mercredi 17 août 2016

Alain Capo-Chichi rétablit la crédibilité de l’Institut ’’Cerco’’

Dans l'univers béninois de l'enseignement supérieur privé


Le lundi 15 août 2016 s’est déroulée, au siège de l’Institut ’’Cerco’’, du quartier Sikécodji, à Cotonou, une conférence de presse animée par le Président-Directeur général de l’institution universitaire, Alain Capo-Chichi. Il s’agissait pour cette personnalité de rejeter, avec une grande véhémence et une forte conviction, les allégations ayant contribué à répandre du discrédit sur l’université privée dont il assure l’administration et la gestion, ce qui a permis, d’une part, de remettre en lumière les atouts d’un joyau béninois et, d’autre part, de rassurer résolument les parents d’étudiants. 
Alain Capo-Chichi, au cours de la conférence de presse, s'est voulu très rassurant à l'endroit des parents d'étudiants
« Il n’y a pas péril en la demeure ; ’’Cerco’’ fait partie des établissements modernes au Bénin et détient15 diplômes co-signés par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs) ! » Ainsi s’est exclamé Alain Capo-Chichi, Président-Directeur général de l’Institut ’’Cerco’’, au cours de la conférence de presse à laquelle il a convié les professionnels des médias, en cette fraîche matinée de l’Assomption, ce lundi 15 août 2016, au siège de l’université privée. A en croire les propos de l’orateur, après 17 ans d’existence, l’Institut ’’Cerco’’ capitalise un nombre impressionnant d’acquis sur un fondement de statistiques précises : 3020 étudiants diplômés avec moins de 200 d’entre eux n’ayant pas encore trouvé un emploi. Un exploit dû, selon Alain Capo-Chichi, au suivi de l’Institut ’’Cerco’’ concernant l’insertion professionnelle de ces apprenants lorsqu’ils arrivent en fin de cycle, de même qu’à leur édification en capacités entrepreneuriales et en management.
Voilà une institution universitaire très imposante que ses dirigeants ont conformée aux conditions draconiennes de reconnaissance par l’Etat béninois : « Une école d’enseignement supérieur peut être autorisée au Bénin et, cela suit des principes », commentera-t-il, à ce propos. En outre, l’Institut ’’Cerco’’ a été décrit par son promoteur comme une superstructure disposant d’un grand nombre de commodités pour y faciliter l’épanouissement intellectuel des apprenants : un propre siège d’une valeur d’1 milliard 500 millions de Francs Cfa, doté d’un ascenseur et d’équipements sacrifiant aux normes internationales et qui, aujourd’hui, étend ses ramifications dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la France et la Chine, ce dernier pays, première puissance économique mondiale dont l’une des universités ouvrira, en septembre 2016, un Département d’enseignement dans l’université privée indiquée. « Sans une qualité de formation, il ne peut y avoir de ces possibilités », avoue-t-il, en toute modestie. C’est ainsi que, devant les intoxications dont il a personnellement été victime par une certaine presse et qui ont tenté de ternir l’éclat de réalisations aussi éloquentes et pertinentes au niveau de l’Institut ’’Cerco’’, Alain Capo-Chichi a profité de la conférence de presse pour convier les parents d’étudiants à prendre part aux Journées ’’Portes ouvertes’’, organisées à leur intention, les 19 et 20 août 2016, pour leur permettre de découvrir, de leur propre chef, le caractère prestigieux et rassurant de l’Université privée figurant sur la liste de reconnaissance publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur du Bénin.


Marcel Kpogodo    

18 exigences et 10 dénonciations du Bébé Plp

Dans la cadre de l'animation de la vie politique au Bénin


Le dimanche 14 août 2016 à l’Hôtel Azalaï de Cotonou a eu lieu la mise sur les fonts baptismaux du Parti pour la libération du peuple (Plp). Une nouvelle formation politique avec, à sa tête, Léonce Houngbadji, résolument établie dans une opposition forte et constructive au régime du Président Patrice Talon. L’événement a débouché sur une Déclaration assortie, notamment, d’exigences et de dénonciations.
Au centre, Léonce Houngbadji
Une vaste salle ’’Gbèhanzin’’ archi-comble, remplie de jeunes, de femmes, de conducteurs de taxi-moto et d’invités de tous ordres, une animation populaire digne des grands jours. L’atmosphère chaudement militante qui a caractérisé, au début de l’après-midi du dimanche 14 août 2016, la salle ’’Gbèhanzin’’ de l’Hôtel Azalaï de Cotonou, au Congrès de constitution du Parti pour la libération du peuple (Plp). Deux temps forts ont marqué la manifestation politique : la diction par  Léonce Houngbadji d’un discours enflammé, un véritable pamphlet dans lequel cette jeune personnalité politique a peint profondément en noir la gestion du Bénin par le Gouvernement du Président Patrice Talon. Ensuite, un autre membre de la formation politique, Cécil Adjévi, a procédé à la lecture d’une déclaration engagée, dominée, par, entre autres, des exigences majoritairement adressées à l’Exécutif. En définitive, le Plp a résolument établi son adhésion au courant de l’opposition politique au régime en place.
Le monde fou de la Salle ''Gbèhanzin''
Voilà qui s’avère d’une cohérence rare lorsqu’on sait que le courant défendu par celui-ci, lors de l’élection présidentielle de mars 2016, l’avait vu soutenir la candidature de l’ancien Premier Ministre, Lionel Zinsou. Contrairement à la frilosité et à la versatilité ambiantes émanant du camp avec lequel il a mené le même combat, ce leader a choisi d’enfourcher la trompette de l’Opposition, quitte à en subir toute la drastique situation, tant redoutée et fuie.


Ramane Aïsso


     
Déclaration du Plp


Le Plp et ses pancartes revendicatives

I.                   Le Parti pour la libération du peuple (Plp) exige :
-          L’audit de la Sodéco, du Pvi et de Maria-Gléta
-          La sortie rapide du Programme d’action du Gouvernement pour mettre fin à la navigation à vue
-          La déclaration des biens du Chef de l’Etat et de ceux de ses Ministres
-          La transparence autour des sociétés du Président de la République et de celles de ses proches collaborateurs pour éviter les conflits d’intérêts
-          La mise en œuvre de la Feuille de route issue des Assises nationales sur le Numérique
-          La poursuite et le renforcement des mesures sociales en faveur des jeunes et des femmes (Emploi, autonomisation des femmes, Ramu, gratuité de la césarienne, scolarité, …)
-          La création de l’Office béninois des recettes pour sécuriser les fonds mobilisés par les différentes régies financières
-          La sauvegarde des intérêts des travailleurs, notamment, les acquis sociaux
-          L’amélioration des conditions de vie et de travail des forces de l’ordre et de sécurité publique
-          La création d’une Commission d’enquête parlementaire sur le paiement des dettes intérieures et les milliards décaissés au Trésor public pour le compte du coton, depuis le 6 avril 2016
-          La publication des noms des cabinets d’audits
-          L’élargissement des audits à la Sodéco, au Pvi et à la Centrale de Maria-Gléta et, surtout, la prise de 2006 comme point de départ des audits
-          La prise en compte du 1er trimestre 2012 dans l’audit diligenté dans la filière des véhicules d’occasion
-          Le rétablissement immédiat des 21 étudiants arbitrairement suspendus à l’Université d’Abomey-Calavi et la reprise des activités académiques à la Flash
-          Le rétablissement des Ace suspendus dans plusieurs ministères dont au Ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche
-          Le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale par l’Assemblée nationale
-          Le rétablissement de la carte universitaire
-          La mise en œuvre immédiate des recommandations des derniers Etats généraux de la presse béninoise.

II.                Le Parti pour la libération du peuple (Plp) :
-          Apporte son soutien à la communauté estudiantine et l’invite à rester vigilante et mobilisée
-          Félicite et encourage tous les travailleurs à divers niveaux et leurs responsables syndicaux à poursuivre la lutte sociale pour mettre un terme à la destruction du tissu social national
-          Invite la société civile à plus de responsabilité en évitant les ingérences dans les affaires politiques. Nous voulons une société civile qui assure la veille citoyenne et non qui se met au service d’un Gouvernement sans vision et sans priorité, pour distraire le peuple
-          Demande à la communauté internationale l’envoi d’une mission au Bénin aux fins de vérifier nos allégations sur la gouvernance du régime, surtout, sur les questions des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la gouvernance économique et financière
-          S’interroge sur la forme référendaire envisagée pour les réformes politiques et institutionnelles et invite ses militants, militantes et sympathisants à rester mobilisés pour faire échec à cette mascarade.

III.             Le Parti pour la libération du peuple (Plp)
1.      NON aux réformes politiques et institutionnelles taillées sur mesure
2.      NON au mandat unique pour tuer la démocratie et l’Etat de droit
3.      NON à la violation de la liberté d’expression
4.      NON à la suppression des mesures sociales en faveur des femmes et des jeunes
5.      NON à l’instrumentalisation de certaines institutions de la République et de la société civile
6.      NON aux audits orientés à des fins de chantage politique
7.      NON au pillage du Trésor public sous de fallacieux prétextes
8.      NON au renforcement du monopole privé en faveur d’une seule personne
9.      NON à la privatisation du Bénin dans l’intérêt d’une seule personne
10.  NON à la profanation du système judiciaire

Le Parti pour la libération du peuple exprime toute sa reconnaissance à la presse nationale pour son accompagnement et l’encourage à jouer le rôle qui est le sien dans la préservation de la paix, de la stabilité et de l’unité nationale.

Nous vous remercions !
Fait à Cotonou, le 14 août 2016
Le Congrès