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mercredi 17 décembre 2014

Pascal Todjinou accusé de mauvaise gestion

En matière de gouvernance économique et financière
  
Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), aussi invraisemblable que cela puisse paraître, est convaincu de mauvaise gestion de fonds. C’est ce qui ressort d’une correspondance adressée à son institution syndicale par le Chef de programme d’une institution néerlandaise entretenant, depuis bientôt deux décennies, un partenariat avec sa super-structure. Un véritable cataclysme lorsqu’on sait que Pascal Todjinou, un monument du mouvement syndical béninois, ne marchande jamais son humour grinçant pour pourfendre l’action gouvernementale, depuis l’époque du Président Nicéphore Soglo.

Pascal Todjinou

La correspondance dont il s’agit et qui met en cause Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), date du 30 octobre 2014. Signée par Marie José Alting von Geusau, Chef de programme de Cnv international, une organisation néerlandaise, principale partenaire technique et financier de la Cgtb, elle indique clairement que Pascal Todjinou s’est compromis dans des actes de détournement de subventions, mises à la disposition de son institution. Depuis 1995, la Cnv international, aux côtés de l’organisation belge, ’’Solidarité mondiale’’ (Wsm), fait bénéficier à la Cgtb une colossale subvention annuelle de 150 millions de Francs Cfa. Et, depuis 2013, la contribution financière de ces deux institutions est passée à 250 millions, une manne que vient de se voir arracher le Sg de la Cgtb. (Lire ci-contre la correspondance de Cnv international).





Marcel Kpogodo 

jeudi 25 septembre 2014

Où est passé le Front d’action des syndicats des trois ordres d’enseignement ?

Pour les négociations Gouvernement – Centrales et confédérations syndicales


Depuis le 11 septembre dernier, les négociations entre le Gouvernement béninois et les centrales et confédérations syndicales ont démarré, dans le but de permettre une rentrée apaisée et réelle. Même si, le 23 septembre, les deux camps se sont séparés dos-à-dos, il faut remarquer l’absence à la table d’un partenaire de taille : le Front d’action des syndicats des trois ordres d’enseignement. C’est un regroupement syndical prenant en compte le personnel de la maternelle, du primaire et du secondaire. Cette absence ne peut qu’inquiéter, pour la rentrée 2014-2015, lorsqu’on connaît le poids dont a été cette structure qu’est le Front, l’année écoulée, dans la décision de reprise ou non des cours.

Maxime Okoundé, un des représentants du Front ...
Le manque de participation du Front d’action des trois ordres d’enseignement aux négociations Gouvernement-Centrales et confédérations syndicales laisse perplexe. Si, chaque année, au lancement des hostilités entre l’Exécutif et les partenaires sociaux des enseignements maternel, primaire et secondaire, ce sont les centrales et les confédérations syndicales qui prennent les devants des négociations, vu que le Front ne se trouve pas invité parce que n’étant pas une centrale ou bien une confédération bien constituée mais, plutôt, une regroupement de syndicats, il se fait que lorsque la crise scolaire atteint une étape critique, le Gouvernement se voit obligé de lui faire appel et de commencer à discuter séparément avec lui.
Il se fait alors que, contrairement aux centrales et aux confédérations qui comportent en leur sein des syndicats isolés de tel ou tel niveau de l’enseignement, le Front, lui, constitue une machine de pression qui se durcit de plus d’une bonne vingtaine de syndicats et qui mobilise facilement tous les enseignants à la base. On l’a vu : au cours de la grève perlée reconduite hebdomadairement, pendant l’année scolaire 2013-2014, les centrales et les confédérations syndicales qui avaient appelé à la reprise des cours, le 15 avril, n’avaient pas été écoutées et le mouvement s’était durci de plus bel, sous l’autorité du Front. Et, par la suite, ce bloc, s’étant fragilisé et cassé en deux, avait trouvé son aile la plus jusqu’auboutiste qui n’avait appelé à en finir avec le bras-de-fer, que le 13 mai.

Voilà qui montre que le Front d’action des syndicats des trois ordres d’enseignement est un bloc assez influent sans lequel le Gouvernement ne pourra pas garantir une rentrée effective. Alors, pourquoi attendre, soit de conclure quelque chose avec les centrales et confédérations syndicales pour voir le Front venir confortablement s’installer, à son tour, pour présenter ses exigences, soit faire face à l’échec du dialogue avec les premiers partenaires pour se tourner vers le Front pour espérer trouver une porte de sortie ? D’ailleurs, le dernier communiqué publié par ce regroupement, en juillet dernier, lors de la correction du Baccalauréat, a laissé apparaître une nouvelle revendication : les statuts particuliers des enseignants. Celle-ci ne fait pas partie de la plate-forme dont discutent, actuellement, l’Exécutif et les centrales et confédérations. Que va-t-il donc se passer au Front lorsque ces deux parties arriveront à un terrain d’entente ? Ne va-t-il pas brandir sa propre liste de revendications ? Ne pas trouver le moyen de prendre langue, dès maintenant, avec ce Front semble suicidaire pour l’école béninoise, à cause des mouvements d’arrêt des cours, déjà trop préjudiciables pour le niveau intellectuel des apprenants de tous ordres, du secteur public.

mercredi 3 septembre 2014

Les centrales syndicales du Bénin instrumentalisent le système éducatif

Au vu de leur sortie médiatique du 27 août dernier

Le mercredi 27 août 2014, les premiers responsables des quatre centrales syndicales que sont la Csa-Bénin, la Cgtb, la Cosi et la Cspib, sont montés au créneau pour constater le manque de satisfaction des revendications des travailleurs, ce face à quoi ils ont promis au Gouvernement un embargo sur la rentrée scolaire 2014-2015. Ceci laisse croire à une nouvelle instrumentalisation du système éducatif.
Pascal Todjinou, Sg de la Cgtb
La sortie médiatique de la Centrale des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) et de la Centrale des syndicats du secteur privé et de l’informel du Bénin (Cspib), le mercredi 27 août dernier, n’a pas manqué de faire ressortir qu’elles sont complètement remontées contre le Gouvernement, accusé de n’avoir pas satisfait les revendications des travailleurs. La rentrée scolaire est, selon elles, l’élément qui servira de facteur d’exploitation pour faire regretter à l’Exécutif son mépris envers ces revendications. Cette hypothèque, mise sur la prochaine rentrée scolaire, annonce de nouveaux moments difficiles pour le système éducatif béninois ; celui-ci sera l’otage dont se serviront ces confédérations et centrales syndicales pour faire chanter le Gouvernement.

Noël Chadaré, Sg de la Cosi-Bénin
Lorsqu’on se souvient que, le 15 avril dernier, ces institutions de défense des intérêts des fonctionnaires de l’Etat avaient lancé un appel vain aux enseignants pour qu’ils reprennent, ce qui a mis en exergue leur absence d’influence sur ce secteur d’activités, on se rend compte que, n’ayant pas tiré leçon de cela, elles veulent utiliser le système éducatif comme un fonds de commerce pour se faire valoir. Elles devraient laisser le Front d’action des syndicats des trois ordres d’enseignement jouer son rôle, au lieu de se substituer à lui et d’utiliser les enseignants pour se faire une popularité.
Reste à savoir si le poids de la précarité professionnelle et sociale dans le monde des éducateurs permettra à ceux-ci de reconnaître leurs vrais représentants syndicaux.

Marcel Kpogodo


lundi 6 février 2012

Dialogue de sourd entre le gouvernement et les syndicats sur la loi sur le droit de grève


Annonce d’une réforme de la loi sur le droit de grève


Les syndicats s’opposent toujours à cette modification


Depuis que les principales mesures figurant dans la proposition de loi portant sur l’exercice du droit de grève, ont été distillées dans la presse en septembre dernier, les principales confédérations syndicales rappellent constamment tout le mal qu’elles en pensent. 

                                 Pascal Todjinou, Secrétaire Général de la Cgtb

L’une des commissions du parlement, étudie actuellement la proposition de loi portant sur l’exercice du droit de grève. C’est dans cette optique, qu’il a été décidé d’associer à cette étape les représentants des centrales syndicales ainsi que ceux du Conseil économique et social (Ces) et du Conseil national du travail (Cnt). Mais selon le quotidien Fraternité, les syndicalistes ont décidé de bouder cette étape. Ils en auraient informé le Président de l’Assemblée nationale par le biais d’une correspondance. Pour le moment, le fait que les syndicats dénoncent régulièrement les principales mesures de cette loi, n’a eu aucun effet sur le gouvernement. Cette option se révèle être inefficace, car la dite loi passera comme une lettre à la poste et ce à cause de la large majorité dont dispose l’exécutif au parlement.

Les changements annoncés

Certains articles de cette future loi, sont de nature à compliquer le recours à la grève par les syndicats. Ainsi, ce texte prescrit que toute grève politique est interdite, reste à savoir ce que signifie l’expression « grève politique ». Aussi avant d’aller en grève, il faut que chaque syndicat ait déposé au préalable un préavis au moins 20 jours avant la date de lancement du mouvement de grève. Avant le dépôt de ce préavis, les motifs de la grève doivent avoir fait obligatoirement l’objet d’une négociation collective. Et pour corser le tout, les syndicats ne peuvent arguer d’une grève que sur les points qui n’ont pas été solutionnés lors de la négociation collective. Si ce projet de loi était voté en l’état, la seule option qui resterait dans ce cas pour les syndicats seraient de déposer un recours devant la cour constitutionnelle afin qu’elle puisse statuer sur la conformité de cette loi à la constitution.


Bernado Houenoussi

dimanche 20 février 2011

Elections présidentielles au Bénin

Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb)


Dans la perspective des prochaines élections


La Cgtb opte pour une veille citoyenne


Les membres du Secrétariat exécutif national de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), entre autres, et les Secrétaires généraux des 114 organisations syndicales affiliées à cette Confédération étaient réunis, hier, 10 février 2011, à Cotonou, dans le cadre d’un Conseil confédéral extraordinaire. Il était question de réfléchir sur la situation politique nationale afin de déterminer l’attitude que doivent avoir les travailleurs membres de la Cgtb, qui sont, avant tout, des citoyens.


Le thème de ce Conseil confédéral extraordinaire était relatif à la “Responsabilité des travailleurs face aux enjeux électoraux“. En effet, la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) cristallise une vive tension entre la mouvance présidentielle et l’opposition et, ce, dans l’optique des élections présidentielles et législatives à venir. Face aux enjeux qui découlent de ce double scrutin, la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a décidé de réunir son instance dirigeante et les représentants de tous les syndicats qui lui sont affiliées. Dans son allocution introductive, Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb, a tenu à indiquer que toutes les déclarations de la centrale syndicale qu’il dirige étaient fondées sur la base des textes qui la régissent. Il a rappelé les termes de l’article 5 des Statuts de la Cgtb, qui stipulent qu’elle n’est pas un parti politique et qu’en aucun cas elle ne peut s’affilier à une formation politique. Toutefois, il est permis que la Cgtb puisse se prononcer sur toutes les questions politiques, économiques et socioculturelles, ayant trait à la vie des travailleurs. C’est donc fort de cela que Pascal Todjinou est revenu sur les dysfonctionnements enregistrés depuis le début du processus devant conduire à la réalisation de la Lépi. Il a, notamment, mis en avant, le manque de consensus entre les différents acteurs, les failles de la cartographie censitaire et la vétusté des kits devant servir à l’enregistrement biométrique, ces faits ayant eu comme conséquence de mettre sur le carreau 1,4 millions de béninois qui ne se sont pas fait enregistrer. Selon lui, cela engendrera une frustration qui pourrait conduire à des troubles à l’ordre publique. C’est pourquoi, la Cgtb utilisera, de façon pacifique, tous les moyens de pression légaux pour que les problèmes évoqués soient rectifiés. Ainsi, le droit au suffrage universel de tous les citoyens sera respecté. Mais, la Cgtb lance surtout un appel aux autorités de toutes les institutions qui doivent jouer un rôle dans le processus électoral ; ils sont vivement invités à jouer leur partition, pour que le Bénin traverse sans heurts la période électorale actuelle.


Bernado Houenoussi

mercredi 10 novembre 2010

Vie syndicale au Bénin

Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb




Activités des syndicats



La Cgtb outille les agents des collectivités locales sur les négociations




La Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a organisé, en collaboration avec Snv International, le jeudi 4 novembre, un séminaire de formation syndicale à l’endroit des agents des mairies et des préfectures de la région méridionale du Bénin, l’objectif étant de leur donner les rudiments nécessaires afin de les aguerrir dans les négociations.




« Les agents des collectivités locales et les techniques de négociation commerciale» est le thème du séminaire national organisé par la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cgtb) à l’endroit d’environ 80 agents des communes et des préfectures du Bénin. Selon Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb, la tenue de ce séminaire se justifie par le mépris et la marginalisation dont sont victimes les travailleurs de ces structures. En outre, ces agents sont sans statut. Et, pour faire comprendre cela aux maires et aux préfets, il faut apprendre à négocier, ajoute t-il. C’est ainsi, que le séminaire mettra l’accent sur les notions en techniques de négociation collective, une chose rendue encore plus nécessaire par la politisation à outrance dont souffre l’administration béninoise. Deux documents de base élaborés par la Cgtb, seront également étudiés par les participants au séminaire ; il s’agit de celui portant sur les « Négociations Collectives » et celui relatif aux « Notions de base du syndicalisme ». Il est à noter que l’expérience de ce séminaire sera rééditée à l’endroit des travailleurs des communes de la partie septentrionale du Bénin, dans les prochains mois.



Bernado Houenoussi