mardi 15 novembre 2011

Boni Yayi revient à la raison

Suspension des primes et indemnités des travailleurs des sociétés et offices d’Etat


Le gouvernement recule face à la furie des travailleurs


Pressé de toute part par les confédérations syndicales, après qu’il ait annoncé le 31 octobre dernier la suspension des primes et indemnités des travailleurs des sociétés et offices d’Etat, le gouvernement n’aura tenu qu’une quinzaine de jours. En effet, il vient de renoncer à la mise en œuvre de cette mesure.


Boni Yayi, chef de l'Etat béninois


Une quinzaine de jours, après avoir décidé de suspendre les primes et indemnités des travailleurs des sociétés et offices d’Etat, Boni Yayi fait un rétropédalage. C’est de nouveau Edouard Ouin-Ouro, Secrétaire général de la Présidence de la République, qu’il a chargé de notifier aux directeurs généraux des sociétés d’Etat, que la mesure de suspension n’était plus d’actualité. Le 31 octobre dernier, c’est à lui que le chef de l’Etat avait refilé la patate chaude que constituait l’annonce de sa décision de suspendre les primes et indemnités des travailleurs des sociétés d’Etat. Les agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), et ceux de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), avaient prévu un mouvement de grève de 48 heures à partir d’aujourd’hui. Mais depuis la soirée d’hier, la télévision relaye abondamment un communiqué indiquant qu’après des négociations, ceux-ci avaient décidé de surseoir à leur grève. Depuis le 31 octobre dernier, Boni Yayi est resté en retrait dans cette affaire, une attitude aux antipodes de celle qu’on lui connait à chaque fois que le front social est en ébullition. Il monte souvent au créneau, et jure ses grands dieux qu’il ne pense qu’au bien-être des béninois. Alors que Benoit XVI sera au Bénin à la fin de cette semaine, cela aurait fait désordre que lui et les centaines de milliers de pèlerins qui viendront dans le pays, soient confrontés à des coupures intempestives du courant électrique et à celle de la fourniture de l’eau dans les robinets. Car, c’est l’épée de Damoclès que les agents de la Sbee et de la Soneb, ces deux sociétés qui ont en charge respectivement l’énergie électrique et l’eau au Bénin, menaçaient de faire planer durant la visite du souverain pontife du 18 au 20 novembre prochain. C’est donc à dessein, que depuis hier la télévision annonce que les travailleurs de la Sbee et de la Soneb ne seront plus en grève.


Bernado Houenoussi

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