mercredi 10 novembre 2010

Société au Bénin

Boni Yayi, Présidnt de la République du Bénin

Martial Sounton, Ministre de l'Intérieur du Bénin



Désiré Adadja, Ministre de la Communication du Bénin






Développement exponentiel de la cybercriminalité au Bénin






Des indices de la complicité du Gouvernement





Il n’est pas de cybercafés au Bénin aujourd’hui qui ne soit la proie de ces jeunes qui, en réalité, ne sont avides, pas de culture, mais d’argent, d’argent facilement gagné par le tremplin de l’escroquerie. Ce qui ébranle reste que cela se passe depuis plusieurs années déjà, au nez et à la barbe de nos autorités de tous ordres qui, pour toute réaction, s’emmurent dans une indifférence apparente laissant croire qu’elles trouvent leur compte dans cette activité illicite ’’dévoyeuse’’ de la force productrice de la jeunesse.





A l’allure où vont les choses, le Gouvernement béninois pourra difficilement se dédouaner de la situation de l’explosion de l’arnaque juvénile à travers toutes les villes des départements du pays. Face à l’envahissement des cybercafés aujourd’hui par des écoliers, des élèves, des étudiants, des déscolarisés, par des apprentis de tous corps de métiers, par même des adultes en mal de gain consistant, rien n’est plus inquiétant que de voir cette force productrice en devenir qui étiole son ardeur et sa vitalité, sa puissance intellectuelle et son énergie créatrice sur le clavier des ordinateurs, à la recherche des proies faciles et naïves de ces hommes et femmes appartenant à une culture occidentale développée où l’achat par Internet est une pratique sociale ordinaire. Désormais, ils sont très nombreux, ces jeunes, à envahir les lieux de connexion Internet pour perpétrer au grand jour leur forfait d’escroquerie. Et, tous les maillons de la population les connaissent et gardent le silence, un silence digne de l’ « omerta » puisqu’il s’agit d’un système qui fait jouir plusieurs familles. Le pire, c’est le silence de nos autorités ! Jusqu’à quand assisterons-nous impuissants à cette situation où des milliers de jeunes viennent escroquer d’honnêtes citoyens des pays développés, au vu et au su de tout le monde ? Nos autorités, le Ministre de l’Intérieur, celui de la Communication et le Président de la République attendent-ils qu’un certain pire arrive avant de lever le petit doigt, ou qu’un de leurs proches soit tristement victime de la situation ? Leur silence donne l’impression qu’elles ont, comme le bas peuple, grandement à gagner dans ce système qui, comme Icc services, ronge insidieusement la société ? Ces autorités font croire qu’elles auraient beaucoup à perdre avec la disparition d’une telle aubaine noire ! Pourvu qu’au temps de l’éclatement du scandale, le Chef de l’Etat ne se réfugie pas derrière sa formule favorite : « Pardonnez-moi, je n’étais pas informé … »



Marcel Kpogodo

Aucun commentaire: