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mercredi 3 septembre 2014

Mathurin Nago, l’indésirable à abattre

Après ses déclarations du dimanche 31 août dernier à Bopa

Le dimanche 31 août 2014, le Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, est sorti, à nouveau, de son mutisme. Mais, cette fois-ci, il a été question pour lui, de manière directe, de fustiger la gestion du pouvoir actuel, à travers la dénonciation d’un détournement de fonds, en défaveur d’un projet de construction d’une bretelle de 1,2 km à Bopa, la localité d’origine de la deuxième personnalité de l’Etat. Ce langage libre, de plus en plus, semble devoir lui coûter cher, aux prochaines consultations électorales.
 
Mathurin Nago
Les propos de Mathurin Nago, Président de l’Assemblée nationale, à Bopa, son fief électoral, le dimanche 31 août 2014, n’ont pas laissé indifférente la classe politique béninoise. Elles stigmatisaient l’absence de réalisation du projet de construction d’une bretelle de 1,2 km, à Bopa, la commune dont il est originaire, malgré le déblocage d’un financement de 4,5 milliards par la Banque africaine de développement (Bad).
Cela commence à faire trop, d’abord, après le difficile vote du budget 2014 par la représentation nationale. Il faut rappeler que le projet de loi avait d’abord été rejeté par les députés et, que des farouches partisans de Boni Yayi au Parlement avaient perçu en Mathurin Nago l’artisan de cette gifle, étant donné qu’il avait autorisé que les représentants du peuple manifestent leur vote de manière secrète. Cette stratégie a permis aux opposants tapis dans la mouvance présidentielle de manifester leur désapprobation à donner le quitus des dépenses publiques au Gouvernement.
Ensuite, un autre fait de défiance vis-à-vis du Président Yayi a été le discours, très moralisateur et critique, prononcé par le Chef du Perchoir, le 7 janvier 2014, lors de la présentation des vœux à la Marina. Enfin, Mathurin Nago, parmi les siens, vient de dégainer à nouveau et de noircir l’action de l’Exécutif dans sa Commune.

Des sources émanant de la mouvance présidentielle permettent de croire que le Chef de l’Etat, même s’il ne se prononcera pas ouvertement pour faire connaître sa désapprobation face à la tendance depuis peu critique d’un Mathurin Nago qui a tout gagné du régime et qui n’a plus rien à en perdre, vu que le dernier mandat présidentiel de Yayi tire à sa fin, on commence difficilement à prendre la mesure de la liberté de ton de la deuxième personnalité de l’Etat et, les représailles ne tarderont pas à se faire sentir, déjà avec les élections municipales, si celles-ci avaient lieu, à la date prévue. Et, après, avec les consultations de 2015 pour lesquelles Mathurin Nago devrait commencer à dire adieu à un positionnement sur les listes des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Ses détracteurs rient à l’avance des déconvenues qui l’attendent, bien convaincus qu’ils sont du fait que Mathurin ne doit son fief électoral, sa victoire, en tant que député et son exercice, pour deux mandats consécutifs, du perchoir, à son appartenance à la mouvance présidentielle ; ils s’attendent donc à le voir chuter impitoyablement de sa position politique actuelle pour, au lendemain des législatives de 2015, ne se retrouver que comme simple citoyen, sans compter qu’ils lui prédisent un échec lamentable aux élections présidentielles, lui qui n’est rien sans Yayi. Il ne reste qu’à attendre les échéances électorales concernées pour voir si Mathurin Nago saura faire vendre cher sa peau, face à toutes les embûches qui l’attendent, de la part de ses amis politiques d’hier, ayant à leur tête, le Chef de l’Etat.


Marcel Kpogodo

dimanche 20 février 2011

Politique au Bénin

Simon Haïkou, Président de l'Organe consultatif de la jeunesse (Ocj) : Qui lui en veut-il à mort ?



Recrudescence de la criminalité au Bénin



Simon Haïkou échappe à une tentative d’assassinat



Alors qu’il était, le week-end écoulé, à Possotomé et environs pour certaines de ses activités, le président de l’Orgace consultatif de la jeunesse (OJC), Simon Kaïkou a failli se faire assassiner par des étranges occupants d’un véhicule d’immatriculation nigériane, n’eut été la vigilance de l’un de ses compagnons.



« … Président ! Président ! Ils ont sorti une arme ! ». Voilà la phrase prononcée par la Responsable chargée des Affaires féminines de l’Organe consultatif de la jeunesse (Ocj), dirigé par Simon Haïkou, et qui a eu finalement le mérite de sauver le président de l’Ocj des griffes de ses assaillants, visiblement décidés à en finir avec lui. « En effet, après avoir quitté le navire de la mouvance où j’ai milité depuis des années », explique-t-il, la mort dans l’âme, « j’ai voulu répondre à l’appel de ma base qui souhaiterait savoir les motifs de ce choix. Ne pouvant pas rester sourd à cet appel des jeunes qui me font confiance depuis bien longtemps, j’ai pris alors sur moi la décision de me rendre le samedi passé ( Ndlr : le 12 février 2011) dans la Ccommune de Houéyogbé et de Bopa, principalement à Possotomé, Gbakpodji, Agbodji, etc. Pendant ma rencontre avec les jeunes, j’ai reçu un appel venant d’un numéro Glo qui me disait de cesser mon activité car, cela pouvait mal se terminer. Malgré cette menace, j’ai insisté jusqu’à la fin mais, bizarrement, la même personne inconnue me rappela en me demandant l’heure de mon retour à Cotonou, ce que je ne lui ai pas indiquée. Par la suite, mes compagnons et moi avons repris notre chemin de retour et, c’est à quelques encablures du village de Dahè que tout a commencé. Il sonnait environ 19 heures lorsqu’un véhicule 4x4 de marque Patfinder me prit en chasse et cherchait à nous dépasser. Ayant compris très tôt le manège, après toutes les menaces de mort téléphoniques et par lettre reçues, j’ai accéléré. Dans ce chassé-croisé, un des occupants du véhicule 4x4 Patfinder immatriculé KJB 181 Eweri 15 Lagos, a baissé la vitre de sa portière en pointant sur nous le canon de son arme. Et, c’est là que ma secrétaire cria : « Président ! Président ! Ils ont sorti une arme ». On était déjà à l’entrée de Dahè. Alors, j’ai tourné en toute vitesse dans une rue de ce village où se trouvaient heureusement des villageois que j’ai alertés. Ceux-ci ont aussitôt, en un temps record, alerté, à leur tour, le reste de la population, en criant au malfaiteur, obligeant le véhicule indésirable à rebrousser chemin en toute vitesse ». La victime, le président de l’Ocj, Simon Haïkou est actuellement sous le choc et traumatisé, même s’il a tenu informées les autorités de la police judiciaire, ce qui sera bientôt le cas du Procureur de la République à des fins utiles.



Marcel Kpogodo