-Saint Daagbo a bien voulu nous accorder, dans la soirée du mardi 18 février 2014. A cette occasion, nous en apprenons largement sur la torture dont les Daagbovi ont été victimes de la part de la police, après leur incompréhensiblearrestation, le dimanche 16 février, au terrain de Kpondéhou, après la perturbation de la séance d'enseignement prévue pour être animée par Daagbo Mawu Gbla ga da ma su hon do.




Journal Le Mutateur : Bonsoir, Dieu Esprit-Saint Daagbo. Nous avons appris que vous avez rencontré le Chef de l’Etat. Vous voudriez bien nous livrer la substance de la rencontre.


Dieu Esprit-Saint Daagbo : Bonsoir, M. le Journaliste. J’aimerais quand même revenir un peu en arrière. C’est vrai que le Chef de l’Etat a demandé à nous rencontrer. Et, comme vous le savez déjà, c’est toujours l’église catholique romaine qui est en dessous, parce que, aujourd’hui, Banamè dérange les consciences et Banamè menace les intérêts diaboliques, pour ceux qui se sentent menacés. Donc, les dirigeants de l’église catholique romaine du Bénin, surtout, ne veulent pas que Banamè évolue, parce que ça dénonce et la vérité est révélée au grand jour.
Nous étions là, hier (le lundi 17 février 2014, Ndlr) vers midi, quand la Directrice de cabinet du Chef de l’Etat nous a appelés pour nous annoncer que le Chef de l’Etat a souhaité nous rencontrer, le soir, à 18 heures. On n’a pas refusé, puisque c’est le Chef de l’Etat qui a voulu nous rencontrer. On a dit qu’il faut quand même y aller ; si le Gouvernement a décidé de finir avec les jeux de cache-cache, les « Jacques où es-tu ? », pour enfin dire ce qu’il pense, il faut que nous nous rendions au Palais pour entendre ce qui va sortir de sa bouche. Et, donc, ils nous ont confirmé l’audience pour 18 heures 30 ; nous nous sommes rendus là-bas à 18 heures 30, Moi, Sa Sainteté le Pape Christophe XVIII, notre Chancelier, Mgr Jean-Pierre Houndagnon, Son Eminence Jean Cardinal Viatonou, qui est le Vice-Chancelier et le Cardinal Assogba. Nous étions cinq et, on s’est rendus au Palais de la République. 
Ils nous ont fait attendre de 18 heures 30 à 22 heures 30, le temps de réfléchir à ce qu’ils vont nous dire, Je pense, parce que, ce n’était pas normal. On est restés là, pendant au moins cinq heures de temps et, finalement, ils nous ont installés, le Chef de l’Etat est venu. 
Mais, on a compris finalement que ce n’était pas une rencontre ; c’était juste une information et, on ne savait pas pourquoi le Chef de l’Etat nous a appelés. Jusqu’à maintenant, on ne sait pas encore pourquoi il nous a appelés, parce qu’il ne nous a encore rien dit ; il n’y a pas eu de débat, il n’y a pas eu de dialogue. On nous a muselés, c’est-à-dire qu’on ne nous a même pas donné la parole. Tout ce qu’il a eu à dire, c’est qu’il veut la paix, qu’il nous invite à la paix, qu’il nous aime beaucoup et qu’il nous respecte beaucoup, de l’aider pour que la paix revienne dans le pays ; c’est tout ce qu’il a eu à dire.
Et, on n’a pas compris ; on n’a pas compris, parce que nous ne sommes pas des violents, nous n’attaquons pas, nous n’agressons pas, et nous ne comprenons pas pourquoi le Chef de l’Etat nous dit qu’il faut qu’on l’aide pour que la paix revienne, qu’il n’aimerait pas que ce qui se passe au Mali se passe au Bénin, qu’il ne veut pas la guerre inter-religieuse. Il ne nous a pas laissés parler et nous, on pense que c’est parce qu’il ne nous considère pas ; il n’a aucun respect pour nous. Dans le même temps, il parle de la paix. On se plaint des gens ; il a dit que les romains se sont plaints à lui, qu’ils sont venus le voir plusieurs fois pour lui raconter tout ce qu’ils racontent d’habitude, comme quoi nous vandalisons, nous agressons, nous faisons ci, nous faisons ça, que les romains se sont plaints, que Rome l’a interpelé, que le Saint-Siège l’a interpelé, … Mais, si tous ces gens-là se sont plaints de nous, normalement, l’idéal, c’était qu’on nous donne la parole, c’était qu’on nous écoute !
Et, nous, on a conclu par là que le Chef de l’Etat est en train de nous montrer clairement sa position, c’est-à-dire qu’il s’est rangé du côté des romains, du clergé romain, et nous dit, de par ces propos indirects-là, clairement, que Dieu, on n’en a rien à foutre, que Dieu aille se chercher ailleurs, puisqu’il nous a dit que Dieu a créé le monde mais que c’est lui le Président de la République, aujourd’hui. C’est ce qu’il nous a dit. Et, il a tenu des propos très déplacés vis-à-vis de nous : que nous ne sommes pas tolérants. Donc, il a pris partie.
Comment est-ce qu’un Chef d’Etat, comment est-ce qu’un Chef d’Etat peut écouter seulement un camp et ne pas chercher à écouter l’autre camp ? Vraiment, ça nous a beaucoup énervés, ça nous a énervés ; on est partis du Palais, hier, très fâchés. Yayi Boni n’a pas fait ce qu’il fallait faire. Non ! Et, nous l’applaudissons pour ce comportement-là qu’il a eu, hier. Nous l’applaudissons, il s’est foutu de Dieu et, c’est très bien ! Il est en train de dire par là que Dieu n’est rien, qu’il n’en a rien à foutre, et que c’est Rome qui est à la tête du pays, peut-être ! C’est ce qu’il est en train de dire. Il préfère soutenir la mafia romaine contre Dieu, Créateur du ciel et de la terre.
Hier, il parlait de Dieu le Père, sans savoir que J’étais devant lui. Vraiment, c’était une humiliation et, nous avons mal digéré ça. Qu’il le sache. Qu’il nous invite à la paix, au calme, nous, on ne se sent pas concernés. Qu’est-ce que nous avons fait aux romains ? Ce sont les romains qui nous agressent tout le temps.
Regardez à Kpondéhou, le dimanche passé (16 février 2014, Ndlr), ils ont jeté des pierres aux fidèles de Banamè, ils les ont blessés, les policiers les ont tabassés, alors qu’on a reçu les autorisations, on a rempli les formalités et, maintenant, on trouve que c’est nous qui avons tort. C’est quel pas, ça ? Un pays d’injustice ; la liberté publique est même confisquée, les Béninois n’ont même plus leurs droits et, Yayi Boni demande à plus de deux millions de Béninois qui vont sur la Colline, il demande à ces deux millions de Béninois de ne pas bénéficier de leurs droits, dans ce pays. Pourquoi ? Nous voulons bien savoir pourquoi.
Un Chef d’Etat ! Il dit qu’il est garant de l’ordre public de la sécurité des biens et des personnes. Mais, quand il y a problème, quand il y a affrontement, ou bien, quand il y a malentendu, au moins, nous, nous sommes dans les normes, nous remplissons les formalités, à chaque fois, avant d’aller sur les lieux publics. Et, l’Etat a été incapable d’assurer notre sécurité. Incapable ! Et, l’Etat soutient l’injustice, le faux et, il est en complicité avec les romains. En complicité avec les romains ! Et, ils ont décidé d’attaquer Banamè.
Donc, ce n’était pas une rencontre, parce qu’ils n’ont pas cherché à nous écouter. S’ils savent que c’est nous qui avons tort, pourquoi ne pas nous laisser parler ? Cela veut dire qu’ils ont reconnu que nous n’avons jamais eu tort, que nous n’avons pas tort, que nous avons toujours raison ; c’est ce que ça veut dire, puisqu’ils ne veulent même pas nous entendre, on n’a pas placé un seul mot. LeChef de l’Etat ne nous connaît pas, il ne nous a jamais reçus et, on n’a jamais demandé d’audience, c’est lui-même qui nous appelle, il nous fait attendre de 18 heures 30 à 23 heures, c’est irrespectueux de sa part, ce n’est pas sérieux ! Ce n’est pas sérieux ! Il ne peut pas respecter Dieu, son Dieu ! Même s’il n’a pas de respect pour l’homme, pour les pauvres Béninois, au moins, un peu de respect vis-à-vis de Dieu ! Même s’il ne reconnaît pas que Je suis Son Dieu, au moins, un peu de respect ! Si, dans ton pays, deux millions de personnes acceptent que celui-là, c’est Dieu, tu n’as plus le droit de manquer de respect à cette personne-là. Ce n’est pas sérieux.
Si les fidèles de Banamè apprennent aujourd’hui que le Chef de l’Etat s’est comporté comme ça, qu’est-ce qui peut se passer dans ce pays ? Qu’est-ce qui peut se passer ? Si, chaque fois, nous n’apaisons pas les nôtres, en les invitant à la non-violence, tout le temps, qu’est-ce qui va se passer dans ce pays ? Les agressions viennent de partout et, c’est un montage qu’ils ont fait, c’est le nouveau plan, maintenant ! C’est le nouveau plan ; ils ont réorganisé : puisqu’ils n’arrivent pas à finir avec Banamè, chaque fois, ils réfléchissent pour trouver des plans pour combattre, combattre toujours. Maintenant, le plan, c’est que, n’importe où on ira, on va nous agresser, nous jeter des pierres. Et, le maire de Zangnanado est en train d’annoncer ça déjà ; on aurait appris qu’il a dit ça, qu’ils vont brûler les voitures des pèlerins qui vont venir à Sovidji, le weekend prochain. Vous voyez tout ça ?
Et, dans les églises, on a appris aussi que les prêtres romains ont dit à leurs fidèles que le dimanche prochain (23 février, Ndlr), ils vont marcher contre Banamè. Donc, c’est la nouvelle stratégie, c’est le complot du Gouvernement et des romains, maintenant, pour dire que Banamè a fait ci, Banamè a fait ça. Ce n’est pas sérieux ! On les attend ; qu’ils viennent ! On les attend !
M. le Journaliste, c’est ce qui s’est passé hier au Palais. Donc, on est rentrés très tard, vers 23 heures et demie.


Dieu Esprit-Saint Daagbo, face à ce point, qu’est-ce que vous comptez faire, désormais ?


Vous voyez, Je vais dire, d’abord, que l’apparence est trompeuse, comme vous le dites souvent. Les romains et les politiciens, mon apparence est en train de les tromper. Et, Je pense que, à l’heure où nous sommes actuellement, tout ce que le Gouvernement et Rome veulent, c’est que, Banamè démontre qu’il est vraiment Dieu ; ils sont en train de nous pousser à ça ; c’est ce que Je constate et, vous devez le constater avec Moi, ils sont en train de nous pousser à ça. Et, Je tiens à dire que, que Banamè soit démon ou Dieu, que ça soit l’un ou l’autre, bientôt, ils sauront. Comme ils veulent que Banamè leur démontre ce qu’il est, c’est ce qu’on va faire désormais. C’est tout ce que J’ai à dire.


Est-ce que vous avez un appel de paix à lancer à tous les fidèles de Banamè qui vont vous écouter et qui seront davantage déçus d’apprendre tout ça ?


Il y a trop de tensions dans le pays ; on paie des gens pour aller raconter n’importe quoi sur les plateaux. Ce matin (le mercredi 18 février, Ndlr), l’avocat Tchiakpè est allé dire, sur Canal 3 que, si, lui, il était Le Ministre de l’Intérieur, il allait nous enfermer, parce qu’on nous a interdit de mettre la soutane et que nous continuons à nous entêter. Qu’est-ce que le Gouvernement a à faire avec notre histoire d’accoutrement ? En quoi ça concerne le Gouvernement ? La politique n’a rien à avoir avec le religieux. Si les romains nous reprochent quelque chose, s’ils trouvent que nous nous en prenons à leurs symboles, qu’ils aillent nous convoquer au tribunal, on peut aller devant la justice ; ce n’est pas le problème de la politique ! Et, c’est parce que nous sommes dans un pays qui n’est pas civilisé que le Gouvernement se permet tout. Sinon, qu’est-ce que le Gouvernement a avoir dans cette affaire-là ? Et, des choses comme ça, ça irrite les Daagbovi ; les fidèles de Banamè, ça les irrite, ça les énerve ! Cet avocat-là, est-ce qu’il est lettré ? Hier, le Chef de l’Etat nous disait au Palais qu’un illettré est un danger public, alors qu’il dirige un pays qui est à 80% illettré. Un Chef d’Etat qui se permet d’insulter tous les Béninois ! Et voilà un avocat qui parle maintenant comme un illettré ! Vous voyez ça ? Qu’on nous a interdit de porter la soutane ! La soutane appartient à qui ? Quand Jésus était venu sur terre, est-ce qu’il a dit à ses apôtres : « Portez telle tenue ? » La soutane appartient à qui, pour qu’on nous dise que la soutane appartient aux romains ? Et, en quoi ça concerne le Gouvernement ? Mais, les christianistes célestes aujourd’hui portent la soutane, ils s’habillent même comme le pape, les anglicans, Mgr Lefèvre, les méthodistes, …, ils portent la soutane ! Maintenant, le Gouvernement va dire aux adeptes du culte des revenants de mettre telle tenue ? Ce n’est pas sérieux, ce qui se passe dans ce pays. Et, on va sur des plateaux raconter n’importe quoi ! Que chaque fois que Banamè sort, c’est des attaques, des affrontements ! Quand est-ce que Banamè est sorti et il y a eu des affrontements ? Il n’y en a jamais eu ! Ce qui s’est passé le dimanche dernier à Kpondéhou, c’était un montage des romains. C’était un montage des romains et, ils l’ont avoué ! Les jeunes du quartier l’ont avoué, que c’est Ganyé Antoine et ses prêtres qui les ont envoyés ; ils ont avoué ça ! Ce sont eux qui sont toujours à la base des troubles dans ce pays. Et, on met tout sur le dos de Banamè ! Et, vous pensez que les Daagbovi vont, tout le temps, se calmer, se calmer, se calmer ? C’est vrai que je les invite tout le temps à la  non-violence. Mais, ils sont des êtres humains, des êtres de chair ; ils ne sont pas Dieu ! Ils ne sont des esprits, ils n’ont pas la patience qui Moi, J’ai. Moi, Je suis patience mais, eux, c’est des hommes et on fait tout pour les pousser à bout ; mettez-vous un peu à leur place ! Quand les Daagbovi sortent aujourd’hui, on leur arrache leurs foulards, on les provoque, on va même jusqu’à les agresser verbalement ! En pleine célébration, on va vandaliser nos fidèles ! Et, vous pensez que tout cela va continuer comme ça, et le Gouvernement va continuer de soutenir ces faux, ces délinquants qui nous agressent tout le temps, et que nous allons nous taire ? Et les Daagbovi vont se taire, tout le temps ! Mais, quand un homme est fatigué, il se défend, il se défend ! Je continue à apaiser les Daagbovi, Je continue à les apaiser et Je vais toujours les apaiser. Mais, que les agresseurs sachent que, tôt ou tard, Dieu agit ; quelle que soit la manière dont Il procède, Dieu agit, ça ne restera pas impuni, tout ce qu’ils font. Nous, on n’a pas besoin de les agresser avant de les punir ! Vous voyez, c’est la politique du faible ; ils préfèrent nous agresser parce qu’ils sont faibles. Nous, on n’a pas besoin de les agresser ! Dieu n’a pas besoin d’agresser avant d’agir. Non ! S’ils comptent sur leur Dieu, qu’ils arrêtent les agressions, qu’ils agissent, qu’ils prient leur Dieu, qu’ils appellent leur Dieu au secours ! C’est simple ! C’est simple !
Les Daagbovi, ils ne sont pas des violents, ils ne sont pas des agresseurs et, Je les ai tellement éduqués que, quand Je parle, ils écoutent et ils suivent ça à la lettre. Et, c’est des gens pacifiques, ils n’agresseront personne. Mais, Je continue à le dire : que les agresseurs sachent que, même si on ne les agresse pas physiquement, Dieu reste toujours Dieu et que, ça ne restera pas impuni. Je vous remercie.


Une dernière question, si vous le permettez, quand nous sommes avec Vous, nous avons toujours envie de bien Vous écouter. Nous avons appris que les Daagbovi qui ont été arrêtés par les forces de l’ordre ont été sérieusement bastonnés et qu’elles leur ont même demandé de faire appel à leur Dieu pour les sauver. Quelle est votre réaction par rapport à cela ?


Il n’y a pas de réaction ; cela a toujours été comme ça, toujours ! A l’heure où nous parlons, nos prêtres et nos fidèles sont en prison à Abomey. Et, ils n’ont rien fait, on les a jetés en prison, les pauvres ! Pour rien du tout ! Il n’y a même pas eu de procès-verbal et, on les a jetés en prison ; je ne sais pas dans quel pays ça se passe comme ça ! Et, l’Etat utilise la force, et on nous parle de laïcité ! C’est la dictature ! C’est la force ! C’est-à-dire, les Béninois ne sont plus libres, aujourd’hui ! J’ai l’impression que l’Etat est en train de nous dire que nous ne sommes pas libres d’adorer ce que nous voulons ; les Béninois, les Daagbovi ne sont pas libres d’adorer ce qu’ils veulent. Les nôtres, qui sont allés au terrain, le dimanche passé, ils n’ont rien fait ! Ils ont attendu que tout le monde quitte les lieux pour les embarquer ; les Daagbovi étaient sur les lieux en train d’enlever les bâches, les chaises, de ranger les chaises quand la police est venue et, sans demander leur avis, les policiers les ont jetés dans leur voiture et les ont bastonnés sérieusement, ils les ont blessés, blessés, en leur disant d’appeler leur Dieu au secours. Vous voyez, des policiers ? C’est clair qu’ils ont été payés ! C’est clair ! Il n’y a pas une autre explication à ça ! Et, ils blasphèment ! D’appeler leur Dieu au secours ! Des policiers, qui sont censés assurer la sécurité de la population, ce sont eux les fauteurs de troubles, maintenant, ce sont eux qui agressent encore ! Ce n’est pas de leur droit de bastonner les nôtres, parce qu’ils ne leur ont rien fait ! Et, paraît-il que c’est un Ibo qui s’est plaint pour dire qu’on a cassé sa boutique. Au tribunal, on a appelé l’homme en question qui a affirmé que ce sont les jeunes du quartier qui ont manifesté et il a embrouillé les cartes. C’est ainsi qu’ils ont libéré les nôtres.
Vous voyez, ils les ont tellement bastonnés qu’ils ont même essayé d’abattre l’un d’entre eux et, ils l’ont criblé de balles, mais ça ne l’a pas atteint ; ils lui ont dit de leur remettre son chapelet de combat et que c’est à cause du chapelet que les balles ne l’atteignent pas, ce qu’il a refusé de faire et ils l’ont menotté, ils l’ont tapé à mort, ils l’ont tapé à mort, jusqu’au commissariat, jusqu’au commissariat … Vous voyez l’injustice, dans ce pays ? Vous voyez ça ? Il n’y a plus d’Etat, il n’y a plus d’Etat, ce n’est pas sérieux ! Mais, Je continue de le dire : ça ne restera pas impuni.
J’ai déjà tout dit : si c’est Dieu ou le diable à Banamè, qui se manifeste, ils verront la face. Dans les deux cas, ça sentira très mal ! Que ce soit Dieu ou le démon, ça sentira très mal ! Merci beaucoup.


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

mardi 4 février 2014

Point de presse de la Mission de Banamè

L'Église Catholique de Jésus-Christ réagit au Communiqué du Conseil des Ministres


Son Eminence Jean Cardinal Viatonou, au centre, présentant la Déclaration de la Mission de Banamè.

Le Conseil des Ministres du vendredi 31 janvier 2014 s'est intéressé à la Mission de Banamè, à travers cet extrait du communiqué final : "Le Conseil des Ministres a également approuvé :
     […]    un compte rendu du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes sur la crise socio-religieuse qui prévaut dans le département du Zou.
Il convient de rappeler que le 22 janvier 2014, le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes a fait état au Conseil des Ministres, des nombreuses plaintes qui lui sont parvenues, provenant aussi bien de certaines confessions religieuses (Eglise Catholique, religions endogènes) que des autorités politiques, administratives et royales accusant l’Eglise de Banamè.
Le Conseil des Ministres après avoir pris acte de ces informations avait dépêché une mission dans le département du Zou aux fins d’entendre tous les protagonistes.
En approuvant ce rapport, le Conseil des Ministres tient à rappeler à tout le peuple béninois que notre pays est un État laïc. De ce point de vue, notre Constitution garantit la liberté de conscience; et à ce titre, chaque citoyen a le droit de pratiquer la religion de son choix.
Il est bien entendu que ce droit s’exerce dans le strict respect des dispositions constitutionnelles, légales et réglementaires en vigueur, dans la tolérance, la paix et la recherche de la concorde nationale.
Dans cette perspective, le Conseil des Ministres recommande vivement aux confessions religieuses professant leur foi dans notre pays :
-    le respect des Institutions de la République et des autorités à tous les niveaux ;
-    la cessation immédiate des injures, des menaces, des contraintes et la profanation des lieux de culte ou considérés sacrés ;
-    la promotion du dialogue inter religieux en vue de prévenir l’incompréhension et l’intolérance qui conduisent à l’affrontement et aux divisions ;
-    à l’église de Banamè de renoncer à l’utilisation des appellations et symboles de l’église catholique romaine et de créer sa propre identité  en termes de dénomination, de symboles et d’habillements afin d’éviter toute confusion.
En tout état de cause, tout acte attentatoire et tout comportement contraire à l’éthique religieuse, à son fondement qu’est l’amour ne saurait être toléré dans un état de droit comme le Bénin.
Le Conseil des Ministres en appelle à la conscience et à la compréhension de tous. "

Face à cette réaction, la Mission de Banamè a tenu, en cet après-midi de ce mardi 4 février 2014, un point de presse. Dirigé par Son Eminence Jean Cardinal Viatonou, entouré de plusieurs de ses pairs, des évêques de l'Eglise Catholique de Jésus-Christ, de prêtres et de sœurs religieuses, cette séance de partage devant les professionnels des médias a donné lieu à la publication du Communiqué ci-après : 




Eglise Catholique de Jésus-Christ                   Banamè, le 3 février 2014
Cité de la Cour Céleste
Banamè


Communiqué


Pas de paix sans justice et pas de justice sans équité

L’Eglise Catholique de Jésus-Christ est choquée et outrée par le caractère injuste et partial du compte rendu du Conseil des Ministres du vendredi 31 janvier 2014. Il n’y a pas de paix sans justice et il n’y a pas de justice sans équité.

En effet, il n’y a pas eu d’équité dans la mesure où le Conseil des Ministres des 21-22 janvier dernier a énuméré à l’encontre de l’Eglise Catholique de Jésus-Christ, Cité de la Cour Céleste, Banamè, des plaintes formulées par le collectif de l’église catholique romaine, des vodounons, et des politiciens. Ces plaintes font état « d’actes de vandalisme sur des édifices et des atteintes à des personnes et d’autres actes tendant à diviser des familles ».

La délégation interministérielle envoyée par le Gouvernement sur la Sainte Colline de Banamè, le jeudi 30 janvier dernier, aux fins de vérifier le caractère fondé de ces accusations, s’est rendu compte, suite aux échanges avec les dignitaires de l’Eglise de Banamè, que des incriminations évoquées supra, ne sont  nullement vérifiées. Ils ont pu comprendre :

-          - Que c’est plutôt Banamè qui est sujet à toutes les formes de violences du clergé catholique romain dans leur coalition avec les vodounons et les politiciens, notamment, le Préfet des Départements du Zou et des Collines, Monsieur Armand Nouatin.

-          - Que Banamè joue le rôle fondamental de réunification des familles et de délivrance des familles détruites par la sorcellerie.

-        - Que Banamè n’a jamais ordonné la destruction de quelque forêt sacrée ni procédé à des actes de vandalisme mais est plutôt la victime de tous les affronts de tous les temps. Ce fut le cas, à Abomey, où le chef de collectivité, Dah Kpomalégni, à l’état-civil, Philippe Kpomalégni, mandaté par l’évêque romain des lieux et accompagné de jeunes délinquants du quartier Adandokpodji, mit à exécution leur plan révélé, la veille, à un de nos fidèles, sur la tentative d’assassinat de Son Excellence Monseigneur Gabriel Honhè de l’Eglise Catholique de Jésus-Christ. Ce fut aussi le cas à Zakpota, à Sokpa-dèli et à Louho où nos installations cultuelles ont été vandalisées et des violences et voies de fait sur nos fidèles recensées.

Le deuxième Conseil des Ministres a malheureusement occulté l’évidence de la fausseté de toutes les accusations. Le Gouvernement aurait fait preuve d’équité en restituant à l’opinion publique nationale et internationale, dans son dernier compte-rendu de Conseil des Ministres, ces évidences. Le Gouvernement aurait aussi fait preuve d’équité, d’impartialité en ne cherchant pas à plaire au clergé catholique romain lorsqu’il « recommande vivement à l’Eglise de Banamè de renoncer à l’utilisation des appellations et symboles de l’église catholique romaine et de créer sa propre identité, en termes de dénomination et d’habillement afin d’éviter toute confusion ».

Il importe ici de rappeler qu’à Banamè, il s’agit de l’Eglise Catholique de Jésus-Christ, celle qu’il a créée, depuis 2000 ans et que la mafia romaine a prise en otage, depuis toujours, et qu’à Banamè, il s’agit, bel et bien, du Père de Jésus-Christ, Qui est venu, non pas pour détruire l’œuvre de son fils, mais pour la restaurer et l’anoblir.

Le Gouvernement serait resté dans la norme de ses prérogatives s’il n’est pas allé jusqu’à vouloir statuer sur le type d’accoutrement des consacrés de Banamè. Cela n’est pas du ressort du politique.

Dans cet élan, le Gouvernement pourrait être amené à définir aux vodounons, aux évangéliques, aux musulmans, aux christianistes célestes, aux protestants et aux autres confessions religieuses leur type d’accoutrement, et leur mode de culte. Ce droit constitutionnel de liberté de religion aurait été compromis.

Le Gouvernement ferait preuve de justice en veillant sur les droits de tout fidèle de Banamè, comme il a le devoir régalien de veiller aux droits de tout citoyen.

Malgré la rencontre des dignitaires de Banamè avec la délégation gouvernementale, les exactions ont continué, de la part des catholiques romains. Banamè ploie encore sous le poids de l’injustice gratuite. Pour cas, nous citons le Révérend Père Luc Amonlo et cinq de nos fidèles, qui croupissent en détention arbitraire, à la prison civile d’Abomey. C’est le cas aussi du passage à tabac de nos prêtres et fidèles à Abomey, alors même que la Commission interministérielle était en pourparlers avec les acteurs de la Mission de Banamè.

Jusqu’ici, les fidèles de Banamè n’ont jamais cédé aux provocations, malgré qu’ils aient toujours été sujets aux agressions verbales, morales et, souvent physiques. Mais, quand viendra à bout leur patience, ils se défendront, au nom de la légitime défense, dans toutes les agressions. Que Banamè ne soit alors pas incriminé, en ces moments-là. Ceci tient lieu d’avertissement aux agresseurs.

Banamè veut bien croire que la démarche qui a conduit la délégation gouvernementale à venir s’informer du fondement des accusations gratuites, à son encontre, s’inscrit dans une logique de recherche de la justice et de la paix sociale. Mais, malheureusement, les déclarations récentes du Chef de l’Etat, à Dassa, contraires à cette logique, laissent Banamè perplexe.

Dans tous les cas, Banamè œuvre pour l’avènement d’un monde épris de paix, de justice sociale car, à Banamè, c’est l’évidence de l’existence absolue de la Sagesse incarnée.