samedi 22 avril 2017

Léonce Houngbadji s’adresse aux Béninoises et aux Béninois

Dans le cadre du rejet par la Cour constitutionnelle de la Loi n° 2017-03


Le 20 avril 2017, la Cour constitutionnelle s’est prononcée sur la Loi n° 2017-03 portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat, votée pat le Parlement, le 17 mars dernier. Elle l’a déclarée non conforme à la Constitution du 11 décembre 1990. Cette situation a poussé Léonce Houngbadji, Président du Parti pour la libération du peuple (Plp), à rendre publique une Déclaration à l’endroit du peuple béninois, par le biais de la presse nationale et internationale, dont la teneur, ci-dessous.

Léonce Houngbadji,Président du Parti pour la libération du peuple (Plp)


Déclaration du Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) à la presse nationale et internationale

Cotonou, le 21 avril 2017

Mes chers compatriotes,

Encore un nouveau camouflet pour le régime Talon. La Cour Constitutionnelle vient de porter un coup dur aux dérives autoritaires de ce Gouvernement, caractérisé, entre autres, par le vote de lois scélérates et liberticides, au gré des circonstances ou en fonction d’intérêts fluctuants.

Qu'il vous souvienne que le 16 mars 2017, le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) était aux cotés des travailleurs, notamment de la CSTB et de la Fésyntra-Finances, sur l’esplanade de l’Assemblée Nationale, dans le cadre d’un sit-in, pour exiger le retrait pur et simple de la Loi N°2017-03 portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat, finalement votée par l’Assemblée nationale, le 17 mars 2017. Mais, la majorité parlementaire mécanique, forte de sa suprématie numérique, est passée outre l'avertissement du peuple travailleur.

Par Décision DCC 17-087 du 20 avril 2017, la Cour Constitutionnelle a déclaré cette loi inconstitutionnelle.

La Constitution est le texte qui fonde l’organisation de notre Etat et qui garantit le respect des droits fondamentaux des personnes. Pour ces deux raisons, il est nécessaire de la protéger des modifications de circonstance et de la violation des principes qu’elle définit. La Décision DCC 17-087 de la Cour Constitutionnelle est donc une victoire pour le peuple béninois sur le pouvoir despotique de Monsieur Patrice Talon, qui méprise les institutions de la République et viole allègrement la loi fondamentale et d’autres textes et lois qui fondent notre République.

Le contrôle de constitutionnalité qu’exerce de plus en plus la Cour permet d’éviter des atteintes injustifiées à la Constitution. Il est donc reproché au Gouvernement une loi alors qu’il en existe déjà une autre loi portant statut général de la fonction publique, votée le 27 août 2015, mise en conformité le 23 février 2017 et non encore promulguée, à ce jour. Que cache alors une nouvelle loi spéciale portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat ? La réponse est claire : privatiser la fonction publique et dilapider les fonds publics. En témoigne le fait que la proposition de loi votée par les députés n’était pas accompagnée de propositions de recettes pour compenser les dépenses générées par ladite loi. De plus, la ligne budgétaire et la grille indiciaire applicable à ces agents n’ont pas été proposées.

Depuis le 06 avril 2016, le Gouvernement Talon a déjà violé plus de dix fois la Constitution du 11 décembre 1990. Pire encore, il ignore royalement les décisions de la Haute juridiction : Loi PPP, cumul de fonctions pour le Ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, interdiction d’activités aux organisations d’étudiants, code des marchés publics, loi sur les collaborateurs externes, suspension des membres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Bénin (Arcep-Bénin), … La liste est longue.

En un an, le Président de la République et son Gouvernement ont battu le record de la violation de la Constitution du 11 décembre 1990. La Constitution est formellement violée, tous les jours. Le Chef de l’Etat a régulièrement empiété sur les prérogatives de la Cour Constitutionnelle. Une dérive qui s'est aggravée avec l’application de la Loi sur le Partenariat Public-Privé, sans sa mise en conformité avec la Constitution.

On peut considérer, aujourd’hui, que nous sommes la seule monarchie de la sous-région ouest-africaine. Non pas au sens de royauté mais au sens de "pouvoir d’un seul". Je ne crois pas qu’il y ait, dans notre espace sous-régional, un pays où un seul homme puisse dire « Je veux » et être certain que ça deviendra une loi, au bout de quelques jours.

Le Président de la République doit son omnipotence à son influence sur les parlementaires. Le problème est que la vie politique tourne autour du Président. En ce sens, il est difficile de parler de séparation des pouvoirs, on devrait dire confusion des pouvoirs.

Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) encourage la Cour Constitutionnelle à continuer d’accomplir pleinement et convenablement sa mission républicaine, conformément à la loi, et l’invite à ne pas céder aux pressions, au chantage, au mépris, à la «ruse» et à la «rage» d’un régime impérieux, qui cherche à légaliser la mal gouvernance, la corruption, l’impunité, les écoutes téléphoniques, les intimidations, les filatures, le népotisme, les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat et l’écrasement des faibles et des voix critiques.

Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) invite le peuple béninois, épris de paix, de liberté et de justice, et les députés qui sont encore en phase avec le peuple à rester mobilisés pour faire échec aux propositions de loi sur le renseignement, le secret de la défense nationale, l’identification des personnes physiques et bien d’autres lois sur la table des députés, à l’Assemblée Nationale. Seule la lutte paie. Debout le Bénin.

Vive le Bénin !
Vive la liberté !
Vive le PLP !

Je vous remercie !

jeudi 20 avril 2017

26 organisations signent la Charte du Front pour le Sursaut patriotique

Dans le cadre d’une cérémonie tenue à Cotonou


Le Codiam de Cotonou a abrité la cérémonie de signature de la Charte du Front pour le Sursaut patriotique (Fsp) par les organisations qui en sont membres. C’était dans la matinée de ce jeudi 20 avril 2017, en présence de plusieurs personnalités influentes du Fsp et de nombreux membres des structures signataires. Au décompte final, 26 signatures ont été enregistrées.

Léonce Houngbadji, signant la Charte du Fsp
Le Parti communiste du Bénin (Pcb), le Parti pour la libération du peuple (Plp), l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Trois importantes organisations politiques parmi les 26 dont les responsables désignés ont apposé leur signature au bas de la Charte du Front pour le Sursaut patriotique. Il s’agit d’un document de quatre pages comportant cinq parties.

De gauche à droite, Laurent Mètognon, Gilbert Koessi et Jean Kokou Zounon ...
D’abord, dans un Préambule en cinq points, elle présente des fondements importants du fonctionnement de notre pays, que sont l’indépendance et le renouveau démocratique, mais qui n’en ont pas amélioré la qualité, surtout, du point de vue politique. Ensuite, dans les domaines que sont la politique, la diplomatie, l’économie, l’administration, la justice et la société béninoise, la gestion, sous le Régime de la Rupture, en serait des plus inacceptables, vu les éléments d’observation présentés. Troisièmement, les signataires de la Charte s’y engagent à cinq objectifs cardinaux, plus précisément, « se battre ensemble pour la préservation des acquis démocratiques … », « se battre pour la préservation du patrimoine national … », « lutter activement pour éradiquer l’impunité … », « se battre contre le pouvoir autocratique de Patrice Talon … » et « œuvrer pour le rassemblement de toutes les forces politiques et sociales pour la tenue des Etas généraux du Peuple … ». 


... et, ci-contre, Eugène Azatassou et Léonce Houngbadji, au présidium de la cérémonie
Quatrièmement, six actions immédiates focalisent l’attention des membres du Front pour le Sursaut patriotique : « Œuvrer pour la levée des mesures contre les mass media », « se battre pour l’indemnisation et le relogement des populations déguerpies », « se battre contre la privatisation des universités publiques, des centres de santé publics, et pour la revue de la carte universitaire », notamment, « œuvrer pour le retour dans le patrimoine de l’Etat de toutes les activités douanières et portuaires », « se battre pour le retour des entreprises publiques privatisées dans le domaine de l’Etat ». En dernier point, ils exigent la « sanction des crimes et des scandales » de tous ordres. Enfin, sixièmement, un espace a été consacré à la signature proprement dite de la Charte par les membres du Fsp.



Des « assises nationales » incontournables

« Mobiliser pour aller aux Etats généraux du peuple, à de nouvelles assises nationales ! ». Tel est le crédo qu’a martelé Jean Kokou Zounon, Porte-parole du Fsp, manifestant ainsi la mission essentielle que se donne ce creuset d’organisations engagées. « Ce qui affame le peuple, c’est la gouvernance qui est là. Donc, il faut mettre fin à cette gouvernance ! », a lancé, de son côté, Eugène Azatassou, Coordonnateur des Fcbe et présent au podium de la cérémonie, en même temps que Léonce Houngbadji, Président du Plp, Gilbert Koessi, représentant le Pcb et Laurent Mètognon, de la Fédération des Syndicats des travailleurs des finances (Fesyntra-Finances).

Un aperçu du grand public ayant fait le déplacement
Intervenant, chacune à son tour, aucune de ces personnalités n’a manqué de faire un bilan désastreux de la première année du mandat du Président de la République, Patrice Talon. « Peuple, lève-toi pour mettre fin à la gouvernance actuelle ! », a clamé le Porte-parole Zounon, closant l’étape des échanges avec les journalistes, ayant succédé à la signature de la Charte. Si celle-ci est ouverte à ce que d’autres organisations et d’autres personnalités puissent la signer, le Fsp se définit, comme première action, une réunion avec tous les signataires aux fins de la définition d’un calendrier des prochaines activités.

Marcel Kpogodo





CHARTE DU FRONT POUR LE SURSAUT PATRIOTIQUE

I- Préambule
1°- Depuis l’indépendance de notre pays en 1960, les obstacles majeurs à son développement et à l’épanouissement de notre peuple sont :
-le pacte colonial et l’inféodation de nos dirigeants à l’ancienne puissance coloniale, la Franceetl’absence d’amour réel pour la patrie ;
- la mauvaise gouvernance induite par ce pacte colonial avec la tendance pernicieuse d’instauration d’un pouvoir personnel au mépris de la souveraineté du peuple.
- l’impunité des crimes politiques et économiques.
2°-Pendant près de deux décennies,de 1975 à 1990 notamment, notre peuple, face à un pouvoir autocratique, a mené des luttes héroïques au prix de la sueur et du sang de ses fils et filles, et en a triomphé.
3°-La Conférence Nationale tout en constituant un moment fort de l’Histoire de notre pays   a consacré les libertés démocratiques si chèrement conquises, mais, n’a pas résolu la question de l’impunité qui est devenue une véritable gangrène pour le développement de notre pays.
4°-Pendant vingt-sept ans, notre peuple s’est toujours opposé à toutes formes de restauration de l’autocratie, a toujours exigé que l’impunité cesse et que soient sanctionnés tous ceux qui ont attenté aux libertés, à la vie des citoyens pour raison politique ou qui ont commis de graves prédations contre les ressources nationales.
5°-Face à la mauvaise gouvernance qui s’est poursuivie ces dix dernières années, avec des scandales, le pouvoir de Patrice Talon s’est présenté comme un espoir pour le peuple béninois meurtri.
II- Les Signataires de la présente Charte,
Constatant que le pouvoir dit de la Rupture de Patrice Talon après seulement une année d’exercice s’est illustré par la négativité dans tous les domaines, politique, diplomatique, économique et social :
Au plan politique : Graves remises en cause des libertés fondamentales (restriction des libertés de manifestation avec les tracés de "lignes rouges" à ne pas franchir, interdiction d’organisations d’étudiants et répression de réunion en dehors des campus, fermeture de media non conformistes et dérangeant le pouvoir, et mise au pas de la plupart des organes de presse, interdictions de marches et de sit-in, et autres manifestations publiques ) ;
Au plan diplomatique : Missions personnelles et quasi quotidiennes du Chef de l’Etat en France et particulièrement à l’Elysée pour recevoir des ordres, ceci au mépris de nos voisins stratégiques comme le Nigeria et au détriment parfois d’instances continentales africaines, entraînant en fait notre pays dans un isolement diplomatique visible ; népotisme dans les nominations aux postes diplomatiques ;
Au plan économique : Dénaturalisation du Partenariat public-privé en un Partenariat privé-privé ; Opacité dans la gestion du bien public ; Transformation progressive de tout le patrimoine national en une propriété quasi privée où tous les secteurs productifs sont accaparés par Talon et son groupe ; Privatisations sauvages des entreprises publiques servant à garnir par rachat ou offre publique d’achat (OPA), le portefeuille privé de Talon et Compagnies (SODECO, SDI, DFA (coton),  Port sec d’Allada, Benin Control (PVI), main basse sur le domaine de l’Etat..) ;Emprunts obligataires effectués dans l’opacité totale  servant en priorité à régler les affaires personnelles de Talon plutôt qu’à payer les privés, créanciers de l’Etat qui attendent toujours… ; Marchés de gré à gré illégaux au profit du Président Talon et de son sérail avec le placement à tous les postes de commande d’éléments de son clan entravant ainsi les investissements des opérateurs économiques nationaux et même internationaux ;
Au plan administratif : Désarticulation de la fonction publique et sa transformation progressive en une Administration d’Entreprise avec des cabinets privés de consultants à ordre ; Débarquement de personnes étrangères, sous prétexte que le Bénin est un "désert de compétences",mise en place d’une véritable légion étrangère qui gère désormais notre administration et payée grassement hors grille aux frais du Trésor public pendant que notre jeunesse est plongée dans le chômage généralisé ; Précarisation accentuée des emplois publics et privés au Bénin ; Clientélisme dans la promotion et nomination des cadres et agents.
Au plan judiciaire : Tentative de soumission des magistrats aux injonctions du Chef de l’Etat, tentative de remise en cause de l’indépendance de la justice ;
Au plan social :  Option du "tout privé" et de "l’Etat minimum" ; Multiplication des barrières à l’accès des enfants des pauvres à l’instruction ; Aggravation des conditions d’accès des pauvres à la santé ; Fermeture des entreprises publiques notamment dans le secteur rural avec licenciement et mise à la porte de milliers de travailleurs sans solution de rechange ; surtout destruction massive des moyens de survie des petits producteurs à travers l’opération de déguerpissement (sans aucune mesure d’accompagnement),envoyant de nombreux citoyens(jeunes, pères et mères de famille) à la famine et à la mort certaine ; Véritable politique antisociale et de gangstérisme d’Etat entraînant une grave crise économique et sociale  qui frappe aujourd’hui notre pays de plein fouet.
Attendu que pour constitutionnaliser toute cette politique autocratique, d’impunité, d’apatridie et de ruine des populations, le pouvoir de Patrice Talon, lance au forceps son projet de Constitution comptant sur la corruption d’un Parlement vénal,acquis à sa cause par des menaces et des achats de conscience à coup de millions selon les aveux de Maître Adrien Houngbédji de l’existence de "télécommandes non vertueuses", les récentes dénonciations de la Doyenne d’âge et  du député Basile Ahossi;
Vu toutes les protestations contre une réécriture de la Constitution qui établissait une nouvelle Constitution (43 articles modifiés sur 160 et 15 dispositions nouvelles) sans implication du peuple et en dehors de lui ;
Vu la détermination de notre peuple, la levée des démocrates et patriotes dans toutes les couches à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et l’importante contribution du Front pour le Sursaut Patriotique qui ont mis en échec un dessein aussi funeste ;
Vu les succès déjà remportés par ce Front - le plus large ayant jamais existé dans notre pays depuis 1960 - et l’accueil enthousiaste qu’il suscite dans le peuple.
Décident
Du maintien et de la poursuite de l’alliance de combat dénommée Front pour le Sursaut Patriotique (FSP) et se donnent la présente Charte devant servir de base à leurs actions.
En vertu de quoi ils s’engagent à :
1°- Se battre ensemble pour la préservation des acquis démocratiques contre toutes atteintes aux libertés fondamentales et toutes velléités de restauration de l’autocratie ;
2°- Se battre pour la préservation du patrimoine national, contre tout accaparement par les dignitaires du pouvoir, toute désarticulation de la Fonction publique avec ses corollaires : privatisations, externalisations, licenciements massifs ;
3°-Lutter activement pour éradiquer l’impunité, se battre pour la transparence dans la gestion du bien public et soutenir les initiatives du contrôle par les travailleurs et les citoyens de cette gestion, œuvrer pour que les criminels politiques et économiques déjà identifiés soient punis, et les victimes réhabilitées et dédommagées ;
4°- Se battre contre le pouvoir autocratique de Patrice Talon pour sa politique d’atteintes graves aux libertés démocratiques, de mafia,d’accaparement du patrimoine national à des fins personnelles, de destruction de la fonction publique, de chômage pour les jeunes, de privatisation de tous les secteurs et de famine pour la population; de protection des criminels politiques et économiques et d’impunité et, enfin pour sa politique d’isolement de notre pays au plan diplomatique.
5°-Œuvrer pour le rassemblement de toutes les forces politiques et sociales pour la tenue des Etats Généraux du Peuple en vue d’un pouvoir patriotique et de probité.
Dans l’immédiat, les Signataires s’engagent à :
-          Œuvrer pour la levée des mesures contre les mass médias (Sikka-Tv, E-télé, Le Béninois Libéré, etc.) et l’accès de tous aux organes de service public ;
-          Se battre pour l’indemnisation et le relogement des populations déguerpies ;
-          Se battre contre la privatisation des universités publiques, des centres de santé publics, pour la revue de la carte universitaire ;
-          Œuvrer pour le retour dans le patrimoine de l’Etat de toutes les activités douanières et portuaires et s’opposer par tous les moyens au retour du PVI- Bénin Control de Patrice Talon-Boko Olivier et consorts ; la fin des marchés de gré à gré illégaux au profit du clan présidentiel ;
-          Se battre pour le retour des entreprises publiques privatisées dans le domaine de l’Etat notamment agricole (SONAPRA, ONS, ONASA, CAIA, CARDER, etc.) et la restitution du domaine arbitrairement acquis par le Chef de l’Etat ;
-          La sanction des auteurs des crimes et scandales ICC-Services, Maria-Gléta, Assemblée Nationale, PPEAII, Machines agricoles, Dangnivo Pierre Urbain, dame Sohoudji Agbossou Bernadette,  etc.
Les organisations signataires gardent leur autonomie politique et organisationnelle.
La présente Charte sera complétée par un Règlement intérieur qui précisera les organes de fonctionnement et le mode de financement des activités du Front ainsi que les droits et devoirs des membres.
Fait à Cotonou le 20 avril 2017

M.K.