mardi 23 décembre 2014

Brice Sinsin et Prosper Gandaho, les deux recteurs élus

Dans le cadre du vote dans les universités publiques du Bénin


Les universités publiques d’Abomey-Calavi et de Parakou ont fait face aux élections rectorales, le vendredi 19 décembre dernier. A l’issue des consultations, respectivement, Brice Sinsin et Prosper Gandaho prennent les rênes des deux institutions académiques nationales.

Brice Sinsin
Avec un score de 94,05%, la liste ’’Alafia II’’ du Professeur Brice Sinsin remporte l’élection rectorale à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), avec un total de 775 voix pour, et de 41 contre, sur 824 votants et 937 inscrits, avec un taux de participation de 87,94%. Il s’agit d’un plébiscite montrant le mérite du Recteur sortant et réélu, ce qui le relance pour un nouveau mandat de trois ans.

Prosper Gandaho

Du côté de l’Université de Parakou (Unipar), il a fallu assister à un cas de figure différent. Si la liste ’’Expérience plurielle’’, du Professeur Prosper Gandaho, est celle qui remporte la victoire avec 107 voix, contre 93 pour son challenger, le Professeur Joachim Gbénou, de la liste ’’Espoir plus’’, pour 3 bulletins nuls, ce qui permet de totaliser 214 électeurs pour 203 votants, le Recteur Prosper Gandaho succède à Barthélémy Biao.   

Marcel Kpogodo

Le Sud dans l’Alliance ’’Soleil’’, une équation compliquée pour Mathurin Nago

Dans le cadre de la mission confiée par Issa Salifou au Président du Parlement béninois


Le Palais des congrès de Cotonou a vécu, le dimanche 20 décembre dernier, au rythme de la naissance de l’Alliance ’’Soleil’’, à l’initiative de Sacca Lafia, de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds), d’Issa Salifou, de l’Union pour la république (Upr) et d’Antoine Dayori de Force espoir( Fe). Considéré comme ralliant une dizaine de députés des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) du Septentrion et deux, chacun, respectifs de l’Upr et de Fe, ce regroupement entend s’associer à un autre gros ensemble au sud, dans le but de gagner les rudes élections législatives et présidentielles, ce qui sollicite le Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, présent à la cérémonie de création de l’Alliance et vivement interpellé par Issa Salifou. Une mission qui s’annonce dure pour ce prestigieux ressortissant de Bopa.

Mathurin Nago
Une tâche très ardue a été confiée à Mathurin Nago, à la cérémonie de création de l’Alliance ’’Soleil’’, le dimanche 20 décembre dernier, au Palais des congrès de Cotonou. Dans son adresse à la grande foule des partisans de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds) de Sacca Lafia, de l’Union pour la république (Upr) d’Issa Salifou et, entre autres, de Force espoir (Fe) d’Antoine Dayori, Issa Salifou, précisément a fait référence au Président du Parlement, Mathurin Nago, présent à la manifestation, en ces termes : « Nous avons 10 députés Fcbe et 2 députés de l’Upr et de Fe, ce qui fait 12 sur les 25 des 4 nords ; ils veulent revenir au Parlement, prendre la tête du Parlement et du pays, ils sont marginalisés depuis un bon moment. Nous allons tenir le Nord, ils [Nago et les siens, Ndlr] vont tenir le Sud, et le Bénin est sauvé ».
Devant une telle franchise politique, il reste à se demander de quelle manière Mathurin Nago pourra satisfaire le vœu d’Issa Salifou, surtout, lorsqu’on sait que, même s’il est aussi de la frange rebelle des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le Sud dont il a la lourde responsabilité de la mobilisation, comporte de nombreuses fractions politiques divergentes qui, vraisemblablement, ne seraient pas favorables à l’entrée dans un plan où le prochain Président de la République émanerait encore du nord du Bénin, en l’occurrence, le Général Robert Gbian, que l’Alliance ’’Soleil’’ est en train de couver savamment.
Cette tâche de ralliement se révélera très difficile pour Mathurin Nago, déjà que des sources très proches de son entourage politique laissent croire que lui aussi sera candidat aux élections présidentielles de 2016. Cependant, ce qui reste clair est qu’un élément qui pourrait le conforter et le soulager momentanément constitue le fait pour tous les camps politiques d’observer une certaine trêve, ce qui veut dire quelque chose de simple : ne pas chercher à discuter des présidentielles, ces temps-ci ; les énergies sont plus mobilisées pour la tenue effective des élections locales, municipales et communales et, immédiatement avant cela, elles sont focalisées sur la mise à disposition de la classe politique de la Lépi.
Ainsi, Mathurin Nago aura un bout de temps pour réfléchir à comment ne pas faillir à sa mission. De toute façon, à moins que l’Alliance ’’Soleil’’ lui propose d’occuper, pour une troisième fois, le perchoir, en 2015, au cas où il réchapperait des guet-apens que lui préparent les Fcbe et qu’il serait réélu député, il pourrait ne pas manifester son intérêt pour la suite des débats d’ordre politique. S’il en remplissait les conditions et se voyait proposer le rempilement, comment réussirait-il à avoir l’adhésion de ses compagnons d’anti-yayisme, les Azannaï, les Fagnon, notamment, surtout que ces deux députés semblent déjà rouler, chacun, d’ailleurs, pour un présidentiable du sud ? Qu’en sera-t-il des parlementaires de sa circonscription électorale, de ceux de l’Union fait la nation ? Mathurin Nago aura fort à faire pour concrétiser sa crédibilité, s’il ne veut pas perdre la face devant ses amis de l’Alliance ’’Soleil’’, qui l’apprécient tant.

Marcel Kpogodo

mercredi 17 décembre 2014

Les Députés béninois votent le Budget général de l’Etat, sous réserve de 15 recommandations express au Gouvernement

C'était hier à l'Assemblée nationale
(Une première à l'actif de Komi Koutché!)


Les députés de la 5ème législature ont procédé, hier, au vote du Budget général de l’Etat, à un score écrasant de députés favorables, ce qui constitue une prime à Komi Koutché qui signe ainsi un honorable fait d’armes de plus. Remarquons que les parlementaires ont assorti leur quitus d’une batterie de 15 recommandations essentielles.

Komi Koutché
Le Budget général de l’Etat béninois a été voté hier, mardi 16 décembre 2014, à l’Assemblée nationale, par les Députés, selon une répartition des voix de 75 pour, 0 contre et 1 abstention. Cette situation, du pain doré pour le Gouvernement, contraste avec celle de l’année 2014 où le Chef de l’Etat avait dû faire exécuter la Loi de finances par ordonnance.
Pour l’année 2015, le budget voté a connu une augmentation de 33,63%, ce qui équivaut à un montant de 379 milliards 181 millions de Francs Cfa. Globalement, le document examiné et adopté en plénière par les parlementaires s’équilibre en ressources et en charges à 1.506 milliards 638 millions de Francs Cfa. Néanmoins, comme si elle n’était pas rassurée, la Représentation nationale a épinglé au budget voté un ensemble de 15 recommandations au Gouvernement (Lire ci-contre).



Les recommandations des Députés à l’Exécutif
1- Veiller à une meilleure consommation des crédits inscrits au budget en éliminant les goulots d’étranglement dans le circuit des dépenses notamment la fermeture précoce du SIGFiP ;
2- Tenir compte de l’évolution des recettes pour engager les dépenses afin de réduire substantiellement l’écart remarquable constaté entre la réalisation des recettes et l’exécution des dépenses ;
3- Poursuivre la formation des acteurs de la chaîne des dépenses publiques ;
4- Mettre en place des structures efficaces de contrôle de l'exécution des projets;
5- Apporter des solutions efficaces aux problèmes de délestage;
6- Mettre en œuvre des projets et programmes plus cohérents qui impactent le développement du pays en fonction de la disponibilité des crédits;
7- Mettre en œuvre le programme de diversification agricole en organisant d'autres filières porteuses;
8- Prendre toutes les dispositions nécessaires pour doter le Bénin d’une véritable politique de développement du secteur agricole ;
9- Poursuivre et accélérer le transfert de compétences et de ressources aux administrations publiques bénéficiaires et aux communes;
10- Mettre en place des mesures permettant aux producteurs béninois et à l'économie nationale de tirer profit de la mise en vigueur du TEC;
11- Revoir à la hausse les crédits des ministères de la Justice, de la sécurité publique, de la cour Constitutionnelle, de la Cour Suprême, de la HAAC dans le budget 2015 afin que ces ministères et institutions remplissent convenablement leur mission ;
12- Respecter les principes budgétaires en se conformant aux autorisations du parlement ou, en cas de nécessité, de modifications de ces autorisations, recourir de nouveau à l’autorisation parlementaire par le biais d'une loi de finances rectificatives;
13- Prévoir au niveau de chaque ministère, un crédit substantiel permettant de mettre en œuvre le système d’archivage électronique des documents ;
14- Prendre toutes les dispositions pour centraliser la gestion de l'épineuse question de l'emploi au sein d'un seul ministère;
15- Prévoir un crédit conséquent pour l'organisation des élections prochaines et le financement des organes qui interviennent dans le 
cadre de l'organisation desdites élections.


Marcel Kpogodo

Pascal Todjinou accusé de mauvaise gestion

En matière de gouvernance économique et financière
  
Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), aussi invraisemblable que cela puisse paraître, est convaincu de mauvaise gestion de fonds. C’est ce qui ressort d’une correspondance adressée à son institution syndicale par le Chef de programme d’une institution néerlandaise entretenant, depuis bientôt deux décennies, un partenariat avec sa super-structure. Un véritable cataclysme lorsqu’on sait que Pascal Todjinou, un monument du mouvement syndical béninois, ne marchande jamais son humour grinçant pour pourfendre l’action gouvernementale, depuis l’époque du Président Nicéphore Soglo.

Pascal Todjinou

La correspondance dont il s’agit et qui met en cause Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), date du 30 octobre 2014. Signée par Marie José Alting von Geusau, Chef de programme de Cnv international, une organisation néerlandaise, principale partenaire technique et financier de la Cgtb, elle indique clairement que Pascal Todjinou s’est compromis dans des actes de détournement de subventions, mises à la disposition de son institution. Depuis 1995, la Cnv international, aux côtés de l’organisation belge, ’’Solidarité mondiale’’ (Wsm), fait bénéficier à la Cgtb une colossale subvention annuelle de 150 millions de Francs Cfa. Et, depuis 2013, la contribution financière de ces deux institutions est passée à 250 millions, une manne que vient de se voir arracher le Sg de la Cgtb. (Lire ci-contre la correspondance de Cnv international).





Marcel Kpogodo 

mercredi 10 décembre 2014

Les raisons profondes de l’absence de l’opposition au Dialogue politique

Le vendredi 5 décembre dernier  


La conférence de presse conjointe donnée, le mardi 9 décembre 2014, par la Plateforme démocratique et le Parti du renouveau démocratique (Prd), a permis de lever un coin de voile sur les raisons profondes de la politique de la chaise vide, mise en œuvre par l’opposition, le vendredi 5 décembre dernier, à la Présidence de la République, lors de la rencontre du dialogue politique, demandée par le Chef de l’Etat.

De gauche à droite, Joseph Djogbénou et les siens
Environ quatre raisons fondamentales justifient le boycott par l’opposition du dialogue politique qui s’est déroulé au Palais de la République, le vendredi 5 décembre dernier. Selon Joseph Djogbénou ayant lu la déclaration commune de la Plateforme démocratique et du Parti du renouveau démocratique, l’opposition reproche au Gouvernement, d’abord, de s’être « précipité pour convoquer, à sa propre initiative, des partis, groupes et associations, ainsi que des institutions de toute nature, à ce qu’il a baptisé ’’dialogue politique’’ ».
Ensuite, le deuxième reproche tient à ce que le pouvoir aurait fixé unilatéralement la date de la rencontre pour, en outre, décider « des participants et de leur qualité ». Enfin, le pouvoir en place n’aurait pas clarifié le contenu de l’ordre du jour et les modalités du déroulement de la rencontre. Prenant la parole, au cours de cet échange des hommes politiques de l’opposition avec les médias, le député Lazare Sèhouéto est allé plus loin, manifestant que l’Exécutif maîtrisait mal les préoccupations de ses adversaires et qu’il ne donnait pas l’impression de maîtriser le contenu du mot ’’dialogue’’. Le Chef de l’Etat a donc fort à faire pour ramener ses détracteurs à la même table de discussion que lui, si, réellement, il tient à l’adhésion de l’opposition à un dialogue qu’elle considérera comme représentatif. 

Marcel Kpogodo

Les marches des forces colalisées des 10 et 11 décembre confirmées

Vu la sortie médiatique de la Plateforme démocratique et du Prd


La Plateforme démocratique et le Parti du renouveau démocratique (Prd) ont tenu une conférence de presse conjointe, en cet après-midi du mardi 9 décembre 2014. Devant les journalistes, les deux parties ont annoncé qu’elles conjuguaient désormais leurs efforts, et cette alliance concrétise cette communion avec les marches de Porto-Novo et de Cotonou, respectivement, les 10 et 11 décembre prochains.  

Joseph Djogbénou
Les marches sont désormais communes à la Plateforme démocratique et au Prd, pour réclamer la tenue des élections municipales, communales et locales, à partir d’une liste électorale fiable, et l’organisation à bonne date des consultations législatives et présidentielles. Elles auront bel et bien lieu, le 10 décembre, à Porto-Novo et, le 11, à Cotonou.
Dans le premier cas, les manifestants prendront le départ de la Place Catchi pour s’arrêter à la Préfecture de la ville-capitale. Concernant le second mouvement, il commencera devant le siège du Madep, à Akpakpa, pour se terminer à la place de l’Etoile rouge. Voilà la substance de l’annonce faite par les représentants de la Plateforme démocratique et du Parti du renouveau démocratique (Prd), au cours d’une conférence de presse que les deux nouveaux alliés ont donné, dans l’après-midi d’hier, mardi 9 décembre 2014.
Démontrant l’effectivité d’une telle alliance, le Professeur Joseph Djogbénou a lu, au nom des deux institutions, une déclaration qui n’a pas manqué, entre autres, de mettre au jour quatre exigences clés : « l’ouverture, sans délai, d’un dialogue responsable en vue d’un vote d’une loi dérogatoire de facilitation des élections », « l’organisation, sans délai, des élections locales, municipales et communales, avec une liste fiable à tester avant les élections législatives », « la mise à la disposition des partis politiques du fichier électoral national, assorti de sa publication sur Internet », « l’arrêt des bradages du patrimoine économique national ».
Au présidium de cette conférence de presse, on trouvait, outre Amissétou Affo Djobo, présidente de la séance, et Joseph Djogbénou, Guy Mitokpè, du Parti ’’Restaurer l’espoir’’, Charlemagne Honfo et Augustin Ahouanvoébla, de même que Raphaël Akotègnon, du Prd, Lazare Sèhouéto, de l’Union fait la nation (Un) et Léopold Ahouandjinou, homme des médias. Respectivement, dans leur prise de parole, ils n’ont pas manqué, chacun à sa manière, de justifier la nécessité des marches, vu, surtout, l’instauration par le Gouvernement d’un dialogue politique dont ces intervenants n’ont pas reconnu la validité. 


Marcel Kpogodo

« ’’Chouchou’’, c’est un produit d’avenir … »

Selon Elie Sara, Directeur du Développement de la Société LABABIDI HOLDINGS, propriétaire des "Grands moulins du Bénin"


Depuis 2010, la Société ’’Les grands moulins du Bénin’’ a été rachetée par un grand groupe, qui a relancé les activités de l’entreprise avec, comme conséquence, la mise sur le marché béninois d’un produit phare : ’’Chouchou’’ nouilles instantanées. Pour mieux nous en faire comprendre les tenants et aboutissants de ce nouveau concept et produit, Elie Sara, Directeur du Développement du Groupe propriétaire des ’’Grands moulins du Bénin’’, a accepté de nous accorder cette interview, ce qui lui a permis de lancer un appel patriotique du cœur, salvateur aux Béninois.


Elie Sara
Le Mutateur :Bonjour M. Elie Sara. Vous êtes le Directeur du Développement de la Société ’’LABABIDI HOLDINGS’’. Pouvons-nous en savoir plussur la pâte alimentaire dénommée ’’Chouchou’’, dont depuis plusieurs mois, votre entreprise fait la promotion ?

Elie Sara : Oui, il s’agit des nouilles instantanées, ’’Chouchou’’, qui sont faites à base de notre farine fraîche, au moulin. Donc, nous transformons le blé en farine et, cette dernière est transformée en nouilles instantanées. La particularité en est que c’est la première fois, en Afrique francophone, qu’une usine produit ce genre de pâte alimentaire ; les seules usines qui existent en Afrique de l’Ouest sont au Nigeria. Nous sommes donc les seuls au Bénin et dans la sous-région jusqu’en Côte d’Ivoire, à fabriquer ces nouilles-là.
C’est un concept vraiment unique en son genre ; ces nouilles se préparent en 3 minutes : vous faites juste bouillir un verre d’eau; après que l’eau bout, on y plonge les nouilles. Remuez un peu puis dosez, selon votre goût, les sachets d’épices au poulet ou à la tomate ainsi que le sachet de piment offerts à l’intérieur du paquet. Remuez encore pendant quelques minutes et votre repas est prêt !
L’avantage de ce repas est qu’il est très bon et qu’il se prépare très rapidement sans aucun ajout d’ingrédients car tout ce qu’il faut se trouve à l’intérieur du paquet. Il est surtout économique : le paquet de 120 g vaut maximum 200 Francs, prix à l’étalage.


Il semble que les nouilles ’’Chouchou’’ peuvent aussi se manger directement, sans cuisson …
Effectivement, "Chouchou" se mange de trois façons :
La première est qu’il se mange en l’état, comme des chips ou du biscuit, parce qu’une fois que la farinefraîche passe au four, elle est transformée en nouilles croustillantes et les nouilles sont empaquetées, cuites et croquantes. Une fois qu’on ouvre le paquet, on peut en même temps les manger comme des chips car le produit est déjà cuit ; l’eau chaude ne sert qu’à ramollir les nouilles etles épices, qui sont optionnelles à l’utilisation, servent à ajouter de la saveur; ça peut faire des chips au poulet ou à la tomate, au prix de 200 Francs, maximum.
La deuxième façon se mange en nouilles préparées ; cela veut dire que vous faites bouillir un verre d’eau, vous yplongez les nouilles, vous égouttez l’eau eten 3 minutes, les nouilles sont prêtes.
Et, la troisième façon, c’est en soupe, en bouillon, c’est-à-dire que vous faites bouillir deux verres d’eau; là, les nouilles, les épices etle piment se mélangent à l’eau, formant ainsi une bonne soupe.
En tout cas, les instructions sont écrites au dos du paquet.


La pâte alimentaire ’’Chouchou’’ est fabriquée par ’’Les grands moulins du Bénin’’, une société béninoise qui a été acquise par des étrangers. Pouvez-vous expliquer un peu ?

’’Les Grands moulins du Bénin’’ existent depuis 42 ans, c’est-à-dire, depuis 1972. Depuis 42 ans, le moulin tourne et ne s’est pas arrêté une seule fois. En 2010, le Groupe ’’LABABIDI’’, est venu du Nigeria et a racheté l’entreprise. L’équipeest constituée de plusieurs nationalités et, surtout, de bons Béninois dédiés à la tâche. A plein régime, le moulin peut fabriquer 240 tonnes de farine par jour et 10 mille cartons de nouilles par jour.
Ce que l’on souhaite vraiment, c’est de placer le Bénin sur l’échelle internationale : le paquet de nouilles, la qualité de la farine et du produit lui-même, le nom ’’Chouchou’’, le marketing qu’on fait autour du produit, à travers les promotions, les dégustations, les panneaux, la télé, la radio, les journaux et les magazines, font de ce produit un produit de consommation qui peut se placer à un niveau international.
Tous les gens qui goûtent le produit, au Bénin et en dehors, sont vraiment épatés et, personne ne croit vraiment que c’est fait au Bénin. Nous, c’est notre fierté nationale, on a un produit 100% béninois et, on demande aux Béninois de nous donner le support nécessaire. Les quelques produits qui viennent d’autres pays comme le Nigeria ou la Chine, sont connus parce qu’ils sont plus anciens mais, nous, on communique beaucoup pour que les Béninois sachent que c’est d’abord leur produit à eux. Et, si ça marche au Bénin, ça marchera entre autres, au Togo, au Burkina, au Mali, au Sénégal, en Guinée, au Niger et, même au Nigeria. ’’Chouchou’’, c’est chez nous, ça vient de chez nous, et on se doit donner le support mérité à notre industrie, à notre économie ; on n’a pas encore ça, au Bénin, avec les Béninois.


Avez-vous, justement, un appel à lancer aux Béninois, à cet effet ?

Je dis aux Béninois : faites confiance à votre production locale. Vous avez beaucoup de gens, ici, au Bénin, qui travaillent dur, qu’ils soient artistes, artisans, producteurs, spécialistes de l’agro-alimentaire, paysans, pêcheurs, ils font des efforts, chaque jour, pour leurs propres familles, leur propre peuple, leur propre pays ; si, nous-mêmes, dans ce pays-là, nous ne les aidons ou ne les supportons pas, en achetant leurs produits, croyez-moi, personne ne viendra de l’étranger pour acheter ces produits-là. Ce n’est pas le Chinois, le Ghanéen, le Français ou l’Américain, qui vont venir acheter ’’Chouchou’’ et repartir ; ce sont les Béninois qui doivent d’abord encourager la production locale.
Mon appel aux Béninois, est ceci : il y a beaucoup de production locale, faites-lui confiance; essayez, achetez, voyez la qualité, voyez le prix, voyez l’équipe qui travaille derrière, vous êtes en train de faire vivre votre pays et votre économie, si vous n’achetez pas vos produits locaux, il n’y aura plus de travail, notre usine va fermer si, dans quelques mois, on ne vend pas, parce qu’on doit vendre aux Béninois d’abord; avant tout, notre marché, c’est vous, ce produit est pour vous, et, c’est vous qui allez le porter sur vos épaules et l’emmener en dehors de vos frontières. Vous êtes les ambassadeurs et on compte beaucoup sur vous. On a du mal à faire passer ce message-là : tout le monde aime ’’Chouchou’’, tout le monde connaît ’’Chouchou’’, mais, les gens ne l’ont pas encore adopté dans leurs foyers et dans leurs habitudes alimentaires, au même niveau que le riz, les spaghettis et la pâte.
Vous avez un bon produit d’avenir ; cette génération-là doit penser à l’avenir et non au présent, ou au passé; le passé, c’est fini, on a un présent qui est un peu dur, mais, ensemble, on peut former un bel avenir qui se construit dès aujourd’hui. Saisissons l’opportunité et avançons avec ce produit vers l’avenir, la main dans la main; Ensemble on est plus fort ! Ceci est mon message à tous les Béninois.


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

jeudi 27 novembre 2014

Irénée Agossa déterminé à remplir le redoutable cahier de charges

Dans le cadre de sa prise de service à la Direction générale de la Sonacop

(Il voit en chaque problème de l'entreprise une opportunité)


L’une des salles de conférence de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) a servi de cadre à la passation de service entre les Directeurs sortant et entrant de l’entreprise. C’était dans la fin de l’après-midi d’hier, mardi 25 novembre 2014, en présence de plusieurs autorités de haut niveau de la Présidence de la République, de Députés et des cadres de la structure d’ordre économique. Il a été alors donné l’occasion au public d’assister à l’engagement très éloquent du nouveau Directeur, Irénée Agossa, à faire face aux grands défis qui l’attendent.
Irénée Josias Agossa
« Je veux vendre, je veux compétir, je veux gagner des marchés … ». Voilà, en substance, la vision développée par Irénée Josias Agossa, Directeur général entrant de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop), au cours de la cérémonie de passation de service entre son prédécesseur, Edgard Gomez, et lui, ce mardi 25 novembre 2014.
Prenant la parole, bien avant son installation officielle par le Président du Conseil d’administration de la Sonacop représentant Madame le Ministre du Commerce, à la suite, respectivement, du Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop), et du Directeur général sortant, le nouveau promu a martelé, avec une énergie rare, sa détermination à contribuer à améliorer la situation financière de l’entreprise dont il prenait les rênes et à garantir l’épanouissement du personnel, ce qu’il a fortement fait comprendre, en ces termes : « Je vois l’opportunité en chaque difficulté ; nous allons tout faire pour vaincre la fatalité » ; il s’est dit contraint à atteindre des objectifs probants, de façon à ne pas laisser un « cadeau empoisonné » à son successeur. « Je me sens condamné à la réussite », a-t-il continué de crier, promettant la réforme et la modernisation de la Sonacop, l’alignement de cette unité de production sur les normes de la Gestion axée sur les résultats (Gar), le renforcement du matériel relevant de son patrimoine et de son outil industriel et, entre autres, la mise en place de l’autonomie de gestion de cette superstructure économique. Au-delà de cette profession de foi apparemment sincère, les travailleurs participants à la cérémonie, qui avaient l’applaudissement difficile, ne le jugeront que sur ses résultats, de même que le Chef de l’Etat, à l’initiative de sa nomination. 

Marcel Kpogodo

La Plateforme démocratique lance une marche plus gigantesque pour le 11 décembre prochain

Elle a tenu une conférence de presse hier à l’Hôtel Azalaï

(Elle se fonde sur cinq exigences cardinales)


Une conférence de presse s’est déroulée, hier, mercredi 26 novembre 2014, à l’Hôtel Azalaï de Cotonou. Organisée par la « Plateforme des forces politiques et sociales de progrès pour des élections crédibles », elle a permis de faire connaître au public les cinq grandes exigences de cette structure politique et sociale de pression, de même que la date de la prochaine grande manifestation.

Aperçu des intervenants à la conférence de presse
Le 11 décembre 2014 est la date choisie par la « Plateforme des forces politiques et sociales de progrès pour des élections crédibles » pour tenir une marche plus colossale que celle du 29 octobre dernier. Elle entend ainsi commémorer le 24ème anniversaire de la Constitution béninoise. La raison fondamentale d’une telle décision est, à en croire la « Déclaration liminaire » rendue publique par la Plateforme, le développement des « incertitudes autour de l’organisation des élections », le caractère « catastrophique » du processus de correction de la Lépi et, enfin, le refus de l’Exécutif de dialoguer de manière constructive avec la Plateforme démocratique. Au vu de cette situation, la Plateforme n’a pas manqué de formuler cinq exigence fondamentales : « l’organisation d’élections crédibles sur la base d’une liste fiable et consensuelle », « la dissolution du Comité d’appui mis en place par la Conférence des Présidents d’institutions », « l’ouverture immédiate d’un dialogue politique entre le Gouvernement et ses soutiens, d’une part, et la Plateforme, d’autre part », « l’organisation des élections locales, communales et municipales dans les meilleurs délais, en tout cas, avant les législatives » et « l’organisation des élections législatives et présidentielles dans les délais constitutionnels ». Il faut remarquer que, contrairement à la dernière séance d’échanges avec les professionnels des médias, le jeudi 6 novembre dernier, ce sont de gros ténors de l’opposition qui se trouvaient, ce mercredi 26, au podium : Antoine Kolawolé Idji, Candide Azannaï, Joseph Djogbénou, notamment.


Marcel Kpogodo

lundi 24 novembre 2014

Plusieurs domaines d’intervention de la Chine au Bénin

Dans le cadre de la signature du Protocole de l'accord de coopération culturelle


La Chine et le Bénin ont signé un protocole d’exécution de l’accord de coopération culturelle engageant les deux pays. C’était le mardi 18 novembre dernier, à la Salle de conférence du Ministère de la Culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme (Mcaat), en présence de Tao Weguangue, Ambassadeur de la Chine près le Bénin et de Jean-Michel Abimbola, Ministre de la Culture. Il ressort de l’allocution de la première personnalité que la deuxième puissance économique au monde intervient dans plusieurs secteurs stratégiques dans notre pays.


L’éducation, la culture, l’art, le sport, le patrimoine, la bibliothèque, la radiodiffusion et la télévision. Tels sont les domaines dans lesquels la Chine coopère avec le Bénin, depuis la reprise des relations de coopération, entre les deux pays, en 1972. C’est ce qui ressort de l’allocution de l’Ambassadeur de la Chine près le Bénin, Tao Weguangue, tenue à la cérémonie de signature du Protocole d’exécution de l’accord de coopération culturelle 2014-2017 entre la Chine et le Bénin, le mardi 18 novembre 2014, au Ministère de la Culture. A en croire cette personnalité, les liens entre les deux pays sont en parfaite santé et, le développement de la coopération et des échanges culturels entre eux, à travers la signature du Protocole d’accord permettra de renforcer ces liens et d’en obtenir des résultats plus grandioses. Tao Wenguangue a saisi l’occasion pour remercier le Ministre de la Culture, le Gouvernement béninois et le Président de la République pour leur soutien indéfectible à toutes les initiatives prises, dans le sens de cette coopération culturelle, par le Gouvernement chinois, de même qu’il les en a félicités.
En réponse à ses propos, Jean-Michel Abimbola, Ministre béninois de la Culture, a rappelé les grandes réalisations marquant plus de 40 ans de relations culturelles entre la Chine et le Bénin, notamment, l’octroi de bourses aux étudiants béninois, la construction du Centre culturel chinois, l’organisation annuelle du Happy chinese new year, l’entretien par plus de 100 groupes ou troupes d’artistes chinois de relations cruciales avec les artistes béninois, des expositions et des conférences au Centre culturel chinois.
La signature par les deux autorités du Protocole d’exécution de l’accord de coopération culturelle entre la Chine et le Bénin, et l’échange des documents ont mis fin à la cérémonie.

Marcel Kpogodo

vendredi 21 novembre 2014

"Mode is art", la promesse tenue d'un weekend en 3 arts

Pour des manifestations d'un haut niveau


Le Bénin a accueilli, des 7 au 9 novembre 2014, la troisième édition d’un événement culturel d’une conception peu conventionnelle : ’’Mode is art’’. Il a donné lieu à trois soirées de manifestation artistique ayant permis de faire découvrir les productions d’intérêt de plusieurs artistes, dans trois secteurs différents.

Lionel Ferréol Yamadjako, à droite, en discussion avec des visiteurs du vernissage
En trois cadres différents, la ville de Cotonou s’est enrichie de la réussite de trois grands compartiments de manifestations artistiques. C’est dans le cadre du Festival ’’Mode is art’’, conçu par la consultante, Bizou Ahouanmènou, et la styliste-modéliste béninoise, Michèle Ologoudou, alias Weni. Il s’est déroulé des 7 au 9 novembre derniers.
Dans la soirée du 7 novembre, le domicile, artistiquement aménagé, de l’ancienne fonctionnaire internationale, Agniola Zinsou, sis Quartier Jak, à Akpakpa, a servi de cadre au vernissage de l’exposition du Festival, cette manifestation qui a permis de mettre en scène trois artistes, plus précisément, deux, plasticiens, et un sculpteur du fer.
Le premier de ces artistes plasticiens, Lionel Ferréol Yamadjako, alias Yamferlino’s, est Béninois. Trentenaire et sélectionné, à l’effet de cette exposition, par le plasticien confirmé, Charly d’Almeida, il a présenté à l’appréciation des visiteurs 6 tableaux réalisés selon la démarche de l’acrylique et du pastel à huile, débordant qu’il s’est montré d’une énergie de restitution d’où surnage le thème du mannequin, ce que montre la trilogie ’’Model’’ et qui se convertit en ’’Model 1’’, ’’Model 2’’, ’’Model 3’’. S’identifiant entre figuration et abstraction, il a, en outre, élargi ses thèmes d’inspiration à une notion religieuse comme la Tabaski et à un certain appel de l’être humain à l’humilité. Comme s’inscrivant dans une logique purement ’’modiste’’ ou styliste, il a fait de la sorte de tunique dont on le voyait vêtu, le soir du vernissage, une œuvre d’art d’expression de sa démarche de travail, lui qui, selon ses dires, depuis 5 ans, designer de son état, investit le domaine de la mode. Lionel Frréol Yamadjako, voilà un visage frais de la peinture béninoise, qui a fait l’objet d’une véritable révélation.
Dans un registre puissamment plus figuratif et réaliste, le plasticien nigérian, Lekan Onabanjo, à travers 8 tableaux, s’est inscrit dans une logique d’expression de la vie quotidienne à Ibadan, sans manquer de marquer un vif intérêt pour la nature végétale, de même qu’il a campé un décor, spécifiquement, de plage, avec un talent se manifestant par l’entrée instantanée du visiteur dans cet univers, pratiquement onirique.

Bizou Ahouanmènou
Enfin, pour la soirée du vernissage, le sculpteur béninois, Philippe Houédanou Zountigni, alias Zount, par une dizaine d’œuvres d’un fer travaillé à luire modestement, sombrement, a ravivé un cri de fort appel à la sauvegarde de l’environnement.


Les 8 et 9 novembre …

Le samedi 8 novembre 2014, ’’Mode is art’’ a établi ses quartiers au ’’Novotel Ibis’’, pour un spectacle d’un niveau relevé sur le T, laissant quatre séries de mannequins présenter, respectivement, le génie de stylistes africains qui, de manière spécifique, ont régalé le public de leurs créations. Adama Paris, Sénégalaise vivant à Paris, dans sa nouvelle collection, d’un peu plus de la dizaine de modèles, a su mettre en valeur le tissu ’’Fantex’’, sans oublier le Camerounais Anggy Haîf qui, dans une ouverture en masques africains, a ravi les femmes, de même que les Béninoises, Fel’in, s’étant intéressée aux deux sexes et Weni, inspirant aux femmes de nouveaux modèles de robes.

Marion Akpo
Dans la soirée du 9 novembre, changement radical de décor pour la Place du Souvenir, ex-Place des Martyrs, de Cotonou. Pour de la musique, de la jeune génération béninoise, cette fois-ci. Deux morceaux, laborieusement exécutés, respectivement, par Kemtaan et Niyi, dans leur rage de grandir et de s’imposer artistiquement, mais, le nec plus ultra de la vigueur musicale de fond : Marion Akpo, accompagné par son propre orchestre, dans neuf morceaux magistralement joués, face à une logique de fusion, en expérimentation, entre le côté remarquablement dansant des rythmes traditionnels béninois et l’aspect à voix de la musique classique occidentale, sous la responsabilité du joueur d’harmonica de génie, Meschac Adjaho : ’’Ago miwa houé’’, ’’Je t’aime’’, ’’Djohodo’’, ’’Gbotémi’’, ’’Solémio’’, ’’La fête au village’’, notamment. ’’Mode is art’’ 2015 est désormais très attendu par les surprises que ce Festival réservera.

Crédit photos : "Mode is art"

Marcel Kpogodo




Des impressions de quelques représentants de sponsors


Alioune Traoré, Bgfi, au vernissage de l’exposition : « ’’Mode is art’’ donne une visibilité à certains artistes qui n’en ont pas forcément et, ça les aide à développer leur art et, éventuellement, à développer la visibilité de leur pays, ce qui me paraît assez important. Pour ce qui est du soutien de notre institution à cet événement, Bgfi est une banque présente dans quelques pays de l’Afrique centrale et dans d’autres de l’Afrique de l’ouest, dont le Bénin et la Côte d’Ivoire, c’est une banque qui soutient, en fait, tout ce qui est promotion de l’art africain, de la façon de voir africaine, en générale. Cela paraissait donc normal que Bgfi soutienne ’’Mode is art’’, puisque nous sommes une institution africaine qui se veut pour tous les Africains ».


Nicolas Gomez, Mtn, au vernissage de l’exposition : « J’aurais aimé vous dire que tout est très bon. Mais, en fait, c’est magnifique, c’est magnifique et, je ne cesse de m’extasier, depuis tout à l’heure, sur chacune de ces œuvres. J’ai participé à beaucoup d’expositions, de par mon travail aussi, je suis souvent à des vernissages, mais je trouve dans les toiles, dans les tableaux, dans les sculptures, qu’il y a une âme, une sorte de vie, on sent, de la part des auteurs, une grosse émotion. Je regarde, par exemple, depuis tout à l’heure, un jeune homme au bord de la plage et, moi, ça me rappelle un tas de choses … Cela me fait même vivre une mémoire olfactive ; j’ai l’impression de sentir l’odeur de la mer, en regardant juste ce tableau … C’est vous dire comme les tableaux sont assez parlants … Et, le décor est magnifique, j’ai rarement vu ça : c’est dans un jardin, à ciel ouvert, l’éclairage aussi … C’est parfait, c’est parfait ».


Madame Floriane, Air France, au défilé de mode : « J’ai beaucoup aimé ; je pense que ’’Mode is art’’ représente la valeur africaine, cela revalorise la mode africaine. Les tissus sont très beaux, et ils étaient très bien portés. Etant donné que je représente le représentant d’Air France, je transmettrai fidèlement ce que j’ai vu ce soir, et j’espère qu’Air France pourra toujours accompagner ’’Mode is art’’. »


Steve Facia, Fantex, au défilé de mode : « Très belle impression : impression de fierté, impression de bonheur, parce qu’on a vu, effectivement, le tissu ’’Fantex’’ valorisé, ce soir ; ’’Fantex’’ était à l’honneur, Fantex a été travaillé par de grands noms de la mode africaine et internationale, c’est une grande récompense pour nous, nous qui nous occupons de l’histoire de Fantex, de la ligne de Fantex. Impression de bonheur et de chaleur. »


Propos recueillis par Marcel Kpogodo

jeudi 30 octobre 2014

La Fédération béninoise de football annonce le report de la saison 2014-2015

Pour des raisons de compétition sous-régionale
La rentrée footballistique béninoise a été reportée. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de la Fédération béninoise de football (Fbf). Ce report, selon la Fbf, vise à honorer la 7ème édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), prévue du 22 au 29 novembre, à Lomé (Togo).
Augustin Ahouanvoébla ...

Qu’il vous souvienne que la reprise des activités au sein de la Fédération béninoise de football (Fbf) était initialement prévu pour le 30 octobre 2014, tel que nous l’annoncions dans notre livraison du mercredi 22 octobre 2014. Ce rendez-vous vient d’être reporté à une date ultérieure. La nouvelle a été confirmée par la Fédération béninoise de football (Fbf) qui, sans être sûre de rien, pour l’heure, pourrait choisir le 6 décembre prochain, pour ouvrir la nouvelle saison. L’instance nationale du football a choisi de reporter le coup d’envoi pour honorer la 7ème édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), prévue du 22 au 29 novembre à Lomé (Togo). A en croire les propos d’Augustin Ahouanvoèbla, Président de la Fbf, le Comité exécutif qu’il dirige souhaite rester concentré sur le tournoi de l’Uémoa, en novembre, avant de lancer la nouvelle saison. « C’est une option qui nous permet de préparer ce tournoi sous-régional dans les meilleures conditions (…) », a-t-il rappelé. Pour rappel, les Buffles du Borgou sont les champions en titre à l’issue de la saison 2013-2014. Avec 40 points au marqueur, cette équipe, basée dans le nord du Bénin, devance les Panthères de Djougou (39 points). Adjobi Fc et la Jeunesse athlétique du Plateau (Jap), ayant déclaré forfait durant toute la phase retour du championnat, sont relégués en division régionale. Béké Fc de Bembérèkè et la Jeunesse sportive d’Agonli, eux, sont promus dans l’élite. Il faut rappeler que l’ouverture de cette nouvelle saison, tant attendue par tous les acteurs du monde footballistique, vise à passer au scanner les maux qui minent et freinent l’éclosion de cette activité sportive au Bénin.

Abel Dako

Le Bénin occupe la 86ème place

Pour le dernier classement Fifa

Le Bénin occupe la 86ème place, au classement mondial, du mois d’octobre, de La Fifa. Cette rechute du Bénin dans le classement fait suite à sa défaite en match amical, par la Tanzanie. Pendant ce temps, le Togo, après une nette progression de 73 places, intègre le top 10 africain dominé par l’Algérie, désormais 15ème mondiale, la Côte d’Ivoire (25e) et la Tunisie (31e). Sur le plan mondial, l’Allemagne reste numéro 1.

Augustin Ahouanvoébla, Président de la Fbf
Le classement Fifa du mois d’octobre, publié par l’instance internationale du ballon rond n’a pas été du tout reluisant pour le Bénin. Défait en Tanzanie (4-1) lors du match amical international programmé en date Fifa, le pays des Ecureuils a lamentablement régressé.  78ème au mois de septembre, il chute à la 86ème place mondiale, et est 22ème en Afrique, avec 375 points. Il est juste devant l’Angola et le Maroc, mais bien loin derrière le Togo qui a connu le plus grand progrès mondial du mois avec 73 places gagnées. Le pays des Eperviers, qui prend part à la phase de poule des éliminatoires de la Can 2015, loge à la 52ème place mondiale et, du coup, entre dans le top 10 africain, à la 10ème position. Quant à l’Algérie, elle trône toujours sur le toit du football africain, après sa série de succès dans les éliminatoires de la Can 2015 et sa qualification pour la phase finale de la compétition. Les Verts sont désormais 15ème mondiaux, soit leur meilleur classement jamais obtenu, le précédent étant la 19ème place. De ce fait, ils se retrouvent devant des nations comme le Mexique ou encore l’Angleterre.

Au niveau mondial, même si le classement connaît quelques changements, dans le Top 10, on y note une seule entrée. Elle est à mettre à l’actif du Portugal (9e) qui a gagné deux places, au détriment de la Suisse, 12ème. L’Espagne, qui a longtemps régné sur le classement, pointe à la 10ème place, alors que la France est désormais 7ème. Le Brésil, avec ses deux succès, 2-0 contre l’Argentine, et 4-0 contre le Japon, prend la 6ème place et, la Belgique de Vincent Company et d’Eden Hazard est 4ème, un record pour ce pays. Mais, l’autre chose, qui est à souligner est le trio de tête avec l’Allemagne qui trône toujours à la première marche du podium, devant l’Argentine (2ème) et la Colombie (3ème). Il faut souligner qu’un total de 141 rencontres ont été prises en considération pour établir le classement du mois d’octobre, soit exactement le même nombre que le mois précédent.


Abel Dako

Victorien Attolou et son groupe refusent la main tendue de la Fbf

Dans le cadre du rejet par les clubs dissidents de l’appel de la Fbf


Les négociations entamées, le 26 septembre 2014, au Comité exécutif de de la Fédération béninoise de football (Fbf), en vue de rallier tous les clubs au championnat national ont accouché d’une souris. C’est le moins qu’on puisse dire, suite au refus catégorique opposé par certains clubs de participer à ce championnat. La pomme de discorde : le nombre de places accordées à ces clubs qui se veulent les ’’dissidents’’.

Victorien Attolou
Victorien Attolou et son groupe n’approuvent guère la proposition à eux faite par le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf), en vue de leur retour en championnat. Les deux parties ne sont pas tombées d’accord, à l’issue des négociations ouvertes le 26 septembre dernier. En effet, le groupe des clubs dissidents n’accepte pas le nombre de places, deux, en deuxième division (D2) et, une, en troisième division (D3), que leur accordent le président Ahouanvoébla et son Bureau. Ainsi, les responsables des Requins de l’Atlantique, du Centre international de formation Ajavon Sébastien (Cifas), des Caïmans du Zou, des Mambas Noirs, du Dynamo de Parakou, du Dynamo d’Abomey, Zazira, de l’Union sportive de Lokossa et de l’Espoir de Savalou, ont jugé cette proposition incompatible avec leurs ambitions. Ils envisagent même de tenir, très prochainement, un congrès. Objectif de cette assise : revoir les textes de la Fbf et mettre en place une nouvelle équipe dirigeante du football béninois. Le Bénin risque de sombrer très prochainement, une fois encore, dans une crise, car, face à cette situation, on est en droit de se demander si les membres de l’actuel Bureau du Comité exécutif vont adhérer  à cette idée des dissidents d’aller en congrès, en vue de revoir les textes de la Fédération. Par ailleurs, on pense bien déjà à l’impact que ce refus pourrait avoir sur le démarrage de la prochaine saison de football, annoncée pour démarrer, le 6 décembre prochain.


La réaction de la Fbf

   
De sources concordantes et dignes de foi, le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football se réunit, depuis peu, au siège de l’institution, à Djassin, à Porto Novo, pour redéfinir le quadrillage de la nouvelle saison et décider du calendrier de la compétition. Au cours de cette  rencontre entre les membres du Comité exécutif, Augustin Ahouanvoébla et son équipe vont donner les grands axes de la saison 2014-2015, la subvention aux clubs, qui se trouve être un point crucial attendu de tous et, dans une certaine mesure, faire le point des négociations avec les responsables des clubs dissidents. Ces derniers jours, le sujet qui défraie la chronique est le retour ou non de certains clubs au sein de l’élite. 


Abel Dako

Chabi Sika et Quenum reviennent embrouiller les cartes

Après leur conférence de presse du mardi 28 octobre dernier


L’une des salles de conférence du Codiam, à Cotonou, a servi de cadre à une nouvelle conférence de presse sur la Liste électorale indépendante informatisée (Lépi). Mais, cette fois-ci, elle concernait le fonctionnement interne du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos-Lépi). Les députés Karimou Chabi Sika et Epiphane Quenum étaient à l’initiative d’un échange avec les journalistes, qui n’a fait que tout embrouiller, à nouveau, sur la crise pré-électorale.

Karimou Chabi Sika
Les Honorables Karimou Chabi Sika et Epiphane Quenum, membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale indépendante informatisée (Cos-Lépi) ont complètement remis en cause l’essentiel du message que leurs homologues, Sacca Lafia, Augustin Ahouanvoébla et Nicaise Fagnon, respectivement, Président, Vice-président et Rapporteur  de la structure de préparation de la tenue des prochaines élections, qu’est le Cos-lépi, ont fait passer, le lundi 27 octobre dernier. 
C’est à l’occasion d’une conférence de presse que ces deux députés ont tenue, dans la soirée de ce mardi 28 octobre, au Codiam de Cotonou. Selon eux, la gestion des affaires par le Bureau dont les responsables sont sus-mentionnés s’opère dans un flou total, ce qu’ils soutiennent par le fait que ces trois responsables du Cos-Lépi ne font pas connaître un rapport de gestion ni un point financier, de même qu’ils s’abstiennent de faire voter le budget en plénière et qu’ils se font remarquer par une « mauvaise orientation des activités », vu qu’ils sacrifient le primordial au profit de l’accessoire. Toujours à les en croire, Sacca Lafia et ses deux collègues auraient dû réclamer entre 3 et 4 milliards, au plus, au Gouvernement, au lieu des 8 milliards exigés, tout dernièrement, par eux. Et, dans un grand élan, l’Honorable Chabi Sika a, comme à son habitude, mis complètement en doute la dotation du peuple béninois de la Lépi, le 17 décembre prochain, une date qu’il a dénommée « Date de magicien », prophétisant que ce serait le moment où il y aurait un « grand miracle ». En dehors de cela, il a montré que, contrairement aux déclarations faites par Sacca Lafia, selon lesquelles, l’équipe actuelle de toilettage de la Lépi aurait tout repris à zéro, c’est plutôt d’une certaine continuité qu’il s’agit, depuis les résultats livrés par l’équipe d’Arifari Bako.

Epiphane Quenum
Une telle sortie, à la veille d’un rencontre fatidique à laquelle le Chef de l’Etat a conviée tous les membres des différentes structures impliquées dans l’organisation des trois prochaines grandes élections, sonne comme une grande manœuvre pour semer davantage la diversion et faire paniquer le peuple béninois. Cette stratégie de communication est d’autant plus préoccupante qu’elle émane de représentants du peuple qui ne sont pas loin d’appartenir à la même famille politique qu’est l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), surtout en ce qui concerne Sacca Lafia, Nicaise Fagnon et, notamment, Karimou Chabi Sika. 
Voilà un spectacle de mauvais goût qui honore peu une famille politique, celle du Chef de l’Etat ; elle donne l’impression qu’un manque total de coordination des idées et des visions puis, pourquoi pas, des intérêts, met à nu des cadres politiques par rapport auxquels il faudrait se demander si c’est ce pour quoi ils ont été portés au Cos-Lépi qui fait leur préoccupation essentielle ou autre chose de difficilement avouable. Si, en réalité, cette conférence de presse ne fait que développer le soupçon d’une gestion peu catholique des fonds exigés et laborieusement octroyés par le Gouvernement, dans le cadre des activités de la Lépi, elle résonne comme un son de cloche de l’intérieur, révélateur, non seulement d’un malaise, mais de quelque chose qui ne tourne pas rond dans le fonctionnement du Cos-Lépi et dans la gestion des fonds du contribuable béninois à eux affectés. Vivement que des initiatives plus pointues de contrôle des activités de tous ordres du Cos-Lépi viennent clarifier ce qui semble être une véritable caverne d’Ali Baba. Le plus pitoyable de tous : le Chef de l’Etat qui, impuissant, assiste, en plus, en sa fin de mandat, au déchirement de ceux qui ont ardemment soutenu, huit ans durant, ses actions, au Parlement.   

  
 Marcel Kpogodo