mardi 19 juin 2012

Les tractations pour la correction du fichier électoral


Pour les élections municipales de 2013


La refonte de la Lépi est-elle possible ?


Décriée par les opposants de l’époque lors des élections présidentielles et législatives de 2011 pour lesquelles elle a fait office de fichier électoral, la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est depuis quelques mois au centre de toutes les attentions des acteurs politiques. S’il y a aujourd’hui un consensus pour qu’elle soit corrigée, la classe politique traine encore les pas pour acter concrètement cela. 

                                                     Boni Yayi, Chef de l'Etat béninois



                                              Adrien Houngbédji, Président du Prd

                                          
                                   Bruno Amoussou, Président de l'Union fait la nation


Dans moins de 10 mois, les béninois iront aux unes pour les élections municipales. Mais le feront-ils avec une Liste électorale permanente informatisée (Lépi) corrigée, ou avec la liste en l’état qui a été utilisée lors des scrutins présidentiels et législatifs de l’année dernière ? Telle est la principale question qu’on peut se poser alors que la mouvance présidentielle et l’opposition se donnent le change pour proposer la meilleure alternative pour que les nombreuses failles notées au niveau de la Lépi soient revues. Or le défi à relever est grand, car il s’agit d’inscrire sur cette liste tous les citoyens béninois dont les noms ne figurent pas là-dessus. Mais à l’allure où vont les choses, il n’est pas à exclure qu’on soit obligé d’utiliser la Lépi en l’état dans quelques mois. En effet au-delà des propos tenus par les deux camps, rien ne prouvent qu’ils aient chacun un double intérêt. L’Union fait la nation (Un), a entre autres mis sur le compte des multiples imperfections qu’elle a décelé depuis l’année dernière sur cette liste, la cause de son échec lors des élections présidentielles et municipales de mars et avril 2011. La mouvance présidentielle a toujours défendu bec et ongles la Lépi, et en tout état de cause ne verrait pas forcément d’un mauvais œil que rien ne soit fait en fin de compte sur cette liste. Or, elle est censée être utilisée lors des scrutins qui se tiendront jusqu’en 2020. Quoi qu’il en soit, les citoyens omis depuis un an attendent d’être inscrits sur la Lépi.


Bernado Houenoussi

Une exposition sur la flagellation


Vernissage de Richard Korblah


Un autre regard sur la flagellation à travers les peuhls


Depuis le 14 juin dernier et jusqu’à septembre prochain, se tient à l’Institut français du Bénin (Ifb) une exposition portant sur le thème de la flagellation. Richard Korblah qui en est l’auteur, propose au public de découvrir l’usage que les peuhls font de la flagellation, un acte généralement considéré comme punitif.


                                                 Baaba Piray, le père de la flagellation

                                                      Bamire, celui qui sera initié

                                             Inna Piray, la mère de la flagellation


                                         Kellire, celui qui dirige la flagellation


Les peuhls nomment la flagellation « piray », et l’a considèrent comme un rite d’initiation à la vie pour tous les hommes de leur communauté dès qu’ils ont 15 ans. Le « Piray », met aussi en scène plusieurs personnages. Il s’agit entre autres du « Baaba Piray », de « Inna Piray »  et de  « Kellire ». Les deux premiers sont les pères et mères et de la flagellation, tandis que le « Kellire » l’a dirige. Celui qui doit être initié à cette occasion porte le nom de « Bamire » et le père suprême de ce rite se nomme « Alkaadji ». Plus qu’un rite, c’est un spectacle qui se tient chaque année de décembre à janvier et qui est organisé par les peuhls de la région des collines. Pour la circonstance, Richard Korblah est allé à la rencontre de cette ethnie dans les villes de Savè, Glazoué, Pira, Dassa-Zounmè et Tchétti qui sont situés dans le département des Collines. Ces peuhls ont la particularité de mener une vie nomade. Ces spectacles ne se tiennent pas au même moment dans chacune de ces agglomérations, mais plutôt de façon itinérante souligne Richard Korblah. Et d’ajouter que « étape d’initiation est organisé depuis le 16ème siècle ». A chaque fois, un grand cercle est tracé et les personnages concernés s’y positionnent. Mais au fur et à mesure, il se rétrécit parce que le public se rapproche de plus en plus de ceux-ci. Richard Korblah a particulièrement remarqué que le « Bamire » sourit même lorsqu’il saigne en recevant des coups. Cette exposition présente aussi tous les personnages du « Piray » tels qu’ils se présentent.


Bernado Houenoussi