jeudi 23 novembre 2017

Les avocats de Laurent Mètongnon démontent le Gouvernement, les policiers enquêteurs et la justice

Dans le cadre d’un point de presse qu’ils ont tenu à Cotonou

Trois des avocats de Laurent Mètongnon ont animé un point de presse à la Bourse du travail de Cotonou, dans la matinée du mercredi 22 novembre 2017, pour se prononcer sur l’évolution de la procédure judiciaire ayant conduit à renouveler la garde-à-vue du syndicaliste. Il ressort de leurs propos que se trouvent fautives toutes les instances impliquées dans la conduite de cette situation de privation de liberté.

De gauche à droite, Amos Akondé, Aboubakar Baparapé et Alfred Bocovo, avocats de Laurent Mètongnon
« Ce dossier est vide, complètement vide ! En principe, la détention de Laurent Mètongnon ne se justifie plus », a martelé Maître Aboubakar Baparapé, l’un des avocats de l’ancien Président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), au cours du point de presse qui s’est tenu à la Bourse du travail, à Cotonou, le mercredi 21 novembre 2017, cette personnalité qui a vivement dénoncé les comportements respectifs du Gouvernement, de la police et de la justice, dans le traitement de l’affaire.
Selon cet avocat, la présentation faite devant les journalistes avait deux objectifs : d’une part, « couper court aux rumeurs pernicieuses et fallacieuses les plus folles » sur le dossier ’’Bibe-Cnss’’, dans le cadre du renouvellement de la garde-à-vue de Laurent Mètongnon, pour une durée de quarante-huit heures, dans le début de la soirée du mardi 21 novembre. D’autre part, les animateurs du  point de presse se sont donné le devoir d’éclairer le public sur la procédure permettant la détention de Laurent Mètongnon, sans intervenir sur le fond de l’affaire, vu que cette procédure suit son cours.
En outre, la première institution qu’a dénoncée Aboubacar Baparapé est le Gouvernement. En effet, selon lui, en se fondant sur un rapport d’enquête de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) et sur un autre émanant de l’Inspection générale des finances (Igf), l’Exécutif a lancé les hostilités contre Laurent Mètongnon en le condamnant sans l’avoir jamais écouté, vu que le communiqué du Conseil des Ministres du 2 novembre 2017, faisant état de la situation à la Cnss, lui a reproché d’avoir mis en danger cette institution, de même que la vie des retraités, en mettant en Dépôt à terme à la Banque internationale du Bénin (Bibe), en faillite, à l’époque, plus de 17 milliards de Francs de la Cnss, dans le but d’encaisser des rétro-commissions d’une valeur de 71 millions. Ces faits ont amené, pour l’intervenant, le Gouvernement Talon à instruire le Ministre de la Justice pour lancer des poursuites judiciaires contre les mis en cause, dans le but de faire la lumière sur cette affaire. Ainsi, le Procureur de la République a alerté la Brigade économique et financière (Bef) pour des enquêtes idoines, ce qui a occasionné la « mise en marche du rouleau compresseur » contre Laurent Mètongnon et a conduit à ce que cette Brigade écoute Dramane Diatéma, l’actuel Dg de la Cnss, qui a montré qu’un autre Dat de quatre milliards a été fait, sous sa houlette, à la Cnss, une initiative qu’a confirmée l’actuel Ministre des Finances, Romuald Wadagni. Et, de son côté, Laurent Mètongnon a reçu, dans la soirée du jeudi 16 novembre, une convocation de la Bef, le siège d’une structure à laquelle il s’est présenté le vendredi 17 novembre, à 9h30, alors qu’il y avait été appelé pour 10h. Puis, après une heure d’audition, il y a été maintenu jusqu’à tard dans la nuit pour une confrontation avec un ancien Dg de la Cnss, qui a affirmé avoir fait envoyer, à l’époque des faits, à Laurent Mètongnon, par un commissionnaire, une somme de 2 millions 500 mille francs répartis en quatre tranches, la dernière étant de 500 mille francs, un montant auquel a été adjoint un pack de champagne d’une valeur de 130 mille francs. Donc, il ne s’agit plus d’une rétro-commission de 71 millions. Par ailleurs, l’intermédiaire indiqué a aussi été questionné par les policiers et a radicalement nié les faits qui lui ont été attribués. « A cette étape, le débat est clos sur ces accusations portées par le Conseil des Ministres ! », a enfoncé l’avocat Aboubakar Baparapé selon qui Laurent Mètongnon devrait avoir été mis en liberté puisqu’il « offre des garanties suffisantes de représentation ».

De gauche à droite, Thérèse Wahounwa, Jean Kokou Zounon et Eugène Azatassou, leaders du Fsp, présents au point de presse
De plus, à en croire l’homme de loi, le Gouvernement s’est trompé dans ses analyses, vu que, depuis 2013, la Bibe n’était plus en difficultés financières, parce que, a ajouté Maître Amos Akondé, confirmant la sortie de crise de cette banque, trois arrêtés avaient été pris par le Ministre des Finances en exercice, à cette époque, pour, respectivement, mettre fin à l’administration provisoire de la Bibe, de même qu’aux fonctions de l’Administrateur provisoire, puis pour nommer un Directeur général intérimaire.


Du traitement infligé à Laurent Mètongnon

Pour Me Aboubakar Baparapé, après avoir été confronté à l’intermédiaire qui a nié lui avoir transmis les différents dons de l’ex-Dg de la Cnss, Laurent Mètongnon devrait recouvrer sa liberté après 48h de garde-à-vue, ce qui n’a pas été fait. Plutôt, le dimanche 19 novembre, son domicile a été perquisitionné en présence de deux de ses avocats avec, à la clé, une saisie de plusieurs de ses documents personnels, et leur mise sous scellé, après un point contradictoire. Pire, le mardi 21 novembre 2017, dans les environs de 18h, sa garde-à-vue a été prolongée de 48h, après sa présentation au Procureur de la République, alors que « selon la loi, si rien n’est reproché à quelqu’un, sa détention n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité », a réitéré l’avocat qui pense que le Procureur veut user de sa prérogative lui permettant de retenir un prévenu pour une durée de huit jours.
Abordant un autre aspect de la question, le conférencier a dénoncé une garde-à-vue « non douce ni tranquille » marquée par « des mesures restrictives attentatoires aux droits de la défense » par les policiers enquêteurs. Selon lui, au lendemain de la perquisition de son domicile, Me Lionel Agbo, l’un de ses avocats, n’a pu rencontrer Laurent Mètongnon, étant donné que « des instructions fermes ont été données pour que plus personne, même ses avocats, ne puisse entrer en contact avec lui », en dehors de son épouse, précise-t-il, surtout que, en début d’après-midi, ce lundi 20 novembre, lui-même, à l’Ocertid, s’est heurté à la résistance des policiers dans sa volonté de rencontrer son client, ceux-ci ayant argué des instructions imposant une autorisation préalable de la Bef et de la Direction générale de la police nationale (Dgpn) pour rencontrer Laurent Mètongnon, « une violation des droits de la défense, garantis par la Constitution », s’est indigné l’avocat. Et, ce sont de vives protestions de ses conseils, qui ont amené à l’assouplissement de ces mesures par le Procureur. Ainsi, il y a eu « la restauration des droits » de son client, ce dont Aboubakar Baparapé a félicité cette autorité judiciaire.


Ingérences politiques

De son côté, Me Alfred Bocovo, le troisième avocat de Laurent Mètongnon, présent au point de presse, a dénoncé un biais de la police ; selon lui, celle-ci a refusé d’organiser une confrontation entre le commissionnaire de l’ex-Dg/Cnss et Laurent Mètongnon, ce qui est la preuve que le dossier est vide. Tout en dénonçant « l’utilisation abusive de la garde-à-vue » par le Procureur, il s’est fendu en d’autres propos de stigmatisation : « Il suffit d’une simple accusation contre quelqu’un pour le faire garder, ce qui est grave pour la démocratie », avant de continuer par la dénonciation des « rapports incestueux » entre la justice et les hommes politiques avec une conséquence intolérable : « Maintenir les citoyens dans la hantise prolongée de la détention ». Il a appelé, pour clore son propos, à l’impartialité de la justice.


Marcel Kpogodo  

dimanche 19 novembre 2017

« Libérez immédiatement Laurent Mètongnon ! », exige le Front pour le Sursaut patriotique

Dans une conférence de presse donnée à Cotonou

La matinée du samedi 18 novembre 2017 a donné lieu à la tenue d’une conférence de presse par le Front pour le Sursaut patriotique (Fsp), à la Bourse du travail, à Cotonou. Il s’agissait pour cette organisation politique de présenter aux journalistes les tenants et les aboutissants de la mise en garde-à-vue de l’un de ses membres, Laurent Mètongnon, dans le cadre de l’affaire ’’Cnss-Bibe’’, et d’exiger sa libération immédiate.


Le Fsp, au cours de la conférence de presse
La libération inconditionnelle de Laurent Mètongnon ! L’exigence fondamentale qu’a manifestée le Front pour le Sursaut patriotique (Fsp), le samedi 18 novembre 2017, à la Bourse du travail de Cotonou au cours d’une conférence de presse, après que Jean Kokou Zounon, première personnalité à intervenir devant les journalistes, a raconté les circonstances de la mise en garde-à-vue de Laurent Mètongnon, dans le cadre de l’affaire ’’Cnss-Bibe’’, tard dans la soirée du vendredi 17 novembre, et après avoir abouti à une batterie de huit conclusions dont la quatrième présente une levée d’ambiguïté en trois éléments : « Le procès contre […] Laurent Mètongnon est un procès politique, sa détention en garde-à-vue est politique. Le camarade Laurent Mètongnon est donc un détenu politique du pouvoir de Talon ».
Pour Jean Kokou Zounon, la figure de proue du Fsp qu’est Laurent Mètongnon a été écoutée par la Brigade économique et financière (Bef), le vendredi 17 novembre 2017, l’homme s’étant présenté dans les locaux de cette institution d’enquête, dès 9h30, alors qu’il y avait été convoqué pour 10h précises. Et, ayant été écouté entre 11h et 12h, en présence de cinq avocats, il a fallu attendre la nuit tardive de cette même journée pour le mettre en confrontation avec M. Boko, ancien Directeur de la Banque internationale du Bénin (Bibe), au moment où Laurent Mètongnon était Président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Cette ancienne autorité a alors déclaré avoir fait parvenir au syndicaliste, sans aucune décharge une somme deux millions cinq cent mille (2.500.000) Francs, en qutre tranches successives d’un million de Francs, de cinq cent mille, de cinq cent mille encore puis, enfin, de cinq cent mille et d’une bouteille de champagne. Une affirmation qui a amené à décider de la garde-à-vue de Laurent Mètongnon, alors que le Conseil des Ministres du mercredi 15 novembre 2017 avait évoqué des commissions de 71 millions qui auraient été distribuées, pour un placement de plus de 17 milliards de la Cnss à la Bibe.
Voilà qui a offusqué les membres du Fsp et qui a poussé Jean Kokou Zounon, en leur nom, à tirer de nombreuses conclusions, notamment, le caractère politique de la garde-à-vue de Laurent Mètongnon.


Marcel Kpogodo



Quelques autres propos

D’autres membres du Fsp se sont prononcés, au cours de la conférence de presse.

Morceaux choisis :
Léonce Houngbadji : « Nous sommes inébranlables, malgré toutes les manœuvres ».

Eugène Azatassou : « L’heure est grave ; il est démontré qu’il s’agit d’un acharnement politique. Le fait de l’inviter un vendredi montre la volonté d’humilier Laurent Mètongnon ; c’est un pouvoir qui n’admet pas la critique, qui n’aime pas qu’on dise ce qui ne va pas. Nous comptons sur notre collège d’avocats, sur les éminents juristes que nous avons parmi nous, sur le peuple, la presse, les patriotes, les démocrates, la police, la gendarmerie, les femmes, … Laurent Mètongnon a été déposé à l’Ocertid, bien que nous ne soyons pas dans un dossier de trafic de drogue ».

Jean Kokou Zounon : « Pas un cheveu de Laurent Mètongnon ne doit être touché, il doit être libéré immédiatement. Patrice Talon mordra la poussière dans notre pays. Même si les combattants ont vieilli, ils sont encore là pour lutter vaillamment ».

Propos recueillis par Marcel Kpogodo


Intégralité de la Déclaration de Jean Kokou Zounon


Poursuites contre le camarade Laurent METONGNON : un procès politique

DECLARATION DE PRESSE du 18 novembre 2017
L’audition du camarade Laurent METONGNON par la BEF à propos de l’Affaire CNSS-BIBE a eu lieu hier vendredi 17 novembre 2017. La délégation du FSP et de nombreux militants, sympathisants, parents et amis ont maintenu un sit-in devant les locaux de la BEF de 09 heures jusqu’à deux (02) heures du matin et ce, malgré les provocations des éléments de la CRS armés jusqu’aux dents, dépêchés sur les lieux qui ont barré les voies d’accès et empêché de nombreux militants de se joindre aux manifestants qui scandaient LIBERTE POUR LAURENT METONGNON ! Les députés patriotes de l’opposition sont également venus à la BEF apporter leur soutien au camarade Laurent METONGNON.
Le camarade Laurent METONGNON qui a reçu la convocation de la BEF, la veille après 19 heures s’est présenté dès 09 heures 30 minutes pour les auditions prévues pour 10 heures décidé et déterminé à affronter et confondre tous les comploteurs fabriqués par le pouvoir de TALON dans ce dossier juridiquement vide.

D’après les informations recueillies sur place, le camarade Laurent METONGNON a fait ses dépositions entre 11 heures et 12 heures assisté de 05 avocats. Au lieu de le libérer aussitôt, la police le fera attendre pendant des heures avant de lui signifier qu’il passera aux confrontations ; et c’est tard dans la nuit qu’il y a eu la confrontation entre le camarade Laurent METONGNON et Monsieur BOKO, DG de la BIBE au moment des présumés faits.
Des informations obtenues de cette confrontation, le DG de la BIBE Monsieur BOKO déclarerait avoir envoyé par personne interposée et sans décharge au camarade Laurent METONGNON successivement un million de FCFA, puis cinq cent mille, ensuite cinq cent mille, et enfin du champagne et cinq cent mille soit au total deux millions cinq cent mille et du champagne. Et sur ces bases de témoignage sans aucune preuve, la police de TALON a décidé de garder à vue le camarade Laurent METONGNON.

Voilà à quoi se résume l’accusation fabriquée par le pouvoir de TALON publiée en Conseil des Ministres parlant de commissions occultes de 71 millions et pour placement de 17,5 milliards FCFA. Il peut fabriquer demain d’autres faux dossiers, mettre en scène d’autres faux témoins à charge. Mais, le complot est maintenant clair pour tout le monde ! Les travailleurs et le peuple se trouvent confirmés dans leur première conviction : La poursuite contre le camarade Laurent METONGNON est politique.

En effet :

1- Pourquoi dans le cadre d’une affaire de commissions occultes qu’aurait versées la BIBE, l’enquête ne devrait-elle pas commencer par l’identification et l’écoute d’abord de ceux qui auraient versé lesdites commissions ainsi que les intermédiaires avant ceux qui étaient accusés d’avoir reçues ? Connaissant la source des commissions occultes, commencer par vilipender le PCA, l’écouter après, avant ceux qui prétendraient lui avoir versé des commissions, ne laisse-t-on pas le temps à ses supposés corrupteurs et autres personnes interposées de disparaître ou d’être manipulées ?

2- Sur la base du seul témoignage du DG de la BIBE, qui dit avoir envoyé des sous par personne interposée, sans décharge, pourquoi garder à vue le camarade Laurent METONGNON qui a montré sa disponibilité en se présentant dès le lendemain moins de 24 heures après avoir reçu la convocation de la BEF ?

3- Dans le fond, toute l’accusation fabriquée par TALON et son gouvernement et publiée en Conseil des ministres pour placement hasardeux de 17,5 milliards en vue de commissions occultes se résume à 2,5 millions et du champagne envoyés sans décharge et en quatre tranches par personne interposée.

4- La conclusion est donc claire. Le procès contre le camarade Laurent METONGNON est un procès politique, sa détention en garde à vue est politique. Le camarade Laurent METONGNON est donc un détenu politique du pouvoir de TALON.

5- Pensant humilier et intimider Laurent METONGNON et le peuple, ce complot confirme la nature autocratique, prédatrice et mafieuse du pouvoir de TALON prêt à fabriquer de faux dossiers contre les opposants démocrates et patriotes. Les tribunaux du Bénin regorgent de dossiers biens documentés et de plaintes pour des affaires de plusieurs milliards de FCFA contre TALON et son clan : PVI, SODECO, Machines agricoles, ICC-services… Son gouvernement a décidé de "ne pas regarder dans le rétroviseur " (sic) en ce qui concerne le dossier de Maria-Gléta pour le pillage de 45 milliards avec SACCA LAFIA. Les pilleurs des ressources publiques, bien connus et qui doivent être traduits devant la justice et mis en prison sont : Patrice TALON, BOKO Olivier, SACCA Lafia, KASSA Barthélemy, GBADAMASSI Rachidi, Barnabé DASSIGLI, etc. Et depuis son arrivée au pouvoir, le pillage du pays avec la SODECO, le PVI, les gré-à-gré, SAFRAN, voilà les nids de commissions occultes et de surfacturations réelles.

6-En ce qui concerne la CNSS, c’est maintenant que la mise à sac a pris son envol avec des dizaines de milliards soutirés par Talon et son équipe pour financer le PAG en panne.

7- Le pays est vraiment à genoux, le peuple à faim ; le pouvoir pille, bousille l’avenir de la jeunesse, piétine les libertés, tente d’intimider et d’agresser les opposants. Le pays est en danger. Mais le FSP ne se laissera pas intimider. Le FSP s’insurge contre les manœuvres politiciennes du tyran TALON contre le peuple et ses leaders.

8- Le FSP dit : LIBEREZ IMMEDIATEMENT LAURENT METONGNON. Il dit : Peuple, travailleurs, jeunes du Bénin, debout pour sauver la patrie en danger des mains des prédateurs et mafieux TALON et BOKO. Restons mobilisés face à la montée de l’arbitraire qui persiste. Aucun dictateur ne persiste durablement à la tête du Bénin.
A bas le pouvoir despotique, pilleur, accapareur, ruineux, mafieux et népotiste de Patrice TALON !

Peuple du Bénin debout !
Cotonou, le 18 novembre 2017

Le Comité de Suivi du FSP

Le Front pour le Sursaut patriotique aiguillonne le Gouvernement sur le brouillage et le piratage de certaines radios

Dans le cadre d’un point de presse organisé à Cotonou


Il s’est tenu à la Bourse du travail de Cotonou un point de presse organisé par le Front pour le Sursaut patriotique (Fsp), sur le brouillage et le piratage de certaines radios émettant depuis la ville de Cotonou. L’événement se déroulait le mercredi 15 novembre 2017. Il ressort de la déclaration présentée, à cet effet, que le Gouvernement Talon orchestre le saccage de la liberté de presse et d’expression.

De gauche à droite, Eugène Azatassou et Jean Kokou Zounon, notamment
Le Bénin, sous le régime du Président Talon, est un pays où sont régulièrement violées la liberté de presse et la liberté d’expression. Ce qui ressort, en substance, du point de presse qu’a donné le Front pour le Sursaut patriotique (Fsp), le mercredi 15 novembre 2017, à la Bourse du travail de Cotonou. Dans son intervention devant les journalistes puis les militants et les sympathisants de l’Alliance politique, Jean Kokou Zounon qui, en est le Porte-parole, a abordé le thème : « Brouillage et piratage des médias : nouvel axe de bâillonnement de la liberté de presse, de la liberté d’expression et du droit à l’information au Bénin ». Ceci lui a permis d’évoquer, dans un premier point, le piratage de la Radio ’’Soleil Fm’’, depuis un certain temps, et le brouillage d’une émission particulière de la Radio ’’Capp Fm’’ sur laquelle devait intervenir Laurent Mètongnon, l’un des membres du Bureau du Fsp, le lundi 6 novembre nier, sans oublier les différents ennuis qu’ connus la chaîne télévisuelle émettant par satellite, ’’Sikka Tv’’, qui a été exclue de plusieurs bouquets et dont l’émission, ’’100% Bénin’’ a été interdite par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) de diffusion sur la télévision ’’Canal 3 Bénin’’. Et, cette institution républicaine a été dénoncée, dans son inefficacité, face à la situation traversée par ’’Soleil Fm’’ avant qu’il soit conclu que la liberté de presse, notamment, et la démocratie, sont actuellement en danger au Bénin.

Un aperçu du public
Dans un deuxième point, Jean Kokou Zounon a démontré que la liberté de presse et la liberté d’expression ont toujours été menacées au Bénin par le régime Talon qui s’est toujours servi de son bras armé, entre autres, le Préfet du Littoral, Modeste Toboula. Il s’agit d’une situation contre laquelle le peuple béninois n’est pas resté inactif, selon le conférencier, dans un troisième point. En dernier lieu, il a fait l’historique de la lutte du Fsp pour la reconquête du droit de marcher puis s’est montré ferme et exigent, trois points, au nom de cette organisation politique : 
« En tout état de cause, le Front pour le Sursaut Patriotique dénonce avec la dernière rigueur le piratage et le brouillage des émissions radio et notamment de Soleil Fm. Le FSP dénonce la passivité de la HAAC et l’indifférence et/ou la complicité du gouvernement et notamment des autorités chargées de la sécurité nationale.
« Le Front pour le Sursaut patriotique exige l’arrêt immédiat du piratage et du brouillage des émissions radios, le rétablissement de Soleil Fm dans ses droits. Il appelle le peuple à poursuivre ses luttes pour la garantie de la liberté d’expression, de la liberté de presse et du droit à l’information et se tenir prêt à des actions contre le piratage des radios et le brouillage de leurs émissions.
« Le Front appelle les travailleurs, la jeunesse à poursuivre et intensifier leurs combats multiformes contre la gouvernance autocratique, népotiste, affameuse et mafieuse du pouvoir de Talon et pour la réunion des Etats généraux en vue d’un gouvernement patriotique et de probité ».

Marcel Kpogodo



   
Intégralité de la Déclaration de Jean Kokou Zounon, pour le compte du Fsp


FRONT POUR LE SURSAUT PATRIOTIQUE (FSP)
Cél : 97983565 / 97980179
                                                                                 
POINT DE PRESSE
Cotonou, Bourse du Travail, le 15 novembre 2017

THEME :
BROUILLAGE ET PIRATAGE DES MÉDIAS : NOUVEL AXE DE BAILLONNEMENT DE LA LIBERTE DE PRESSE, DE LA LIBERTE D’EXPRESSION ET DU DROIT A L’INFORMATION AU BENIN
Présenté par Jean Kokou ZOUNON, Porte-parole du FSP

Introduction

Mesdames et Messieurs les Journalistes,
Merci pour avoir répondu encore une fois à notre invitation au point de presse de ce jour sur le thème : « Brouillage et piratage des médias : Nouvel axe de bâillonnement de la liberté de presse, de la liberté d’expression et du droit à l’information du peuple au Bénin. »
Il est bien connu que le brouillage et le piratage de la fréquence de certaines radios, "Soleil Fm" depuis plusieurs semaines et "Capp Fm" le lundi 6 novembre 2017 ne sont pas les premières entraves contre la liberté de presse, la liberté d’expression et le droit à l’information au Bénin. Mais ils constituent un fait nouveau, des méthodes nouvelles dont la gravité ne peut être bien saisie que dans l’examen des entraves aux libertés depuis l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon. C’est pour cela que notre exposé passera en revue successivement :
1-         Piratage et brouillage des médias : nouvel axe de bâillonnement des médias ;
2-         Le pouvoir de Talon et les attaques antérieures aux libertés et notamment à la liberté de presse ;
3-         Les combats des travailleurs, de la jeunesse et du peuple contre les mesures liberticides du pouvoir de Talon. Interventions du FSP ;
4-         La situation actuelle et l’échec de plus en plus patent du pouvoir de Talon.
           
I-         Nouvel axe de bâillonnement des médias : piratage et brouillage des médias
Soleil FM piraté, Capp Fm piraté et brouillé, le site du magazine l’Autre Afrique de Romuald Boko suspendu, la diffusion de "100% Bénin" de SIKKA Tv sur Canal 3  interdite, le site du journal ’’Les Pharaons’’ qui serait suspendu, telle est la situation critique des médias qui osent relayer les luttes et les cris de douleurs des travailleurs et des peuples du Bénin.
Le piratage de Soleil Fm dure depuis des semaines. La HAAC saisi ne se presse pas pour retrouver la source et les auteurs du piratage mais se lancerait dans des conjonctures. D’abord, ce serait le fait d’une radio du Nigéria voisin, mais alors pourquoi le brouillage se ferait sentir à Cotonou et non dans les autres localités du pays ? Aujourd’hui, on parle d’une surpuissance des émetteurs de Soleil Fm. Une surpuissance qui embrouillerait les émissions seulement vers Cotonou ! Mais le pot aux roses sera connu avec le brouillage de Capp Fm le lundi 06 novembre lors du passage de Laurent METOGNON de 18 heures à 19 heures. Il apparaissait alors clairement que le brouillage n’était pas un hasard, mais un acte de piratage prémédité et programmé dans le but d’empêcher les auditeurs de Cotonou d’avoir accès à des émissions dont le contenu dérange.
Sikka Tv, éjecté du bouquet Canal+ et de Strong, a commencé par relayer son émission "100% Bénin" sur la chaîne de télévision Canal3. Mais dans une promptitude après deux émissions, la HAAC envoie une mise en demeure et rappelle les règles du jeu en la matière. Alors que depuis des mois, la radio Soleil Fm est victime de piratage, la HAAC ne donne aucune information rassurante des actions pour libérer Soleil Fm.  Des informations sur les réseaux sociaux faisant état de l’identification de l’émetteur pirate comme situé non loin de la direction générale de la SONEB. Que fait la HAAC pour rassurer, confirmer ou démentir ces informations et dans tous les cas pour remettre Soleil Fm et les auditeurs dans leurs droits ?

Au vu des faits graves ci-dessus relatés, nous sommes en droit de dire que la liberté de presse, la liberté d’expression et le droit d’information qui constituent des libertés et des droits fondateurs de la démocratie sont en danger au Bénin. La démocratie est en danger.

II-        Le pouvoir de Talon et les attaques antérieures aux libertés et notamment à la liberté de presse.
Les atteintes aux libertés publiques par le pouvoir de Talon ont commencé très tôt, dès le mois de septembre 2016, par l’attaque contre les manifestants pacifiques étudiants et à propos de qui Toboula, le préfet du Littoral proclamait qu’il existerait des "lignes rouges" à ne pas franchir. Le gouvernement décrètera à la suite des protestations des étudiants de l’interdiction dans les faits des organisations estudiantines. Depuis lors, Toboula, en violation flagrante et permanente de la Loi sur la décentralisation a presque dessaisi le maire de ses prérogatives de police administrative pour se permettre la répression violente des dizaines de manifestations, notamment de femmes de marché Dantokpa.
Le pouvoir de Talon donnait ainsi le ton : réduire au silence toute couche, toute opposition, tout concurrent potentiel à sa politique dont la finalité a été indiquée dès le premier conseil des ministres de son gouvernement, à savoir : reconstituer et étendre l’empire économique et financier du nouveau César.
La liberté d’expression doit être réduite aux éloges et louanges aux actions de l’homme du Nouveau départ, sans aucune critique vis-à-vis du pouvoir dit de la Rupture. Et ne doit s’exprimer au Bénin qu’une pensée unique, celle du nouveau départ. Alors, les organes publics d’Etat (Radio et télévision nationale) continuent l’ostracisme et l’exclusion des partis, organisations et tout auteur de vues critiques, entravant la liberté d’expression des opinions non conformistes dans un pays qui se dit pourtant démocratique. La pratique des contrats d’asservissement des médias privés qui avait été critiquée par le candidat Talon est reprise et accentuée par la corruption des hommes des médias. La communication d’Etat, que disons-nous, la propagande d’Etat, à l’instar des autres activités d’Etat, (la prise des arrêtés ministériels, les marchés de gré à gré, les propositions de nominations dans les cabinets, et plus tard la supervision directe du PAG, etc.) est centralisée à la Présidence, sous l’œil du nouveau César en une cellule de communication. Des articles siamois, signés par des journalistes stipendiés envahissent et saturent l’espace médiatique, empestant davantage l’atmosphère étouffante créée par la faim et la misère matérielle aggravées par la politique désastreuse du nouveau pouvoir.
La hargne du pouvoir contre la liberté d’expression, la liberté de presse et le droit à l’information du peuple s’est décuplée avec la chasse à l’opposition politique déclarée et de plus en plus critique contre l’instauration rampante d’une nouvelle autocratie dans le pays. La mise en avant de la fameuse "affaire cocaïne" contre Monsieur Sébastien Adjavon entrainera la fermeture en novembre 2016, dans la violation de la procédure par la HAAC de plusieurs chaînes de radios et de télévision : Soleil Fm, Sikka Tv, E-télé, Eden Tv, la Béninoise Tv, Unafrica Tv et la Chrétienne Tv, etc. Les arguments les plus fallacieux sont avancés par le président de la HAAC contre la liberté de la presse et le droit à l’information. La main du pouvoir ne pouvait plus être dissimulée sous la prétendue autonomie de la HAAC. Le peuple pouvait alors se rendre compte que la liberté de presse, le droit à l’information étaient réellement menacés par le pouvoir en place. La lutte contre la politique de famine, la lutte pour le pain devait également prendre en charge la lutte pour la liberté.

III-      Les combats des travailleurs, de la jeunesse et du peuple contre les mesures liberticides du pouvoir de Talon Interventions du FSP

Le pouvoir de Talon voulait semer la terreur et son bras exécutant à Cotonou, le préfet Toboula, s’acharnait à instaurer la peur. Mais devant la réalité d’une politique affameuse, prédatrice, népotiste, autocratique, le peuple ne pouvait continuer de se taire. La faim s’est aggravée dans les foyers de la petite vendeuse des bords des rues et du petit artisan déguerpis violemment de leur lieu de travail sans aucune alternative ni accompagnement. Les travailleurs ne pouvaient continuer de se taire contre les privatisations sauvages et l’accaparement des secteurs vitaux de l’économie par Talon et son clan. Le peuple a senti que la fermeture des médias était une atteinte grave à ses libertés d’expression chèrement acquises. Les dénonciations des organisations syndicales, des partis et organisations démocratiques, des personnalités et journalistes patriotes ont fait reculer le pouvoir et la HAAC. Les scellés posés aux radios fermées ont été levés. Mais la répression contre Sikka-Tv s’est poursuivie avec son retrait du bouquet Canal+ et de Strong.
 La colère du peuple s’est ouvertement concentrée contre le projet funeste de révision de la Constitution qui tendait à concentrer la gouvernance prédatrice, autocratique et dictatoriale. Le peuple a dit NON. Le Front pour le Sursaut Patriotique s’est constitué dans ce combat, rassemblant la plus vaste coalition d’opposition politique et sociale contre le pouvoir de Talon. L’échec de son projet a fait sortir le nouveau César en furie qui menace le peuple de gouverner désormais par la ruse et la rage.
Mais le peuple sait désormais à quoi s’en tenir. La gouvernance ne peut plus se faire uniquement dans le cadre de la loi. La ruse fait désormais partie de la panoplie des actions du pouvoir en place.

IV-      La situation actuelle et l’échec de plus en plus patent du pouvoir de Talon.
La naissance du Front pour le Sursaut Patriotique a correspondu alors à un début d’essor des travailleurs et de la jeunesse contre la nouvelle autocratie. Le pouvoir a tenté de contrecarrer ces actions en renforçant les entraves contre les libertés publiques. On peut se souvenir des aboiements (le mot n’est pas trop fort) du préfet Toboula contre la déclaration déposée auprès des autorités de la mairie de Cotonou, conformément à la loi, par le FSP pour une marche le 22 juin 2017. Il aura fallu la levée de ton des responsables et organisateurs du FSP, dont notamment l’organisateur central, le camarade Laurent METONGNON, pour faire reculer honteusement le pouvoir. On fera circuler par bande annonce sur la chaîne Canal3, au soir le 21 juin, à la veille de la marche, que le président Talon autorisait la marche. Un Président de la République qui autorise une simple marche pacifique, voilà là où en est réduite la gouvernance au Bénin. Voilà qui autorise également à voir et confirmer que toutes les entraves aux libertés, les représailles fiscales contre les organes de presse véritablement indépendants sont du fait, des instructions du président de la République, Patrice Talon.  Mais, manifestement, la tentative de réprimer les marches pacifiques à Cotonou a échoué. Après le 22 juin, les organisations syndicales ont pu organiser leur marche contre la gouvernance de talon, montrant que le dialogue social prôné par le pouvoir n’est que leurre. Du reste, le chef du patronat qui avait signé la charte du dialogue social ainsi que nombre d’opérateurs économiques sont pourchassés avec des redressements fiscaux pendant que des exonérations et autres avantages fiscaux sont octroyés aux entreprises du clan du Chef de l’Etat. Etrangler et éliminer tous les concurrents économiques potentiels, éliminer par la ruse et la rage tous les opposants politiques, destituer les maires non acquis à sa cause et enfin se donner une base de fraude électorale avec son  RAVIP et SAFRAN pour des hold-up électoraux, tout en affamant le peuple et en accaparant au profit de son clan les ressources publique, telle apparaît clairement au peuple et à tout observateur honnête, la politique de Talon.
Alors, les mouvements de grève se multiplient également, à la justice (magistrats, greffiers), au port autonome, à la santé contre l’autoritarisme déployé par le nouvel autocrate et son acharnement à tout privatiser et tout accaparer. Le pays est alors entré dans une crise multidimensionnelle. Le PAG est en panne. La lutte contre la corruption est depuis longtemps rangée dans les placards et l’impunité règne avec la présence au gouvernement et leur reconduction de nombreux pilleurs bien connus dans des dossiers documentés (Maria-gléta, machines agricoles, Iccs-service, mafia domaniale, Safran, marché gré à gré, etc) L’économie stagne et les ressources publiques en réduction. Le climat social est de plus en plus tendu. Les ministres sans pouvoir sous une autocratie sont  incapables de trouver de solution. L’autocrate lui-même est obligé de venir négocier les conditions de cessation d’une grève sans convaincre les travailleurs qui exigent un accord écrit. Ils n’ont pas confiance à la parole donnée du Chef de l’Etat, Voilà où est la situation de la gouvernance de Talon. Le peuple ne croit plus à la parole donnée. Une autre gouvernance est donc manifestement appelée. De nombreuses voix en dehors du FSP le réclament. Et le Front pour le Sursaut Patriotique, à l’écoute du peuple, dans une déclaration solennelle au court d’un meeting géant le 13 octobre 2017 à la Bourse du Travail, a demandé au Président de la République de prendre la véritable mesure de la situation et « d’accéder à l’exigence pressante de la réunion d’une Assise nationale d’ici le 31 décembre 2017 pour revoir la gouvernance du pays. » Le FSP décide d’organiser le 03 novembre 2017 une gigantesque marche à Cotonou, pour appuyer cette exigence
Toboula menacera de poursuite judiciaire quiconque aura exercé son droit d’expression contre le Ravip. Le FSP le bat et organise, après une conférence publique le 26 octobre 2017, une campagne d’affichage contre cette arnaque technique, politique, électorale  et financière qu’est le Ravip avec Safran.
A la veille de la marche du FSP que le pouvoir ne peut plus interdire sans soulever une colère plus grande des masses populaires, le gouvernement de Talon, en Conseil des ministres transformé en tribunal, sur la base d’un rapport de l’IGF qui n’a jamais écouté le mis en cause, condamne et demande à la justice de poursuivre  Laurent METONGNON « pour placements hasardeux dans une banque en difficulté… dans le seul intérêt inavoué de bénéficier des commissions occultes » sic
Tout notre peuple éveillé a compris qu’il s’agit là d’un acharnement politique pour penser distraire non seulement Laurent METONGNON, mais le FSP et tous ceux qui se battent et dénoncent la gouvernance mafieuse de Patrice Talon. De sources concordantes, il se murmure que le pouvoir aux abois, aculé face à l’exigence de la réunion des Etats généraux du peuple pour le 31 décembre au plus tard, pense effrayer le peuple en commençant par s’attaquer à des principaux responsables du FSP. Et le peuple a vu juste, puisque c’est justement à ce moment que se sont révélées encore plus clairement les nouvelles méthodes de bâillonnement de la liberté de presse, de la liberté d’expression et du droit à l’information au Bénin.
Conclusion
Le piratage des médias et le brouillage des émissions sont des actes de guerre. On pirate et on brouille les émissions d’une force ennemie. Soleil Fm est-elle devenue une force ennemie ? Une émission de Capp Fm avec Laurent METONGNON est-elle l’acte d’un ennemi pour être brouillée ? La persistance du piratage et du brouillage laissent penser que les autorités du pays, la HAAC et le gouvernement prennent pour ennemis tous les citoyens qui refusent d’être considérés comme des employés de la société Talon et Compagnie, tous les citoyens qui se refusent d’être considérés comme des locataires dans leur propre pays.
Ensuite, le piratage et le brouillage persistants pose un problème de sécurité publique et nationale au plus haut niveau. Les autorités chargées de la sécurité ne peuvent se taire face au piratage et au brouillage pendant des mois d’une chaîne de radio située sur le territoire national sans s’inquiéter et sans réagir. Incapacité, démission ou complicité ? Voilà les questions que le FSP se pose et qui interpellent le pouvoir de Patrice Talon.
En tout état de cause, le Front pour le Sursaut Patriotique dénonce avec la dernière rigueur le piratage et le brouillage des émissions radio et notamment de Soleil Fm. Le FSP dénonce la passivité de la HAAC et l’indifférence et/ou la complicité du gouvernement et notamment des autorités chargées de la sécurité nationale.
Le Front pour le Sursaut Patriotique exige l’arrêt immédiat du piratage et du brouillage des émissions radios, le rétablissement de Soleil Fm dans ses droits. Il appelle le peuple à poursuivre ses luttes pour la garantie de la liberté d’expression, de la liberté de presse et du droit à l’information et se tenir prêt à des actions contre le piratage des radios et le brouillage de leurs émissions.
Le Front appelle les travailleurs, la jeunesse à poursuivre et intensifier leurs combats multiformes contre la gouvernance autocratique, népotiste, affameuse et mafieuse du pouvoir de Talon et pour la réunion des Etats généraux en vue d’un gouvernement patriotique et de probité.

Merci.

mardi 14 novembre 2017

L'Administration des ''Pharaons'' dénonce le blocage du site d'informations du même nom

Selon un Communiqué dont nous avons eu connaissance
L'Administration du site béninois d'information, ''Les pharaons'' a rendu public, ce mardi 14 novembre 2017, un Communiqué faisant état du blocage la Plateforme concerné ... Intégralité du texte ...

COMMUNIQUÉ DU SITE LES PHARAONS
L’administration du Site Les Pharaons présente ses excuses à ses lecteurs pour les désagréments causés depuis le dimanche 12 novembre 2017. En effet, dans la journée de ce dimanche, l’accès à notre site web a été bloqué, laissant un message qui fait croire à un défaut de renouvellement d’abonnement, alors que le contrat court toujours avec l’hébergeur en France.
Saisi, il nous a signalé que des plaintes lui sont parvenues des autorités étatiques du Bénin,   après la publication aux environs de 11 heures, heure de Cotonou,  d’un article lié à Maître  Lionel Agbo. Ces plaintes, venant d’un niveau supérieur et de certains réseaux d’influence, ont poussé l’hébergeur à suspendre le site, car dit-il, ne veut prendre le risque d’être interpellé par Facebook ou Twitter, où l’article incriminé a été aussi publié.
Toutes nos tentatives à ce jour pour expliquer à l’hébergeur que l’article en question n’est que le compte rendu d’une émission politique au Bénin sont restées vaines. Pire dans la matinée du mardi 14 novembre, l’hébergeur ’’Obambu’’ a fermé tous nos accès, sans aucune notification.
Nos investigations ont révélé que les hébergeurs français sont facilement influencés par les puissances d’argent et les milieux politiques. Au regard de tout ceci, nous avons des raisons de croire que de fortes pressions ont été faites sur l’hébergeur, qui a simplement coupé tous les accès du site en violation des règles établies. Toutefois, des démarches sont en cours pour rétablir l’accès au site, et redéployer l’ensemble de nos données sauvées in extremis dans la journée du lundi, vers un autre serveur.   Tout ceci sera fait dans les meilleurs délais avec d’autres partenaires plus fiables et moins manipulables.
Pour finir, la Rédaction du Journal Les Pharaons, condamne fermement cette démarche qui n’est rien d’autre qu’une attaque en règle contre son site d’informations, et donc une atteinte à la liberté d’expression, et invite les associations professionnelles des médias au Bénin, à engager un dialogue franc avec qui de droit afin que le presse béninoise puisse continuer  à traiter toute l’information nationale dans la plus grande liberté et indépendance.
L’administration

Les clarifications du Pcb qui clouent le bec aux détracteurs de Laurent Mètongnon

Dans le cadre d'un point de presse qui s'est tenu à Cotonou

Le vendredi 10 novembre 2017 a été organisé un point de presse, à l'initiative du Parti communiste du Bénin (Pcb) dont le Premier secrétaire, Philippe Noudjènoumè, a remis les pendules à l'heure concernant les accusations portées contre Laurent Mètongnon, visant à faire croire qu'il s'est mis au centre d'actes de mauvais placements et de corruption, alors qu'il était Président du Conseil d'Administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). C'était à travers une grande Déclaration.

Philippe Noudjènoumè

Intégralité de la Déclaration de Philippe Noudjènoumè


PARTI COMMUNISTE DU BENIN (PCB)
01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél. : 21 30 03 22/97 98 35 65 – Site : www.la-flamme.org


POINT DE PRESSE
Cotonou, le 10 Novembre 2017
A PROPOS DE L’AFFAIRE DITE CNSS/ METONGNON Laurent

Thème :
A PROPOS DE LA PROVOCATION DU GOUVERNEMENT DANS L’AFFAIRE DITE CNSS/ METONGNON Laurent
            Par Philippe NOUDJENOUME, 1er Secrétaire du PCB
Mesdames et Messieurs, Chers camarades, Chers amis de la presse,
Depuis quelques jours, l’actualité est occupée par l’affaire dite CNSS/Métongnon Laurent. Je ne pense pas exagérer en déclarant que c’est aujourd’hui l’affaire du jour.  Et, comme on sait sous les cieux de la « Rupture » avec des articles « copier-coller » les mêmes titres toujours accusateurs s’affichent à la Une de maints journaux de la place avec la sentence déjà prononcée.
I-         Dans quel contexte politico-social le gouvernement met en avant la présente affaire ?
Depuis plusieurs mois, le gouvernement de Talon est dans une impasse totale. Impasse économique avec le Pag en panne et l’acharnement contre les opérateurs économiques nationaux afin de faire place nette à la consolidation et l’extension de l’empire économique et financier du Chef de l’Etat et de son clan. Impasse sociale avec l’aggravation de la misère et de la faim provoquant de nombreux mouvements de grèves et de manifestations de travailleurs ; l’ensemble des centrales syndicales ont organisé une grande marche le 20 octobre indiquant la duperie d’un dialogue social également en panne. Perte de crédibilité voire de légitimité avec la dénonciation du népotisme, du pillage du pays avec des contrats gré à gré par le Chef de l’Etat et le clan autour de lui, de même que les atteintes grossières aux libertés avec des méthodes nouvelles comme le brouillage de radios non conformistes. Impasse diplomatique avec l’humiliation du pays sur la scène internationale. Impasse politique avec l’exigence de plus en plus large des Etats généraux prônés par le Front pour le Sursaut Patriotique. Les luttes de ce Front ont vaincu les tentatives de répression des manifestations par le pouvoir et son chien de garde TOBOULA. Ainsi après avoir imposé la marche du 22 juin 2017, le FSP après son meeting géant du 13 octobre avec les députés de la minorité, organisait une marche pour le 03 novembre 2017. Ces manifestations emportent et soulignent les aspirations du peuple à une nouvelle gouvernance.
Et Laurent METONGNON est un acteur de proue tant dans le mouvement syndical, le mouvement pour la bonne gouvernance, et du FSP. Il est de ceux qui, dès le départ, ont sonné l’alerte contre un gouvernement avec des pilleurs bien connus ; il a fait la critique sérieuse et nette du premier projet de budget du pouvoir de Talon dont on connait aujourd’hui le sort avec sa réduction en catimini de plus du tiers ; il a fait la critique des marchés gré à gré montrant la gloutonnerie du pouvoir actuel. Voilà en bref le contexte dans lequel cette affaire est soulevée.
Notre point de presse de ce jour ne vise pas à soustraire un militant des poursuites judiciaires, mais à dénoncer et à combattre l’arbitraire et la provocation.
II-        Quelle est l’accusation formulée à l’encontre du camarade Métongnon Laurent ?
A la surprise générale, le Conseil des ministres en sa session du 2 Novembre 2017 entre autres points a retenu ceci « Rapport de vérification de versement de commissions occultes à des dirigeants de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Du 13 juin au 1er juillet 2016, la BIBE a fait l’objet d’une mission de vérification globale de la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest-africaine (UMOA). Les résultats de cette vérification ont révélé que des dirigeants de la CNSS ont souscrit à des dépôts à termes (DAT) auprès de la BIBE contre le versement de commissions à leur profit. Saisie du dossier l’Inspection Générale des Finances a procédé à des investigations complémentaires dont les conclusions se présentent comme suit : à partir de 2008, la BIBE s’est trouvée confrontée à des difficultés qui ont amené la Commission bancaire de de l’UMOA à décider le 13 décembre 2011 du retrait de son agrément. Les autorités compétentes béninoises ont cependant obtenu du Conseil des Ministres de l’UMOA en 2012 de placer l’établissement sous administration provisoire tout en lui conservant l’agrément- En dépit de de cette situation, le Directeur Général de la CNSS au moment des faits a décidé en complicité avec le Conseil d’administration de la structure de souscrire ou de maintenir auprès de la BIBE ses dépôts à terme- au total sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, plus de dix-sept milliards cinq cent millions ont été placés auprès de ladite banque en difficulté… Il s’est avéré que cette décision a été prise contre le versement d’un montant de soixante-onze millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille sept cent trente-sept CFA au profit des dirigeants de la CNSS…Ces situations mettent en évidence l’intention malveillante des dirigeants concernés qui n’ont pas hésité à exposer les ressources des travailleurs et des retraités...En appréciant le compte rendu le Conseil des Ministres a instruit le Garde des Sceaux à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des dirigeants de la CNSS au moment des faits… Il s’agit notamment de Mr Mêtongnon Laurent Président du CA- Monsieur Célestin Ahonon DG et Moussa Jérémie Directeur financier » (Cf. La Nouvelle Tribune du 06 novembre 2017).
Dans la journée du 06 novembre le Ministre des finances, Romuald Wadagni et le Directeur Général de la CNSS, Dramane DIATEMA sont montés au créneau pour pourfendre cette fois les coupables. Pour le ministre Wadagni, « il n’est pas sérieux de mettre les fonds de retraite des travailleurs dans une banque en difficulté…Or le Conseil d’administration de la CNSS alors dirigé par Métongnon Laurent n’a pas hésité à y placer 16 milliards de francs CFA… La BIBE avait un retrait d’agrément et était sous administration provisoire. C’est un acte anormal de gestion que d’y verser l’argent des travailleurs… Qui a pris la décision de placer des fonds de la CNSS à la BIBE entre 2014 et 2015 ?... Autrement dit le Conseil d’administration et son Président ont la responsabilité dans la question des placements » (Le Matinal du 07 novembre 2017.). Quant au DG Diatéma il s’est évertué simplement à réfuter qu’il y ait 4 milliards de placement de la CNSS à la BIBE mais prise de participation au rachat de cette institution bancaire. Passons en revue ces arguments.
III-      Examen de ces argumentaires.
Il est pour le moins curieux que le Ministre des finances Romuald Wadagni, le même qui a introduit le dosser en conseil des ministres se trompe même sur le montant des placements. Le conseil des ministres parle de « plus de dix-sept milliards » ; alors que dans son show télévisé il donne le chiffre « de seize milliards ». Est-ce l’empressement de la condamnation de Laurent Métongnon ? Plus encore et c’est là que c’est pitoyable. Qu’est-ce qui oblige le ministre des finances à devoir intervenir sur un dossier dont on dit qu’il est désormais aux mains de la justice par le garde des sceaux ? Si ce n’est sur injonction du nouveau César, Patrice Talon ? et essayer de répondre aux nombreuses protestations populaires contre la décision gouvernementale ?
Je vais examiner les arguments en les rubriques suivantes :

1° Qui prend la décision de placement de l’argent de la CNSS ?
2°- Et au Conseil d’administration, comment se prennent les décisions ?
3°- Quelle est la situation de la BIBE au moment des placements dits à risque ?
4°-Quelles sont les preuves de la perception par Métongnon Laurent des rétro-commissions ?
Passons en revue ces rubriques
1°-Qui prend la décision de placement des sous dans les structures bancaires ?
Le ministre lui-même le dit. « L’organisation des opérations de placements exige que la Direction générale propose et le Conseil d’administration et son président valident ». Autrement dit c’est la Direction Générale qui a l’initiative de placement de l’argent dans les institutions bancaires. Pour faire une comparaison c’est comme dans le cas des emprunts publics ou même du budget, le rôle respectif du Gouvernement et de l’Assemblée nationale. C’est le gouvernement qui prend la décision de l’opération « d’accord de prêt » ou emprunt public et le soumet aux Députés pour autorisation de ratification. Nous sommes ici dans le même schéma. L’exécutif de la CNSS c’est la Direction Générale qui a l’initiative, autrement dit c’est le Directeur Général qui prend la décision de placement. Le rôle du Conseil d’administration est d’amender, de rejeter ou d’autoriser. La réponse au Ministre Wadagni à la question « Qui a pris la décision de placer des fonds de la CNSS à la BIBE entre 2014 et 2015 ? » est sans ambiguïté : C’est la Direction Générale.
2°-Au Conseil d’administration, comment se prennent les décisions ?
Au sein du Conseil d’administration, toutes les voix s’équivalent sans prépondérance de celle du Président. En examinant toutes les décisions d’autorisation de placement prises par le Conseil d’administration, on voit la signature de tous les administrateurs présents. Et pourquoi dans le cas d’espèce, on ne parle au sein du Conseil d’administration que de Métongnon Laurent et non des autres ? Pourquoi la décision du Conseil des Ministres ne mentionne que le Président du Conseil d’administration en omettant les autres membres qui ont tous, et dans tous les cas, apposé leurs signatures à toutes ces décisions ?
3°- Quel est la situation de la BIBE au moment des placements dits à risque ?
L’argument massue du pouvoir et des thuriféraires est que le Conseil d’administration a placé de l’argent dans une banque en faillite.
Voyons les choses.
En effet par décision n° 605/CB/C du 13 décembre 2011, la Commission bancaire de l’UMOA a retiré l’agrément de la BIBE et a nommé un liquidateur. Contre cette décision de la Commission bancaire, le ministre des finances du Bénin a fait un recours, recours qui a été examiné en conseil des ministres de l’UMOA et a donné lieu à une décision N° CM/UMOA/035/12/013 du 19 décembre 2013. Par arrêtés n° 1258- 1259-1260/MEF/DC/ SGM/DGTCP/DAMF/BMC/SP du 14 mai 2014, pris par le ministre des finances du Bénin, il a été mis fin à l’administration provisoire de la BIBE, à la fonction d’administrateur provisoire et portant nomination d’un Directeur Général par intérim de cette institution bancaire. Ce qui suppose que la banque retrouve son agrément d’exercice de la fonction bancaire.
De toutes les façons, la décision du conseil des ministres dit nettement « Les autorités compétentes béninoises ont cependant obtenu du Conseil des Ministres de l’UMOA en 2012 de placer l’établissement sous administration provisoire tout en lui conservant l’agrément ». Ce qui veut dire qu’à partir de 2012, la BIBE a recouvré son agrément.
Les placements à la BIBE des sous de la CNSS au titre de 2014 sont intervenus après la décision ministérielle de mai 2014 mettant fin à l’administration provisoire de l’institution bancaire et nomination par le gouvernement d’un DG par intérim. Les placements de l’année 2014 sont intervenus le 22 Septembre 2014. Les placements ultérieurs, ceux de 2015 répondent de la même logique. Il est donc faux d’affirmer comme il est fait maintenant que la CNSS a placé de l’argent dans une banque qui n’avait plus l’agrément. Et si elle bénéficie d’agrément, il est difficile de déclarer qu’elle est en faillite. L’article 2 de l’arrêté portant nomination du DG intérimaire dit que celui-ci a pour tâches de – « coordonner toutes les activités de la banque ». Peut-on exclure de ces « activités » de la banque la réception des placements ?
4°- Quelles sont les preuves de la perception par Métongnon Laurent des rétro-commissions ?
On a parlé de rétro-commissions de « soixante- onze millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille sept cent trente-sept CFA (71.994.737) au profit des dirigeants de la CNSS… ? Plusieurs questions se posent : Si rétro-commission il existe, qui en a été bénéficiaire ??  Sur le terrain du droit pénal, on sait que la preuve est un élément déclencheur de la poursuite.
Ce à quoi le ministre Wadagni s’empresse de répondre « Il faut savoir si un système de rétro-commission est payé en espèce, il est difficile d’exhiber une preuve palpable pour dire qu’une telle personne qui a perçu ». Alors de quoi parle –t-on ? On pourrait encore naviguer ici simplement sur la vague d’une simple présomption de culpabilité à l’endroit de la CNSS dans son ensemble et non du Président du Conseil d’administration.
Or de cette présomption de « rétro-commission » dont aurait bénéficié l’ensemble des organes dirigeants de la CNSS et dont on dit « qu’il est difficile d’exhiber une preuve palpable », on passe pourtant directement à la culpabilité d’un individu, Métongnon Laurent. Il s’agit là d’une provocation politique, d’une incrimination d’opinion politique.
IV-      L’attaque contre Métongnon Laurent est une attaque contre l’ensemble du peuple.
Mesdames et Messieurs les journalistes, chers camarades, chers amis, en regardant le contexte politique on voit aisément qu’il s’agit d’une opération d’intimidation politique du pouvoir de la « Rupture » contre le peuple à travers un individu. En effet qui connaît Laurent sait qui il est depuis les périodes reculées des Comités d’action de 1989, on connaît par la suite ses combats pour la probité au ministère des finances ; on connaît depuis ses prises de positions sur tous les fronts d’attaque aux libertés, de spoliations à grande échelle des biens publics au profit du président Patrice Talon et son clan, il est l’un des chefs de proue de l’alliance le Front pour le Sursaut Patriotique. Il est le porte-parole des milliers et des millions de sans-voix, déguerpis des voies publiques et qui souffrent la misère, la mort, le porte-voix de milliers de travailleurs dégagés par la suppression des entreprises publiques et la privatisation de nombreux services publics, il est le porte-voix de millions de sans-emplois, etc. Et j’en passe.
Alors il faut le faire taire. En s’attaquant à lui, on veut intimider le journaliste qui, brimé des organes de presse public et privé, n’ose pas élever la voix, sous peine de sanction immédiate ; on veut intimider le magistrat, le greffier,  qui se voit humilié dans l’exercice de sa profession, l’étudiant à qui par le biais d’un décret assassin, l’on ferme la porte des universités publiques ; le travailleur de la santé qui expose quotidiennement sa vie dans des conditions déplorables avec la menace de privatisation de l’ensemble du système sanitaire.. On veut intimider tout le peuple ; car si le bois vert flambe qu’en serait-il des bois secs ? dit-on.
Le pouvoir de Talon a réussi à mettre aux pas le Parlement- en le faisant verrouiller par les deux dinosaures pro-impérialistes : Houngbédji Adrien et Amoussou Bruno. Il a imposé un silence complice à la Cour Constitutionnelle pour prendre toute mesure à caractère constitutionnel ; il contrôle la presse par mille et un canaux occultes ou ouverts ; fait brouiller des radios avec la complicité active de la HAAC ; il a verrouillé la justice par le biais de son Ministre de la Justice qui agit par intimidation et voies de fait etc. Il ne reste que le peuple avec le Front pour le Sursaut Patriotique et Métongnon Laurent en est un des responsables de proue. Alors il faut l’attaquer.
Il s’agit d’un coup monté de toutes pièces. Au regard des éléments soulignés là-haut, surtout au regard des sommes colossales que l’équipe de Talon lui-même engloutit tous les jours dans leurs poches au détriment du peuple. Pour le pouvoir, il faut essayer de faire oublier les dossiers de pillage dans lesquels sont trempés les Olivier BOKO (les machines agricoles, etc), Sacca Lafia (Maria-gléta), Koupaki Iréné (Icc-service), Dassigli (mafia domaniale), Talon lui-même (SODECO, PVI) sans compter tous les pillages actuels de la CNSS, les domaines privés de l’Etat, le scandale SAFRAN, OFMAS, etc., etc.
Alors battus sur le terrain de la raison, le pouvoir recourt à des agressions ouvertes consistant au brouillage des ondes radio, etc. Par là le système fait montre d’une extrême faiblesse qui ne peut rester qu’à force de brutalité et de terreur. Le pouvoir de Talon manque de toute rationalité, d’où sa rage.
Telle la levée de boucliers qui se fait de toutes parts du sein du peuple contre cette attaque, telle la protestation indignée des travailleurs du ministère des finances le mercredi 08/11 dernier en soutien au « Général Métongnon ». Le peuple a compris qu’il s’agit d’une attaque contre lui-même, contre son droit à l’expression, son droit au combat pour une gouvernance patriotique et de probité.
Le Parti Communiste du Bénin ne peut que se réjouir de cette levée populaire de boucliers contre le pouvoir mafieux et liberticide de Talon. Il déclare avec le peuple « Bas les pattes le pouvoir de Talon contre les libertés ! Stop aux provocations ! Le camarade Métongnon est un de nos militants intrépides qui a toujours porté haut levé l’étendard de la probité et des libertés ! Le Parti communiste ne tolérera aucune atteinte à sa personne, à sa liberté ! » Alors travailleurs et peuple n’acceptons jamais l’inacceptable, l’arbitraire.
En avant pour les Etats Généraux du Peuple !
                                                           Le Premier Secrétaire du PCB

                                                           Philippe NOUDJENOUME