lundi 13 décembre 2010

Situation universitaire au Bénin

François Abiola, Ministre de l'Enseignement supérieur du Bénin



Enseignement supérieur au Bénin



Des augmentations substantielles au profit des professeurs d’universités



A la suite d’une longue grève renforcée par un refus catégorique d’évaluer les copies de fin d’année, les professeurs des universités publiques du Bénin se sont vus octroyer par l’Etat des avantages importants relatifs non seulement au salaire mais aussi aux compartiments liés à la vie professionnelle des concernés. Une véritable révolution qui contribue à rehausser le niveau de vie des enseignants du Supérieur.






A en croire le communiqué publié le 24 novembre dernier par la Fédération des syndicats de l’éducation nationale de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Fésen/Cstb), les professeurs d’université, au bénin, s’en sortent avec le gros lot, en ce qui concerne la satisfaction de leurs revendications d’ordre salarial. Ainsi, depuis la fin du mois d’octobre 2010, sur leur fiche de paie, les professeurs de l’Enseignement supérieur, selon les différentes catégories, ont constaté plusieurs augmentations : les professeurs titulaires, les maîtres de conférence, les maîtres-assistants et les enseignants du corps autonome des professeurs, les enseignants corps autonome des professeurs-assistants, et les assistants voient leur salaire multiplié, respectivement, par 3 ; 2,8 ; 2,5 ; 2 et 1,5. Ensuite, le même communiqué précise que trois arrêtés importants ont été pris le 13 septembre 2010, et appliqués : le n°390-C/MENRS/MTFP/MEF/DC/DGM/DRH, portant indemnité de logement, le n°391-C/ MENRS/MTFP/MEF/DC/DGM/DRH, portant indemnité d’expertise, et le n° 389-C/ MENRS/MTFP/MEF/DC/DGM/DRH, portant indemnité de risque. Ce qui restera, en outre, à concrétiser sont les décrets portant indemnité de bibliothèque, d’une part, et portant prime de bibliothèque, d’autre part. Mais, ces deux textes ne peuvent être rendus concrets sans un réaménagement de la Loi portant Statut particulier des enseignants du Supérieur. Si Alphonse da Silva, Secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snes) reconnaît l’effectivité de ces différents acquis, il relève qu’il s’agit d’une avancée manifeste dont il félicite les différents bénéficiaires pour l’unité d’action qu’ils ont montrée pour leur obtention ; il fait sentir, par ailleurs, que le défi des professeurs du Supérieur est de travailler beaucoup mieux pour mériter les nouveaux avantages salariaux. Finalement, en accordant une part non négligeable de satisfaction aux enseignants, dans le bilan de son premier quinquennat, Boni Yayi aura relevé un défi de taille.


Marcel Kpogodo

Paix au Bénin

Pour la préservation de la paix au Bénin

Caritas-Bénin rassemble des centaines de jeunes

Durant la soirée du samedi 04 décembre, au Stade de l’Amitié de Cotonou, Caritas-Bénin a réuni plusieurs centaines de jeunes en provenance des collèges de Cotonou et d’Abomey-Calavi. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’une campagne pour la paix au Bénin, dans la perspective du double scrutin de mars prochain.

« Comme Caritas Bénin, j’aime le Bénin, je dis OUI à la paix ». C’est le slogan que des élèves de Cotonou et d’Abomey-Calavi ont tenu à clamer haut et fort à l’endroit de tous les acteurs politiques béninois qui s’affrontent déjà sur le terrain. Initié par Caritas-Bénin, une organisation proche de l’église catholique, il s’agissait pour les promoteurs de cette manifestation de rappeler les hommes politiques béninois à leurs devoirs. Et, les jeunes, fer de lance de l’avenir, étaient les personnes les plus indiquées pour que ce message ait l’écho qu’il faut. Les messages des différents orateurs sont tous allés dans le sens d’une invitation ferme à la sauvegarde de la paix au Bénin. De la Ministre de la Famille à la Secrétaire nationale de Caritas-Bénin, le mot d’ordre était le même. La deuxième personnalité, Sœur Dochamou Léonie, a souligné, notamment, dans son message : « Pour préserver la dignité de la personne humaine, il est justifié que nous nous engageons pour la paix. Il n’est en effet guère possible de parler de dignité dans un environnement conflictuel où l’homme est chosifié. »

Bernado Houenoussi

Tic au Bénin


Désiré Adadja, Ministre des Tics du Bénin




Lancement du projet “e-Bénin“



Pour que le Bénin comble son retard dans les nouvelles technologies




Le Palais des congrès de Cotonou a abrité, le 06 décembre 2010, la concrétisation du projet visant à faire du Bénin, le quartier numérique de l’Afrique, à l’horizon de 2025. Financée par la Banque mondiale, cette initiative est pilotée par le Ministère de la Communication.




Selon Désiré Adadja, Ministre de la Communication, « le e-Bénin passe du discours au concret ». Au cours de cette cérémonie de lancement qui a connu la présence des Ministres de l’Enseignement supérieur, des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et des Transports, les avantages indéniables du Projet pour le Bénin ont été particulièrement mis en avant. Les Technologies de l’information et de la communication (Tic) contribuent à l’accroissement du Produit intérieur brut (Pib). Mais, au-delà d’un tel fait, il s’agit pour le Bénin de rattraper le train qui lui permettra de s’approprier véritablement les opportunités qu’offrent les Tic. A titre d’exemple, il faut 125 dollars pour avoir accès à l’internet haut débit, au Bénin, contre 29 dollars au Sénégal. Le Projet repose sur deux piliers, à savoir l’e-gouvernement et le e-business. Le premier est destiné au secteur public et, le second, au secteur privé. Il en découle cinq axes stratégiques dont l’objectif majeur est d’améliorer l’accès à moindre coût aux Tic. Il permettra également le développement des e-applications ; l’“e-Bénin“ est évalué à environ 7 milliards de F Cfa.

Bernado Houenoussi

Politique au Bénin

Situation en Côte d’Ivoire

Que pense Bruno Amoussou du hold-up de Gbagbo ?

Président de l’Union fait la nation (Un) mais, avant tout, celui du Parti social démocrate (Psd), Bruno Amoussou est membre de l’International socialiste, au même titre que le Front populaire ivoirien (Fpi) de Laurent Gbagbo. Le Parti socialiste (Ps) français qui est également membre de cette union qui regroupe les partis politiques d’obédience socialiste, s’est prononcé officiellement en faveur de la position de la communauté internationale. Proche de Laurent Gbagbo ou, tout au moins, sur le plan idéologique, Bruno Amoussou s’est muré dans un silence lourd de sens au sujet du contexte sociopolitique actuel en Côte d’Ivoire.

Au mois de juin 2008, le Bénin a abrité le sommet de la Cen-Sad. Boni Yayi, hôte de la rencontre, accueille ses homologues à l’aéroport de Cotonou. A l’arrivée de l’avion présidentiel ivoirien duquel on attendait que ce soit Laurent Gbagbo qui en sorte le premier, c’est Bruno Amoussou, tout sourire, qui pointe son nez, suivi, quelques instants plus tard, par celui que Boni Yayi attendait. Ce fait a provoqué beaucoup de commentaires à l’époque. Mais, cela en disait long sur la proximité entre les deux hommes que sont Bruno Amoussou et Laurent Gbagbo, le second ayant permis au premier de bousculer le protocole d’usage. Quoi qu’il en soit, Bruno Amoussou ne s’est pas encore prononcé sur la situation actuelle en Côte d’Ivoire. L’Union fait la nation (Un), dont il est l’un des ténors, accuse le pouvoir actuel de vouloir verrouiller tout le dispositif qui sera mis en place pour l’échéance électorale de mars 2011. Et, lors d’un point de presse, tenu le 06 décembre dernier, Janvier Yahouédéhou, l’un des lièvres de l’opposition, laissait entendre que le Bénin courait le risque d’avoir à l’avenir deux ou trois présidents, si on ne prenait pas garde de veiller à une bonne organisation du prochain scrutin présidentiel qui est en ligne de mire. Le diable étant dans les détails, certaines analyses perfides pourraient déduire du silence actuel d’Amoussou, un consentement tacite aux manœuvres de Gbagbo pour garder le pouvoir. L’Un fait partie du Front pour la défense de la démocratie (Fdd), un regroupement qui professe de défendre la démocratie béninoise qui serait en danger. Le Fdd peut aussi valablement prétendre à une vocation sous-régionale, car des initiatives du même type sont notées dans d’autres pays de lasous-région ouest-africaine. Amoussou a plus qu’intérêt à se prononcer, car il n’est pas tenu à une certaine obligation de réserve, comme le Gouvernement béninois. Même si comparaison, n’est pas raison, la victoire de Ouattara peut résolument inciter l’Un à décupler davantage ses forces pour la bataille politique de 2011. Ouattara ayant réussi à renverser la vapeur, de même que tous les pronostics qui le donnaient perdant face à Gbagbo, sa victoire a aussi sonné, comme une piqure de rappel au camp yayiste, la réélection de Boni Yayi n’étant pas acquise et, ce, malgré tout ce qui est dit, ici et là.

Bernado Houenoussi

Littérature politique au Bénin

Le livre de Célestine Zanou




Parution d'un livre à Cotonou




Célestine Zannou promeut ses productions




Le 09 décembre 2010, au Bénin Marina hôtel de Cotonou, a eu lieu la présentation au public d’un livre politique. Œuvre de Célestine Zannou et parue à moins de trois mois de l’échéance électorale de mars 2011, cette sortie littéraire permet à l’auteure, d’investir le champ des propositions politiques comme l’ont fait, Adrien Houngbédji et Ganiou Soglo, il y a quelques années.





« L’alternative crédible, 19 contributions pour rétablir la politique au Bénin », tel est le titre du livre lancé hier par Célestine Zannou. Il s’agit d’un recueil de ses différentes tribunes, mais également celui des discours que l’auteure a prononcés, lors de sa participation à différentes manifestations politiques organisées par les composantes de l’opposition, notamment. De même, le journal La Presse du Jour, durant l’année 2008, a publié plusieurs de ses tribunes dénommées « Rendez-vous du vendredi ». Ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2006, Célestine Zannou estime qu’aujourd’hui est “un jour de réflexion intellectuelle“, et que cette sortie médiatique “n’est pas un meeting politique“. Son ouvrage est selon elle, une compilation de 19 grandes contributions au débat d’idées au Bénin. C’est surtout une façon pour elle de prendre de la hauteur pour se démarquer de l’habituel usage dans l’arène politique où cohabitent la gymnastique du ventre, la défense d’intérêts particuliers et des intrigues. En 156 pages, et 5 chapitres, elle fait des propositions relatives, entre autres, au développement, à la démocratie et à la gouvernance politique. Présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout, Célestine Zannou, a plusieurs fois affirmé qu’elle prenait date pour être, à un moment ou l’autre, une alternative sûre et crédible pour diriger le Bénin. Peut-on parler d’un bon présage, pour les prochaines joutes présidentielles, lorsqu’on sait que ce livre a été emporté à la vente à l’américaine, à un montant d’1 million 200 mille francs ?




Bernado Houenoussi

Environnement au Bénin

Justin Adanmayi, Ministre de l'Environnment du Bénin




Coopération sous régionale sur la biosécurité



Les contours juridiques définis




Du 08 au 10 décembre derniers, plusieurs experts étaient réunis dans le cadre d’un atelier national à l’Infosec de Cotonou. L’objectif de cette réunion était de valider l’Avant-projet du Cadre juridique ouest-africain qui est relatif à la biosécurité.



« Conservation de la diversité biologique, notre but », tel est le mot d’ordre de cette rencontre de validation du Cadre juridique qui régira la question de la biosécurité au sein des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Tout est parti, il y a quatre ans, à Bamako (Mali), d’une rencontre des Ministres de l’Environnement des pays de l’Uemoa qui avaient décidé, à cette occasion, de mettre sur pieds une juridiction commune qui permettrait aux pays membres de cette Union de faire face aux nombreux de défis de la biotechnologie. Cette tâche fut confiée à la Commission de l’Uemoa à laquelle, la Commission de la Cedeao s’est spontanément associée afin que le futur texte juridique concerne l’ensemble des pays de l’Afrique de l’ouest. Selon le Directeur général des Forêts et ressources naturelles, “le changement climatique et la désertification sont les défis environnementaux de notre temps“. Et, à la représentante de l’Uemoa et de la Cedeao d’ajouter que “la biotechnologie est capable du meilleur et du pire“ et que l’aspect négatif entraîne “des conséquences environnementales et socio-économiques“. Quant à Gaëtan Agbangla qui représentait le Ministre de l’Environnement, il a estimé que les Organismes génétiquement modifiés (Ogm) qui découlent de la biotechnologie moderne sont l’objet de nombreuses controverses. Le présent atelier devrait permettre donc de lever toutes les ambigüités et de déterminer l’option des Etats de l’Afrique de l’ouest.



Bernado Houenoussi

Société au Bénin

Sacca Lafia, Ministre de l'Energie du Bénin

Paiement successif de quatre factures d’électricité



La Sbee cloue ses abonnés au pilori

(Les associations de consommateurs et les clients eux-mêmes en sont responsables !)




Qu’elle paraît bien loin, cette époque où les abonnés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ne devaient payer leurs factures d’électricité que tous les deux mois ! Depuis quelques années, les factures sont reçues tous les mois. Les protestations des abonnés sur les différentes émissions interactives n’ont en rien émoussé, sur ce point, la détermination des dirigeants de la Sbee. Mais, de novembre à décembre 2010, quatre factures viennent d’être envoyées par elle à ses abonnés. Le comble de l’assassinat financier des clients !




Les factures reçues le 07 décembre 2010 doivent être payées au plus tard les 14 et 21 décembre. Le mois précédent également, les abonnés ont eut deux factures dont ils devaient s’acquitter en l’espace de quelques jours. Déjà qu’honorer une seule facture n’était pas une sinécure pour la grande majorité des abonnés qui devaient se saigner pour cela, la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) renouvelle sa politique du fait accompli. Objet de nombreuses critiques virulentes, qui sont néanmoins justifiées, la Sbee manque encore de pédagogie dans les mesures qu’elle prend et qui concerne directement ses clients. Au début de cette année 2010, la société a augmenté, d’une part, ses tarifs et, d’autre, a offert, dans la foulée, une alternative pour éviter les fils d’attentes qu’occasionne le paiement des factures. C’est ainsi que les abonnés peuvent désormais payer leurs redevances d’électricité à la poste. Deux choix qui s’en prennent de nouveau à la bourse de ses abonnés. A la poste, il faut payer 300 f Cfa pour une facture dont le montant est compris entre 0 et 25000 f, par exemple. Et, dire que ces deux sociétés appartiennent à l’Etat béninois. Mais, l’habitude cavalière de la Sbee avec ses abonnés découle de la faiblesse des associations de consommateurs au Bénin. Il est facile de vociférer sur les médias contre la Sbee mais, quand il s’agit de se mobiliser à travers des marches pour protester contre la politique de la Société, personne ne pointe son nez. Si c’était un appel pour une manifestation politique, les rangs allaient être grossis allègrement. Bien évidemment, cette mobilisation est entretenue en monnaies sonnantes et trébuchantes. Même s’ils subissent les coups de boutoirs réguliers de la Sbee, les abonnés n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Au Sénégal, en juillet dernier, des milliers d’abonnés de la Sénélec (équivalent de la Sbee), suite à un appel lancé par plusieurs associations, ont refusé de payer leurs redevances d’électricité et, ce, pour protester contre les nombreuses et longues coupures du courant. Mais, au Bénin, cela semble n’être qu’une chimère. Alors, la Sbee a beau de faire de ses clients ce qu’elle veut.



Bernado Houenoussi

Société au Bénin

Brice Chanhoun et Joseph Adjahou, Chef du Quartier Vodjè-Kpota



Inauguration de panneaux géants de repérage au quartier Vodjè-Kpota





Brice Chanhoun innove dans le 12ème Arrondissement





Mercredi 08 décembre dernier, la population de Vodjè-Kpota a vécu les moments forts de l’inauguration des plaques et panneaux géants indiquant les différents lots dudit quartier. A cet effet, le Chef du douzième Arrondissement, Brice Chanhoun, n’a pas voulu se faire compter l’événement.





Chefs quartiers, Conseillers et notables du douzième Arrondissement se sont retrouvés ce mercredi 08 décembre 2010 au quartier Vodjè-Kpota pour inaugurer un joyau inédit. Il s’agit de trois panneaux installés à des endroits stratégiques du quartier pour souhaiter la bienvenue à toute personne y entrant et des plaques sur lesquelles sont gravés les numéros de chaque lot. Pour Brice Chanhoun, le Chef du douzième Arrondissement, très ému par ce projet novateur, il s’agit d’une initiative prise par le Conseil local pour donner une meilleure visibilité aux administrés de ce quartier des lots qui le composent.





La double utilité de ces éléments



A en croire les propos du Chef du douzième Arrondissement, cette innovation du Chef quartier Joseph Adjahou et de son conseiller Edouard Aïssi sont d’une double utilité pour les usagers de Vodjè-Kpota. Ils permettront, d’une part, aux étrangers qui prennent par les grandes pénétrantes de se repérer facilement, de savoir dans quel quartier ils se trouvent et le lot qu’il recherche. D’autre part, ils aideront les habitants du quartier à connaître leur lot parce que, paradoxalement, la notion de lot, de carré et de parcelle n’est pas encore perçue des administrés. Donc, avec ses précisions qui sont faites, les populations pourront maintenant identifier leur lot. De plus, une telle initiative, selon Brice Chanhoun, permettra à n’importe qui d’indiquer aux forces de l’ordre les nids de bandits et de violence. Sans toutefois épuiser son énergie dans de vaines recherches, la police pourra désormais mettre facilement la main sur les citoyens indélicats de cette localité et, ce, dans l’anonymat total. C’est pourquoi, il a été conçu, en support papier vitré, le plan de ce quartier ; un plan que pourra aisément exploiter le Chef quartier pour indiquer, depuis son bureau, telle ou telle maison ou encore des dortoirs de délinquants. Le souhait de Brice Chanhoun est de voir un tel projet s’élargir vers les autres quartiers de son Arrondissement. Il promet d’ores et déjà son soutien indéfectible à tous ses administrés.



Thierry Glimman

vendredi 3 décembre 2010

Politique au Bénin

Boni Yayi, Président du Bénin



Après la proclamation de la victoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire



Panique dans le camp Yayi




Le verdict des urnes est tombé en Côte d’Ivoire, depuis hier. Alassane Dramane Ouattara a été déclaré vainqueur du second tour des élections présidentielles ivoiriennes, avec 54,1%, par la Commission électorale indépendante. Contre toute attente, ce résultat a produit un certain branle-bas dans le microcosme politique béninois, version mouvance présidentielle. Dans le camp du Président de la République, on craint un effet de contagion pour les consultations présidentielles de mars 2011.




Si la victoire d’Alassane Dramane Ouattara crée la panique au Bénin, c’est à cause des conditions dans lesquelles ce candidat a, en fin de compte, été déclaré vainqueur. Le chemin a été semé d’embûches mais, finalement, celui qui sera intronisé Président de la République lorsque le Conseil constitutionnel ivoirien va lever sa réserve, a dû, en dernier ressort, contracter une alliance de poids avec son ancien irréductible ennemi politique, Henri Konan Bédié. Ceci l’a crédité d’un pourcentage de 57%, si l’on fusionne ce qu’Ado a pu obtenir au premier tour au score de l’Ancien Chef d’Etat et Dauphin d’Houphouët-Boigny. Ainsi, le report des voix a produit son effet et, Gbagbo a eu beau se débattre, il a été contrecarré par cette alliance houphouëttiste. Et, c’est justement ce qui inquiète le camp politique du Docteur Boni Yayi. Harcelé politiquement depuis plusieurs mois par le bloc L’Union fait la nation (Un) qui, à coups de marches très populaires, avec à leur tête les leaders phares du Groupe, contribuent à écorner l’image du régime du Changement, affaibli par un certain nombre d’affaires non encore complètement réglées jusqu’à maintenant, le Président de la République se doute bien que sa cote de popularité n’est plus d’un niveau si reluisant.



Tout se corse …


Pour tout compliquer, la candidature plus que jamais certaine d’Abdoulaye Bio Tchané ruine les espoirs du Chef de l’Etat de se taper la grande exclusivité des voix du Nord Bénin. Alors, de plus en plus, il se murmure que l’Union fait la nation et le bloc Abt vont coordonner leurs efforts électoraux, en cas de situation stratégique d’arbitrage, pour booter hors de la Marine Boni Yayi. Et, les résultats proclamés hier en Côte d’Ivoire ne viennent que rappeler au 1er des Béninois l’épée de Damoclès qui pèse sur sa tête, celle de la chute démocratique de son régime, au lendemain des élections présidentielles de mars 2011, sauf en cas de circonstances exceptionnelles. Ainsi, les nouvelles qui nous parviennent des milieux proches du Président Boni Yayi laissent croire qu’à l’heure actuelle, on se pose la question de savoir s’il faut prendre les dispositions, dès maintenant, pour se libérer dès avril prochain des affaires publiques, ou fourbir des armes d’espérance pour que des solutions providentielles aident à retourner les choses en sa faveur. Wait and see !



Marcel Kpogodo

Assemblée nationale du Bénin

Plus loin du pathétique

L’actualité de la cinquième législature de l’Assemblée nationale du Bénin est régulièrement ponctuée par certains députés dont les actes sortent carrément du cadre politique. Ils s’illustrent, notamment, par des actes inqualifiables, dignes de ceux qu’on reproche aux écoliers. Ces élus se bagarrent, tambourinent, s’insultent et, ce, au vu et au su de tout le monde, et se donnent en spectacle, aux yeux de l’opinion. Le dernier fait d’arme de ce constat épouvantable a été les propos très discourtois que Rosine Vieyra Soglo et Hélène Aholou Kèkè ont échangés en début de semaine. Ces deux dames, dont l’une d’elles est une septuagénaire, en sont presque venues aux mains. Triste image que celle d’un Parlement dont les élus sont censés représenter les citoyens qui ont porté leur choix sur eux. On pourrait en rire ou en sourire, mais l’Assemblée nationale est-elle à l’image du pays ? Le fossé déjà grand entre eux et leurs différents mandats se creusera davantage. Ces Honorables, qui ont déjà une piètre image au sein de la population, ne se rendent pas compte du mal qu’ils font à la démocratie béninoise. Et, pourtant, ils oublient qu’ils lui doivent tout, eux qui jouissent allègrement des différents avantages que leur confèrent leurs fonctions ; dire qu’arrivés au Parlement, ils ne se soucient guère de ferrailler dur en votant les lois susceptibles de permettre à leurs différents électeurs de voir améliorer leurs conditions de vie. L’Assemblée nationale compte actuellement 83 députés et ce nombre est susceptible de passer à 99. Ils s’échinent plus pour permettre à d’autres de leurs compères laminés électoralement de faire de nouveau leur entrée au Palais des gouverneurs. Ou bien, c’est aussi une manière de verrouiller un système dont ils ont les clés en main. Cheville ouvrière de notre démocratie au même titre que l’Exécutif et le pouvoir judiciaire, notre parlement, qui doit être le lieu par excellence des débats d’idées, des joutes oratoires et des empoignades politiques, dans un état d’esprit bon enfant, étale ses nombreuses carences, près de vingt ans après l’élection de la toute première législature. Le règlement intérieur du Parlement montre ses limites et a besoin d’être renforcé par un code éthique qui stipulera clairement les comportements à bannir au sein de l’hémicycle. Au point où les choses en sont arrivées, il vaut mieux prendre le taureau par les cornes. Personne ne franchira le rubicond de vouloir expulser ponctuellement un élu ayant des comportements indélicats au sein du Parlement, mais prévoir une telle disposition, ou a fortiori une forte amende financière pourrait freiner les ardeurs enfantins de ces élus. Et, au finish, c’est le Bénin qui s’en portera mieux.

Bernado Houenoussi

Politique au Bénin

Dans la perspective de mars 2011



Descentes tous azimuts de Houngbédji sur le terrain



Depuis qu’il a été désigné par l’Union fait la nation (Un) pour être le candidat de cette coalition politique à l’élection présidentielle de mars 2011, Adrien Houngbédji semble avoir rangé aux placards de l’histoire ces rares sorties médiatiques qu’on pouvait noter ici et là. Un choix obligatoire pour l’homme qui veut conquérir le Palais de la Marina.



Face à Boni Yayi qui dispose de l’atout majeur d’être le Président sortant et bénéficiant, par ricochets, de l’avantage indéniable d’avoir le dispositif étatique à son service, le Candidat de l’Union fait la nation(Un) devait montrer qu’il avait une certaine marge de manœuvre. C’est ainsi que, depuis quelques mois, Adrien Houngbédji, accompagné des autres ténors de cette Coalition, installe les sections de l’Un dans toutes les communes stratégiques du Bénin. A cela, il faut ajouter les marches de protestations organisées au sein du Front pour la défense de la démocratie (Fdd). Le 27 novembre dernier, « Union fait la nation, un seul mot ! » était le slogan répété à maintes reprises en chœur par les différents orateurs et par le public qui ont répondu présents à Obama Beach. Plusieurs centaines de personnes arboraient, pour la circonstance, des tee-shirts indiquant : « Jeunes ambassadeurs, Adrien Houngbédji, Un ! ». Ce meeting politique, dénommé « Camp des jeunes ambassadeurs », a permis de mettre en exergue plusieurs exposés publics. Ceux-ci ont notamment mis en valeur, les 10 raisons pour lesquelles il fallait soutenir Adrien Houngbédji, les 10 techniques pour convaincre les indécis, le parcours de l’homme et l’historique de l’Union fait la nation (Un). Ce dernier exposé a été fait par Eric Houndété, Député à l’Assemblée nationale. Il a saisi l’occasion pour faire le bilan de la situation politique et donner son diagnostic qui est très peu flatteur, selon lui, pour le pouvoir actuel. Présent à cette rencontre avec les jeunes, qui est destiné à prouver que le courant passe entre lui et la jeunesse béninoise, Adrien Houngbédji a notamment affirmé que l’Union fait la nation était en lice pour la jeunesse. Selon ses propos, l’avenir des jeunes béninois sera davantage sombre si le régime actuel est toujours en place après mars 2011.




Le 29 novembre, une date à double signification


L’ancien Président de la République, Nicéphore Soglo, a fêté, le 29 novembre dernier, son 76ième anniversaire. C’était également l’an 1 de la réconciliation entre Adrien Houngbédji et lui. Juste après la messe célébrée dans ce cadre, le candidat de l’Un a dit :


« Je voudrais remercier la jeunesse engagée qui a pris l’initiative d’organiser cette cérémonie. Merci à tous pour avoir penser que ce jour est un grand jour qu’il faut célébrer. Monsieur le Président, joyeux anniversaire ! L’année dernière, à la même date, je formulais pour vous des vœux de bonne santé, des vœux de grande force pour vous-même d’abord, pour votre famille. J’avais dit que je vous souhaitais de passer encore de très nombreuses années à côté de votre vaillante épouse, de vos enfants et de vos petits enfants. Je formulais aussi le vœu que ce qui vous reste de dynamisme, de conviction pour le Bénin et pour l’Afrique soit consacré à donner l’espoir à notre pays, à notre sous-région. Cette célébration est aussi la célébration de la réconciliation. Je me souviens avec beaucoup d’émotion de cette matinée du 29 novembre 2009. Je me suis levé à 6h du matin, pour rédiger le discours que j’allais prononcer devant vous. Vous vous en souvenez, je suis arrivé chez vous à 14h30, alors que j’étais invité pour midi. C’est que j’ai passé près de 8h à écrire ce discours, Monsieur le Président, j’ai transpiré, j’ai déchiré, j’ai recommencé, ce n’était pas facile de venir devant les Béninois, à la face du monde et demander pardon pour un acte qu’on a cru faire en bonne conscience. Mais, il fallait le faire, Monsieur le Président, je l’ai fait et je l’assume. Et, je vois que, petit à petit, la graine qui a été semée ce jour-là est en train de prendre. Et, c’est le Bénin tout entier qui se fera à la graine de la réconciliation. Pas seulement la réconciliation entre le Président Soglo et le Président Houngbédji, pas seulement entre Porto-Novo et Abomey, mais la réconciliation entre toutes les familles politiques du Bénin. Monsieur le Président, c’était un acte d’humilité, mais cet acte n’a pu avoir de suite que parce qu’en face, il y avait une volonté de magnanimité. Pardonnez-nous nos offenses, comme nous le pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, dit la prière. En pardonnant cette offense, vous avez fait preuve de grandeur, de magnanimité et vous avez ouvert la voie de la réconciliation générale de toutes les Béninoises et de tous les Béninois. Je vous en remercie de tout mon cœur. Je voudrais aussi remercier Madame la Présidente, car il n’y a de grand homme que s’il y a à côté de lui une grande femme, une grande dame. Je suis persuadé que vous n’aurez pu faire cet acte de magnanimité si Madame Rosine Vieyra Soglo n’avait été là. ».



A la sortie de la messe, Richard Senou, Chargé de mission auprès de Boni Yayi, Président de la République, s’est exprimé en ces termes :


« Comme cela a été dit et redit à l’église, j’ai un souhait de longue vie pour le Président Soglo. Pour moi particulièrement, c’est quelqu’un qui a marqué ma vie. C’est grâce au Président Soglo que j’ai pu faire 25 ans à la Banque mondiale. C’est lui qui a pris mon dossier, il y a une trentaine d’années, l’a déposé auprès du Président de la Banque mondiale et lui a dit : « Je veux que vous me recrutiez ce Béninois. Et, grâce à lui, j’ai pu faire la carrière que j’ai eu à faire, je remercie Dieu et le Président Soglo. »


Le Mutateur : Que pensez-vous de la réconciliation entre Adrien Houngbédji et Nicéphore Soglo ?


Richard Sènou : La vie des grands hommes, des grands pays est fait de réconciliation. On a fait des erreurs ou on a fait quelque chose qui est traité comme une erreur. Il faut faire preuve de beaucoup d’humilité pour reconnaître qu’on a fait une erreur qui peut changer le destin d’un pays. C’est la première fois dans l’histoire du Bénin que des frères ennemis se réconcilient publiquement, sans honte et en toute humilité. C’est la marque des grands hommes. Et, je voudrais dire, une fois encore, merci au Président Soglo, parce que c’est grâce à lui que vous avez l’homme qui est devant vous. Et, j’assume totalement cela.



Réalisation : Bernado Houenoussi

Meba Bio Djossou, Ministre de la Famille du Bénin




Protection de l’enfance au Bénin



Des enfants maltraités, malgré les actions de sensibilisation





Le recours au bâton pour corriger un enfant est un acte bien ancré dans les mœurs béninoises. Forts de cela, certains parents en viennent à pousser très loin le rubicond. Résultat, ils en arrivent à faire subir à leurs enfants des sévices physiques et psychologiques. Et pourquoi ?



En décembre 2009, les médias béninois ont diffusé l’image du jeune Tanguy, âgé, au moment des faits, de 6 ans. Le revers de ses mains, ses genoux et ses cuisses ont connu l’enfer d’être mis sur de la braise ardente de charbon. Le seul crime que ce garçon a commis, était d’avoir volé quelques poissons. L’auteur des faits est sa belle-mère, elle-même génitrice d’un autre enfant en bas âge, qu’elle portait au dos, lors de la diffusion du reportage. Tanguy n’a eu la vie sauve que grâce à la visite fortuite de sa grand-mère. Cette affaire fut portée devant la Brigade territoriale d’Agblangandan. Après un compte rendu au Procureur de la République, le Commandant de cette brigade, Didier Emile Gounou, a fait comparaître la belle-mère de Tanguy devant le Parquet. Un an après, selon Didier Emile Gounou, Tanguy aurait été placé sous la garde de sa grand-mère, à qui il doit sa survie. Les plaies qu’on pouvait noter sur les différentes parties de son corps se seraient cicatrisées. La Brigade de protection des mineurs (Bpm), qui dépend de la Direction de la police judiciaire (Dpj), reçoit également des affaires de maltraitance de mineurs. Certains des enfants victimes de tels sévices sont placés auprès des sœurs salésiennes, entre autres, avec lesquelles, la Bpm travaille fortement. C’est l’article 312, alinéa 6 du Code pénal, qui fait référence aux coups et blessures volontaires sur mineur. Il dispose que l’auteur de tels actes risque 2 à 5 ans d’emprisonnement.




Le travail de l’Organisation des nations unies pour l’enfance (Unicef) au Bénin

La structure de l’Unicef au Bénin est composé de trois départements : celui de la Survie/santé, de l’éducation et, enfin, celui de la protection. Selon Jean Lokenga, Chef du Département ’’Protection’’, l’Unicef-Bénin travaille, notamment, dans la protection de l’enfance, en faisant un plaidoyer, en proposant un partenariat et une politique sociale. Il poursuivra en disant que cela se décline par la prévention contre les abus et les exploitations, mais aussi par une prévention au niveau du Gouvernement du Bénin et auprès de la Brigade de protection des mineurs. Pour ce faire, il y a des actions de renforcement du cadre légal. C’est pourquoi, il est vulgarisé des plaquettes des intervenants dans la lutte contre la maltraitance des enfants, la publication prochaine du 2ème tome du Code de l’enfant. Avec le Ministère de la Famille et ses structures décentralisées, il est fait un travail sur la vulnérabilité des enfants à travers la collecte des données. Cela permet d’établir un tableau de bord social. Les cellules départementales et communales du Ministère de la famille constituent, dans cette optique, un vrai cadre de concertation. La première responsabilité est celle de l’Etat que l’Unicef accompagne, a ajouté Jean Lokenga. Tout ce travail est abattu en partenariat avec les médias. C’est pourquoi, les animateurs des radios sont formés afin de produire des émissions destinées à sensibiliser les populations. De même, les journalistes sont mis au parfum de la convention des droits de l’enfant. Ils ont reçu, lors d’une récente formation, deux jours d’enseignement théorique, suivis de trois de pratique, avec la diffusion des émissions produites dans la foulée. Jean Lokenga continuera en disant que l’Unicef apporte un appui technique à ces différents journalistes, les médias étant essentiels pour la nécessaire veille citoyenne.



Bernado Houenoussi

Environnement à Cotonou

Justin Adanmayi, Ministre de l'Environnement du Bénin




Réflexion sur la gestion et la valorisation des déchets



Une rencontre internationale sur le thème à Cotonou





Depuis le 1er décembre dernier, des experts en gestion des déchets, en provenance de plusieurs pays africains et occidentaux, sont réunis jusqu’au 03 décembre au Bénin marina hôtel de Cotonou. Pendant ces trois 03 jours et, ce, dans le cadre d’un symposium international, ils ont débattu sur la question de la gestion durable et la valorisation des déchets dans les pays en développement.





Dans les villes et autres centres urbains du Bénin, il est aisé de constater l’amoncèlement à presque tous les coins de rues de déchets. Cela entraîne des conséquences sur l’environnement, mais également sur la santé des populations qui n’ont pas conscience du danger qu’elles côtoient au quotidien. Une telle situation résulte de la mauvaise gestion de ces déchets, un fait déplorable qui n’est pas seul l’apanage du Bénin, mais également celui d’autres pays en développement. C’est fort de tout cela que de nombreux projets sont mis en œuvre pour faire face à ce problème de société. Le Symposium qui a réuni, durant ces trois jours, des experts en gestion des déchets, s’inscrit dans cette même logique qui est celle de faire le point sur le travail fait et de partager des expériences. Les discussions entre ces personnes chevronnées se sont déroulées en plusieurs sessions axées autour de plusieurs thèmes. Il s’agit, entre autres, de “la problématique de la gestion des déchets dans le processus de développement dans les pays en développement“, des “expériences de gestion des déchets en Europe“ et de la “contribution des organisations internationales, régionales et sous-régionales en matière de gestion des déchets“. Premier concerné par ce thème, Justin Adamayi, le Ministre en charge de l’Environnement, a souhaité dans son discours que, “le présent symposium vise l’annonce d’une réflexion approfondie sur la gestion efficace et efficiente des déchets“. Et, ce, “afin de minimiser les nombreuses conséquences néfastes auxquelles font face chaque année nos pauvres pays“. Son collègue, Issifou Kogui N’douro, Ministre d’Etat de la Défense, rappellera, quant à lui, qu’il a effectué les premières années de sa carrière internationale dans le domaine de l’environnement. Le thème de ce Symposium constitue, à ce titre, une préoccupation personnelle.





Bernado Houenoussi

mercredi 1 décembre 2010

Meeting politique de l’Union fait la nation




Des jeunes mobilisés autour du candidat unique




C’est le cadre d’Obama beach, situé sur la plage de Cotonou, que l’Union fait la nation (Un) a choisi le 27 novembre dernier, pour réunir des jeunes autour d’Adrien Houngbédji, son candidat unique pour l’élection présidentielle de mars 2011. Au programme notamment, des exposés publics.



« Union fait la nation, un seul mot ! » Tel est le slogan répété à maintes reprises en chœur par les différents orateurs et le public qui a répondu présent à Obama Beach. Plusieurs centaines de personnes arboraient, pour la circonstance, des tee-shirts indiquant « Jeunes ambassadeurs, Adrien Houngbédji Un ». Ce meeting politique dénommé « Camp des jeunes ambassadeurs », a permis de mettre en exergue plusieurs exposés publics. Ceux-ci ont notamment mis en valeur les 10 raisons pour lesquelles il fallait soutenir Adrien Houngbédji, les 10 techniques pour convaincre les indécis, le parcours de l’homme et l’historique de l’Union fait la nation (Un). Ce dernier exposé a été fait par Eric Houndété, Député à l’Assemblée nationale. Il a saisi l’occasion pour faire le bilan de la situation politique et pour donner son diagnostic qui est très peu flatteur, selon pour le pouvoir actuel. Présent à cette rencontre avec les jeunes, qui est destinée à prouver que le courant passe entre lui et la jeunesse béninoise, Adrien Houngbédji a notamment affirmé que l’Union fait la nation était en lice pour la jeunesse. Selon ses propos, l’avenir des jeunes béninois sera davantage sombre si le régime actuel est toujours aux commandes, après mars 2011.


Bernado Houenoussi

Jeunesse et politique au Bénin

L’électorat des jeunes

L’une des clés qui déterminera l’issue du double scrutin prévu pour mars 2011 au Bénin, se trouve au niveau des jeunes. Sur les 8 millions d’habitants que compte le pays, plus de la moitié a moins de 30 ans. C’est dans cette optique que tous les blocs politiques en compétition pour cette course électorale de longue haleine, s’évertuent à la chouchouter par tous les moyens. Du côté de la mouvance présidentielle, il y a, notamment, les jeunes turcs de la République et les jeunes patriotes. Du côté de l’Union fait la nation (Un), c’est également la même dynamique. Preuve en est du meeting politique, dénommé « Camp des jeunes ambassadeurs », organisé le week-end dernier sur la plage de Cotonou. Alors, au-delà de ces manifestations grand public, il est une fois encore posé la question de la vision qu’ont les hommes politiques béninois pour la jeunesse du pays. Les discours de circonstance sont des strapontins qui ne trompent plus grand monde. Le fait de mettre des personnalités prétendues jeunes à des postes dits de responsabilités, est une carte qui n’a plus les attributs d’un bon joker. Dans un pays où les lendemains se révèlent plus incertains qu’avant, les hommes politiques s’érigent, tous autant qu’ils sont, en défenseurs de la jeunesse. Et, pour la circonstance, ces jeunes qui sont mis en avant pour vilipender le camp d’en face ne sont juste que des marionnettes. Au mieux, si l’objectif politique qui est celui de la victoire est atteint, le jeune en question est nommé quelque part, en guise de récompense. Au pire pour lui, ceux qui lui faisaient naguère une cour assidue auront tôt fait de le ranger aux placards de l’histoire. Aujourd’hui, le nombre de jeunes diplômés grossit de jour en jour, et ceux qui n’ont pas le piston parental pour un emploi se retrouvent sur le carreau. L’école béninoise fabrique, depuis des décennies, des apprenants moulus dans un système éducatif complètement carbonisé et qui a besoin qu’on lui donne un second souffle. Mais, malgré cela, à la fin de chaque année scolaire, c’est la même rengaine des résultats aux différents examens et des soutenances pour tel ou tel autre diplôme de l’enseignement supérieur. On va droit dans le mur, mais personne ne prend vraiment conscience du danger qui guette et qui est déjà à nos portes. A cela viennent se gangréner ces jeunes, apprentis sorciers de la paresse, qui ont trouvé dans l’arnaque sur internet, un débouché pour se faire de l’argent et se donner un statut social de lugubre nom. Un renversement des valeurs qui a touché le fond dans nos centres d’instruction, ces arnaqueurs n’hésitant pas à narguer leurs professeurs, en prétendant être capables de leur payer le salaire qu’ils gagneront durant toute une année. Ces voyous du net œuvrent impunément chaque jour dans les cybercafés de la ville de Cotonou. Et, même les autres grandes agglomérations du pays en sont touchées. Alors, dans une société en manque de repères, c’est la boîte de Pandore qui est ouverte à toutes les dérives, sans que personne ne puisse lever le petit doigt pour dire stop. Ceux qui nous dirigent sont loin de la vertu et ne donnent pas l’exemple qu’il faut. Ils se chamaillent, juste pour des intérêts politiques en monnaie sonnante et trébuchante, pendant que la majorité du peuple croupit dans une misère sans fin. La société béninoise ne fabrique plus beaucoup de modèles auxquels elle peut valablement s’identifier. Ou ces modèles en question se sont fait distancer par ces mauvais exemples qui proposent une vision de l’instantané sans se soucier nullement de l’avenir. L’heure est grave et, la perspective des prochaines échéances est une formidable opportunité pour mettre sur la table toutes les questions qui demandent plus que jamais une solution concrète qui soit solide et digne du nom. Mais, avec ce qui se passe depuis que la campagne électorale précoce a commencé, tous les hommes politiques sont déjà à côté de la plaque. Un autre acte manqué de plus.

(Chronique parue dans le Journal Le Mutateur, paraissant à Cotonou)

Bernado Houenoussi

Lutte contre la cybercriminalité au Bénin

Cybercriminalité au Bénin

Les arnaqueurs désormais freinés dans leur élan

Un phénomène bizarre s’observe depuis quelques jours dans le rang des cybercriminels. Ils sont incapables maintenant d’accéder aux informations relatives à la réception de leur mandat. Votre Journal a jugé utile une investigation dans ce sens.

Depuis quelques jours, les cybercriminels ont du mal à opérer facilement. Et, pour cause, un logiciel serait désormais disponible pour détruire toute information relative à l’escroquerie en ligne. Une enquête sur cet état de chose nous a conduit vers un groupe d’arnaqueurs dans un cybercafé de la place. Chacun, face à son poste, se plaignait sérieusement. De ces plaintes, il ressort que ledit logiciel fonctionne merveilleusement.

Le fonctionnement du logiciel

Le principe du fonctionnement de ce logiciel est le suivant. Un cybercriminel qui décide de s’adonner une énième fois à l’arnaque, prend des heures à volonté et s’installe confortablement sur son siège. Après cela, il procède à ce qu’ils appellent dans leur jargon, l’annonce. Il s’agit simplement d’intéresser un Européen à un fictif produit qui serait mis en vente en ligne : une voiture de luxe, un immeuble somptueux ou un autre objet de valeur, par exemple. Dès que celui-ci s’intéresse à la chose, il s’informe du prix naturellement très bas et décide d’envoyer les informations liées au mandat d’achat par le net. L’arnaqueur reçoit le signal d’envoi, ce qui veut dire qu’il peut aller retirer l’argent d’un produit jamais vendu dans l’agence de transfert concernée.

Le comble du problème

Une fois qu’il décide de consulter les données relatives au mandat de l’arnaque dans sa boîte électronique, le serveur se déconnecte immédiatement. Toutes les tentatives d’ouverture deviennent donc vaines et, non seulement il gaspille de l’argent pour la navigation, mais il ne reçoit plus le butin de son escroquerie. C’est une situation qui frustre et agresse les arnaqueurs découverts dans ce cyber, qui protestent d’une même voix devant le patron : « Chef, il faut retrouver ce logiciel et le détruire avec un autre plus puissant, sinon, nous ne viendrons plus travailler chez vous. Cela fait plus d’une semaine que le phénomène perdure. Vraiment ! On en a ras le bol ! Faites urgemment quelque chose pour qu’on continue notre business ». Le patron promet de dénouer la crise, dans un futur très proche, pour ne pas connaître une chute de son chiffre d’affaires. La question actuelle est de savoir s’il y parviendra lorsqu’on sait que des hommes tapis dans l’ombre luttent dangereusement contre la cybercriminalité au Bénin, en Afrique et dans le monde.

Thierry Glimman

mercredi 10 novembre 2010

Affaire Simon Pierre Adovèlandé

Gestion de l'Affaire "Adovèlandé"



Une politisation de plus



Suite à la libération, vendredi 05 novembre dernier, de l’ancien Coordonnateur du Millenium challenge account-Bénin, Simon Pierre Adovèlandé, le communiqué du Ministère de la Justice est clair, en ce qui concerne les chefs d’accusation : « Défaut de libération de parts sociales, abus de biens sociaux, défaut de déclaration de cessation de paiement, faux en écriture de commerce, détournement de deniers publics, ... etc. ». Ceci signifie que, loin d’un emprisonnement purement politique, Simon Pierre Adovèlandé se trouve avoir de nombreuses choses à clarifier avec la Justice béninoise. Malheureusement, à l’instar de l’Affaire ’’Sonacop’’ avec l’Honorable Séfou fagbohoun, la ’’Sbee’’ impliquant Kamarou Fassassi, celle ’’Lépi’’ concernant Alain Adihou, nous avons des personnalités qui, à un moment donné de leur évolution professionnelle ou politique, se sont compromis mais qui, à la faveur de la ’’politisation’’ ambiante, ont tôt fait de se voir métamorphosés en des anges et en des martyrs qui seraient sous la vindicte du Régime du Changement, compte tenu de leur appartenance à l’Opposition. Dans le cas d’espèce, Simon Pierre Adovèlandé, malgré la gestion scabreuse du dossier des logements sociaux par l’entreprise dont il était le Président du Conseil d’administration, la Gbb, il se trouve en quelque sorte comme un saint qui gérait paisiblement ses honorables affaires du Mca quand il s’est mis à être persécuté par le pouvoir en place pour avoir laissé entendre, dit-on, au cours de ses tournées dans le Bénin profond, qu’il ne lui déplairait pas de se faire candidat aux élections présidentielles de 2011. Et, c’est parti pour des supputations et des invectives, des pétitions sur le net pour le faire libérer, comme s’il avait été un prisonnier politique. Le Bénin ! Finalement, on ne s’est plus dans quel pays l’on est ! L’un de ceux où les cadres passent le temps à vouloir une chose et son contraire !



Marcel Kpogodo

Société au Bénin

Boni Yayi, Présidnt de la République du Bénin

Martial Sounton, Ministre de l'Intérieur du Bénin



Désiré Adadja, Ministre de la Communication du Bénin






Développement exponentiel de la cybercriminalité au Bénin






Des indices de la complicité du Gouvernement





Il n’est pas de cybercafés au Bénin aujourd’hui qui ne soit la proie de ces jeunes qui, en réalité, ne sont avides, pas de culture, mais d’argent, d’argent facilement gagné par le tremplin de l’escroquerie. Ce qui ébranle reste que cela se passe depuis plusieurs années déjà, au nez et à la barbe de nos autorités de tous ordres qui, pour toute réaction, s’emmurent dans une indifférence apparente laissant croire qu’elles trouvent leur compte dans cette activité illicite ’’dévoyeuse’’ de la force productrice de la jeunesse.





A l’allure où vont les choses, le Gouvernement béninois pourra difficilement se dédouaner de la situation de l’explosion de l’arnaque juvénile à travers toutes les villes des départements du pays. Face à l’envahissement des cybercafés aujourd’hui par des écoliers, des élèves, des étudiants, des déscolarisés, par des apprentis de tous corps de métiers, par même des adultes en mal de gain consistant, rien n’est plus inquiétant que de voir cette force productrice en devenir qui étiole son ardeur et sa vitalité, sa puissance intellectuelle et son énergie créatrice sur le clavier des ordinateurs, à la recherche des proies faciles et naïves de ces hommes et femmes appartenant à une culture occidentale développée où l’achat par Internet est une pratique sociale ordinaire. Désormais, ils sont très nombreux, ces jeunes, à envahir les lieux de connexion Internet pour perpétrer au grand jour leur forfait d’escroquerie. Et, tous les maillons de la population les connaissent et gardent le silence, un silence digne de l’ « omerta » puisqu’il s’agit d’un système qui fait jouir plusieurs familles. Le pire, c’est le silence de nos autorités ! Jusqu’à quand assisterons-nous impuissants à cette situation où des milliers de jeunes viennent escroquer d’honnêtes citoyens des pays développés, au vu et au su de tout le monde ? Nos autorités, le Ministre de l’Intérieur, celui de la Communication et le Président de la République attendent-ils qu’un certain pire arrive avant de lever le petit doigt, ou qu’un de leurs proches soit tristement victime de la situation ? Leur silence donne l’impression qu’elles ont, comme le bas peuple, grandement à gagner dans ce système qui, comme Icc services, ronge insidieusement la société ? Ces autorités font croire qu’elles auraient beaucoup à perdre avec la disparition d’une telle aubaine noire ! Pourvu qu’au temps de l’éclatement du scandale, le Chef de l’Etat ne se réfugie pas derrière sa formule favorite : « Pardonnez-moi, je n’étais pas informé … »



Marcel Kpogodo