dimanche 20 février 2011

Elections présidentielles au Bénin

Nassirou Arifari Bako, Superviseur général de la Cps/Lépi



Dans le cadre du scrutin présidentiel du 6 mars prochain





Nassirou Arifari Bako transmet la Lépi à la Céna





En ce dimanche 20 février 2011, comme promis une fois de plus, le Superviseur général de la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente indépendante (Cps/Lépi), Nassirou Arifari Bako a fait le geste tant attendu depuis peu par la classe politique et bon nombre de Béninois : la transmission à la Commission électorale nationale autonome de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) devant servir de base aux élections présidentielles du 6 mars 2011. En substance, elle comporte 3.520.576 Béninois en âge de voter, dont 13.861 compatriotes de l'extérieur. C'est désormais la porte ouverte aux réclamations de tous ordres qui, si elles sont bien satisfaites, apaiseront le climat politique actuel.
Marcel Kpogodo

Politique au Bénin

Simon Haïkou, Président de l'Organe consultatif de la jeunesse (Ocj) : Qui lui en veut-il à mort ?



Recrudescence de la criminalité au Bénin



Simon Haïkou échappe à une tentative d’assassinat



Alors qu’il était, le week-end écoulé, à Possotomé et environs pour certaines de ses activités, le président de l’Orgace consultatif de la jeunesse (OJC), Simon Kaïkou a failli se faire assassiner par des étranges occupants d’un véhicule d’immatriculation nigériane, n’eut été la vigilance de l’un de ses compagnons.



« … Président ! Président ! Ils ont sorti une arme ! ». Voilà la phrase prononcée par la Responsable chargée des Affaires féminines de l’Organe consultatif de la jeunesse (Ocj), dirigé par Simon Haïkou, et qui a eu finalement le mérite de sauver le président de l’Ocj des griffes de ses assaillants, visiblement décidés à en finir avec lui. « En effet, après avoir quitté le navire de la mouvance où j’ai milité depuis des années », explique-t-il, la mort dans l’âme, « j’ai voulu répondre à l’appel de ma base qui souhaiterait savoir les motifs de ce choix. Ne pouvant pas rester sourd à cet appel des jeunes qui me font confiance depuis bien longtemps, j’ai pris alors sur moi la décision de me rendre le samedi passé ( Ndlr : le 12 février 2011) dans la Ccommune de Houéyogbé et de Bopa, principalement à Possotomé, Gbakpodji, Agbodji, etc. Pendant ma rencontre avec les jeunes, j’ai reçu un appel venant d’un numéro Glo qui me disait de cesser mon activité car, cela pouvait mal se terminer. Malgré cette menace, j’ai insisté jusqu’à la fin mais, bizarrement, la même personne inconnue me rappela en me demandant l’heure de mon retour à Cotonou, ce que je ne lui ai pas indiquée. Par la suite, mes compagnons et moi avons repris notre chemin de retour et, c’est à quelques encablures du village de Dahè que tout a commencé. Il sonnait environ 19 heures lorsqu’un véhicule 4x4 de marque Patfinder me prit en chasse et cherchait à nous dépasser. Ayant compris très tôt le manège, après toutes les menaces de mort téléphoniques et par lettre reçues, j’ai accéléré. Dans ce chassé-croisé, un des occupants du véhicule 4x4 Patfinder immatriculé KJB 181 Eweri 15 Lagos, a baissé la vitre de sa portière en pointant sur nous le canon de son arme. Et, c’est là que ma secrétaire cria : « Président ! Président ! Ils ont sorti une arme ». On était déjà à l’entrée de Dahè. Alors, j’ai tourné en toute vitesse dans une rue de ce village où se trouvaient heureusement des villageois que j’ai alertés. Ceux-ci ont aussitôt, en un temps record, alerté, à leur tour, le reste de la population, en criant au malfaiteur, obligeant le véhicule indésirable à rebrousser chemin en toute vitesse ». La victime, le président de l’Ocj, Simon Haïkou est actuellement sous le choc et traumatisé, même s’il a tenu informées les autorités de la police judiciaire, ce qui sera bientôt le cas du Procureur de la République à des fins utiles.



Marcel Kpogodo

Ebullition à l'Assemblée nationale du Bénin


Mathurin Nago, Président du Parlement béninois

Accrochages entre Opposition et Mouvance au Parlement


Jusqu’où iront les Députés ?

(Appel à une urgente médiation salvatrice de la Société civile et des chefs des confessions religieuses du Bénin)


La scène était catastrophique à l’Assemblée nationale, hier, Jeudi 17 février, au lendemain de la Décision de la Cour Constitutionnelle imposant aux Députés l’élection de deux nouveaux Secrétaires parlementaires, en remplacement des actuels Joachim Dahissiho et Amissétou Affo Djobo, perpétuellement absents et bloquant la Plénière devant permettre l’adoption de la liste des représentants de l’Assemblée nationale dans les Commissions électorales communales (Cec) et dans les Commissions électorales d’arrondissement (Cea). C’était une stratégie bien ourdie des Parlementaires de l’Opposition qui a fait capoter la Plénière convoquée hier par le Président Mathurin Nago. Ceci laisse s’interroger sur la nouvelle étape à franchir par les Députés, toutes tendances confondues, dans l’avilissement de leur image.


Les Députés de la 5ème Législature ont habitué leurs mandants à ces situations de grand imbroglio matériel, mécanique, visant à empêchant un certain camp politique de s’exprimer. Donc, ce qui s’est passé, hier, jeudi 17 février, à l’Assemblée nationale, a donné le goût d’un rubicond franchi, avec l’empêchement du Président du Parlement, Mathurin Nago, d’accéder à l’estrade, son poste de travail, par un groupe de Députés de l’Opposition, et avec l’appel de Nago, à sa garde, à frapper Augustin Ahouanvoébla qui, lui aussi, menaçait d’aller au pupitre lui arracher la Décision de la Cour constitutionnelle, dont il donnait lecture, malgré le bruit assourdissant, venant des Députés de l’Opposition, visant à empêcher cette lecture. Face à la confusion qui semble planer sur le déroulement du prochain scrutin présidentiel, on se demande donc quelle sera la nouvelle trouvaille de l’un ou de l’autre camp pour davantage en ajouter à la cacophonie politique et à l’incertitude de la tenue de la présidentielle le 6 mars prochain. Il ne reste qu’à en appeler à la Société civile et, surtout, aux responsables au plus haut niveau des différents cultes religieux, pour une médiation salvatrice entre la mouvance et l’Opposition, afin que l’essentiel soit préservé : la paix, chèrement maintenue, depuis deux décennies démocratiques.

Marcel Kpogodo

Bilan des 4 ans de Boni Yayi au Ministère des Transports du Bénin

Nicaise Fagnon, Ministre des Transports terrestres du Bénin



Querelles de chiffres sur les infrastructures réalisées par Yayi



Le Msd réplique de nouveau à Fagnon



Le torchon brûle toujours entre les membres du Mouvement pour la sauvegarde de la démocratie (Msd) et Nicaise Fagnon, Ministre des Transports, au sujet du bilan des infrastructures routières réalisées sous Boni Yayi. C’est ainsi que le Msd a donné de nouveau, hier, 17 février, à Cotonou, une conférence de presse. Une nouvelle preuve que la bataille médiatique entre Nicaise Fagon et le Msd n’est pas prête de s’arrêter.




Nicaise Fagnon, Ministre des Transports, met, depuis quelques semaines, l’accent sur le fait qu’en 5 ans de gestion du pouvoir, Boni Yayi aurait réalisé 414 kms de route, soit le tiers des infrastructures routières exécutées au Bénin entre 1960 et 2006. Le 02 février dernier, les membres du Mouvement pour la sauvegarde de la démocratie (Msd) ont donné une conférence de presse, où ils ont remis en cause ce bilan tant vanté par le Ministre des Transports. Juste après cela, le 14 février, par le canal de certains journaux, Nicaise Fagnon a maintenu ses déclarations. Au travers de la conférence de presse qu’ils ont donnée hier, jeudi 17 février, les membres du Msd ont martelé les déclarations qu’ils ont faites le 02 février dernier, lors de leur précédente conférence de presse. Pour Dégbélo François, Président du Msd, sur les 414 km, le gouvernement du changement n’a réalisé que 13,7 km de route bitumée, depuis 2006. Et d’ajouter que ces 13,7 km n’ont pas accru le réseau routier, car ce sont des routes qui ont été rénovées. Selon lui, c’est grâce au régime de Mathieu Kérékou que les projets de nombreuses infrastructures routières ont été initiés et que leurs financements ont été bouclés. Dans le même ordre d’idées, même si ces infrastructures routières ont été réalisées entre 2006 et 2010, c’est à Mathieu Kérékou qu’il faut attribuer leur réalisation. Ainsi, 401,7 km de routes sur les 414 km, l’ont été grâce à l’action du régime de Mathieu Kérékou. A titre d’exemple, il y a le tronçon Akosombo-Place du souvenir, celui entre Kétou et Illara et la route entre Djougou et N’Dali. Les membres du Msd sont également revenus sur le taux d’exécution du budget d’investissement prévus pour plusieurs domaines. Ils ont passé, entre autres, en revue, les infrastructures de même que l’énergie et l’eau, qui sont relatifs au secteur productif. Le taux d’exécution dans ce secteur est passé de 57.3% à 8.6 % entre 2006 et 2010. Au regard de tout cela, François Dégbélo estime que le Gouvernement de Boni Yayi ne fait que de la propagande à but électoraliste.



Bernado Houenoussi

Elections présidentielles au Bénin

Janvier Yahouédéhou, le conférencier et Candidat aux élections présidentielles du Bénin


Incertitudes sur la tenue du 1er tour de l’élection présidentielle



Janvier Yahouédéhou franchit le rubicond


(Il opte pour un délai supplémentaire de 60 jours à la Cps-Lepi)


Le 1er tour du scrutin présidentiel est prévu pour le 06 mars. A moins de 20 jours de cette date fatidique, la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), qui doit servir pour ledit scrutin, n’est pas encore indisponible, ce qui fait planer une épée de Damoclès sur la date du 06 mars. Face à cette situation, Janvier Yahouedehou, candidat à cette élection présidentielle, propose une solution inédite.


Janvier Yahouédéhou, face aux nombreuses controverses qui découlent de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi), devant servir pour ladite élection, a proposé une rallonge de 60 jours pour achever sereinement la réalisation de la Lépi. C’était par le biais d’une conférence de presse qu’il a donnée le 16 février dernier à Cotonou. Or, le mandat de Boni Yayi s’achèvera au soir du 05 avril prochain. C’est pourquoi, et comme la Constitution du 11 décembre 1990 l’a prévue, Janvier Yahouedehou a rappelé qu’il reviendra alors au Parlement de constater la vacance définitive au niveau du poste de Président de la République. Le Président de l’Assemblée nationale prendra alors les rênes de l’Etat et, ce, pour le délai imparti par la Loi fondamentale, afin que les élections présidentielles soient organisées. Avant de faire cette annonce, Janvier Yahouedehou est d’abord revenu sur toutes les entorses qu’il a relevées au niveau de l’application de la loi relative à la Lépi, entre autres. Il en est également de même, au sujet des dispositions législatives relatives aux élections, notamment, concernant l’installation de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et de ses démembrements. Aucun des délais prescrit par ces différentes lois n’ont été respectés. Il a rappelé aussi les nombreuses insuffisances induites par les approximations qu’il a notées dans le processus devant conduire à la réalisation de la Lépi. A titre d’exemple, les noms des électeurs d’un village du département du Zou-Collines ont été affichés à Cotonou. Des centaines de milliers d’autres n’ont pas pu se faire enregistrer et courent le risque de ne pas pouvoir voter. C’est fort de tout cela que Janvier Yahouedehou, actuellement Député à l’Assemblée nationale, a fait cette proposition qui, selon lui, est de nature à sauvegarder la paix au Bénin, tout en ne mettant pas entre parenthèses la Constitution du Bénin. Reste à connaître l’avis des 13 autres candidats au scrutin présidentiel, dont fait partie le Chef de l’Etat actuel.



Bernado Houenoussi

Lépi au Bénin

Nassirou Arifari Bako, Superviseur général de la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cps/Lépi)

Réalisation de la Lépi



Les syndicats pointent de nouveau de grosses insuffisances



Les principales confédérations syndicales du Bénin ont réuni leurs membres le 14 février dernier à la Bourse du travail de Cotonou. Par le biais de cette rencontre, les secrétaires généraux de ces structures sont, notamment, revenus sur le contenu des échanges qu’ils ont eus la semaine dernière avec Arifari Bako, Superviseur général de la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cps/Lépi). Après analyse, ils estiment que les problèmes techniques relatifs à la réalisation de la Lépi sont loin d’être réglés.



A moins de trois semaines du premier tour du scrutin présidentiel, prévu pour le 06 mars, la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), qui doit permettre d’avoir une idée précise sur le nombre des électeurs, n’est pas encore prête. La Commission électorale nationale autonome (Céna) et la Commission politique de supervision de la Lépi (Cps/Lépi) sont les deux structures clés qui interviennent dans le déroulement du processus électoral actuel. Pascal Todjinou, Gaston Azoua et Dieudonné Lokossou, respectivement Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), étaient les principaux orateurs de cette rencontre avec les membres de leurs différents syndicats. Suite à la rencontre qu’ils ont eue avec les responsables de ces deux structures, les syndicales considèrent qu’il y a encore du pain sur la planche et, ce, malgré les propos rassurants tenus par Arifari Bako. Pour Dieudonné Lokossou, la lutte continue et les intimidations et autres formes de pressions ne feront pas fléchir les syndicats, car c’est le droit de vote des centaines de milliers de citoyens qui est en jeu. Les kits servant à l’enregistrement biométriques des citoyens sont notamment vétustes, selon le Secrétaire général de la Csa-Bénin. Gaston Azoua a, quant à lui, déclaré que la lutte contre la fraude électorale orchestrée a déjà débuté. Et, ce sont les centrales syndicales qui vont la mener. Pascal Todjinou est surtout revenu sur l’interdiction par le Ministère de l’Intérieur des manifestions contre la Cps/Lépi et la Cour constitutionnelle. C’est pourquoi, ajoute-il, « nous nous plions à l’injonction du Ministre en tenant cette rencontre dans le cadre de la Bourse du travail ».



Bernado Houenoussi

Elections présidentielles au Bénin

Joseph Gnonlonfoun, Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) du Bénin




Recommandations de la société civile pour un scrutin paisible



Les acteurs du processus électoral interpellés



Le 16 février dernier, les organisations de la société civile béninoise, œuvrant dans les domaines de la bonne gouvernance et de la démocratie, étaient réunies en assemblée générale au Codiam de Cotonou. Il s’agissait pour elles et, ce, à travers des recommandations, de mettre les différents acteurs intervenant dans le processus électoral devant leurs responsabilités.




La Commission électorale nationale autonome (Céna), les citoyens, le Gouvernement et la Cour constitutionnelle font partie des nombreux acteurs qui doivent jouer leur partition pour la réussite du processus électoral actuellement en cours au Bénin. Par la voix de Jean-Baptiste Elias, les organisations travaillant au sein de la société civile béninoise, ont fait plusieurs recommandations destinées, selon elles, à créer un terreau fertile pour que le Bénin puisse passer sans heurts cette période électorale. En effet, les nombreuses failles relevées dans le processus devant conduire à l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) cristallisent chaque jour les tensions entre l’opposition et la mouvance. C’est pourquoi, les organisations de la société civile au Bénin demandent à la Cena de bien communiquer et d’avoir un langage de vérité. Aussi, ils souhaitent que les cartes d’électeurs soient recensées et distribuées réellement aux électeurs et que le nombre de bureaux de vote soit connu. Les citoyens sont, quant à eux, invités à éviter la violence et à faire preuve de tolérance. L’Exécutif doit, selon ces organisations, mettre tous les moyens à la disposition de la Cena. Il devra également sécuriser les bureaux de vote mais, surtout, mettre en place le dispositif nécessaire pour assurer la sécurité des populations. La Cour constitutionnelle, qui doit proclamer les résultats du scrutin présidentiel dont le 1er tour est prévu pour le 06 mars prochain, est invitée à descendre sur le terrain. En tant que juge du contentieux pour le scrutin présidentiel et donc arbitre de cette joute électorale, les organisations de la société civile lui demandent de descendre sur le terrain afin de calmer un tant soit peu les ardeurs des différents acteurs politiques. Il est à rappeler que la Commission politique de supervision de la Lépi (Cps/Lépi) et la Mission indépendante pour le recensement national approfondi (Mirena), qui interviennent dans la réalisation de la Lépi, sont fortement invitées à mettre tout en œuvre pour rassurer les populations et à tenir compte de tous les problèmes qui sont portés à leur attention.



Bernado Houenoussi

Elections présidentielles au Bénin

Adrien Houngbédji, Candidat aux élections présidentielles du Bénin et Initiateur de la Rencontre avec les autres candidats

Tractations politiques



11 candidats demandent le report du scrutin du 6 mars


La journée du 17 février a été palpitante, du fait de cette atmosphère de veille électorale dans les états-majors politiques. Réunis à l’Hôtel Novotel Orisha de Cotonou, 11 des 14 candidats ont demandé le report du prochain scrutin présidentiel, se fondant sur le fait qu’1.3 millions de citoyens ne seraient pas inscrits sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Ce même jour, Joseph Gnonlonfoun, Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) a lancé officiellement la campagne électorale.


Boni Yayi, Marie-Elise Gbèdo et Joachim Dahissiho sont les trois candidats inscrits aux abonnés absents, lors de cette concertation entre les candidats aux élections présidentielles du 06 mars 2011. C’est sur l’initiative d’Adrien Houngbédji que cette rencontre a eu lieu, afin de permettre aux 14 candidats de définir une position claire face aux remous autour de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Après plusieurs heures de discussion, les 11 candidats et les représentants de certains d’entre eux, présents à l’Hôtel Novotel Orisha, ont demandé que le scrutin présidentiel, prévu pour le 06 mars, soit reporté. Ainsi, un délai supplémentaire sera, du coup, accordé à la Commission permanente de supervision de la Lépi (Cps/Lépi), afin que, de concert avec la Mission indépendante pour le recensement national approfondi (Miréna), ils puissent mettre tout en œuvre pour que les défaillances constatées lors de la réalisation de la Lépi soient corrigées. Cette déclaration commune de ces onze candidats intervient alors que, quelques heures auparavant, ils étaient, chacun, entrés en possession d’un exemplaire du spécimen du bulletin unique de vote, au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna). S’en tenant au chronogramme qu’elle a défini, la Céna par le biais de Joseph Gnonlonfoun, son Président, a lancé officiellement la campagne électorale entrant dans le cadre du scrutin présidentiel toujours prévu pour le 06 mars., Joseph Gnonlonfoun a exhorté tous les candidats à une campagne électorale pacifique et à œuvrer à un débat d’idées, exempt de propos discourtois.


La Cena, comme si de rien n’était …


Plusieurs camions chargés d’urnes font de fréquents va-et-vient dans la cour de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Selon Honorat Adjovi, Porte-parole de la Céna, 18000 urnes seront utilisées dans les 14OOO bureaux de vote prévus pour les élections présidentielles. Il a aussi annoncé que le budget pour les élections, était estimé à 8.5 milliards de F Cfa, avec une contribution, à hauteur de 3.5 milliards, des partenaires étrangers du Bénin. Les 5 milliards restants sont à la charge du budget de l’Etat béninois. Concernant la liste électorale, il a déclaré que sa version électronique était déjà disponible. Le chronogramme relatif à l’impression de cette liste et à la distribution des cartes d’électeurs a été communiqué au Président de la Céna, a-t-il déclaré. Les cartes d’électeurs et la Lépi seront disponibles le 20 février prochain, a-t-il conclu.


Bernado Houenoussi

COMMUNIQUE FINAL DE LA RENCONTRE D’ECHANGES ET DE CONCERTATION DES CANDIDATS AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2011

Ce jeudi 17 février 2011 se sont réunis dans la salle BOBAB de l’hôtel NOVOTEL, les candidats à l’élection présidentielle de Mars 2011.

Après analyse approfondie de la situation préélectorale le collectif de 11 candidats sur 14 à l’élection présidentielle

  1. Invite les acteurs à divers niveaux de responsabilité de notre pays en général et du processus électoral en particulier à rechercher les solutions de consensus par le dialogue en vue de la sauvegarde de la paix.
  2. Constate l’exclusion de un million 300 mille électeurs soit plus du tiers du corps électoral, la non disponibilité de la liste électorale permanente informatisée et le non distribution des cartes d’électeurs à la veille de l’ouverture de la campagne électorale.
  3. Exprime la nécessité de s’assurer de la disponibilité de la liste électorale par une expertise indépendante et le cas échéant d’opérer les corrections qui s’imposent.

En conséquence de ce qui précède, le collectif des candidats demande le report de quelques semaines de l’élection présidentielle aux fins ci-dessus énumérées.

Le tout dans le respect des dispositions de notre constitution relative à la durée des mandats des institutions républicaines.

Etaient présents, les présidents :

§ Adrien HOUNGBEDJI

§ Abdoulaye BIO-TCHANE

§ Kessilé TCHALA SARE

§ Salomon Joseph BIOKOU

§ Victor Prudent TOPANOU

§ Janvier YAHOUEDEHOU

§ Antoine DAYORI

Etaient représentés :

  • Jean Yves SINZOGAN
  • Christian Enock LAGNIDE
  • Cyr N’PO KOUAGOU
  • Salifou ISSA

Elections présidentielles au Bénin



Face à l’éventualité d’une crise politique au Bénin



Force- droit indexe la Cour constitutionnelle




Les membres du Front des organisations républicaines pour la consolidation de l’Etat de droit (Force- droit), ont donné, le 16 février dernier, une conférence de presse à Cotonou. Par le biais de cette sortie médiatique, ils ont mis l’accent sur le rôle négatif que jouerait, selon eux, la Cour constitutionnelle dans le processus électoral en cours.




Cette conférence de presse a été marquée par une communication axée sur une certaine thématique : “La Cour constitutionnelle de Robert Dossou au cœur de la plus grande crise électorale de l’ère du renouveau démocratique au Bénin“. C’est Brice Goudali, Président du Front des organisations républicaines pour la consolidation de l’Etat de droit (Force- droit), qui a présenté cette communication. Tout en rappelant le rôle dévolu par la Constitution à la Cour constitutionnelle qui doit juger de la constitutionnalité des lois votées au Parlement, l’orateur s’est particulièrement appesanti sur la question relative à la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). En effet, selon lui, la Cour constitutionnelle tente d’imposer de façon abusive la Lépi au Bénin et, ce, au détriment de l’objectif initial de cette Liste qui doit permettre de doter le Bénin “d’un instrument moderne de développement“, la Lépi devant être aussi utilisée pour que les élections soient transparentes. Il a ainsi ajouté que c’est une aide à l’entreprise de fraude que le Gouvernement serait en train d’orchestrer pour le scrutin à venir. Il est également revenu sur le défaut de consensus entre les acteurs politiques autour de la Lépi et sur les dispositions législatives votées par le Parlement, pour pallier au fait que la Lépi ne serait pas réalisée à temps. Mais, pour Brice Goudali, malheureusement, la Cour constitutionnelle a cassé cette loi, autant de manœuvres menées sous le couvert de la loi, avec le soutien indéfectible des partenaires techniques et financiers. Pour Force-droit, l’heure est grave et la Cour constitutionnelle, présidée par Robert Dossou, est la responsable de cette situation susceptible de remettre en cause “la paix et la stabilité politique du pays“. Malgré tout, le Président de Force-droit déclare qu’il est toujours possible que le tir soit rectifié. Et, pour ce faire, il faut réunir “autour d’une table tous les acteurs de la vie politique, le clergé (…) et la société civile“.



Bernado Houenoussi

Elections présidentielles au Bénin

Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb)


Dans la perspective des prochaines élections


La Cgtb opte pour une veille citoyenne


Les membres du Secrétariat exécutif national de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), entre autres, et les Secrétaires généraux des 114 organisations syndicales affiliées à cette Confédération étaient réunis, hier, 10 février 2011, à Cotonou, dans le cadre d’un Conseil confédéral extraordinaire. Il était question de réfléchir sur la situation politique nationale afin de déterminer l’attitude que doivent avoir les travailleurs membres de la Cgtb, qui sont, avant tout, des citoyens.


Le thème de ce Conseil confédéral extraordinaire était relatif à la “Responsabilité des travailleurs face aux enjeux électoraux“. En effet, la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) cristallise une vive tension entre la mouvance présidentielle et l’opposition et, ce, dans l’optique des élections présidentielles et législatives à venir. Face aux enjeux qui découlent de ce double scrutin, la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a décidé de réunir son instance dirigeante et les représentants de tous les syndicats qui lui sont affiliées. Dans son allocution introductive, Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb, a tenu à indiquer que toutes les déclarations de la centrale syndicale qu’il dirige étaient fondées sur la base des textes qui la régissent. Il a rappelé les termes de l’article 5 des Statuts de la Cgtb, qui stipulent qu’elle n’est pas un parti politique et qu’en aucun cas elle ne peut s’affilier à une formation politique. Toutefois, il est permis que la Cgtb puisse se prononcer sur toutes les questions politiques, économiques et socioculturelles, ayant trait à la vie des travailleurs. C’est donc fort de cela que Pascal Todjinou est revenu sur les dysfonctionnements enregistrés depuis le début du processus devant conduire à la réalisation de la Lépi. Il a, notamment, mis en avant, le manque de consensus entre les différents acteurs, les failles de la cartographie censitaire et la vétusté des kits devant servir à l’enregistrement biométrique, ces faits ayant eu comme conséquence de mettre sur le carreau 1,4 millions de béninois qui ne se sont pas fait enregistrer. Selon lui, cela engendrera une frustration qui pourrait conduire à des troubles à l’ordre publique. C’est pourquoi, la Cgtb utilisera, de façon pacifique, tous les moyens de pression légaux pour que les problèmes évoqués soient rectifiés. Ainsi, le droit au suffrage universel de tous les citoyens sera respecté. Mais, la Cgtb lance surtout un appel aux autorités de toutes les institutions qui doivent jouer un rôle dans le processus électoral ; ils sont vivement invités à jouer leur partition, pour que le Bénin traverse sans heurts la période électorale actuelle.


Bernado Houenoussi

Société au Bénin

Albert Houngbo, Directeur général du Port autonome de Cotonou


Remous dans l’enceinte portuaire


Les releveurs en grève la semaine prochaine


Plusieurs activités sont recensées au Port autonome de Cotonou (Pac). L’une de celles-ci est le relevage, qui consiste notamment dans le “chargement et le déchargement des camions gros-porteurs, des wagons, l’empotage et le dépotage des conteneurs“. Réunis au sein de l’Association des sous-traitants de manutentions du Bénin (Astrama-Bénin), les releveurs ont décidé d’aller en grève et, pour cause.


Les releveurs, membres de l’Association des sous-traitants de manutentions du Bénin (Astrama-Bénin) ont annoncé le 14 février dernier, à la Bourse du travail de Cotonou, qu’ils comptaient observer une grève de 48 heures, la semaine prochaine. En effet, Comon Sa, une des sociétés de manutention portuaire opérant au Port autonome de Cotonou (Pac), aurait exigé des “sociétés et coopératives de relevage (…), un agrément pour pouvoir exercer dans les endroits où elle opère“. Or, ils tiennent à rappeler qu’ils ont reçu un agrément de l’autorité portuaire, qu’ils exercent leur métier de façon autonome et qu’ils forment une corporation à part, comme c’est le cas dans tous les ports africains. Donc, s’ils devaient se conformer à la demande de Comon Sa, ils auront de facto un autre agrément, à part celui qui leur a été délivré par l’autorité portuaire. Pour s’opposer à la demande de Comon Sa, ils se fondent notamment sur les textes de lois qui régissent les activités de relevage. Selon eux, si Comon Sa ne fait pas l’impasse sur son exigence, le port de Cotonou court le risque d’une paralysie car les “releveurs constituent un maillon important de la chaine portuaire(…), comme les manutentionnaires“. Ils en appellent donc aux différentes autorités ayant en charge le secteur portuaire au Bénin, afin que Comon Sa ne puisse pas, selon eux, violer impunément les textes de la République au Bénin. Au-delà du fait que Comon Sa exige d’eux un agrément, les releveurs mettent aussi l’accent sur une autre situation créée par ladite entreprise. En effet, elle tenterait d’ajouter insidieusement du travail à leurs travaux habituels et, ce, sans une compensation financière. Il est à rappeler que l’Astrama-Bénin est soutenue par le Collectif des syndicats des ouvriers manutentionnaires.


Bernado Houenoussi

Prospective au Bénin

Forum Afric’ winners

Des échanges ponctués par cinq communications

Du 08 au 10 février, à l’Institut pontifical Jean Paul 2 de Cotonou, l’association Afric’ winners a organisé une réunion qui devait réfléchir sur la détermination d’une architecture pour le Bénin, sur le plan politique, économique et socioculturel et, ce, pour les 10 prochaines années. C’est dans cette optique que des communications axées sur plusieurs thèmes ont eu lieu, en prélude aux discussions entre les participants.

Des communications sur plusieurs thèmes, suivies par des discussions et, au finish, la proposition d’une synthèse de la journée, tel est le triptyque des activités de ces trois jours du forum Afric’ winners. Y ont participé les représentants de certains des candidats à la prochaine élection présidentielle mais aussi des particuliers exerçant dans plusieurs secteurs d’activités. Le Père Alphonse Quenum a animé une communication autour du thème de la “co-responsabilité face à l’imprévoyance : quelle synergie pour l’avenir“. Pour étayer “l’imprévoyance“, le communicateur s’est notamment appuyé sur l’actualité politique. En effet, il était prévu, depuis 5 ans, que deux élections auront lieu en 2011. Or, la mise en place tardive des différentes structures devant intervenir dans le processus électoral pourrait créer des tensions entre les acteurs politiques et la population. Et, cela pourrait être à la base de troubles pouvant conduire le pays dans le néant. Le prélat a étendu son analyse à d’autres domaines tels que l’éducation nationale. En effet, selon lui, il est inutile de clamer haut et fort la gratuité des frais d’inscription dans les écoles et autres centres d’instruction si, dans le même temps, les mesures idoines ne sont pas prises pour prévoir les moyens structurels et financiers qu’une telle chose induite. Même si c’est l’Etat qui est le premier indexé pour ces deux cas “d’imprévoyance“, chacun de nous y a une part de responsabilité, a-t-il ajouté. En effet, le libéralisme économique induit une course effrénée au gain. Cela rejaillit sur la déficience des prestations fournies par certaines entreprises qui, par exemple, sont chargées de construire les routes. Autres faits évoqués, la politisation, la “dégradation du service public“ et la corruption, car sans corrompu, il n’y a pas de corrupteur. C’est ainsi qu’il a estimé qu’une meilleure “synergie“ entre les citoyens et l’Etat est l’une des pistes sérieuses à explorer pour parer à ces problèmes. Joseph Djobgénou, a débattu, quant à lui, avec les participants, “sur les questions de politique et de gouvernance“. Il a ainsi estimé qu’en matière de gouvernance, c’étaient les hommes et non les textes qui étaient en cause. Et, d’ajouter qu’il faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et, pour faire ce qu’il faut.

Les questions socioculturelles et économiques

Le Docteur Simon Tomety a animé une communication sur la “crise des valeurs et les dérives institutionnelles“ que cela entraîne au Bénin. Il s’est particulièrement référé à certains articles de la Constitution du 11 décembre 1990. Il a affirmé que les articles 2, 10, 35, entre autres, doivent être les clés de voute de tous les dirigeants du Bénin. Il a passé en revue les crises de divers ordres qui secouent notre pays à travers une approche systémo-cartographique. Ces crises pluridimensionnelles concernent, notamment, le système politique, le secteur de la sécurité et le système médiatique. Cela a entraîné une “déperdition des valeurs, caractérisée par “une banalisation de l’autorité de l’Etat, celle des serments et de la parole donnée et une administration de gaspillage de deniers publics, avec une généralisation du luxe inutile“. Et, comme le Forum doit jeter les bases d’une gestion efficace pour la prochaine décennie, il a suggéré une refonte de la gouvernance administrative, un meilleur contrôle citoyen de l’action publique et une autre manière pour promouvoir le militantisme et l’éducation à l’emploi coopératif. Roland Riboux, Président du Conseil des investissements privés du Bénin (Cipb) a été l’un des orateurs qui ont abordé la question de l’économie. “Productivité, Création de valeur et mentalité“ était le sujet de sa communication. Selon lui, c’est une fausse idée de croire que la création de l’emploi revient à l’Etat. L’administration au Bénin ne comprend pas réellement le rôle qu’elle doit jouer afin d’impulser une nouvelle ère économique au Bénin. Il s’est appuyé sur l’exemple des Etats tel que la Malaisie et Singapour qui se sont basés sur leurs ressources pour bâtir leur prospérité économique respective. Il estime donc qu’il faut réformer l’administration béninoise, régler le récurrent problème du foncier mais, surtout, développer une mentalité forte, afin d’accompagner tous ces changements indispensables au Bénin.

Bernado Houenoussi

Elections présidentielles au Bénin

Vue sarcatique sur le Bénin, l'Afrique et le monde

Candidats plaisantins

Lors du dépôt des dossiers des candidats à la prochaine élection présidentielle, des candidats sortis de nulle part ont fait leur apparition. Parmi ceux-ci, il y en avait un qui ne disposait pas des fonds pour payer les frais de la visite médicale. Et, il a fallu que d’autres candidats viennent à sa rescousse, pour qu’il puisse payer ces frais. La fonction présidentielle est désacralisée au Bénin, au point où des personnes prennent leurs rêves pour des réalités. Mais, au finish, la Cour constitutionnelle a rejeté les dossiers de ce candidat. Une bonne tâche de salubrité publique, en somme.

Visites présidentielles

Il y a quelques jours, les présidents togolais et congolais étaient en visite au Bénin. A quelques semaines du scrutin présidentiel, la venue au Bénin de ces deux présidents n’est pas anodine. Elle pourrait induire un soutien ferme au président sortant et, pourquoi pas, un apport massif du nerf de la guerre.

Election à la Fbf

La Fédération béninoise de football (Fbf) a un nouveau Président. En effet, les adversaires d’Anjorin Moucharaf ont élu un nouveau Bureau exécutif, alors que la Fédération internationale de football association (Fifa) reconnaît toujours Anjorin Moucharaf, comme étant le président légitime de la Fbf. Deux présidents pour une seule fédération. Cela rappelle la crise ivoirienne et ses avatars. Une vraie tâche d’huile, décentralisée au football béninois.

Arrestation policière

Une scène surprenante a eu lieu, en début de semaine, à l’un des carrefours stratégiques du quartier Akpakpa, à Cotonou. En effet, un vendeur ambulant de fan Milk s’est fait arrêter par un policier. Face à un tel fait, quels sont les motifs de cette arrestation ? pourrait-on se demander ? Est-ce parce que le vendeur aurait refusé de céder aux tentatives de rançonnement du flic ? Ou bien, le vendeur de fan Milk a-t-il enfreint une règle de sécurité routière ? Quoi qu’il en soit, celui-ci a laissé au flic la remorque où il entrepose les sucreries qu’il vend. Le policier fera le point à son supérieur hiérarchique.

Monnaie rendue

Une autre scène surprenante et dont un autre policier était l’acteur principal. En effet, il a rendu à un chauffeur une monnaie de quelques pièces d’argent, après que celui-ci lui a remis les différentes pièces de son véhicule. Le policier se serait-t-il transformé en vendeur d’un produit particulier ? Si tel était le cas, le produit en question serait éventuellement son silence, que ce chauffeur indélicat achète en toute impunité.

France

Michèle Alliot-Marie, Ministre française des Affaires étrangères, est dans de sales draps. Elle a commis l’impair d’aller passer quelques jours en Tunisie, en décembre dernier, alors qu’il y avait une forte contestation sociale dans le pays. Et, pour ne rien arranger, elle a voyagé à bord du jet privé d’un homme d’affaires qui serait proche de la famille de l’ex-Première dame de Tunisie, afin de pouvoir rallier la ville tunisienne où elle a passé ses vacances. La Ministre s’est confondue en explications, lorsque la presse a révélé ce détail croustillant sur les vacances de la Ministre en Tunisie. Cette affaire met dangereusement en péril son poste. « Mam », comme on l’a surnomme, y laisse donc beaucoup de plumes. Pourra-t-elle s’en sortir ?

Gouvernement français

Le Premier ministre français, François Fillon, et la Ministre des Affaires étrangères, ont été fortement échaudés par des affaires relatives à des voyages qu’ils ont effectués, respectivement, en Egypte et en Tunisie. Ils se sont permis quelques largesses dont ils ne peuvent pas bénéficier en France. A titre d’exemple, François Fillon a avoué que son tout dernier voyage en Egypte a été pris en charge par le Gouvernement de ce pays. Face à la polémique, Nicolas Sarkozy a demandé à tous les ministres de ne plus aller passer leurs vacances hors du territoire français.

Licenciement

Dominique Strauss- Khan, Directeur du Fonds monétaire internationale (Fmi), risque d’être licencié, s’il se prononce sur la situation politique en France. De par sa fonction, il est tenu à une certaine obligation de réserve et, ce, même s’il fait partie des favoris des sondages dans l’optique du scrutin présidentiel de 2012 en France. A sa place, certains ne lorgneraient même pas sur le fauteuil présidentiel. Mais, en même temps, qui refuserait de jouir un jour des privilèges de la fonction présidentielle ?

Egypte

Rien n’est éternel et, à force de remplir un vase, il y a une goutte d’eau qui l’a fait déborder. Ainsi, après avoir supporté pendant trois décennies Hosni Moubarak, des centaines de milliers d’Egyptiens ont manifesté sur la place Tahir du Caire, pour réclamer le départ de celui qu’il appelait le “Raïs“. Ils ont eu finalement gain de cause et Moubarak connaît le même sort que Ben Ali en Tunisie. Mais, contrairement à celui-ci, Hosni Moubarak n’a pas dû s’exiler. Il est quand même chanceux, le “Raïs“.

Moubarak souffrant

Une semaine après sa chute, Hosni Moubarak serait souffrant. Il était de notoriété publique que l’homme avait quelques problèmes de santé qui l’ont obligé à passer plusieurs semaines dans un hôpital allemand, il y a quelques mois. Et, il semblait avoir récupéré, malgré le fait qu’il soit un octogénaire. Voilà même qu’on nous annonce que son état de santé serait actuellement défaillant. Le pouvoir est doux au point de créer des ennuis de santé. C’est une information pour la gouverne de tous ceux qui aspirent un jour à devenir Chef de l’Etat.

Nouvelle puissance

La nouvelle est tombée officiellement cette semaine. La Chine est désormais la 2ème puissance économique du monde, après les Etats-Unis. Ce pays remplace le Japon qui occupait ce rang depuis 1969. Mais, devinez quoi ! C’est le gouvernement japonais qui a annoncé lui-même cette nouvelle et, ainsi, a ravi aux Chinois le plaisir de se délecter de cette information et d’en faire une propagande. Mais, comptez sur les Chinois, car ils ont de la suite dans les idées et célébreront de la plus belle des manières cette performance que leur pays vient de réaliser.

Bernado Houenoussi

Gestion administrative au Bénin

Bertrand Sogbossi Bocco, Ministre béninois de la Réforme administrative et institutionnelle




Amélioration des performances de l’administration publique



La gestion axée sur les résultats bientôt effective



Le Ministère chargé de la Réforme administrative et institutionnelle (Mrai) est engagé depuis 2006 dans la mise sur pied de plusieurs réformes destinés à une refonte en comble du fonctionnement de l’administration publique béninoise. Ces différentes réformes sont motivées par la volonté de trouver des solutions à la lourdeur des procédures de l’administration.




Le document du projet qui sert de base à la mise en œuvre de la Gestion axée sur les résultats (Gar) dans l’administration publique béninoise, a été étudié lors d’un atelier à l’issue duquel il devait être validé. Cet atelier a été organisé le 08 février dernier à l’Infosec de Cotonou. Bertrand Sogbossi Bocco, Ministre de la Réforme administrative et institutionnelle, lors de l’ouverture dudit atelier, est revenu, notamment, sur les constats ayant déterminé le choix de la Gar. En effet, les Etats généraux de la Fonction publique béninoise, tenus en 1994, ont fait ressortir qu’elle était caractérisée par une culture administrative centrée sur les procédures et non sur les résultats. C’est pourquoi, une réorientation de cette culture administrative a été décidée et, ce, par l’adoption de nouveaux modes de fonctionnements au sein de l’Administration. Bertrand Sogbossi Bocco a aussi rappelé qu’en décembre 2007, son ministère avait déjà fait le point sur la mise au point de la Gar dans certains ministères. En septembre 2008, le rôle de certains ministères stratégiques a été déterminé et les responsables de certaines structures administratives ont reçu des formations. Il a ajouté qu’une fois que le rôle de ces ministères stratégiques a été clarifié, plusieurs expériences ont été faites. Il s’agit, entre autres, de celle des lettres de missions et des contrats d’objectifs. Ces expériences ont précédé les missions de suivi-évaluations sur la gestion optimale du temps dans les administrations. Aussi, des réflexions ont été menées sur les moyens devant contribuer à l’assiduité et à la ponctualité dans l’Administration. Bertrand Sogbossi Bocco a également évoqué les points qu’étudieront les participants à cet atelier. Ceux-ci devront, notamment, réfléchir sur la stratégie globale d’implantation de la Gar et sur l’Avant-projet du décret qui y est relatif. Pour le Ministre de la Réforme administrative, la mise en œuvre de la Gar est urgente. Cela soulagera les usagers du service public et améliorera considérablement la perception qu’ils ont de l’Administration publique.



Bernado Houenoussi

Politique au Bénin

Chronique politique

Elections présidentielles au Bénin

Le nerf de la guerre

Toute campagne électorale ne saurait être menée sans un bon magot financier. Au Bénin, comme dans tous les pays du monde, c’est le cas. Mais, si dans un pays qui se respecte, l’origine des fonds servant à la campagne électorale doit être facilement vérifiable, au Bénin, pour procéder à une telle vérification, il faudrait parcourir un chemin de croix. Officiellement et, ce, jusqu’à la dernière élection présidentielle de 2006, les fonds dépensés par tout candidat ne doivent pas dépasser la barre des 500 millions de FCFA. Une disposition régulièrement battue en brèche lors de toutes les campagnes présidentielles, depuis l’avènement du renouveau démocratique, étant donné toutes les sommes qui sont dépensées durant la longue période de précampagne, qui précède la campagne officielle. Aujourd’hui, avec la nouvelle Loi relative aux règles générales pour les élections en République du Bénin, les candidats sont autorisés à dépenser jusqu’à 2.5 milliards de F Cfa. L’origine de ces fonds n’étant pas connue, leur utilisation lors des élections est la porte ouverte au blanchiment d’argent. Il est donc facile de donner une “blancheur immaculée“ à des fonds ayant une origine fort douteuse. Dans le même ordre d’idées, il est difficile pour un candidat de mobiliser spontanément ces supposés sympathisants. Ceux qui font acte de présence lors des meetings politiques et autres manifestations du même acabit, espèrent forcément être gratifiés en espèces sonnantes et trébuchantes. Personne ne parle sérieusement de la provenance de ces fonds ou bien chacun de nous fait fi d’en parler ouvertement. C’est un jeu de poker menteur où le citoyen fait l’impasse sur un droit fondamental, celui qu’il a d’exiger du candidat, à telle ou telle élection, une clarté sur toute la ligne. Parvenu au pouvoir, celui-ci aura tôt fait de jouer des pieds et des mains afin que ses soutiens financiers, lors de la campagne électorale, puissent entrer en possession de leurs fonds. Et, pour la circonstance, il lui faut un haut vol de magouilles et de pratiques pas très orthodoxes pour le décaissement de ces fonds. Au-delà de cela, nous sommes dans un cercle vicieux où il n’existe pas au Bénin une loi qui soit destinée à permettre un financement public des partis politiques. Mais, elle servira à clarifier également les conditions dans lesquelles un particulier ou une entreprise privée peuvent soutenir le candidat de leur choix. Les fonds à allouer par l’Etat aux partis politiques régulièrement enregistrés peuvent être déterminés en fonction du nombre de suffrages qu’ils ont obtenus lors de chaque scrutin. Autre avantage, cela pourrait dynamiser la vie des partis politiques qui, on ne le dira jamais assez, ne sont que des clubs électoraux réunissant des personnes, juste pour des intérêts personnels et qui sont au service du principal bailleur de fonds du parti. Malheureusement, aucun des candidats lors de la prochaine élection présidentielle n’a évoqué concrètement cette question ô combien importante ! pour le pays tout entier. Et, en revenant, une fois de plus, à l’origine de ces fonds, s’ils proviennent de trafics illicites, cela mettrait l’Etat au service de mafieux qui, dans l’ombre, tireront les ficelles et, ce, au mépris de la volonté du peuple. Néanmoins, on peut croire que le fait de disposer du nerf de la guerre ne suffit pas à s’assurer une victoire à quelque élection que ce soit au Bénin. Mais, le rôle qu’il joue est un terreau fertile au travestissement des valeurs les plus élémentaires, dans le cadre d’une démocratie. Et, l’une des plaies de la démocratie au Bénin est l’achat de conscience lors des élections.

Bernado Houenoussi