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mercredi 17 mai 2017

Des problèmes cruciaux fondent la naissance de l’Association des radios commerciales du Bénin (Arcb)

Dans le cadre d’une Assemblée générale constitutive

A été portée sur les fonts baptismaux l’Association des radios commerciales du Bénin (Arcb), à l’issue d’une Assemblée générale constitutive qui s’est tenue à la Maison des Médias Thomas Mégnassan, à Cotonou. C’était le mardi 9 mai 2017. Les travaux se sont achevés par la mise en place d’un Bureau de 7 membres, une structure mandatée pour éradiquer plusieurs difficultés auxquelles sont confrontées, dans leur exercice professionnel, les radios commerciales béninoises.

De gauche à droite, Césaire Agossa et Guy Kpakpo
Poids fiscal écrasant, marché étriqué au monopole détenu par la radio nationale de service public, concurrence déloyale des radios communautaires, élaboration et signature d’une nouvelle convention collective sans consultation des patrons des radios commerciales. Un aperçu des griefs que les responsables des radios commerciales ont évoqués, au cours de l’Assemblée générale constitutive de l’Association des radios commerciales du Bénin (Arcb), qui s’est tenue le mardi 9 mai dernier, à la Maison des Médias Thomas Mégnassan du quartier Gbèdjromèdé, à Cotonou.
« Qui, mieux que nous, pourrait parler de nos problèmes ? », s’est alors interrogé, ulcéré, Mansourou Traoré, Directeur général de la Radio Arzèkè de Parakou et Président du Comité d’organisation des assises. Dans ces conditions, l’intervenant, tout en se demandant s’il était encore nécessaire d’opérer une distinction formelle entre les radios commerciales et celles non commerciales, a appelé ses collègues représentant les 25 radios commerciales existant au Bénin à ce qu’ils se mettent ensemble pour contribuer à l’assainissement de leur milieu.
Et, après l’étude et l’adoption de ses Statuts et de son Règlement intérieur, un Bureau de 7 membres a été élu pour conduire les destinées de l’Arcb. Celui-ci est dirigé par Guy Kpakpo, Directeur général de ’’Radio Tokpa’’.
Par ailleurs étaient présentes à l’ouverture officielle de l’Assemblée générale plusieurs personnalités qui, dans leurs allocutions respectives, ont apprécié l’initiative et ont promis d’accompagner la nouvelle Association dans l’atteinte de ses objectifs : les Présidents respectifs de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin), le Directeur général adjoint des médias, représentant la Ministre de l’Economie numérique et de la communication.

Marcel Kpogodo   


Bureau de l’Arcb

Président : Guy Kpakpo
Secrétaire général : Mansourou Traoré
Secrétaire général adjoint : Maurille Carlos
Trésorier général : Inoussa Rafiyi
Trésorier général adjoint : Clément Capo-Chichi
Secrétaire aux Affaires juridiques, à la formation et au genre : Césaire Agossa
Secrétaire à l’Organisation, à la communication et aux affaires sociales : Paul Ananou


M.K. 

vendredi 13 janvier 2017

L’Upmb publie une déclaration de protestation contre la Haac

A l’issue du sit-in du vendredi 13 janvier 2017


Dans la matinée du vendredi 13 janvier 2017, les journalistes béninois, réunis au sein de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), ont tenu un sit-in dans la cour de la Bourse du travail, à Cotonou. Il s’agissait de protester contre la promesse non tenue du Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, de faire traiter avec diligence par son institution la question de la fermeture de sept radio et télévisions privées, au cours du mois de novembre 2016. La manifestation a débouché sur la lecture d’une déclaration forte par le Président de l’Upmb, Franck Kpochémè. En voici l’intégralité …


De gauche à droite, Noël Chadaré, Secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Franck Kpochémè et Anselme Amoussou, Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), à la Bourse du travail


DECLARATION DE L’UNION DES PROFESSIONNELS DES MEDIAS SUR LA SUSPENSION MASSIVE ET INFONDEE DE MEDIAS AUDIOVISUELS PAR LA HAAC

                                                En qualité d’instance corporatiste à caractère fédéral et syndical des divers métiers de l’information, l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) exprime son indignation face au retard extraordinaire qu’accuse la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à procéder à la réouverture des médias audiovisuels (radios et télévisions) arbitrairement suspendus. C’est l’occasion pour l’association des journalistes et des corps de la presse de déplorer la brutalité dont a fait montre le Président de la HAAC en prenant la mesure conservatoire la plus calamiteuse de l’histoire.
                          
                                                   En effet, nous comprenons  que le Président de notre institution de régulation a voulu tout simplement abuser de la confiance des professionnels des médias qu’il avait rassurés d’un rétablissement des entreprises de presse concernées, ceci, au lendemain de la Conférence des Instances de Régulation de Communication d’Afrique (CIRCAF), tenue, à Cotonou, du 06 au 08 décembre 2016. C’est en créditant le Président Adam Boni TESSI de bonne foi que les associations professionnelles ont, non seulement suspendu l’appel au boycott de la couverture médiatique de la CIRCAF, lancé, à travers un communiqué conjoint, en date du 30 novembre 2016, mais aussi, ont participé aux travaux. 
                                            S’il est vrai que des textes de loi accordent la possibilité au Président de la HAAC de prendre des mesures conservatoires, il n’en demeure pas moins que les mêmes réglementations ont prévu des démarches à observer, mais qui ont été méconnues par Monsieur  Adam Boni Tessi. Dans le cas d’espèce, il importe de se demander si les faits reprochés auxdits organes sont réellement constitués et, même s’ c’était le cas, en quoi la suspension peut être la bonne solution? Même si le Président de la HAAC croit mettre en application l’article 55 de la Loi organique, il convient de rappeler qu’à l’instar de l’article 46 de ce même texte de loi, le Code de l’Information et de la Communication prévoit des cas de rappels à l’ordre et de mise en demeure que le Président pouvait suivre, si les arguments avancés pour suspendre des médias étaient fondés. L’écrivain CHATEAUBRIAND n’a-t-il pas dit : « Plus vous prétendez compresser la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc se résoudre à vivre avec elle ? ».

Aperçu de l'ambiance à la Bourse du travail, ce vendredi 13 janvier 2017

                                                 Pour avoir observé le maximum de patience face à une situation aussi chaotique, les journalistes béninois ont fait preuve de la sagesse nécessaire avant de  découvrir qu’ils ont affaire à un Président de la HAAC qui n’est pas prêt à entendre raison. En organisant le sit-in de ce jour, vendredi 13 janvier 2017, nous exigeons une réouverture sans délai et sans condition des organes victimes de l’excès de zèle d’un Président de la HAAC qui doit être le seul à connaître les motivations réelles de sa décision. Tout en rappelant que cette fermeture arbitraire et en grand nombre de stations de radios et de chaînes de télévision constitue une négation de la liberté de la presse, nous dénonçons une violation du droit du public à l’information. VOLTAIRE nous enseigne, à juste titre : « Soutenons la liberté de la presse, car c’est la base de toutes les autres libertés, c’est par là qu’on s’éclaire mutuellement ».

Non aux décisions anti-peuple !
Non aux attaques contre les libertés !
Non aux suspensions arbitraires des médias !

Plus jamais ça au Bénin !
                                      
Cotonou, le 13 janvier 2017



        Franck KPOCHEME

mercredi 7 décembre 2016

L'Upmb et le Cnpa-Bénin lèvent la réserve de couverture médiatique du Circaf

Dans le cadre d'un nouveau communiqué conjoint de presse


Le lundi 5 décembre 2016, à la veille de la tenue à Cotonou de la 8ème Conférence des instances de régulation de communication d'Afrique (Circaf), les présidents respectifs de l'Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et du Conseil national du patronat de la presse et de l'audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin) ont rendu public un troisième communiqué de presse avec, en substance, la levée du boycott de la couverture médiatique par les journalistes béninois des assises précédemment évoquées, à la suite d'une rencontre de ces institutions avec le Président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi ...

Adam Boni Tessi



COMMUNIQUE CONJOINT UPMB/CNPA-BENIN

Au lendemain, de la fermeture des organes de presse E Télé, Eden Tv, Sikka tv, Chrétienne Tv, La Béninoise Tv, Unafrica Tv et Soleil Fm, par le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et le Conseil National du Patronat de la Presse et de  l’Audiovisuel (CNPA-Bénin) sont montés deux fois au créneau pour non seulement fustiger ces décisions liberticides, mais aussi exiger la levée des mesures au risque d’un boycott de la 8e Conférence des Instances de Régulation de Communication d’Afrique (CIRCAF) prévue pour se tenir les 6, 7 et 8 décembre à Cotonou.
Suite à ces réactions, une séance de travail a eu lieu entre les Présidents des faîtières et le Président de la HAAC le vendredi 02 décembre 2016. Ladite séance a été une occasion pour le Président de l’institution de régulation d’expliquer les conditions dans lesquelles il en est arrivé à la prise de mesures conservatoires contre 7 organes de presse. Il est aussi revenu sur la procédure devant conduire éventuellement à une levée de la sanction. A savoir que seule la plénière des conseillers peut donner la conduite à tenir après une mesure conservatoire. Selon le Président de la HAAC, cette plénière aurait pu avoir lieu cette semaine, s’il n’y avait pas la CIRCAF. Aussi, a-t-il pris l’engament de convoquer la plénière qui se penchera sur les 7 organes fermés la semaine qui s’ouvre le lundi 12 décembre 2016.
La même démarche a été menée auprès des promoteurs des organes de presse fermés qui se sont rendus disponibles. La plupart maintiennent leur position, à savoir qu’ils n’ont jamais fait une délocalisation. Et donc que c’est à tort que le Président de la HAAC les accuse d’avoir violé le cahier des charges.
L’UPMB et le CNPA-Bénin exigent alors une commission d’enquête paritaire technique pour que l’opinion soit éclairée dans cette affaire en même temps que les responsabilités seront situées.
En attendant, et fort de l’engagement pris par le Président de la HAAC pour un dénouement rapide de la situation de crise née de la fermeture des organes, dans un élan patriotique, l’UPMB et le CNPA-Bénin nous invitent à une participation, ainsi qu’à une couverture médiatique à la taille de l’évènement que constitue la CIRCAF.
Les associations professionnelles des médias en savent  gré à tous les professionnels des médias qui ne cessent d’appeler pour en savoir plus sur la conduite à tenir par rapport à cet important événement qui se tient à Cotonou.
Elles leur demandent de rester vigilants et mobilisés au cas où le Président de la HAAC ne tiendrait pas ses promesses.
Ensemble, restons forts pour une HAAC véritablement protectrice des libertés de presse !

Cotonou, le 05 décembre 2016

Le Président de l’UPMB, 
Franck KPOCHEME
                                           

Le Président du CNPA-BENIN,
Basile TCHIBOZO

jeudi 1 décembre 2016

L’Upmb et le Cnpa-Bénin publient un nouveau communiqué conjoint

Dans le cadre de l’affaire de suspension de chaînes de télévision et de radio par Adam Boni Tessi

L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin), à travers leurs présidents respectifs, ont publié un nouveau communiqué de presse, lié à l’affaire d’arrêt du fonctionnement par le Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), de certaines chaînes privées de télévision et de radio. Vu la tenue très prochaine de la 8è Conférence des Instances de régulation de Communication d’Afrique, plus précisément, le  mardi 6 décembre prochain, ces 2 institutions faîtières du monde béninois des médias semblent vouloir opter pour des mesures de boycott de l’événement …

Adam Boni Tessi


COMMUNIQUE CONJOINT
 

L’UPMB et le CNPA-Bénin interpellent les journalistes sur la couverture de la 8è CIRCAF 

Cotonou, la capitale économique du Bénin abrite du 6 au 8 décembre 2016, la 8è Conférence des Instances de Régulation de Communication d’Afrique (CIRCAF). Cette conférence est le plus grand organe de décision du Réseau des instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) dont le siège est au Bénin. La rencontre de Cotonou qui regroupera la semaine prochaine les responsables des instances de régulation africaines est placée sous le thème : « Régulation des supports de diffusion et médias en ligne : opportunités et défis »
Malheureusement cette importante assise se tient à un moment critique fait de mis sous scellés, unilatéralement par le Président de la HAAC, de 7 organes de presse dont des chaines de télévision émettant exclusivement en ligne.
 
Ces mesures dites « conservatoires » prises par Adam Boni Tessi, Président de la HAAC, par ailleurs Secrétaire Exécutif du RIARC et qui peignent en noir le Bénin, réputé comme un des meilleurs élèves sur le continent africain en matière de liberté de presse, ce qui lui a valu d’abriter le siège du RIARC, sont prises en violation de l’article 142 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose : « La HAAC a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi ». Et justement, parlant de loi, l’article 46 de la loi organique sur la HAAC impose à la HAAC avant toute sanction en cas de violation du contenu du cahier des charges par les titulaires d’autorisation, une mise en demeure ; puis une mise en demeure rendue publique, en cas de récidive.
 
En outre, l’article 243 de la loi n° 2015-07 portant code de l’information et de la communication en République du Bénin prévoit la suspension d’une télévision privée après « deux rappels à l’ordre ». 

Il est important de rappeler que dans le cas d’espèce, aucune des chaines mises sous scellées n’a eu de la part de la HAAC ni un rappel à l’ordre, encore moins une mise en demeure. 
Sur l’ordre du Président de la HAAC, les journalistes de 7 organes de presse ont été sommés, manu militari, de vider leurs rédactions sans préavis, pour que l’huissier puisse mettre les scellés sur les portes.
 
Tirant les conséquences de ces décisions liberticides dont le Président Adam Boni Tessi est désormais coutumier, l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et le Conseil National du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA-Bénin), par ce communiqué, tiennent à interpeller la conscience des professionnels des médias sur l’opportunité de la couverture par eux des assises de la 8è Conférence des Instances de Régulation de Communication d’Afrique qui s’ouvre le mardi 6 décembre à "Bénin Marina Hôtel". En tout cas, plus que la défense des intérêts de toute une corporation, il s’agit bien d’une question touchant à la dignité même du journaliste béninois.

Les associations professionnelles des médias invitent tous les professionnels des médias tant du service public que du secteur privé à se tenir prêts pour tous mots d’ordre devant aider à un rétablissement avant le 6 décembre 2016 des organes de presse mis sous scellés en violation des lois de la République.


Ensemble, disons non au Président de la HAAC qui veut assassiner la liberté de presse au Bénin !


Cotonou, le 30 novembre 2016


Le Président de l’UPMB,

Franck KPOCHEME



Le Président du CNPA-BENIN,


Basile TCHIBOZO

mercredi 30 novembre 2016

Deux communiqués de presse dénoncent la mesure d’Adam Boni Tessi

Dans la cadre de la suspension de chaînes privées de télévision et de radio

Le lundi 28 novembre a vu Adam Boni Tessi, Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), prendre des dispositions conservatoires contre des chaînes privées de télévision et, une autre, de radio. S’insurgeant contre cette situation, d’une part, conjointement, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin), ont rendu public un Communiqué de presse, assorti d’une menace de boycott d’une prochaine rencontre internationale. D’autre part, le Parti pour la libération du peuple (Plp) a émis aussi un Communiqué aussi stigmatisateur qui plonge la démarche d’Adam Boni Tessi. Lisons plutôt …

Adam Boni Tessi


Communiqué conjoint Upmb / Cnpa-Bénin

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et le Conseil National du Patronat de la Presse et de  l’Audiovisuel (Cnpa-Bénin) ont appris avec étonnement et désolation la fermeture sans une mesure préalable de « mise en demeure » comme le dispose pourtant l’article 46 de la loi organique sur la HAAC , des chaînes des télévision E-Télé, Sikka TV et Eden TV et de la radio Soleil FM les 28 et 29 novembre 2016 par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication pour des raisons de « délocalisation ».
Les associations professionnelles des médias conscientes que force doit rester à la loi, condamnent avec vigueur cette mesure brutale, bancale et disproportionnelle digne des époques moyenâgeuses et qui n’est rien d’autre une volonté manifeste de nuire dangereusement à la liberté de presse pourtant garantie par la Constitution béninoise du 11 décembre 1990.
L’UMPB et le CNPA-Bénin invitent la HAAC à revoir sa copie et à jouer le rôle de protecteur des organes de presse que lui confère la Constitution plutôt que de s’ériger en bourreau en prenant des décisions liberticides qui mettent au chômage des centaines de professionnels des médias.
Les associations des professionnels des médias invitent les acteurs de la presse à rester vigilants et mobilisés pour la sauvegarde de la liberté de presse chèrement acquise et à se tenir prêts pour des actions plus grandes devant décourager toutes velléités liberticides.
En tout cas, les associations professionnelles des médias conditionnent leurs participations aux assises de la 8e Conférence des Instances de Régulation de Communication d’Afrique (CIRCAF) prévue pour se tenir les 6, 7 et 8 décembre à Cotonou, à la réouverture de ces organes fermés en violation des textes de la République.

Cotonou, le 29 novembre 2016

Le Président de l’UPMB,     
Franck KPOCHEME
                                                                   

Le Président du CNPA-BENIN,
Basile TCHIBOZO
                                                                                            




Communiqué de presse du Parti pour la Libération du Peuple


Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) s’indigne contre les récentes mesures prises par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) relatives à la fermeture de plusieurs chaînes de télévision et de radio : Sikka Tv, Eden Tv, Soleil Fm, Etélé… 
Outre l'impact dangereux de cette action sur le pluralisme des médias et la liberté de la presse au Bénin, le ciblage de ces organes est particulièrement préoccupant. Il va à l'encontre des principes démocratiques, notamment de la Constitution du 11 décembre 1990 et même de la Loi Organique de la HAAC.
En effet, l’article 46 de la Loi Organique de la HAAC stipule clairement : «En cas de violation des obligations prescrites par les lois et les règlements, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication met en demeure les titulaires d’autorisations pour l’exploitation d’un service de presse de communication audiovisuelle, de respecter les obligations qui leurs sont imposées». Et l’article 47 renchérit : «En cas d’inobservation de la mise en demeure rendue publique, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication peut prononcer à l’encontre du contrevenant, compte tenu de la gravité du manquement, une des sanctions suivantes :1- la suspension de l’autorisation ou d’une partie du programme pour un mois au plus; 2- la réduction de la durée de l’autorisation dans la limite d’une année; 3- le retrait de l’autorisation».
Le PLP constate avec regret que la HAAC a violé sa propre Loi Organique. Dans la décision unilatérale du Président de la HAAC suspendant les organes concernés, nulle part il n'est fait référence à l'étape de mise en demeure prévue par les textes. Mieux, la radio Soleil FM, depuis le 02 octobre 2014, a porté à la connaissance de la HAAC qu’elle a désormais de nouveaux studios à Cotonou. Toutefois, a-t-elle précisé dans sa correspondance, le signal est toujours envoyé depuis Djeffa. La HAAC en avait pris acte, puisque depuis 2014, aucune mesure n’avait été prise à l’encontre de Soleil FM.
La fermeture de ces chaînes de télévision et de radio constitue une menace grave pour la démocratie chèrement acquise au Bénin. Elle apparaît comme une réaction injustifiée visant à cibler explicitement les organes de presse dont l'indépendance vis-à-vis de l’action gouvernementale est avérée.
Le Bénin entre dans une ère où la prise de la parole est très difficile en raison des complots, intimidations, pressions et menaces de tous genres sur des responsables d'organes de presse et de leaders politiques.
L’attitude de la HAAC représente donc un véritable danger pour la survie des médias libres au Bénin.
A quelques mois de la célébration des 27 ans de la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation, le PLP souligne que cette mesure est inacceptable et invite la HAAC à mettre fin à sa campagne de censure contre les médias privés qui osent accorder la parole à tous les courants d'expression du pays. La HAAC, institution constitutionnelle, doit respecter ses engagements de protéger et renforcer la liberté de la presse reconnue et garantie par l’Etat tel que prescrit par la Constitution.
Cette nouvelle provocation à l'endroit de tous les démocrates du Bénin et d'ailleurs a fait l'objet d'une vive préoccupation au PLP ce mardi 29 Novembre 2016 qui a transmis ses inquiétudes aux organisations internationales appropriées et à certaines Chancelleries.
Le PLP exprime tout son soutien aux responsables et à tous leurs employés ainsi qu'aux citoyens consommateurs desdits médias tout en les invitant à rester unis et mobilisés afin de sauver le Bénin et sa démocratie.
Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) continuera le combat au nom du peuple béninois, dans le but d'empêcher les hyènes déguisées en adeptes vertueux de la démocratie, mais désormais à découvert, d’instaurer dans notre pays, la pensée unique et le culte de la dictature.


Fait à Cotonou, le 29 Novembre 2016

Le Secrétaire Général, porte-parole


Cécil Ahouélété ADJEVI

lundi 22 février 2016

Le Ministre Saliou Akadiri des Affaires étrangères, dans le viseur de L'Upmb

Pour avoir renvoyé des journalistes de son Ministère

Dans une situation ayant opposé des journalistes de la chaîne de télévision ''Canal 3 Bénin'' à Saliou Akadiri, Ministre béninois des Affaires étrangères, Franck Kpochémè, Président de l'Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), a rendu public le présent Communiqué de presse.

Saliou Akadiri

Non à la chasse aux Journalistes au Ministère des affaires étrangères!


Le Bureau Exécutif de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a suivi avec indignation et consternation les agissements du ministre en charge des affaires étrangères, Saliou Akadiri qui s’est mis en spectacle en faisant appel aux forces de l’ordre pour congédier des journalistes en quête de l’information pour les populations.
En effet, une équipe de Canal 3 composée de Idrissou Boukary et Clarisse Dassi est allée, dans la matinée du mardi 16 février 2016 dans les locaux du ministère des affaires étrangères pour aller constater le suivi de la grève déclenchée par le Syndipat Mae. Et c’est justement en plein exercice de leurs fonctions que le ministre, jouant au maitre des lieux, s’est permis de recourir aux forces de l’ordre pour congédier les professionnels des médias. C’est bien déplorable qu’un diplomate de carrière, s’en prenne à des journalistes dans l’exercice de leur profession. Face à cette intimidation grave tendant à embrigader la liberté de presse et à mettre à mal le processus démocratique au Bénin, l’Union des Professionnels des médias du Bénin prend tout le peuple béninois, les Institutions de la République, notamment : la Haac, la Cour Constitutionnelle et le Parlement, les organisations internationales et les représentations diplomatiques à témoin de cette dérive attentatoire aux libertés chèrement conquises de hautes luttes par le peuple béninois. Voilà pourquoi les acteurs des médias du Bénin, par le biais de l’UPMB qui les représente, ne sauraient admettre aucune menace et aucune manoeuvre d’intimidation que ce soit de la part d’un ministre chargé pourtant de faire l’image du pays, à l’étranger.

   L’UPMB tient une fois encore à rappeler que c’est sous le régime finissant que le Bénin a reculé drastiquement dans le classement de « Reporters sans frontières ». Faut-il le faire remarquer, les arrestations et maltraitances illégales subies depuis un moment par les professionnels des médias ne sont pas étrangères à ce déclassement. L’UPMB met donc en garde le ministre Akadiri et le gouvernement auquel il appartient contre toute tentative de musellement de la presse. En tout état de cause, l’UPMB rend le gouvernement et son chef responsable des déconvenues qui pourraient résulter des manœuvres d’intimidation des acteurs des médias. L’UPMB invite tous les professionnels des médias à se mobiliser pour des actions futures plus fortes en vue de barrer la voie à toute velléité de violation de la déclaration universelle des droits de l’homme, de la Constitution et notamment l’article 70 du Code de l’information et de la communication : « 
Tout citoyen a le droit d’accéder aux documents ou aux renseignements détenus par un organisme public ou par ses agents dans l’exercice de leurs fonctions… »


Cotonou, le 20 février 2016

Le Président de l’UPMB,

Franck KPOCHEME

jeudi 10 décembre 2015

Communiqué de l'Upmb suite au décès de Clément Dognon

Communiqué de presse suite au décès du Journaliste Clément Dognon 


Feu Clément Dognon
Le Bureau Exécutif de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a appris avec consternation le décès tragique du journaliste Clément DOGNON, chef du bureau régional  Parakou du quotidien Le Matinal.
Le confrère a été assassiné dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 décembre 2015 par des individus non encore identifiés assimilables à des voleurs, mais qui curieusement, au lieu de prendre la poudre d’escampette, une fois l’alerte donnée, ont plutôt tendu un guet-apens, à ceux qui ont lancé une course- poursuite, laquelle course-poursuite a été fatale au journaliste Clément DOGNON, qui a reçu dans l’abdomen une balle provenant des hors-la loi.
A la suite, des responsables des coordinations régionales des associations faitières des medias qui sont déjà dépêchés au domicile du regretté à Parakou, le Bureau Exécutif de l’UPMB présente ses condoléances aux familles éplorées, à tous les professionnels des médias et particulièrement au groupe de presse Le Matinal, qui vient de recevoir un nouveau choc après le récent feuilleton du mois de novembre 2015 de sa suspension par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication.
Le Bureau Exécutif de l’UPMB invite par la même occasion, le Parquet de la République près le Tribunal de première instance de Parakou et les Officiers de la police judiciaire à tout mettre en œuvre pour élucider, dans les plus brefs délais, les conditions de cet homicide volontaire.

Cotonou, le 9 décembre 2015



Le Président de l’UPMB



Franck KPOCHEME

jeudi 15 mai 2014

Dernière rencontre de Marie-Richard Magnidet avec ses partisans

" Je souhaiterais que cette victoire soit celle d'une profession et non celle d'un groupe ", dixit le candidat


" [...] Magnidet ne pourra rien, seul ... "
La Maison des médias de Cotonou a servi de cadre à une dernière rencontre entre Marie-Richard Magnidet, candidat à la cinquième mandature de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (Haac), et ses nombreux partisans de la presse écrite. C'était sous le couvert d'une conférence animée par Agapit Napoléon Maforikan, ancien Conseiller au niveau de cette institution de la République.

"La Haac, 20 ans après : quel Conseiller pour la presse ? " Voici le thème sur lequel est intervenu Agapit Napoléon Maforikan, ancien Conseiller de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (Haac), pour la mandature 2004-2009, élu dans la catégorie "Presse écrite", devant les partisans de Marie-Richard Magnidet, candidat dans la même catégorie, pour les élections du samedi 17 mai prochain.

Gérard Agognon, Coordonnateur général de la campagne du Candidat Magnidet a aussi fait le déplacement ...
C'est un propos à la conclusion de laquelle le conférencier a montré la nécessité pour les votants de la presse écrite de remplir certaines conditions pour l'efficacité du Conseiller de la presse écrite à la Haac. Pour lui, il faut d'abord faire de Marie-Richard Magnidet l'un des conseillers de la cinquième mandature de l'institution, au soir du vote du samedi 17 mai, vu qu'il a le profil requis pour accomplir cette lourde responsabilité, surtout qu'il est ouvert d'esprit, qu'il a du cran, qu'il s'est bien préparé à ce statut de Conseiller, après avoir gravi patiemment tous les échelons de la profession pour finir par être, respectivement, Secrétaire général et Président de l'Observatoire de l'éthique et de la déontologie dans les médias (Odem) et, enfin, qu'il a le contact facile. Insistant sur le passage de l'homme à l'Odem, il a rappelé qu'il a promu la co-régulation qui a pris corps, grâce à lui, et dont il pourrait être, à son poste, l'acteur de la nouvelle forme de régulation. Ensuite, pour Agapit Maforikan, il s'agit que les professionnels des médias maintiennent la mobilisation autour du Conseiller Marie-Richars Magnidet, s'il était élu, au soir du 17 mai 2014, et autour de l'Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), le syndicat des journalistes, pour une lutte commune en vue d'un meilleur exercice de leur profession par les mandants.

... de même que de nombreux journalistes de la presse écrite
" Je souhaiterais soit celle d'une profession et non celle d'un groupe ", " Magnidet ne pourra rien seul ", " Seule l'unité peut nous amener à gagner des batailles", " Je ne changerai pas de numéro après mon élection ", ... Voilà, en substance, quelques propos tenus par le candidat Magnidet, dans la fièvre des applaudissements de ses nombreux partisans, venus pour une dernière rencontre de mobilisation, appuyant ainsi les réflexions d'Agapit Maforikan selon lesquelles un Conseiller à la Haac, surtout celui émanant des médias, ne peut être efficace pour ses mandants que s'il sent derrière lui l'utilisation par les journalistes, à l'effet d'une bonne pression, de leurs journaux, de leurs micros et de leurs caméras. Dans ces conditions de grade liesse, les dernières consignes de vote ont été données aux électeurs.


Du contenu d'une conférence
  
Devant son auditoire, à la Maison des médias, en cet après-midi du jeudi 15 mai 2014, le conférencier Agapit Maforikan a fait ressortir la déception, de la part des professionnels des médias, ayant caractérisé la fin de son mandat, ceux-ci ayant affirmé qu'il n'avait rien apporté à l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il a montré que, si cela en a été ainsi, c'est à cause de la mission de régulation assignée à cette institution républicaine, composée de six membres, personnalités politiques, sur les 9, dont les 3 derniers sont désignés par les journalistes de la presse écrite, de l'audiovisuel et de la technique.

Agapit Napoléon Maforikan, au cours de la conférence
Et, il a continué en affirmant que la Haac étant la garante du respect de l'éthique et de la déontologie dans les médias, elle fonctionne selon une Loi organique dont l'amendement urgent ne fait plus aucun doute, de même qu'il faut dépouiller l'institution républicaine de la gestion de la carte de presse, de l'aide de l'Etat à la presse et des formations en faveur des professionnelles. Pour lui, il faut une nouvelle régulation qui devra contribuer à l'assainissement de la profession journalistique et, il trouve que toutes ces considérations sont autant de défis sur lesquels la nouvelle Haac doit se concentrer, sans oublier, à en croire cette personnalité, que les différents groupes de pression s'étant constitués pendant la campagne devront plus que jamais se montrer actifs dans le "fouettage" de l'Umpb, afin que cette institution joue son rôle qui doit être, entre autres, d'aiguillonner la Haac.


Marcel Kpogodo