samedi 16 septembre 2017

Le ’’Prostapi’’ très efficace contre l’hypertrophie de la prostate, selon le Dr Valentin Agon

Dans le cadre d’une conférence de presse


L’une des salles de conférence du Chant d’oiseau de Cotonou a abrité une conférence de presse du Dr Valentin Agon. C’était le samedi 9 septembre 2017. Il s’agissait pour cette personnalité de faire valoir le ’’Prostapi’’, un nouveau produit du traitement efficace de l’hypertrophie de la prostate.

De gauche à droite, les Dr Roger Sossou, Valentin Agon et Justin Egoubiyi, au cours de la conférence de presse
« Le ’’Prostapi’’ rétablit et relance la prostate, la désengorge et permet à ce que votre jeunesse, au niveau de cet organe, soit retrouvée ! Et, le ’’Prostapi’’ est accessible, il est moins cher, il est à vingt mille (Francs Cfa, Ndlr) ! Il est aussi disponible en détails ! ». L’essentiel à retenir de la conférence de presse qui s’est déroulée au Chant d’oiseau de Cotonou, dans la matinée du samedi 9 septembre 2017, et qu’a animée le Dr Valentin Agon, très connu pour avoir mis au point l’ ’’Api-Palu’’, avéré très efficace contre le paludisme.  Pour la circonstance, l’orateur était entouré de deux personnalités du monde de la médecine : les Docteurs Roger Sossou et Justin Egoubiyi, respectivement, Médecin échographiste et Ingénieur en Imagerie médicale.    
Selon le Dr Valentin Agon, cet échange avec les professionnels des médias visait à démentir fondamentalement deux informations qui ont été distillées sur des chaînes de télévision et dans la presse, au Bénin, pendant qu’il se trouvait au Canada. « Les propos à l’endroit d’ ’’Api-Bénin’’ et de son produit, ’’Prostapi’’ qui est une innovation efficace contre l’hypertrophie de la prostate, ces propos sont mensongers ! », a-t-il martelé. « Il a été dit que moi, j’ai été malade de la prostate et qu’on m’a traité ; c’est faux ! », a-t-il encore lancé, avant de poursuivre : «  La personne détiendrait un registre dans lequel elle m’a mentionné ; à la justice, elle va devoir présenter ce registre, avec les précisions que moi, j’ai été traité par elle. C’est grave de mentir comme cela sur le compte d’une personnalité, de mentir sur celui d’une Société et sur celui d’une marque ! », a-t-il fini. Concernant toujours cet aspect de la question, Valentin Agon a montré que, contrairement aux affirmations de son détracteur, aucune entreprise n’a le monopole du traitement de la prostate, dans le monde.


Du produit ’’Prostapi’’

A en croire le Dr Valentin Agon qui exhibait une boîte du produit, le ’’Prostapi’’, en nouvelle formule, est disponible en vingt plaquettes de dix gélules, ce qui donne un total de deux cents comprimés par boîte. Aussi, « marque déposée », « reconnu à travers le monde », « présenté à de grandes instances et utilisé par un grand nombre de personnes dans le monde », le ’’Prostapi’’ est efficace contre les maladies de la prostate, dont l’hypertrophie de la prostate. « Le ’’Prostapi’’ est un produit de référence », appuiera le conférencier. En outre, déclinant profondément l’identité du ’’Prostapi’’, Valentin Agon a précisé qu’il contient les vitamines B6 et C, du fer, du manganèse, du potassium, du bêta carotène et, notamment, des monoterpènes, des polysaccharides, de l’amidon, des colorants, des antioxydants.
Se rapportant à l’efficacité du produit, le principal conférencier l’a présenté comme un « puissant anti-inflammatoire » présentant une « excellente action thérapeutique sur l’hypertrophie de la prostate » en normalisant le volume de cet organe, et en supprimant les « rétentions et les mictions répétées de l’urine », sans oublier qu’il devrait être consommé pour prévenir ces différents maux.
En matière d’action du ’’Prostapi’’ contre d’autres maladies, Valentin Agon a mentionné qu’il « lutte contre l’arthrose, les douleurs articulaires, est un excellent aphrodisiaque, augmentant la libido des deux sexes en assurant une excellente vitalité sexuelle ». Par ailleurs, pour ce Docteur, le ’’Prostapi’’ « prévient plusieurs cancers dont celui des seins, de l’utérus et même du foie ». Il est aussi « légèrement hypoglycémiant et hépato-protecteur », c’es-à-dire, concernant la seconde donnée, que le produit « augmente les enzymes hépatiques et la synthèse de la bile ».
Par rapport à sa posologie, Valentin Agon recommande d’en consommer deux gélules trois fois par jour, et interdit d’ingurgiter jusqu’à 25 gélules, dans une journée. Et, il n’a pas manqué de présenter aux journalistes un autre produit, le ’’Revitalisant Api’’, chargé d’entretenir la prostate, après la chute de l’hypertrophie.


Témoignages éloquents

Au cours de la conférence de presse, Valentin Agon a donné la parole aux deux spécialistes de la radiologie qui l’entouraient, ce qui a donné lieu à des témoignages positifs d’ordre scientifique sur le ’’Prostapi’’. Ainsi, selon le Dr Justin Egoubiyi exerçant au Centre hospitalier départemental (Chd) des Zou-Collines, avec une trentaine de patients qu’il a traités à ce produit, le volume de la prostate est passé de 138 à 48 ml, en trois semaines et, de 48 à 30 ml, après, ce qui amènera le Dr Roger Sossou, désormais à la retraite, d’affirmer : « Le médicament qui guérit n’est pas obligatoirement de l’Occident ; il est de notre devoir d’accompagner des personnalités comme le Dr Agon ».

Marcel Kpogodo  

vendredi 15 septembre 2017

Le Pcb dénonce 17 plaies du régime Talon

Dans le cadre d’un point de presse donné ce vendredi 15 septembre


Il a été tenu un point de presse par le Parti communiste du Bénin (Pcb), dans la matinée du vendredi 15 septembre 2017, à son siège, sis quartier Aïbatin, à Cotonou. Il ressort de la déclaration rendue publique la stigmatisation de 17 points noirs de gestion, relevés au niveau du régime du Nouveau départ par la formation politique.

Gilbert Korssi, présentant  la Déclaration du Pcb
« Le pays est alors en danger ; l’heure est grave, très grave. Sous la houlette de la mafia au pouvoir et de ses suppôts au Parlement, le pays va droit dans le mur ». La déduction, après un long réquisitoire fait par le Parti communiste du Bénin (Pcb), au régime du Président Patrice Talon, lors du point de presse qu’il a organisé ce vendredi 15 septembre 2017, à son siège d’Aïbatin, du 13ème Arrondissement de la ville de Cotonou.
Avant d’appeler le peuple à la tenue des « Etats généraux du peuple », Gilbert Koessi, Responsable aux Affaires extérieures du Pcb, lecteur de la Déclaration émanant du Bureau politique du Parti, a égrené un chapelet de dix-sept faits manifestant une gestion non satisfaisante des affaires par le régime du Nouveau départ : « les déguerpissements sauvages et sans alternative », la hausse du prix du kilomètre des routes et des pistes rurales construites ou réhabilitées, la conclusion des marchés d’Etat de gré à gré et dans l’opacité, la grande communication concernant les cantines scolaires, l’attribution à soi par le Gouvernement du paiement des arriérés salariaux aux enseignants, l’inadéquation du système d’enseignement avec le milieu d’influence de l’apprenant, la mise en place de réformes concoctés dans des conditions favoritistes et opaques, le contrôle du Parlement sur fond d’impunité favorisant des députés anciennement aux affaires et soupçonnés de mauvaise gestion, le contrôle de l’action gouvernementale par « le trio Patrice Talon, Olivier Boko et Johannès Dagnon », l’endossement des projets de loi du Gouvernement par des députés, l’absence d’interpellation du Gouvernement par l’Assemblée nationale face à un budget de 2010 milliards, non réaliste, le mépris par l’Exécutif des décisions de la Cour constitutionnelle, le manque d’indépendance de la justice, la destruction du prestige politique des maires, le manque d’indépendance de la presse, la violation des libertés et, enfin, l’absence de perspectives pour la jeunesse.

Quelques membres du Bureau politique du Pcb, présents au point de presse
Ces nombreux griefs du Pcb contre le régime Talon n’ont pas empêché la formation politique de s’intéresser à la situation au Togo et au débat ambiant lié au Franc Cfa. « Le Pcb salue le peuple togolais, soutient son combat pour la démocratie et contre la dynastie qui cherche, par tous les moyens, à se maintenir. La lutte du peuple togolais encourage tous les combattants pour une Afrique libre, souveraine et démocratique », a affirmé, en substance, Gilbert Koessi.

Marcel Kpogodo   





Intégralité de la Déclaration du Bureau politique du Pcb


PARTI COMMUNISTE DU BENIN (PCB)
01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél. : 21 30 03 22/97 98 35 65 – Site :www.la-flamme.org


DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE SUR LA SITUATION POLITIQUE ACTUELLE

            Dans une déclaration en date du 18 décembre 2016, le PCB, après huit mois d’observation vigilante de la gouvernance du pouvoir de Talon, concluait qu’au total, « le pouvoir de Talon se révèle un pouvoir dictatorial de type césariste où même des individus n’ayant aucun titre officiel donnent des ordres à des ministres comme naguère Amadou Cissé sous l’autocrate Mathieu Kérékou». Le Parti appelait alors « à reprendre fermement le chemin de l’organisation des Etats Généraux en vue de l’érection d’un gouvernement patriotique et de probité. »
Depuis lors, pendant qu’il s’acharne à la destruction des conditions de vie et de survie des travailleurs et des petits producteurs des bords de rue, à la confiscation des parcelles de libertés publiques l’autocrate, de façon forcenée, s’emploie à la reconstruction, l’extension et la consolidation de son empire économique et financier.  La dérive vers la terreur pour "mettre au pas le Béninois qui serait trop « têtu » donne lieu aux délires avec les aboiements provocateurs des Toboula, Djogbénou, contre le peuple et surtout à la tentative d’imposer, en dehors de toute consultation populaire naguère promise et arrogamment reniée après, une nouvelle constitution qui légalise le despotisme. Nul doute en tout cas, que le peuple infligera au dictateur qui se proclame "le compétiteur-né" contre sa patrie, un échec cuisant. Après le rejet de la révision de la Constitution, au lieu de tirer de justes leçons de cet avertissement populaire qui a eu raison de la corruption et des intimidations des députés vénaux, le pouvoir en désarroi et en furie lance à l’adresse du peuple qu’il gouvernera désormais avec « ruse et rage » (sic).
            Alors la rage se déploie. Le pouvoir autocratique de Talon complètement isolé et rejeté par le peuple, tente désespérément de reprendre la situation en mains. Pour cela, ses actions vont dans deux directions : La première, entretien de l’illusion, et en se battant comme un beau diable pour reconquérir quelque crédit populaire : remise sur pied des « microcrédits aux plus pauvres », renforcement de « cantines scolaires », lancement de quelques infrastructures routières (contournement de Porto-Novo, voie Savalou- Djougou, etc.) et d’approvisionnement d’eau. Mais en vain.
            En vain, car le peuple a vu et connaît depuis bientôt vingt-cinq ans le PADME ainsi que les crédits aux plus pauvres ; mais le peuple n’a jamais connu un gouvernement qui détruit par des déguerpissements sauvages et sans alternative, les activités de survie auxquelles le micro-crédit est justement destiné. En vain, car le peuple a vu sous tous les gouvernements passés, construire ou réhabiliter des routes et pistes rurales, mais le peuple n’a jamais vu le prix du kilomètre monté à un tel niveau, ni les marchés passés de gré à gré dans une telle opacité. Le peuple connaît les cantines scolaires avec les vivres PAM, mais il n’a jamais vu un gouvernement organiser autant d’actions de communication autour. Tous les gouvernements passés ont essayé d’obtenir une "rentrée scolaire apaisée", mais l’on n’a jamais vu un gouvernement mettre à son actif le payement d’arriérés de salaires à des enseignants, dix mois après leur prise de fonction. Pire, l’on ne peut que mesurer l’abîme d’incompétence et d’apatridie d’un gouvernement qui laisse perdurer un système d’enseignement étranger à l’environnement que l’apprenant est censé transformer. Tous les gouvernements passés ont tenté des réformes ; mais on n’a jamais vu un gouvernement entreprendre des réformes par des comités secrets, formés de parents, d’amis et de cabinets associés d’affaires, réformes que l’on vient de force imposer aux acteurs des secteurs concernés.
            Alors, la colère du peuple ne peut s’apaiser.  Car, il n’a jamais vu un pouvoir aussi insensible à la misère de son peuple, à la misère humaine tout court. Des dizaines de milliers d’emplois sont brutalement supprimés sans aucune alternative. Le peuple n’a jamais vu un Président qui ne se porte pas au secours des populations sinistrées, ni au chevet des victimes de catastrophes, comme cela se fait partout dans le monde. Des gouvernements ont attenté aux libertés, lancé la police contre des innocents ; mais le peuple n’a jamais vu un gouvernement réuni en conseil des ministres décider de la poursuite des parents, des amis, des avocats venus témoigner de leur assistance à un citoyen aux prises avec la police. Le peuple a connu des pouvoirs d’arbitraire, de règlement de compte contre ses opposants ; mais, il n’a jamais vu le faire avec autant de rage et de ruse, et finalement avec autant de stupidité où un DG de la SBEE peut donner une conférence de presse pour dénoncer les dettes d’un seul client, où les redressements fiscaux peuvent atteindre plus du dixième du budget de l’Etat. Le peuple connaît et subit le pillage des ressources publiques par les clans au pouvoir ; les prédateurs ont eu à avouer qu’ils ont bouffé avec la cuillère et dénoncé ceux qui bouffaient avec la louche ; mais, il n’a jamais vu un pillage aussi effréné, aussi méthodique, où les salaires officiels des dirigeants sont secrets d’Etat, où le gré à gré est devenu la règle de passation des marchés publics, où les fonds du trésor public sont décaissés dans une si grande opacité et selon le bon plaisir du prince. Ce qui aurait fait dire au ministre des finances lui-même que c’est : "Ali Baba et les quarante voleurs". Le peuple a connu des pouvoirs désignés de clanique, mais l’on a jamais vu un pouvoir où les agents du ministère des Affaires étrangères dénoncent que sur 36 nominations dans les postes diplomatiques, 30 sont des parents du Président de la République. Notre pays, dans ses plus lugubres moments de crise a connu un pouvoir désigné comme un monstre à trois têtes, et un autre de calamité nationale. Aujourd’hui le pouvoir autocratique est détenu par un trio, un monstre à trois têtes dont les intérêts privés sont au-dessus de tout et qui impose ses désirs comme décisions de l’Etat.
            Et pour tenter de soutenir cette gouvernance maléfique, intervient la deuxième direction des actions de l’autocrate : évincer les rivaux de sa classe et faire taire toute opposition interne à la classe : opération de mise au pas de maires à fidélité douteuse (comme celui de Porto-Novo désormais complètement fragilisé par une affaire de détournement) ; poursuite des destitutions de maires ouvertement opposants au régime, cas d’Adjovi et de Léady Soglo après les destitutions des maires d’Allada, de Parakou ; destruction de partis non acquis au système : cas de la Renaissance du Bénin (RB) et du Parti Social-Démocrate (PSD) avec les éléments dits « frondeurs » dont la caractéristique est d’être tous acquis au régime de Talon. Et pour couronner tout cela, la reprise de la politique de super-médiatisation des actions gouvernementales avec les ministres et même des personnalités comme Amoussou Bruno, envoyés à la chasse à courre pour « populariser le PAG » manifestement en panne.
On observe comme la tentative de constitution autour du nouveau César d’une vaste coalition compacte d’hommes liges composés de gens pour l’essentiel en rapports d’affaires autrefois avec Talon comme Amoussou Bruno, ou voulant se protéger des crimes et scandales commis contre le pays et le peuple comme les Kassa Barthélémy, Bako Nassirou, Rachidi Gbadamassi, Arifari Bako et autres Okounlola,  Dègla ou d’hommes vénaux à tout crin ancrés à la droite réactionnaire française à l’image d’un Houngbédji Adrien qui a décidé ne plus jamais faire l’opposition, etc. Tout cela dans la perspective de se pérenniser au pouvoir, même au-delà des deux mandants que les émissaires de Talon chantent déjà dans nos campagnes.
            Adrien Houngbédji et Bruno Amoussou ratissent pour le nouvel autocrate et tiennent en otage les députés pour qu’ils votent « les yeux fermés », contre espèces sonnantes et trébuchantes comme c’est publiquement et officiellement connu depuis les retentissantes révélations de Rosine Soglo lors de l’épisode du vote de prise en considération du projet de révision de la Constitution. Le fameux Bloc de la majorité présidentielle est une caisse de résonnance à sous de l’autocrate, refuge de tous les repris de justice, des pilleurs impénitents, des danseurs de ventre, des bénis oui oui ou plutôt des piiin…pan. La lutte contre l’impunité ne vise pas ces plus grands pilleurs ; la soi-disant rigueur ne vise que le bas peuple et ne sert qu’à couvrir l’arbitraire contre les opposants.
Ainsi, toutes les institutions sont réduites à l’état d’instruments serviles à l’autocrate. On sait que le gouvernement n’existe que de nom, puisque l’ami du Président sans titre officiel est de tous les voyages officiels, donne des ordres aux ministres, et que tout se décide  par le trio  Patrice Talon-Boko Olivier-Johannes Dagnon.  Au Parlement, les députés du bloc de la majorité présidentielle et leurs dirigeants, Houngbédji et Bruno Amoussou sont devenus les portefaix des lois dont Talon ne veut pas ouvertement porter la responsabilité. Ainsi se multiplient des propositions de lois scélérates par des députés rassemblés dans des séminaires sous le coaching des ministres et émissaires de Talon. On n’a jamais vu une présidence de l’Assemblée aussi incapable de s’assumer au point de ne pouvoir interpeller un gouvernement dont le budget voté avec grande publicité à 2010 milliards se trouve réduit de plus du tiers dans son exécution. La Cour Constitutionnelle, dans toutes les décisions non favorables au Chef de l’Etat est superbement et arrogamment ignorée et toutes les lois reconnues non conformes à la Constitution sont mises en œuvre par Talon sans que la Cour ne puisse rappeler l’Exécutif à l’ordre. La justice est plus que jamais sous ordre. Elle est toujours favorable au camp du pouvoir comme on l’a vu dans les affaires au sein du PSD et de la RB.  Enfin, la décentralisation est complètement vidée de son contenu, le pouvoir de Talon ayant réduit les maires à l’état de sous-préfets sans autonomie et sous les ordres des préfets comme Toboula. Ainsi, par exemple, dans le projet grand Nokoué regroupant les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè et Porto-Novo, c’est le ministre du cadre de vie, donc le gouvernement qui lance l’appel d’offres pour la construction de marchés dans les quartiers de ville.
            La presse est sous ordre. La direction de la cellule de communication de la Présidence est aujourd’hui le directeur de publication et le rédacteur en Chef de la majorité des organes de presse. Et quotidiennement, des articles siamois s’étalent à la Une des journaux sous ordres pour clamer des Viva à la gloire du nouvel autocrate. La réalité de la vie du pays, de ses hommes dans la peine, de ses jeunes dans la galère, de ses femmes dans la misère,  est niée et masquée dans les colonnes des journaux et dans la plupart des émissions de radio et de télévision. Les rares journaux et organes non conformistes sont traqués par tous les moyens, mesquins et grotesques. Les libertés sont violées et la répression s’abat, brutal sur tous ceux qui s’opposent au déploiement de l’arbitraire et de la mauvaise gouvernance. Ainsi en est-il des éléments et chefs des services de police, de la gendarmerie, des eaux et forêts qui osent, comme le leur reconnaissent la Constitution et leur mission républicaine, défendre les libertés, la souveraineté du pays et la transparence dans la gestion du bien public.
            Alors, le pays s’enfonce dans l’abîme et une pourriture sans nom. On peut ainsi entendre un Roger Gbégnonvi avouer sans honte que les conseillers ayant voté la destitution du maire Adjovi à Ouidah ont été corrompus par les Venance Gningla et Célestine Adjanohoun. Evidemment lorsque le Président corrompt les députés pour obtenir le vote de la Constitution, il n’y a plus de barrières pour épargner le peuple des razzias de la maffia tant que celle-ci sera au pouvoir. Alors aucune alternative, aucune transparence, aucune régularité ne peut être attendue dans les consultations au Bénin.
            Le pays est alors en danger ; l’heure est grave, très grave. Sous la houlette de la mafia au pouvoir et de ses suppôts au parlement, le pays va droit dans le mur. Aucune perspective n’est offerte à la jeunesse dans sa formation, ses loisirs et l’emploi. Il se pose au peuple un défi : se débarrasser de cette gouvernance mafieuse, autocratique, ruineuse pour le pays, ses hommes et sa jeunesse. La nécessité d’une Assise nationale, des Etats généraux est devenue alors une urgence.
            A ce propos, le PCB salue toutes les organisations démocratiques et patriotiques, le Front pour le Sursaut Patriotique et ses démembrements qui œuvrent pour ces assises. Le PCB salue toutes les autres organisations et personnalités, qui rejoignent le combat pour cet objectif salutaire. Le peuple qui a rejeté la recolonisation et choisi Talon est capable de se défaire de sa gouvernance mafieuse. Le peuple qui a vaincu le pouvoir  de Mathieu Kérékou-Prpb est toujours là, débout et capable de se défaire du pouvoir autocratique, clanique et mafieux de  Patrice Talon.
            Et l’actualité, en Afrique et tout près de nous au Togo, montre l’invincibilité des peuples. Les jeunesses d’Afrique se lèvent contre les bases posées depuis des décennies contre la souveraineté des pays africains de la zone franc. La lutte contre le franc cfa, ce socle du pacte colonial, cette monnaie de servitude au profit de l’impérialisme français, fait rage. Une révolution est en œuvre contre le néocolonialisme. Et les actes arbitraires de répression contre l’activiste Kémi Seba ne font que dénoter le désarroi des autorités françaises et le servilisme des dirigeants pro-impérialistes de nos pays. La tutelle coloniale sur les réserves de pays souverains est inacceptable. L’économie du Bénin est plus intégrée à celle de Nigéria qu’à celle de l’Allemagne et de la France. L’Economie du Togo est plus intégrée à celle du Ghana qu’à celle de l’Espagne. Alors une monnaie commune favorable au développement de ces pays doit intégrer le Nigéria et le Ghana, et servir ces pays. Le PCB salue le combat contre le franc Cfa, fustige le silence du pouvoir de Talon dans ce combat pour la souveraineté de nos Etats.
            Au Togo, la dictature dynastique, vieille d’un demi-siècle est secouée par le soulèvement du peuple togolais. Ni les assassinats, ni la répression sauvage n’arrêtent les combattants qui exigent la fin de la dynastie au pouvoir. Le PCB salue le peuple togolais, soutient son combat pour la démocratie et contre la dynastie qui cherche par tous les moyens à se maintenir. La  lutte du peuple togolais encourage tous les combattants pour une Afrique libre, souveraine, démocratique.
            Notre peuple aussi a mené avec acharnement, ce combat pour le recul de l’autocratie et la conquête des libertés formelles ; mais les souches de l’asservissement par les dictatures ne sont pas encore déracinées. Le contrôle de la gestion du bien public par les travailleurs et les citoyens n’a pu s’établir. L’élection et la révocabilité des responsables, seule alternative pour la bonne gestion du bien public, n’est pas encore érigée en loi. Alors, les dictatures repoussent, entretenues et encouragées par le pacte colonial qui perdure, la FrançAfrique toujours présente. L’abîme dans lequel le pouvoir de Talon jette notre pays fait mieux voir que l’œuvre de démocratisation de notre pays, n’est pas achevée ; que l’impunité ne peut être combattue que par un gouvernement patriotique et de probité. Les luttes actuelles en Afrique, celles qui se déroulent dans notre pays en particulier contre le pouvoir de Patrice TALON indiquent qu’il nous faut une autre gouvernance au Bénin. Or ? seul le peuple rassemblé en une grande Assise Nationale peut en décider les contours. Voilà pourquoi le Parti Communiste du Bénin appelle le peuple à intensifier ses combats partout dans le pays pour préparer les conditions pour une réunion rapide des Etats Généraux du peuple.
                                                                                              Cotonou, le 13 septembre 2017
                                                                                              Le Bureau Politique du PCB

jeudi 31 août 2017

Aubin Akpohounkè relève le défi de la 8ème édition de ''Hanlissa''

Dans le cadre de la tenue de l'édition 2017 de l'événement 

L’après-midi du dimanche 20 août 2017 s’est révélé d’une grande animation au Palais des Sports du Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. S’y est déroulé, à l’initiative d’Aubin Akpohounkè, le Festival ’’Hanlissa’’ qui, à sa huitième édition, a présenté des fruits ayant tenu toute la promesse des fleurs avec, au menu, un peu plus d’une dizaine de vedettes béninoises de la chanson, qui, quelques années auparavant, jouissaient d’une remarquable popularité. Plusieurs personnalités de marque ont pris part à la manifestation. 

Aperçu des gloires de la musique, avant leurs prestations
Akokpa, Blucky d’Almeida, Cica Assa, Denis Dakossi, Dassabouté, Gandjayi, Anselme Hangnilo, Ignace Kakpo, Métokan, Joseph Tao et Gandé Zoundji, en majorité, les artistes de la musique béninoise, ayant fait fureur dans les années 1970, 1980 et 1990, qui se sont succédé sur la scène dressée, à cet effet. C’était le dimanche 20 août 2017, du milieu de l’après-midi jusqu'à une heure très avancée de la nuit, pour ne pas dire aux petites minutes du lundi 21 août, au Palais des Sports du Stade l’Amitié de Cotonou, à l’occasion de la tenue de la huitième édition du Festival ’’Hanlissa’’, un événement culturel qui, à son fondement, était une émission télévisuelle de divertissement et de grande popularité, en langue nationale. Participaient aussi à cette fête Gilbert Déou-Malè, Directeur du Fonds d'Aide à la culture, Jacques Ayadji, Directeur général des Travaux publics et, entre autres, les représentants d'Armel Koty, le parrain de l'événement.

Gilbert Déou-Malè, au deuxième rang, avant l'extrême-droite
En réalité, la suspension, depuis plusieurs semaines, de la diffusion de l’émission, sur la chaîne privée de télévision, ’’Canal 3’’, ne donnait plus cher de la peau du Festival. Et, la présence de près de trois mille spectateurs, ce dimanche 20 août, est venue prouver un engouement latent, réchauffé et renouvelé de la population, ce qui s’est effectué grâce aux dinosaures programmés de la musique.

Ci-contre, Jacques Ayadji et son épouse
Chacun d’eux avec, au cou, une longue écharpe orange, griffée ’’Hanlissa Prod’’, a chanté, en play-back, des morceaux mythiques, d’un répertoire immortel, repris en chœur, nostalgiquement, par un public, médusé par la mémoire musicale de l’artiste concerné même si, une ou deux rares fois, l’un d’eux, a vu, dans l’effort de voix, son souffle, s’évaporer, ce qui s’est vite comblé par des applaudissements nourris, en guise d’encouragement.

Une vue du public
Marquant leur extase devant ces Blucky d’Almeida, Dassoubouté, Assa Cica, entre autres, qu’on aurait pris pour des « vieux finis », des membres de ce public n’ont pas tardé à marquer leur satisfaction, face aux prestations, en faisant perler de nombreux billets de banque sur leur front.
Si le Palais des Sports s’était retrouvé ainsi surchauffé, c’est parce que, bien avant le passage de chacune des onze gloires de la musique béninoise, il avait été préparé le terrain par la prestation de plus d’une vingtaine d’artistes chanteurs de la nouvelle génération, qui, chacun, dans son style rythmique, qu’il soit de la musique moderne ou de celle traditionnelle, a fait impression, ce qui s’est rendu remarquable la pluie de billets de banque, sur le front de l’un ou de l’autre, se différenciant par une qualité artistique remarquable à la coupure des billets lancés, à leur nombre et, aussi, au nombre des personnes s’étant engagées dans ce lancement, sur le front d’un même artiste. Le show avait donc atteint un paroxysme époustouflant.

Aubin Akpohounkè
Cerise sur le gâteau : le journaliste et animateur culturel de langue fon, initiateur du Festival ’’Hanlissa’’, Aubin Akpohounkè, n’a pas fait dans la dentelle, pour faire son apparition devant le public. D’abord, semant la surprise, il s’était fondu dans un groupe de pratiquants du tèkè, une danse du Nord-Bénin, avant de se retrouver sur le podium, de se faire applaudir et de se faire ’’billetter’’. Revenant, une seconde fois, sur la scène, pour lancer la prestation des gloires, c’est en costume fringant qu’il s’est montré, brillant d’une élégance occidentalement paradoxale mais impressionnante.
L’homme aura tenu la promesse faite, le dimanche 9 juillet 2017, d’un Festival réussi, prouvant ainsi que l’événement ’’Hanlissa’’ avait réellement acquis une vraie indépendance.

Marcel Kpogodo

jeudi 10 août 2017

« [Il faut] concilier la fête des amoureux et la promotion de la langue anglaise », dixit Fawaz Yessoufou

Dans le cadre de l'organisation en février 2018 de l’événement ’’Valentine day & English lovers’’


Février, mois emblématique des amoureux, se conçoit déjà dans certains esprits. C’est ainsi qu’en 2018, il sera marqué par un événement capital en deux parties : ’’Valentine day & English lovers’’. Dans une interview qu’il a bien voulu accorder à notre Rédaction,  Fawaz Yessoufou en détaille les tenants et les aboutissants.

Fawaz Yessoufou
Le Mutateur : Bonjour à vous, Fawaz Yessoufou. Vous êtes un Béninois de la diaspora vivant depuis quelques années aux Etats-Unis. Vous êtes le Directeur d’une structure dénommée ’’Bbc’’ et vous organisez l’événement ’’Valentine Day & English Lovers’’. Pouvez-vous nous décrire cette manifestation ? Quelles en seront les différentes étapes ? De quoi s’agit-il ?


Fawaz Yessoufou : La ’’Valentine day & English lovers’’ est vraiment un projet que nous avons conçu et, ceci existe dans le cadre événementiel qui est, entre autres, une activité de nos champs d'actions. Et, nous avons choisi d’honorer les  Béninois et les amoureux avec cette innovation de la célébration de la fête du 14 février prochain. Je veux nommer la Saint Valentin.
Déjà, ’’Valentine day’’, en anglais, traduit la Saint Valentin et, ’’English lovers’’ veut dire les amoureux de l'anglais. Nous avons alors voulu concilier la fête des amoureux et la promotion de la langue anglaise qui est une langue Internationale. Etant un Béninois résidant depuis 2011 aux Etats-Unis, nous pouvons déjà vous dire que nous avons vécu de grandes difficultés, courant les deux premières années, parce que nous avions des tares en anglais.
Au fil des années, nous avons constaté qu’en dehors des Béninois, il y a les ressortissants d'autres pays francophones qui ont également ce souci linguistique lié à l’apprentissage de l’anglais. C’est donc pour y pallier que nous voulons recentrer l'anglais dans le cœur des Béninois, de façon exceptionnelle, avec les différents autres objectifs que nous vous listons : célébrer l'amour et offrir de merveilleuses opportunités d'emplois aux amoureux, promouvoir et faire aimer l'anglais aux amoureux, développer les techniques de négociation et de vente en langue anglaise, créer et susciter chez les participants le désir de prospérer financièrement avec les anglophones, résoudre l'équation ’’Love is money’’ et faire de l'anglais le leitmotiv des amoureux.
Alors, pour accompagner cet événement pluridimensionnel, nous entendons recevoir des professeurs américains vivement déterminés à nous aider à concrétiser ce rêve, avec des représentants commerciaux de plusieurs entreprises telles que ’’5linx’’, ’’Avon’’, ’’Macys’’, des compagnies d'assurances et d’automobiles, notamment, dans une bonne ambiance de la célébration de la fête de la Saint Valentin, avec une espérance moyenne de 1000 personnes. Aussi, nous envisageons, pour ce 14 février 2018, à partir de 18 heures, offrir une formation sur le thème : « Love and performance of marketing ».
Au cours de cette formation; nous allons enseigner les techniques de négociation et de force de vente en anglais, sanctionnées par une attestation. En outre, il y aura un diner de gala qui viendra, à 20 heures, booster amoureusement le tonus des participants. Pendant ce diner, les   représentants commerciaux des entreprises américaines vont dévoiler le balle des opportunités d'emplois. Au bas de l'échelle un show r’n’b permettra à tout le monde de  danser, à l'américaine.

L'affiche officielle de l'événement
Les couples dont les membres ont déjà un emploi et les personnes fonctionnaires peuvent-ils aussi participer à cet événement ?

Evidemment ! Avoir déjà un emploi, c’est bien. Mais, avoir un second job, c’est aussi super bien. Créer des emplois pour ceux qui n'en ont pas est, surtout, notre motivation. Donc, tout le monde est bienvenu à cette manifestation.


Parmi les avantages dont les participants à la Valentine Day & English Lovers bénéficieront, il y a la capacité à devenir représentant exclusif au Bénin ou commercial d’une société américaine. De quoi s’agit-il ? Cela semble utopique …

Nous ne faisons pas de la démagogie. Tout participant peut vraiment devenir un commercial d'une entreprise américaine s’il veut bien l’être commercial, car nous serons présents avec des représentants d’entreprises américaines pour promouvoir des produits cosmétiques, pharmaceutiques et des accessoires informatiques, sans oublier des pièces d’automobiles, de la lingerie ainsi que des appareils électroménagers. En un mot, les grandes marques vont se rencontrer. Quant aux représentants exclusifs, c’est un sujet de capital pour l'achat de franchises et, sur cette liste, je ne me soucie pas d'un faible taux.


Qu’en est-il des bourses d’études à gagner ? Comment cela sera-t-il opérationnel ?

Les bourses d'études sont d'une année, soit 9 mois de cours d'anglais. Dans cette bourse est inclus le billet d'avion, les frais de cours d'anglais et l’hébergement. Le transport urbain et la restauration sont à la charge du bénéficiaire.


Qu’en est-il du séjour touristique de deux mois ?

Le séjour touristique de deux mois est mis à la disposition des participants pour leur permettre de découvrir le ’’World trade center’’, le mémorial du 11 septembre et certains sites historiques des Etats-Unis. Et, tout bénéficiaire de ce séjour a seulement droit au billet d'avion et à l’hébergement. Les frais inter-urbains et la restauration aux Usa sont aussi à la charge du bénéficiaire.


Et la voiture à gagner ? Sera-t-elle importée des Etats-Unis ou est-elle sur place au Bénin ?

Au sujet de la Voiture ’’Ford focus’’, elle sera importée des Etats-Unis et, c’est le fruit d'un partenariat avec un opérateur économique qui souhaiterait vendre les pièces neuves de rechange de la marque ’’Ford focus’’ au Bénin.


Veuillez nous parler de la ’’Bright business compass’’ (Bbc), la structure que vous dirigez. Qu’est-elle et, de quoi s’occupe-t-elle ?

Prestataire imbattable sur le marché de la communication, la BBC répond aux besoins de sa clientèle par des solutions en adéquation avec ses envies et ses contraintes. Campagnes média, opérations digitales, gestion des réseaux sociaux, stratégie marketing, conseil en relations presse, conception et création de solutions, tout ceci se fait orienter par notre boussole qui est le logo de notre entreprise statuant sur nos diverses prestations.
Acteur performant de la communication et de la publicité  aux Etats-Unis, la ’’Bright business compass’’ (Bbc) jouit d’une réputation forte. Professionnalisme, connaissance  et créativité exacerbée nous permettent de mener à bien tous les services qui nous sont confiés. 


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

dimanche 23 juillet 2017

« Non à la martyrisation des journalistes culturels!», exige ''Le Noyau Critique''

Dans le cadre de la Session Extraordinaire de son Bureau Directeur

Le vendredi 21 juillet 2017 s'est achevée la Session Extraordinaire du ''Noyau Critique'', Association de Journalistes Culturels et de Critiques d'Art pour le Développement. Débutée le jeudi 20 juillet, cette réunion avait, comme unique question, à l'ordre du jour, la situation déplorable créée à la corporation des journalistes culturels béninois par la participation des artistes du Bénin aux 8èmes Jeux de la Francophonie, du 21 au 31 juillet 2017, en Côte d'Ivoire. A l'issue de sa Session Extraordinaire, le Bureau Directeur du ''Noyau Critique'' a rendu public un Communiqué de presse. 






Communiqué de presse


Non à la martyrisation des journalistes culturels !


Le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ s’est réuni en une Session Extraordinaire, à Cotonou, du 20 au 21 juillet 2017, pour se prononcer sur la situation, à triple niveau, générée par la participation des artistes de notre pays, le Bénin, aux 8èmes Jeux de la Francophonie, du 21 au 30 juillet 2017.

Le premier niveau du scandale a consisté, pour le Secrétariat Général à la Présidence de la République, à écarter, délibérément, pour des  « raisons budgétaires », trois artistes parmi les huit, officiellement et rigoureusement sélectionnés par la Francophonie, pour participer à une compétition planétaire. Il s’agit d’un comportement profondément délétère, pour l’univers des Arts et de la Culture du Bénin, qui, par la suite, a généré l’affaire ’’Mireille Gandébagni’’, du nom de l’une des artistes écartés.

Cette situation interpelle l’ensemble des artistes et des acteurs culturels du Bénin, dont bon nombre sont souvent victimes de ce genre de machination, et qui communiquent rarement là-dessus, de peur de représailles ultérieures. Dans le cas du scandale largement répandu et déploré au Bénin, en Afrique et à travers le monde, par le biais de son relais sur les réseaux sociaux, il faut saluer le courage qu’a manifesté la jeune écrivaine, Mireille Gandébagni qui, devant le constat administratif de son écartement, a choisi de ne pas se laisser faire, de ne pas se taire, ce qui a conduit à la révélation de l’affaire, preuves à l’appui, à des journalistes culturels qui, sans tarder, en ont fait un large écho dans tous les canaux d’information et de diffusion dont ils avaient la maîtrise.

Ainsi, dans le but de mettre fin au traînement dans la boue de l’honorabilité du Chef de l’Etat, du Gouvernement et de son Ministère du Tourisme et de la Culture, des mesures urgentes furent prises, à des niveaux élevés et insoupçonnés de la gestion des affaires de l’Etat, pour une réparation urgente de l’injustice, ce qui a abouti à la réintégration de Mireille Gandébagni et, notamment, du photographe d’art, Yannick Folly, dans la liste des artistes sélectionnés par la Francophonie pour participer aux Jeux de l’année 2017, en Côte d’Ivoire.

Ainsi, de fait, entre autres, ces deux artistes, ré-inclus dans la délégation béninoise, ont effectué le départ du Bénin vers la Côte d’Ivoire, dans l’après-midi du mercredi 19 juillet 2017. Ceci est un dénouement heureux que salue le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’, au nom de tous les journalistes culturels membres de cette Association de Journalistes Culturels et de Critiques d’Art pour le Développement.

Par ailleurs, le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ en appelle à l’observation permanente et à la vigilance accrue des artistes et des acteurs culturels, de même qu’à celles de l’opinion publique nationale et internationale, afin que de pareils cas d’exclusion soient diligemment dénoncés, et pour que Mireille Gandébagni ne soit pas, plus tard, punie de son courage, par quelque manœuvre que ce soit, venant des autorités de notre pays, à son retour de la Côte d’Ivoire, et à la reprise de ses activités, au Bénin.

Quant au deuxième niveau de l’Affaire ’’Mireille Gandébagni’’, il se rapporte à la renonciation par les artistes marionnettistes à leur participation aux 8èmes Jeux de la Francophonie.

En effet,  pour des raisons de « restrictions budgétaires », les marionnettistes ont vu amputer leur groupe de deux membres, ce qui a amené ces cinq artistes, du fait de la rupture de la cohésion de leur spectacle, à renoncer solidairement à se rendre à Abidjan. Gravissime !

Le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ analyse comme extrêmement grave le fait pour le Président Patrice Talon, son Gouvernement et son Ministère de la Culture d’avoir laissé se concrétiser ce retrait, sans lever le petit doigt, privant les marionnettistes de l’opportunité de faire évaluer leur spectacle, à un niveau aussi élevé d’une compétition internationale. N’aurait-on pas pu purger la liste officielle de la délégation béninoise des artistes de deux accompagnateurs ? Cela n’aurait-il pas permis de récupérer les deux marionnettistes exclus et, par conséquent, de reconstituer leur indestructible groupe de cinq acteurs ?

Enfin, le troisième niveau scandaleux de l’Affaire ’’Mireille Gandébagni’’ tient à la participation officielle des journalistes culturels à la couverture des 8èmes Jeux de la Francophonie, dans le volet culturel de ces manifestations compétitives.

La consultation de la liste des membres de la délégation des artistes, dirigée par M. Bernard Bétinida, Directeur Adjoint des Arts et du Livre, permet de remarquer la présence d’un ’’journaliste culturel’’ ayant effectivement fait le déplacement de la Côte d’Ivoire, le mercredi 19 juin 2017 : Magloire Dato !

En questionnant les faits, le Bureau Directeur de l’Association culturelle ’’Le Noyau Critique’’ ne parvient pas à trouver les traces permanentes et actualisées des activités professionnelles du Sieur Magloire Dato, dans le secteur des Arts et de la Culture, au Bénin, qu’il s’agisse, notamment, de la couverture médiatique des manifestations dans ce domaine, de la publication d’articles ou de sa participation à des formations initiées par les associations y opérant.

Connu comme le Directeur de Publication du quotidien ’’L’Actualité’’, le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ s’interroge sur les critères ayant permis de choisir M. Magloire Dato comme le journaliste culturel devant appartenir à la délégation des artistes. N’aurait-il pas été plus pertinent pour le Président Patrice Talon, son Gouvernement et son Ministère de la Culture de se référer aux trois associations des Journalistes Culturels pour que, de commun accord, elles désignent un professionnel approprié, versé dans le traitement continuel de l’information culturelle, aux fins d’une participation de qualité des journalistes culturels aux 8èmes Jeux de la Francophonie ?

Avoir décidé de passer outre un processus aussi bien consensuel que rationnel met le Président Patrice Talon, son Gouvernement et son Ministère de la Culture dans une situation de fragilisation, de tuerie et d’enterrement de la corporation des journalistes culturels, un catastrophisme déplorable contre lequel s’insurgent avec véhémence les journalistes culturels réunis au sein de l’Association ’’Le Noyau Critique’’, et représentés par son Bureau Directeur. Un tel procédé de désignation donne l’impression que le Président Patrice Talon, son Gouvernement et son Ministère de la Culture considèrent que les journalistes culturels doivent suer sang et eau, se tuer à la tâche, avoir des salaires ridicules, travailler sans salaire, pour la grande majorité d’entre eux, mais ne doivent jamais jouir des rares avantages liés à leur métier si difficile que peu de professionnels des médias veulent bien se sacrifier pour l’exercer.

Le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ constate avec amertume l’état de dénuement dans lequel végètent les journalistes culturels et où travaillent à les maintenir les autorités gouvernementales, par de tels comportements d’exclusion et de dérision.

Le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ prend à témoin de cette situation, le peuple béninois, les artistes et tous les acteurs culturels, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les structures faîtières des journalistes béninois que sont le Conseil National du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel du Bénin (CNPA-Bénin) et l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), l’opinion publique nationale et internationale, afin qu’il soit mis fin à la martyrisation des journalistes culturels.


Cotonou, les 20 et 21 juillet 2017

Pour le Bureau Directeur de l’Association culturelle ’’Le Noyau Critique’’,

Le Président,

Marcel KPOGODO

jeudi 13 juillet 2017

Aymar Nani rend public ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’

Dans le cadre d’une cérémonie symbolique

L’une des salles polyvalentes du Complexe scolaire de Cadjèhoun a abrité le lancement de l’ouvrage ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’, à l’initiative de son auteur, Aymar Nani. C’était le vendredi 7 juillet dernier.

Aymar Nani, au cours de la présentation de l'ouvrage
’’84 pages pour 14 histoires merveilleuses illustrées. La substance du livre ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’, un ouvrage pour écoliers, notamment, dont l’auteur, Aymar Oundéssèdji Nani, a procédé au lancement, le vendredi 7 juillet 2017, au Complexe scolaire de Cadjèhoun, à Cotonou. L’événement se déroulait devant un public bien ciblé de directeurs et de directrices d’écoles primaires, publiques, dans leur grande majorité, des Départements de l’Atlantique et du Littoral.
Faisant ressortir les fondements de la concrétisation du Projet, l’auteur a montré son ancrage dans sa volonté de dire des contes authentiquement béninois à sa fille habitant en France, de quoi bien l’imprégner des réalités de sa culture d’origine. En outre, selon Aymar Nani, la leçon closant chaque conte lui reste importante, fondamentale, dans un monde contemporain plongé dans un dénuement total de repères moraux. Par ailleurs, devant les reproches à lui faits par sa fille de le voir manipuler la langue de Molière « avec accent », il lui fallait un répondant culturel fort que constitue désormais l’ouvrage ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’, comportant des histoires qu’il a travaillé personnellement à faire sortir de lui ; elles sont donc le fruit de l’héritage narratif qu’il a forgé, gardé et consolidé, au cours de son enfance au Bénin.
Cet ouvrage, à l’actif de ce Franco-béninois, comporte trois autres facteurs d’un intérêt certain. En dehors du fait qu’il doit être gratuitement mis à la disposition des apprenants béninois du primaire, il est accompagné d’un Cd audio, un outil permettant à celui qui le désire d’écouter toutes les quatorze histoires. Enfin, ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’ est un ouvrage dont chacun des contes est illustré de dessins, par l’inspiration d’un artiste dessinateur béninois, porte-flambeau du pointillisme, l’un de ces créateurs au crayonné fin et exigent, pointu, précis : Eric Ahouansou ! Aymar Nani, Président, aussi, de l’Association ’’Déwui’’, est donc allé chercher dans de la poigne pour une qualité indiscutable du livre.

Marcel Kpogodo  

mercredi 21 juin 2017

De grosses échauffourées en perspective pour le jeudi 22 juin 2017

A en croire le duel des communiqués entre la Préfecture du Littoral et le Fsp

Avec la conférence publique donnée par les membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), le vendredi 16 juin 2017, date avait été prise pour la tenue d’une marche de protestation le jeudi 22 juin. Cependant, à la veille de cette manifestation, le Préfet du Littoral, Modeste Toboula, a pris un arrêté interdisant formellement la marche, ce contre quoi s’insurge le Fsp. Par un communiqué rendu public dans la même journée, il donne rendez-vous à ses militants et au peuple béninois à la Bourse du Travail de Cotonou, pour le démarrage de la marche, ce qui laisse entrevoir des affrontements entre les forces de l’ordre et ceux-ci.

Modeste Toboula
La marche de protestation dont la tenue a été projetée par le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) pour le jeudi 22 juin 2017 fera l’objet d’une véritable répression par les forces de l’ordre. Ce que laisse entre l’Arrêté préfectoral n°8/0081/DEP-LIT/SG/SCAD/SA « portant interdiction de marche et de toute manifestation sur la voie publique dans le Département du Littoral le jeudi 22 juin 2017 », publié ce mercredi 21 juin 2017. Il stipule clairement, en son premier article : « Est interdite, sur toute l’étendue du territoire du Département du Littoral, toute manifestation et tous regroupements de foules sur la voie publique pour la journée du 22 juin 2017 ». Pour justifier une telle mesure, Modeste Toboula argue de la prévision de plusieurs manifestations différentes, au cours de cette même journée et de l’incapacité des forces de l’ordre à en réussir l’encadrement et le déroulement pacifique, vu le nombre insuffisant de l’effectif des membres de ces forces dont disposerait le Département.
Renforçant une telle mesure, Modeste Toboula s’est fendu du Communiqué n°0236/DEP-LIT/SG/SCAD/CAB, toujours du mercredi 21 juin, pour menacer : « […] toute tentative de trouble à l’ordre public sera sanctionnée avec la dernière rigueur […] », invitant les différents ordres de manifestants à « revoir leur copie pour une programmation ultérieure ».
Un appel que ne semble pas vouloir entendre le Fsp qui, dans un communiqué signé par Jean Kokou Zounon, son Porte-parole, et publié le mercredi 21 juin 2017 aussi, fait croire que « la marche annoncée pour demain jeudi 22 juin 2017 tient effectivement ». Voilà qui laisse augurer d’une atmosphère mouvementée, surchauffée, ce jeudi 22 juin 2017, sur fond d’une marche fortement réprimée, à moins que …


Marcel Kpogodo


Arrêté, Communiqué de la Préfecture du Littoral, et Communiqué du Fsp








FRONT POUR LE SURSAUT PATRIOTIQUE (FSP)
Cél : 97983565/ 67086114 / 97980179

                                                                                  Cotonou, le 21 juin 2017

RAPPEL DE LA MARCHE DU JEUDI 22 JUIN 2017

Le Front pour le Sursaut Patriotique rappelle à tous que la marche annoncée pour demain jeudi 22 juin 2017 tient effectivement. Le Front pour le Sursaut Patriotique a rempli toutes les formalités nécessaires et a obtenu de la Mairie de Cotonou le récépissé pour la marche.
Les appels à une prétendue annulation de trois (03) marches qui seraient programmées pour demain et qui circulent sur les réseaux sociaux sont de pures intoxications du Préfet TOBOULA Modeste et de ses nervis Frédéric BEHANZIN et consorts, bien connus pour leur haine contre les libertés constitutionnelles et le bien-être des citoyens.
Le Front pour le Sursaut  Patriotique invite alors tous ceux qui souffrent et se battent, ceux qui sont attachés à la préservation des acquis démocratiques à faire massivement le déplacement le jeudi 22 juin 2017.
Rassemblement à la Bourse du Travail à 07 heures.
NON A LA PRIVATISATION DU PORT, SBEE, CNHU, DES STRUCTURES DU DEVELOPPEMENT RURAL ET AUTRES  SECTEURS VITAUX DE L’ECONOMIE DU PAYS ! TROP, C’EST TROP ! ÇA SUFFIT !
NON AUX VIOLATIONS DES LIBERTES !
SEULE LA LUTTE PAIE !

                                                                       Le Porte-parole

                                                                       Jean Kokou ZOUNON