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jeudi 10 mars 2016

Les 28 membres du nouveau Gouvernement du Président Boni Yayi

A moins d'un mois de son départ du pouvoir

Le Président Boni Yayi vient de procéder à un toilettage de son Gouvernement, à moins d'un mois de la fin de son régime, ce qui permet de constater 5 départs : Palcide Azandé, Pascal Dossou Togbé, Nadine Dako Tamadaho, Kombiéni Pocoun Damé et Honorine Attikpa. Et, la nouvelle équipe connaît 6 entrées : Toussaint Adjéhounou, Frédéric Dohou, Aziz Brisso Yarou, Clarisse Amoussou, Antoien Domah et Valentin Sokpin.

Boni Yayi

Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement : Boni Yayi

Premier ministre chargé du Développement économique, de l’évaluation des politiques publiques et de la promotion de la bonne gouvernance : Lionel Zinsou

Vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : François Abiola


Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, de la reconversion et de l’insertion des jeunes : Alassane Soumanou

Ministère d’Etat chargé de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation : Komi Koutché


Ministre d’Etat à la Présidence de la République chargé de la Coordination des politiques de mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement, des Objectifs de développement durable et des grands travaux : Fulbert Amoussouga-Géro


Ministre d’Etat chargé de la Défense nationale : Théophile Yarou


Ministre d’Etat chargé du Travail, de la fonction publique, de la réforme administrative et institutionnelle : Aboubakar Yaya

Ministère d’Etat chargé des Travaux publics et des transports : Gustave Dépo Sonon


Ministère de l’Intérieur, de la sécurité publique et des cultes : Toussaint Adjéhounou

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la législation et des droits de l’homme : Evelyne da Sylva, épouse Ahouanto

Ministère des Enseignements maternel et primaire : Eléonore Ladékan


Ministre des Affaire étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur : Saliou Akadiri

Ministre de la Santé : Antoine Domah

Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et la pêche : Rufin Orou Nan Nansounon

Ministre de l’Environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières : Théophile C. Worou

Ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’assainissement : Noël Fonton

Ministre de l’Energie, des recherches pétrolières et minières, et du développement des énergies renouvelables : Spéro Mensah

Ministre de la Culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme : Paul Hounkpè

Ministre de la Communication, des technologies de l’information et de la communication et de l’économie numérique : Etienne Kossi

Ministre chargé de la Microfinance : Valentin Sokpin

Ministre de la Jeunesse, des sports et des loisirs : Safiou Idrissou Affo

Ministre de l’Industrie et du commerce : Frédéric Dohou

Ministre chargé de l’emploi des jeunes, des petites et moyennes entreprises : Aziz Brisso Yarou

Ministre de la Famille, des affaires sociales, de la solidarité nationale, des handicapés et des personnes de 3ème âge : Clarisse Amoussou

Ministre de la Décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire : Véronique Brun Hachémè

Ministre chargé des Relations avec les institutions : Thomas Yombo

Ministre de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires : Patrick Yérima

Ministre de l’Eau : Christine Gbédji Vyaho



Marcel Kpogodo

mercredi 10 novembre 2010

Société au Bénin

Boni Yayi, Présidnt de la République du Bénin

Martial Sounton, Ministre de l'Intérieur du Bénin



Désiré Adadja, Ministre de la Communication du Bénin






Développement exponentiel de la cybercriminalité au Bénin






Des indices de la complicité du Gouvernement





Il n’est pas de cybercafés au Bénin aujourd’hui qui ne soit la proie de ces jeunes qui, en réalité, ne sont avides, pas de culture, mais d’argent, d’argent facilement gagné par le tremplin de l’escroquerie. Ce qui ébranle reste que cela se passe depuis plusieurs années déjà, au nez et à la barbe de nos autorités de tous ordres qui, pour toute réaction, s’emmurent dans une indifférence apparente laissant croire qu’elles trouvent leur compte dans cette activité illicite ’’dévoyeuse’’ de la force productrice de la jeunesse.





A l’allure où vont les choses, le Gouvernement béninois pourra difficilement se dédouaner de la situation de l’explosion de l’arnaque juvénile à travers toutes les villes des départements du pays. Face à l’envahissement des cybercafés aujourd’hui par des écoliers, des élèves, des étudiants, des déscolarisés, par des apprentis de tous corps de métiers, par même des adultes en mal de gain consistant, rien n’est plus inquiétant que de voir cette force productrice en devenir qui étiole son ardeur et sa vitalité, sa puissance intellectuelle et son énergie créatrice sur le clavier des ordinateurs, à la recherche des proies faciles et naïves de ces hommes et femmes appartenant à une culture occidentale développée où l’achat par Internet est une pratique sociale ordinaire. Désormais, ils sont très nombreux, ces jeunes, à envahir les lieux de connexion Internet pour perpétrer au grand jour leur forfait d’escroquerie. Et, tous les maillons de la population les connaissent et gardent le silence, un silence digne de l’ « omerta » puisqu’il s’agit d’un système qui fait jouir plusieurs familles. Le pire, c’est le silence de nos autorités ! Jusqu’à quand assisterons-nous impuissants à cette situation où des milliers de jeunes viennent escroquer d’honnêtes citoyens des pays développés, au vu et au su de tout le monde ? Nos autorités, le Ministre de l’Intérieur, celui de la Communication et le Président de la République attendent-ils qu’un certain pire arrive avant de lever le petit doigt, ou qu’un de leurs proches soit tristement victime de la situation ? Leur silence donne l’impression qu’elles ont, comme le bas peuple, grandement à gagner dans ce système qui, comme Icc services, ronge insidieusement la société ? Ces autorités font croire qu’elles auraient beaucoup à perdre avec la disparition d’une telle aubaine noire ! Pourvu qu’au temps de l’éclatement du scandale, le Chef de l’Etat ne se réfugie pas derrière sa formule favorite : « Pardonnez-moi, je n’étais pas informé … »



Marcel Kpogodo