(Date butoir : le
31 décembre 2017)
Un Appel, une
Déclaration et une Motion ont été lus
La cour intérieure de
la Bourse du Travail de Cotonou était bondée d’un monde impressionnant, dans la
matinée du vendredi 13 octobre 2017. Il s’y tenait un grand meeting de
protestation contre la gouvernance du régime Talon. Plusieurs hommes politiques
parmi lesquels de nombreux députés de la minorité parlementaire ont fait le
déplacement de la manifestation.
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Banderole de manifestation du Fsp |
Des hommes et des
femmes émanant de toutes les couches de la population béninoise, des membres et
des sympathisants du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp), la quasi-totalité
des Députés de la minorité parlementaire, des syndicalistes. La composante
humaine des milliers de participants au meeting organisé par le Front pour le
Sursaut patriotique, le vendredi 13 octobre 2017, dans la cour de la Bourse du
Travail, devenue très exiguë, pour la circonstance.
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Aperçu des ténors de la manifestation |
Des déclarations enflammées
ont été prononcées, alimentant la ferveur des participants, très déterminés à
en découdre avec le Président Patrice Talon et son Gouvernement. Justin Adjovi,
Basile Ahossi, Jean-Marie Alagbé, Mohamed Hinnouho Atao, Idrissou Bako,
Simplice Codjo, Léon Dègny,Valentin Djènontin sont, entres autres, quelques
députés ayant pris part au meeting, de même que des responsables au premier
niveau de confédérations et de centrales syndicales comme Nagnini Mampo, de la
Cstb et Noël Chadaré, de la Cosi-Bénin.
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Des milliers de manifestants ont fait le déplacement de la Bourse du Travail de Cotonou |
N’a pas manqué un rendez-vous aussi
important le Coordonnateur des Fcbe, Eugène Azatassou, membre influent du Fsp.
En substance, les participants ont eu droit à la lecture d’un Appel au peuple
pour qu’il se prépare à la tenue d’Etats généraux, d’une Déclaration contre la
gestion du pouvoir par le régime Talon et d’une Motion contre la Société
’’Safran’’ devant intervenir dans la réalisation du Ravip.
Marcel Kpogodo
Morceaux choisis
Eugène Azatassou,
Coordonnateur/Fcbe : « Ils ont déchiré la
Conférence nationale, ils ont détruit la Conférence nationale … Ce n’est
pas un pouvoir qui aime se remettre en cause ».
Gilbert Kouessi, Pcb :
« Il faut les états généraux ; Talon est venu pour régler ses propres
problèmes ».
Léonce Houngbadji,
membre du Plp : « Patrice Talon n’est plus
digne de diriger notre pays ; il est venu pour affamer les jeunes, pour
détruire le tissu économique de notre pays … La patrie ou la mort ! Nous
vaincrons, quel que soit le prix à payer ».
Basile Ahossi,
Député/Un : « Cest lun des instants les plus heueux
ue nous vivons … A l’Assemblée nationale, les Députés du avil sont minoitaies. Le avil, nous avons dit « Non » à la
évision de la Constitution. Ceux ui sont aux côtés du peuple doivent avoi
espoi ».
Théèse Wahounwa :
« Nous allons aache le pays des mains de Talon ! »
Laurent Mètongnon, Sg/Fesyntra-Finances :
« Gadez cette détemination et cette écoute ue vous montez ».
Dieudonné Lokossou,
Président des Nouveaux droits de l’homme : « Le
pouvoi et ses sbies se sont déconnectés du peuple. Le Nouveau dépat ou la
uptue, cest le polongement du Changement … On ne peut pas uitte un ene pou
viove dans un aute. Celui ui a tahi un ami doit tahi un peuple … On ne va
jamais accepte ue la aude ue ’’Safran’’ a organisée au Kenya vienne ici … La minorité
a ses droits … Je suis venu par curiosité et j’ai vu que l’Opposition est en
train de s’élargir … Je voudrais saluer Azannaï parce qu’il a fait l’effort de
sortir de ce guêpier ».
Noël Chadaré,
Sg/Cosi-Bénin: « il y a des combats qui nous
mettent ensemble ; quand la démocratie est menacée, nous sommes obligés
d’unir nos forces … Les 7 Confédérations syndicales que vous connaissez, vu la
gravité de la situation, vont faire une sortie médiatique. Le 20 prochain, tous
les travailleurs seront dans les rues, pour dire : ’’ça
suffit !’’ ».
Nagnini Mampo, Sg/Cstb :
« Syndicats, députés, même combat ! »
Damien Dégbé, Président/Unseb :
« A l’Université, actuellement, la situation est au chaos … Nous prêtons
serment devant nos parents que, ce combat, nous allons le mener jusqu’au bout …
Patrice Talon ne peut pas comparer l’université à ses entreprises. Nous ne
devons pas payer le prix de la mal gouvernance ».
Lucien Médjico :
« Talon a été élu par accident. Donc, il est un Président de mauvaise
qualité ».
Propos recueillis par Marcel Kpogodo
FRONT POUR LE SURSAUT
PATRIOTIQUE (FSP)
Cél : 67086114 /
97980179
MEETING DE PROTESTATION
CONTRE LA GOUVERNANCE DU PRESIDENT TALON
MOTION
Contre la participation
de l’opérateur technique SAFRAN au recensement au Bénin
Considérant la décision
du Conseil des Ministres du 18 novembre 2016, de confier la réalisation
technique du Recensement administratif à vocation d’identification de la
population (RAVIP) à la société française SAFRAN en procédure de gré à gré ;
Considérant que
l’opérateur SAFRAN est bien connu dans divers pays d’Afrique tels que la
Guinée, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali et tout récemment le Kenya et que
son travail est souvent bâclé et fait de tripatouillages de tous genres avec à
la clé la corruption ;
Considérant que ces
pratiques de cet opérateur est facteur de divers troubles pouvant aller à la
guerre civile ;
Considérant que le fait
de recourir à un opérateur aux pratiques aussi obscures révèle, de la part du
pouvoir de la Rupture, l’intention de se maintenir aux moyens de pratiques
frauduleuses malgré sa politique anti sociale et sa propension à salir et à
détruire l’image du Bénin au plan international ;
Le Front pour le
Sursaut patriotique, à l’occasion du meeting du 13 octobre 2017 :
exige du pouvoir de la
Rupture, le retrait pure et simple de l’opérateur SAFRAN de la réalisation
technique du RAVIP ;
En appel au peuple pour
combattre cet opérateur par tous les moyens légaux.
SAFRAN hors du Bénin !
En avant pour la
transparence dans le processus électoral au Bénin !
Vive la démocratie !
Vive le Bénin !
Cotonou, le 13 octobre
2017
Le FSP
FRONT POUR LE SURSAUT
PATRIOTIQUE (FSP)
Cél : 67086114 /
97980179
MEETING DE PROTESTATION
CONTRE LA GOUVERNANCE DU PRESIDENT TALON
APPEL AU PEUPLE A
PREPARER DE PARTOUT LA REUNION DES ETATS GENERAUX.
Travailleurs de toutes
conditions, jeunes, Béninois de l’intérieur et de la diaspora,
La situation est grave,
très grave. Le peuple a faim. Peu de béninois arrivent à s’assurer deux repas
par jour. La fin du calvaire promis par le Chef de l’Etat, dans une
intervention après neuf mois au pouvoir promettait la fin du calvaire pour dans
un an. Mais, c’est après cette promesse que l’on a assisté à la casse des
petits producteurs des rues, à la liquidation et aux licenciements de milliers
de salariés. C’est après cette promesse que des lois scélérates dites
d’assouplissement du marché de l’emploi consacrent des contrats à durée
déterminée (CDD) sans limite et à vie pour les salariés, le plafonnement des
indemnisations à neuf mois de salaires pour les licenciements abusifs. Bref au
total, une aggravation de la misère et un horizon assombri pour les
travailleurs et le peuple.
Le candidat Patrice
Talon a promis l’égalité des chances pour tous. Mais jamais l’inégalité n’a atteint
des proportions aussi vertigineuses dans notre pays et ce, dans tous les
domaines. Le Président Talon avait promis
lutter contre l’impunité. Mais on observe que l’impunité et la
corruption sont protégées au sommet de l’Etat et la rigueur soi-disant de la
loi, ne frappe que les faibles et les opposants. Le candidat Talon avait promis
dépolitiser l’administration. Mais jamais l’administration n’a été aussi
politisée. Le candidat Talon avait promis respecter les institutions et les
lois, mais jamais les institutions ainsi que les lois y compris les décisions
de la Cour constitutionnelles n’ont été aussi niées par un Président de la
République.
Le candidat Talon avait
promis le respect des libertés. Mais, c’est lui qui envoie la police contre les
manifestants, ses "services habilités" de renseignement répandre la
peur et les intimidations contre la simple liberté de réunion. C’est lui qui
fait répandre des intimidations et menaces contre les responsables opposants et
leurs proches allant jusqu’à des attaques physique contre eux.
Talon avait promis
respecter la démocratie et équilibrer le pouvoir des institutions. Mais, c’est
lui qui concocte un projet de code électoral contre la démocratie et les
élections transparentes.
Talon avait promis une
présidence crédible et qui force le respect. Mais, le Président a perdu toute
crédibilité à cause des reniements spectaculaires de la parole donnée. Il a
promis et répété qu’il organiserait une consultation populaire et un référendum
pour la révision de la constitution. Il a promis et répéter qu’il ne ferait
qu’un mandat unique. Mais tout le monde observe que ce n’était que ruse,
imposture et parjure.
Alors le pays court
manifestement à la dérive. Et le peuple doit se lever pour sauver le pays.
Travailleurs, jeunes,
démocrates et patriotes,
Alors le Front pour le
Sursaut Patriotique réaffirme que la seule solution demeure la réunion
immédiate des Etats généraux. Cette solution est aujourd’hui soutenue par de
plus en plus d’organisations et d’acteurs politique et de la société civile.
Mais l’issue dépend de
vous, travailleurs, jeunes. C’est votre
levée en masse qui a mis en échec le projet funeste de révision de la
Constitution. C’est votre levée en masse, vigoureusement et avec détermination
qui sauvera le pays.
C’est pourquoi le Front
pour le Sursaut Patriotique vous demande de vous lever pour la réunion des
Etats généraux en vue d’un gouvernement patriotique et de probité. Le Front
vous demande d’organiser partout sur toute l’étendue du territoire national et
dans la diaspora, vos Etats généraux régionaux ou sectoriels pour mettre en
avant et en relief les exigences fondamentales à faire triompher à ces Assises
nationales. Vous aurez ainsi préparé une véritable Conférence populaire et
serez armés pour combattre toute duperie d’où qu’elle vienne.
En avant pour les Etats
généraux du peuple !
Enfants du Bénin debout
!
Cotonou, le 13 octobre
2017
Le FSP
FRONT POUR LE SURSAUT
PATRIOTIQUE (FSP)
Cél : 67086114 /
97980179
DECLARATION
AU MEETING DE
PROTESTATION CONTRE LA GOUVERNANCE DU PRESIDENT TALON
Le premier constat qui
s’observe au niveau des ménages au Bénin, c’est que le peuple a faim. Peu de
Béninois arrivent à s’assurer deux repas par jour. Le Chef de l’Etat, dans une
intervention après neuf mois au pouvoir, promettait la fin du calvaire pour
dans un an. Mais, c’est après cette promesse que l’on a assisté à la casse des
boutiques, ateliers, etc. des petits commerçants et artisans des rues, à la
liquidation et aux licenciements de milliers de salariés. C’est après cette
promesse que des lois scélérates (dites d’assouplissement du marché de
l’emploi) consacrent des contrats à durée déterminée (CDD) sans limite et à vie
pour les salariés, le plafonnement des indemnisations à neuf mois de salaires
pour les licenciements abusifs. Des mesures scélérates et impopulaires contre
la jeunesse studieuse excluant ainsi les enfants des parents pauvres de leur
accès à l’instruction. Aucune couche sociale n’est épargnée par la politique de
ruse et de rage de Talon. Pas non plus les hommes en armes (armée, police,
gendarmerie, eaux et forêts) qui font face à la répression aveugle et à la
misère qu’impose Talon. Bref, une aggravation de la misère et un horizon
assombri pour les travailleurs et le peuple.
Le candidat Patrice
Talon a promis l’égalité des chances pour tous. Mais jamais l’inégalité n’a
atteint des proportions aussi vertigineuses dans notre pays et, ce, dans tous
les domaines. L’accès des pauvres à la santé, l’éducation, l’emploi est plus
encore hypothéqué par des mesures et réformes de libéralisme sauvage. Au niveau
économique, la destruction du monopole public fait place nette au monopole
privé du Chef de l’Etat et de son clan. Peut-on parler de l’égalité des chances
lorsque les marchés sont passés de gré à gré, que les audits et contrôles
fiscaux sont diligentés contre les opérateurs économiques n’appartenant pas au
clan au pouvoir, et pendant que des décrets et mesures d’Etat bétonnent les
intérêts des associés en affaires au sommet de l’Etat et contre les intérêts du
peuple ?
Le Président Talon
avait promis lutter contre l’impunité.
Mais on observe que l’impunité et la corruption sont protégées au sommet de
l’Etat et la rigueur, soi-disant de la loi, ne frappe que les faibles et les
opposants. Des milliards engloutis dans Maria-gléta, dans Ppea2, machines
agricoles, Cen-sad, nouveau siège du Parlement, etc. sont passés en pertes et
profits par le gouvernement qui a décidé de ne pas regarder dans le
rétroviseur, car le miroir reflète bien des visages connus au Gouvernement et
dans le cercle restreint au sommet de l’Etat.
Le candidat Talon avait
promis dépolitiser l’administration publique. Mais jamais l’administration n’a
été aussi politisée. Même la promesse de nomination par appel à candidature
s’est noyée dans le flot de la gouvernance clanique, partisane et népotiste. Et
pourtant, l’Université publique montre depuis quinze ans avec l’élection du
Recteur, la voie à suivre : l’élection des responsables de la gestion du bien
public. Des voix à maintes occasions indiquent, pour la transparence, la
probité et la réhabilitation de l’ardeur au travail, la nécessité du contrôle
par les travailleurs et les citoyens des gestionnaires du bien public avec le
droit de destitution de ceux convaincus de mauvaise gestion. Mais le pouvoir
reste aveugle à ces mesures de bonne gestion, préoccupé par la rentabilité de
ses propres affaires.
Le candidat Talon avait
promis respecter les institutions et les lois et dit qu’un Etat qui ne respecte
pas les décisions de justice est un Etat voyou. Mais jamais les institutions
n’ont été aussi avilies par un Président qui demande à l’Assemblée nationale de
voter les « yeux fermés » (sic). Il est de notoriété publique que le
gouvernement est aux ordres d’un petit cercle fermé autour du Chef de l’Etat et
des personnes sans aucun titre officiel donnent des ordres à des ministres. Les
responsables d’institutions qui tentent de respecter la loi sont menacés
pendant que le gouvernement bafoue les lois et les décisions de la Cour
constitutionnelle. Talon a transformé l’Etat béninois en un Etat voyou au
service de son clan.
Le candidat Talon avait
promis le respect des libertés. Mais c’est lui qui parle de lignes rouges non
définies nulle part, autre que par son bon vouloir. C’est lui qui s’acharne
contre les organisations estudiantines, contre les responsables syndicaux qu’on
emprisonne pour délit d’opinion, contre des médias non conformistes, contre la
liberté de manifestation de rue. C’est lui le Président Talon qui fait prendre
en conseil des ministres des décisions de poursuites de parents, amis et
avocats venus témoigner de leur soutien à un citoyen aux prises avec la police.
C’est lui qui envoie ses "services habilités" de renseignements
répandre la peur et les intimidations contre la simple liberté de réunion.
C’est lui qui fait répandre des intimidations et menaces contre les
responsables opposants et leurs proches, allant jusqu’à des attaques physiques
contre eux.
Talon avait promis
respecter la démocratie et équilibrer le pouvoir des institutions. Mais il a
concocté un projet funeste de révision de la Constitution qui consolide le
pouvoir du Président de la République. Après le rejet de ce projet, il n’a pas
renoncé. Il saucissonne le projet rejeté en lois scélérates qu’il fait adopter
en catimini par une Assemblée Nationale vassalisée. Ainsi en est-il du projet
de révision du code électoral en élaboration qui est une attaque contre la
démocratie, les élections libres et transparentes. Déjà le projet de
Recensement initial Administratif à Vocation d’Identification de la Personne
(Ravip), en remplacement et sans un bilan de la Lépi, et sous la direction des
ministres, est annoncé, confié en gré à gré à la société SAFRAN. Or, cette
société est dénoncée sur le plan international dans les fraudes électorales.
C’est dire que la solution d’élections truquées dans le but de renforcer la
mainmise du pouvoir sur le peuple et le pays continue.
Talon avait promis une
présidence crédible et qui force le respect. Mais, le Président a perdu toute
crédibilité à cause des reniements spectaculaires de la parole donnée. Il a
promis et répété qu’il organiserait une consultation populaire et un référendum
pour la révision de la Constitution. Il a promis et répété qu’il ne ferait
qu’un mandat unique. Mais tout le monde observe que ce n’était que ruse,
imposture et parjure.
Alors, le pays court
manifestement à la dérive. Les réformes hasardeuses concoctées en catimini en
dehors des acteurs et par des commissions formées de parents, d’amis et de
cabinets associés d’affaires, dans maints secteurs, suscitent des rejets et
résistances légitimes des travailleurs et des populations. Le spectacle d’une
minorité arrogante qui se sert des ressources de l’Etat, à qui l’on octroie des
faveurs et privilèges pendant que l’on demande aux autres de serrer la
ceinture, que l’on promet et utilise la répression contre les affamés n’est
plus tenable. Toutes les institutions ont perdu de leur crédit, étouffées par
le harcèlement à soutenir l’affairisme au sommet de l’Etat. Les espoirs suscités
sont complètement déçus et le peuple en arrive à souhaiter sa délivrance
providentielle des mains de son Président.
Alors, le Front pour le
Sursaut Patriotique appelle le Président Talon et son gouvernement à prendre la
juste mesure de la situation. Le Nouveau Départ est une aggravation dans la
continuité de tous les maux. Cette situation est très grave et demande des
mesures courageuses de changement de sa gouvernance. Les louanges et
proclamations d’adhésion et de soutien au Pag manifestement en panne de la part
de ceux-là qui cherchent refuge et opportunités d’affaires et dont les partis
sont bien identifiés actuellement comme des "boutiques d’affaires"
(sic) indiquent la putréfaction de la situation. S’enfermer à écouter les bips
émis par sa cellule de communication et repris par les journaux et organes de
presse stipendiés en des articles siamois ne revient qu’à entendre ses propres
échos. Choisir l’option de la répression aveugle et de l’établissement de la
peur par la tyrannie ne fera que conduire au chaos. Notre peuple n’acceptera
plus, sans réagir vigoureusement, la restauration d’une dictature dans notre
pays. Les libertés ne lui ont pas été octroyées lors d’une quelconque
conférence. Elles ont été conquises dans la douleur, la sueur, les larmes et le
sang ; et aucune répression, même la plus sanglante ne le domptera. Au
contraire, ce sera des crimes de plus et cela renforcera sa conviction et sa
détermination d’en finir définitivement avec l’impunité des crimes politiques
et économiques.
Le Front pour le
Sursaut Patriotique réaffirme que la seule solution demeure la réunion
immédiate des Etats généraux. Cette solution a été indiquée par beaucoup
d’acteurs de la vie politique à la veille de la dernière élection
présidentielle. Elle est aujourd’hui avancée et soutenue par de plus en plus
d’organisations et d’acteurs politiques et de la société civile. Le pays doit
s’asseoir de nouveau pour revoir les bases de la construction de notre pays,
les bases pour un gouvernement patriotique et de probité.
C’est pourquoi le Front
pour le Sursaut Patriotique demande solennellement ce jour, vendredi 13 octobre
2017, au Chef de l’Etat, Patrice Talon, s’il lui reste encore un peu d’amour
pour ce pays, d’accéder à l’exigence pressante de la réunion d’une Assise nationale
d’ici le 31 décembre 2017 pour revoir la gouvernance du pays. C’est la seule
alternative pour ne pas continuer les forfaitures contre le peuple et lui
éviter surtout une situation dramatique dont lui, le Président Talon avec son
clan seraient les seuls responsables.
Le peuple, quant à lui,
saura se lever pour laver l’imposture et les parjures ; il ira jusqu’au bout
pour établir une gouvernance patriotique et de probité.
Enfants du Bénin debout
!
Cotonou, le 13 octobre
2017
Le Front pour le
Sursaut Patriotique